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AccueilDroit européen52024SC0251
Acte préparatoire52024SC0251

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION Liste de contrôle opérationnelle et liste des actes d’exécution et des actes délégués de la Commission devant être adoptés pour la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile accompagnant le document: COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Plan commun de mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile

CELEX52024SC0251
TypeActe préparatoire
Datemercredi 12 juin 2024

Résumé IA

Ce document de travail de la Commission européenne fournit une liste de contrôle opérationnelle et recense les actes d'exécution et délégués nécessaires à la mise en œuvre du nouveau pacte sur la migration et l'asile. Il accompagne le plan commun de mise en œuvre et sert de feuille de route pratique pour les États membres, dont la France, afin d'assurer une transposition et une application coordonnées et complètes de la réforme.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 12.6.2024

SWD(2024) 251 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

Liste de contrôle opérationnelle et liste des actes d’exécution et des actes délégués de la Commission devant être adoptés pour la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile





accompagnant le document:

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Plan commun de mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile

{COM(2024) 251 final}


Liste de contrôle opérationnelle

Pacte européen sur la migration et l’asile

La présente liste de contrôle consiste en une description indicative et non exhaustive des actions nécessaires à la mise en œuvre du pacte. Des références à des dispositions juridiques particulières sont mentionnées, s’il y a lieu.

Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

Commentaires et liens fonctionnels

Préambule politique

Renforcer une approche stratégique

Plan commun de mise en œuvre trois mois après l’entrée en vigueur (article 84 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Modèle de stratégie nationale (article 7 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Stratégie de l’UE (18 mois après l’entrée en vigueur) (article 8 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Plans nationaux de mise en œuvre six mois après l’entrée en vigueur (article 84 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Stratégie nationale (12 mois après l’entrée en vigueur) (article 7 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Référence croisée à tous les éléments et au-delà, conformément à la portée de la stratégie.

Référence croisée particulière à l’élément constitutif 8, plus précisément à la réaction aux crises (stratégie devant être mise à jour un an après la situation de crise).



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

1. Un système d’information commun — faire en sorte qu’Eurodac soit prêt aux fins de la mise en œuvre du pacte

Veiller à ce que les principales fonctionnalités d’Eurodac soient disponibles et à ce que les systèmes des États membres soient prêts à les utiliser

Sur le plan réglementaire

Projet d’acte d’exécution relatif aux statistiques intersystèmes (Commission) (article 12, paragraphe 3, du règlement Eurodac).

Mettre à jour neuf actes non législatifs relevant d’autres règlements qui présentent un intérêt pour Eurodac/l’interopérabilité.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Convoquer le comité de réglementation Eurodac (inscrit au registre de comitologie).

Comité de contact Eurodac.

Agences de l’UE

Agence eu-LISA

Adopter et élaborer le document central de contrôle des interfaces Eurodac 1 en y incorporant les nouvelles fonctionnalités d’Eurodac (eu-LISA) (article 4, paragraphe 1, et article 63, paragraphe 4, du règlement Eurodac).

Recenser les exigences en matière d’interopérabilité pour Eurodac et y satisfaire.

Établir, avec la Commission, un document de réflexion sur les solutions techniques et les principales fonctionnalités pour la période de transition.

Mettre à jour le manuel d’exploitation,

Développement de solutions technologiques permettant aux équipes de Frontex et aux équipes d’appui «asile» de l’AUEA de fournir un soutien (considérant 26 du règlement Eurodac).

Mettre au point et dispenser une formation sur l’utilisation technique d’Eurodac.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire (y compris la base juridique permettant aux autorités compétentes d’avoir accès au système; les cadres de protection des données).

Déterminer les autorités désignées et les autorités chargées de la vérification pour Eurodac et en notifier le nom à la Commission d’ici au 12.9.2024 (article 61, paragraphe 1, du règlement Eurodac).

Sur le plan administratif

Adoption, d’un commun accord entre les États membres et l’eu-LISA, du document de contrôle des interfaces (DCI) d’ici au 12.12.24 (article 63, paragraphe 4).

Convenir avec les autres États membres des fonctionnalités prioritaires.

Examiner le poids respectif des solutions techniques centrales et des solutions techniques nationales/prendre une décision à cet égard .

Modifier les procédures opérationnelles normalisées pertinentes relatives à l’échange d’informations entre les autorités et à l’enregistrement des informations dans Eurodac et/ou en rédiger.

