| 2.6. 9. De nouvelles mesures de protection pour les demandeurs d’asile et les personnes vulnérables et un contrôle accru du respect des droits fondamentaux Garantir des procédures rapides et efficaces tout en protégeant la dignité humaine et un droit d’asile réel et effectif, y compris pour les plus vulnérables. Prévenir les litiges. | Sur le plan administratif et/ou de la coordination Réunions d’experts et coordination des réseaux pertinents et recensement des bonnes pratiques (par exemple, le réseau de l’UE sur les droits de l’enfant, les coordinateurs de la garantie européenne pour l’enfance, le réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale). Réunion spécifique du groupe d’experts de la Commission sur les enfants migrants. Agences de l’UE Orientations de l’AUEA sur des mesures de substitution à la rétention (article 5, paragraphe 3, du règlement concernant la procédure de retour à la frontière). L’AUEA doit fournir un modèle pour la communication d’informations (article 5, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil). La FRA élabore des orientations sur le contrôle du respect des droits fondamentaux [article 10, paragraphe 2, point b), du règlement sur le filtrage, article 43, paragraphe 4, du règlement sur les procédures d’asile]. Révision par l’AUEA des normes et indicateurs de vulnérabilité afin de les aligner sur la nouvelle législation et soutien au moyen de modules de formation, d’orientations et de supports d’information. Révision par la FRA des orientations sur les mineurs/la tutelle. | Sur le plan réglementaire Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés. Adapter, le cas échéant, les cadres réglementaires nationaux, notamment en ce qui concerne la fourniture d’avis juridiques gratuits dans toutes les procédures; mesures de substitution à la rétention; mécanismes de protection des enfants (par exemple, évaluation pluridisciplinaire de l’âge/représentation/tutelle des mineurs non accompagnés). Mettre en place un cadre juridique pour un mécanisme indépendant de contrôle du respect des droits fondamentaux en ce qui concerne le filtrage et la procédure à la frontière (article 10, paragraphe 2, du règlement sur le filtrage, article 43, paragraphe 4, du règlement sur les procédures d’asile). Veiller à ce que le droit national prévoie des dispositions permettant d’enquêter sur des violations présumées des droits fondamentaux en rapport avec le filtrage et de saisir la justice en vue de l’ouverture de procédures civiles ou pénales (article 10, paragraphe 1, du règlement sur le filtrage). Organisation Préparer du matériel d’information et un flux de diffusion approprié afin de veiller à ce que des informations juridiques et procédurales adéquates et compréhensibles soient fournies dans le cadre de toutes les procédures et pendant l’accueil, ces informations abordant les droits, les obligations et les conséquences du non-respect des obligations et devant être adaptées aux vulnérabilités spécifiques et aux spécificités du profil des demandeurs (besoins particuliers en matière de procédure ou d’accueil), le cas échéant. Dans le cadre des flux de travail, il faut prévoir une confirmation du fait que les informations ont été reçues (article 8, paragraphes 2 et 7, du règlement sur les procédures d’asile; article 5 de la directive relative aux conditions d’accueil; articles 19 à 20 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 42 du règlement Eurodac; article 11 du règlement sur le filtrage). Réexaminer et adapter les processus et les procédures opérationnelles normalisées afin de recenser et d’évaluer les besoins particuliers en matière de procédure ou d’accueil, et d’en assurer le suivi, dans les nouveaux délais (article 20, paragraphe 3, du règlement sur les procédures d’asile; et article 25, paragraphe 1, quatrième alinéa, de la directive relative aux conditions d’accueil). Définir des flux de travail et des procédures spécifiques pour garantir que la procédure à la frontière ne s’applique pas/cesse de s’appliquer lorsque des besoins particuliers ne peuvent pas être satisfaits et pour donner la priorité/ne plus donner la priorité aux familles avec enfants, le cas échéant, et pour exclure les mineurs non accompagnés de la procédure à la frontière, à moins qu’il n’existe des motifs sérieux de considérer qu’ils constituent une menace pour la sécurité nationale ou l’ordre public (considérant 67, article 44, paragraphes 2 et 3, article 53, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile). Réexaminer les instructions ou protocoles et/ou en élaborer afin d’évaluer les mesures de substitution à la rétention et de procéder à des évaluations individuelles sur le recours au placement en rétention et les éventuelles mesures de substitution efficaces (article 10 de la directive relative aux conditions d’accueil). Veiller à l’intégration de nouveaux délais concernant le contrôle juridictionnel des décisions de rétention dans les flux de travail correspondants (article 11 de la directive relative aux conditions d’accueil). Prévoir des instructions, des protocoles et des procédures pour mettre en place des garanties en matière de rétention concernant les enfants (aucune rétention de manière générale, évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant) (article 13 de la directive relative aux conditions d’accueil). Réexaminer les processus, procédures et procédures opérationnelles normalisées et/ou en élaborer afin de garantir le droit à des avis juridiques au cours de toutes les procédures à toutes les étapes administratives et dans toutes les procédures, ainsi qu’une aide juridictionnelle en cas de recours (article 21 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; articles 16 à 19 du règlement sur les procédures d’asile). Réexaminer les processus/procédures/procédures opérationnelles normalisées et/ou en élaborer afin de procéder à l’évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant et de veiller à ce qu’il soit prioritaire dans toutes les procédures et dans l’accueil (article 26, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil; article 22, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile; article 23, paragraphe 1, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 20, paragraphe 5, du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile; article 13, paragraphe 1, du règlement sur le filtrage; article 14, paragraphe 1, du règlement Eurodac; considérant 8 du règlement visant à faire face aux situations de crise; considérant 5 du règlement concernant la procédure de retour à la frontière; article 4 du règlement établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire). Envisager un système intégré de gestion des dossiers en synergie avec les services nationaux de protection de l’enfance et les partenariats avec des organisations internationales et de la société civile. Réexaminer et ajuster les processus et les procédures opérationnelles normalisées en vue d’une évaluation pluridisciplinaire de l’âge (article 25 du règlement sur les procédures d’asile). Réexaminer/adapter le système de désignation des représentants/tuteurs pour les mineurs non accompagnés afin de répondre aux nouveaux délais et exigences (par exemple, les ratios, l’expertise, la supervision, la confidentialité, les réclamations) (article 14 du règlement Eurodac; article 27 de la directive relative aux conditions d’accueil; article 23 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 23 du règlement sur les procédures d’asile; article 13 du règlement sur le filtrage; article 33 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile). Capacité Personnes vulnérables Évaluer et traiter la capacité à recenser et évaluer les besoins particuliers, et à en assurer le suivi, à toutes les étapes de la procédure et lors de l’accueil, et ce en temps utile. (Article 25 de la directive relative aux conditions d’accueil; article 4, paragraphe 8, article 13, paragraphes 5, 6, et 8, article 20, paragraphe 5, article 22, paragraphe 5, article 23, paragraphe 9, article 34, paragraphe 3, du règlement sur les procédures d’asile; article 12, paragraphes 3 et 4, du règlement sur le filtrage). Veiller à disposer d’un personnel en nombre suffisant et dûment formé, notamment des travailleurs sociaux, des interprètes, du personnel médical, des agents chargés de la protection de l’enfance, etc. Garantir des installations adéquates pour les personnes ayant des besoins particuliers en matière de procédures ou d’accueil, y compris dans le cadre de la procédure à la frontière, afin de répondre aux besoins des enfants pour leur développement physique, mental, spirituel, moral et social (envisager l’accès aux services, les infrastructures, l’accessibilité, la vie privée, les espaces en plein air, les dispositions spéciales pour les mineurs non accompagnés qui respectent les exigences applicables aux enfants en rétention) (articles 13, 25, 26 et 27 de la directive relative aux conditions d’accueil). Mesures de substitution à la rétention Fournir suffisamment de personnel, de ressources et d’infrastructures sur la base des mesures de substitution à la rétention recensées et des besoins prévus. Mesures de protection générales Réexaminer et garantir une capacité proportionnelle aux besoins d’avis juridiques gratuits et d’aide juridictionnelle gratuite en cas de recours, en tenant compte des ressources et des accords de service avec des tiers qualifiés (article 21 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration). Garanties pour les enfants Garantir la capacité de respecter les mesures de protection pour les enfants (notamment les mineurs non accompagnés) en ce qui concerne l’accueil et la rétention, y compris les procédures à la frontière (par exemple, articles 13, 16, 22, 26, 27 et article 32, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil; article 23 du règlement sur les procédures d’asile). Examiner le rôle et le renforcement des capacités des services nationaux de protection de l’enfance, aux fins des évaluations de l’intérêt supérieur et d’un suivi plus général. Évaluer les capacités existantes et veiller à disposer d’un personnel dûment formé pour l’ensemble des procédures, notamment un spécialiste de l’évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant, de l’évaluation de la vulnérabilité, de l’entretien individuel (article 2, paragraphe 13, article 26, paragraphe 6, article 33, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil; considérants 47 et 61, article 22, paragraphe 6, et article 23 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 22 du règlement sur les procédures d’asile; articles 33 et 38 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile). Réexaminer les besoins en matière de capacités et y répondre afin de garantir l’accès à l’éducation dans les délais et atteindre les objectifs en matière de qualité et d’inclusion. Prendre en considération le personnel, les installations, la logistique et les infrastructures (article 16 de la directive relative aux conditions d’accueil). Veiller à ce qu’un personnel suffisamment qualifié soit disponible pour l’évaluation pluridisciplinaire de l’âge (notamment des pédiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux) (article 25 du règlement sur les procédures d’asile). Garantir des représentants/tuteurs qualifiés en nombre suffisant pour les mineurs non accompagnés dans toutes les composantes de la procédure, ainsi que des capacités de surveillance; viser à assurer la continuité des soins lorsque des mineurs deviennent bénéficiaires d’une protection internationale (article 27 de la directive relative aux conditions d’accueil; article 23 du règlement sur les procédures d’asile; article 23 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; considérants du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile). Fournir une capacité de soutien et de services continus aux mineurs non accompagnés qui approchent de l’âge adulte, y compris en préparant leur sortie du régime d’accueil et les mesures d’intégration précoce. Contrôle Mettre en place le contrôle du respect des droits fondamentaux (personnel qualifié en nombre suffisant, frais de maintenance, arrangements administratifs, liens avec des organisations internationales et non gouvernementales). Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminent les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs) |