Mettre en œuvre les principales fonctionnalités d’Eurodac pour la collecte et la diffusion d’informations par l’intermédiaire des points d’accès nationaux. (Article 63 du règlement Eurodac).

Capacité

Ressources humaines: veiller à disposer d’un personnel formé et en nombre suffisant pour répondre aux nouvelles exigences opérationnelles (considérants du règlement Eurodac).

Garantir l’acquisition et la mise à disposition en temps utile d’équipements appropriés (appareils Eurodac, connectivité, imagerie faciale) (considérant 49 du règlement Eurodac).

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici la fin du mois de juin 2024, les États membres, la Commission et l’eu-LISA devraient se mettre d’accord sur les principales fonctionnalités d’Eurodac afin de veiller à ce que celles-ci soient en place d’ici au 12 juin 2026.

D’ici la fin du mois de juin 2024, les États membres, la Commission, et l’eu-LISA devraient s’accorder sur le type de solution technique à mettre en œuvre (centralisée ou non).

D’ici septembre 2024, la Commission devrait réunir le comité de réglementation Eurodac.

D’ici au 12 décembre 2024, les États membres devraient parvenir à un accord sur le document de contrôle des interfaces d’Eurodac.

D’ici au 12 décembre 2024, la Commission devrait faire en sorte qu’un accord soit arrêté sur les versions stables des actes d’exécution et des actes délégués nécessaires pour les principales fonctionnalités d’Eurodac.

Au plus tard le 12 juin 2026, la mise à niveau d’Eurodac est opérationnelle.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 2 (un nouveau système pour les frontières extérieures), en ce qui concerne le filtrage et les procédures à la frontière, à l’élément constitutif 4 (des procédures qui convergent), à l’élément constitutif 6 (un système équitable et efficace permettant la bonne application des nouvelles règles en matière de responsabilité), à l’élément constitutif 7 (une solidarité qui fonctionne) et à l’élément constitutif 10 sur la réinstallation: les États membres doivent être prêts à introduire les nouvelles données dans le système Eurodac. Cela suppose d’organiser des formations destinées aux autorités compétentes sur les données à introduire et sur le moment auquel elles doivent être introduites.



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

2. Un nouveau système pour la frontière

Veiller à ce que le filtrage et les procédures à la frontière en matière d’asile et de retour s’articulent dans le cadre d’un processus continu assorti de toutes les garanties.

Sur le plan réglementaire

D’ici au 12 août 2024, la Commission adoptera l’acte d’exécution fixant la capacité adéquate de chaque État membre (article 47 du règlement sur les procédures d’asile).

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

En collaboration avec l’AUEA, Frontex élabore des modèles de flux de travail et des modèles hypothétiques de capacités adéquates, en définissant des exigences indicatives en matière de personnel et d’accueil pour le filtrage et les procédures à la frontière.

Réexaminer le manuel pratique à l’intention des garde-frontières et, si nécessaire, le mettre à jour.

Organiser des discussions conjointes entre garde-frontières, agents chargés des questions d’asile et agents chargés des dossiers de retour.

Action de soutien à la procédure de retour à la frontière (article 25 bis du code des visas; coordinateur de l’UE chargé des retours; «actions ciblées en matière de retour»).

Intégrer le filtrage dans le cycle d’orientation politique pour la gestion européenne intégrée des frontières (stratégies pour la gestion intégrée des frontières/évaluation Schengen) (considérant 23 du règlement sur le filtrage).

Agences de l’UE

Orientations de l’AUEA sur des mesures de substitution efficaces à la rétention (article 5, paragraphe 3, du règlement concernant la procédure de retour à la frontière).

Établissement de rapports de convergence périodiques pour recenser le taux de reconnaissance et les variations à l’échelle de l’Union.

Suivi de l’AUEA afin de veiller à ce que les familles avec mineurs reçoivent une attention particulière dans le cadre de la procédure à la frontière (article 45, paragraphe 4, du règlement sur les procédures d’asile; article 14 et article 15, paragraphe 2, du règlement de l’AUEA).

Orientations/formations de l’AUEA à l’intention des autorités de filtrage sur la conduite des contrôles sanitaires ainsi que des contrôles de vulnérabilité, d’identité et de sécurité.

L’AUEA adapte les lignes directrices/modules de formation, y compris les flux de travail pour le filtrage; la boîte à outils pour le filtrage/pour le contrôle de vulnérabilité; l’outil pratique destiné aux agents de premier contact; et elle actualise les orientations relatives à l’évaluation de l’âge.

Frontex assure la formation et un soutien opérationnel en matière de filtrage.

Frontex doit faire figurer le filtrage dans l’annexe de la stratégie technique et opérationnelle pour la gestion européenne intégrée des frontières.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire.

Sur le plan administratif

Réexaminer le processus administratif, les flux de travail et la procédure opérationnelle normalisée afin de contribuer à organiser les contrôles aux frontières et les procédures d’asile/de retour comme un flux de travail unique et à les adapter pour tenir compte des délais et des obligations en matière de communication de données et d’informations (articles 51, 49 et 50 du règlement sur les procédures d’asile). Réexaminer le système intégré de gestion des dossiers ou envisager d’en créer un; y compris des fonctionnalités visant à recueillir et à partager en temps voulu des données et informations quantitatives et qualitatives pertinentes sur le fonctionnement de la procédure à la frontière et à permettre à toutes les autorités concernées d’avoir accès à ce système/d’y introduire des données à des fins utiles.

Établir des protocoles de mesures/définir des actions, y compris des mesures de substitution à la rétention, visant à ce que les migrants restent à la disposition des autorités et afin de prévenir leur fuite (article 43, paragraphe 2, du règlement sur les procédures d’asile).

Incorporer le filtrage dans les stratégies nationales de gestion intégrée des frontières.

Intégrer les contrôles de filtrage (contrôles d’identité, de sécurité et de vulnérabilité ainsi que contrôles sanitaires) dans les flux de travail existants en matière d’arrestation/de retour.

Capacité

Détermination de lieux pour y établir les installations où le filtrage sera réalisé et où les procédures à la frontière seront menées (article 54, paragraphe 3, du règlement sur les procédures d’asile).

Disposer d’une capacité adéquate pour le filtrage et la procédure à la frontière qui y fait suite, en tenant compte des normes et indicateurs de l’AUEA mis à disposition (article 4, paragraphe 7, article 47, paragraphe 5, et article 54, paragraphe 3, du règlement sur les procédures d’asile).

Recenser les besoins en infrastructures et y satisfaire pour se conformer aux normes de la directive relative aux conditions d’accueil et aux autres obligations légales imposées par tous les règlements pertinents [par exemple, les installations, y compris celles destinées aux familles et aux enfants, le placement en rétention/les mesures de substitution à la rétention (articles 10 à 13 de la directive relative aux conditions d’accueil) ainsi qu’aux exigences en matière de connectivité]: envisager l’évaluation, la passation de marchés/l’acquisition/la construction.

Recruter et former le personnel nécessaire, comme les garde-frontières, les agents chargés des questions d’asile, les agents chargés des dossiers de retour, les interprètes, les spécialistes des contrôles de vulnérabilité, le personnel médical chargé des contrôles sanitaires, le personnel spécialisé dans l’évaluation de l’âge, les conseillers, les agents chargés de la protection de l’enfance (article 8, paragraphes 1 et 2, article 8, paragraphe 9, et articles 12 et 13 du règlement sur les procédures d’asile).

Garantir la capacité judiciaire de traitement des recours dans le cadre de la procédure à la frontière (détermination du parcours judiciaire, personnel) (articles 67 et 51 du règlement sur les procédures d’asile).

Évaluer les besoins en équipements et y répondre (par exemple, appareils Eurodac, matériel médical, éducation, eau, assainissement et hygiène).

Développer la capacité de collecte de données aux fins de l’établissement des rapports sur la capacité adéquate (article 49 du règlement sur les procédures d’asile).

Veiller à ce que le personnel dûment autorisé des autorités de filtrage ait accès aux bases de données de l’UE et d’Interpol, ainsi qu’aux données d’Europol (article 8, paragraphe 9, du règlement sur le filtrage).

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici au 12 août 2024, la Commission devra avoir adopté l’acte d’exécution déterminant la capacité adéquate de chaque État membre.

D’ici au 12 décembre 2024, l’AUEA devrait adopter des lignes directrices concernant les exigences applicables au personnel dans le cadre de la procédure à la frontière et des lignes directrices sur les différentes pratiques relatives aux mesures de substitution à la rétention dans le cadre de la procédure à la frontière.

D’ici au 11 avril 2026 (soit deux mois avant la date d’entrée en application): les États membres devront avoir notifié à la Commission les lieux où les procédures à la frontière seront menées.

D’ici au 12 juin 2026, les États membres devront avoir achevé la mise en place de leur capacité adéquate.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 3 (repenser l’accueil), en ce qui concerne les dispositions de la directive relative aux conditions d’accueil.

Référence croisée aux éléments constitutifs 4 (procédures) et 6 (responsabilité), étant donné que des informations doivent être communiquées dès la phase de filtrage (y compris pour que l’État membre puisse appliquer les règles relatives au non-respect) et, si une personne est identifiée comme constituant une menace pour la sécurité intérieure, l’État membre effectuant le contrôle de sécurité devra être l’État membre responsable.

Référence croisée à l’élément constitutif 7 (solidarité), étant donné que le contrôle de sécurité préalable à la relocalisation devrait normalement avoir eu lieu pendant le filtrage.

Référence croisée à l’élément constitutif 9 (garanties) lié au filtrage et aux procédures à la frontière (asile et retour).



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

3. Repenser l’accueil

Assurer un niveau de vie adéquat aux demandeurs par rapport aux besoins prévus.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Apporter un soutien, par l’intermédiaire du comité de contact accueil, à la transposition et faciliter l’interprétation commune.

Agences de l’UE

Réseau d’accueil de l’AUEA pour recenser les bonnes pratiques.

Modèle normalisé de plaquette d’information de l’AUEA (article 5, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil)

AUEA: orientations sur les mesures de substitution à la rétention.

Révision, par l’AUEA, des normes et indicateurs, des orientations pratiques, des outils et des formations en matière d’accueil afin de les mettre en conformité avec la nouvelle législation (voir éléments constitutifs 2 et 9).

Sur le plan réglementaire

Réexaminer les cadres réglementaires nationaux et adopter les mesures de transposition de la directive relative aux conditions d’accueil d’ici au 12 juin 2026 (envisager les options nouvelles sur la résidence et l’affectation géographique prévues dans la directive relative aux conditions d’accueil, prévoir des mesures de substitution à la rétention).

Sur le plan administratif

Communication des textes de transposition de la directive relative aux conditions d’accueil à la Commission au plus tard le 12 juin 2026 (article 35 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Notifier à la Commission le nom des autorités responsables de l’exécution des obligations découlant de la directive relative aux conditions d’accueil (article 30 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Réexaminer les systèmes et processus existants, par exemple, adapter les possibilités de logement, les services, l’aide en ce qui concerne les spécificités du profil des demandeurs et les vulnérabilités.

Réexaminer le système intégré de gestion des dossiers et/ou envisager d’en créer un, afin de recueillir et de partager des données et informations quantitatives et qualitatives pertinentes sur les niveaux de capacité d’accueil (article 9 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration); faciliter l’accès effectif aux services.

Envisager des procédures et processus qui tiennent compte, d’une part, des nouvelles mesures visant à prévenir et à combattre les mouvements secondaires/les abus (obligation de résidence, restriction à la liberté de circulation, réduction des conditions matérielles d’accueil) et, d’autre part, des exigences en matière d’information y afférentes (articles 5, 7 à 9, 21 et 23 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Évaluer/définir les besoins prévus (y compris les besoins de préparation, les besoins à la frontière et ceux en matière de relocalisation) afin que les conditions matérielles d’accueil correspondent à un niveau de vie adéquat.

Capacité

Garantir des conditions matérielles d’accueil en rapport avec les besoins prévus, y compris les besoins particuliers en matière d’accueil. Examiner les infrastructures, le logement, l’aide en espèces, le montant monétaire, la nourriture, l’habillement, l’hygiène personnelle, etc. [article 2, point 7), de la directive relative aux conditions d’accueil].

Définir et mettre en place des capacités concernant les mesures de substitution à la rétention (article 10, paragraphe 5, de la directive relative aux conditions d’accueil).

Garantir la capacité de fournir un accès suffisant et adapté aux soins de santé physique et mentale et l’accès des mineurs à l’éducation (articles 16 et 22 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Garantir une capacité de mise en œuvre plus rapide des mesures de préintégration [éducation/accès au marché du travail/formation linguistique — formation professionnelle (articles 16 à 18 de la directive relative aux conditions d’accueil), évaluation des compétences, accompagnement dans l’accès à l’emploi, par exemple mise en correspondance de l’offre et de la demande d’emploi], y compris au moyen d’éventuels partenariats.

Veiller à prévoir un personnel en nombre suffisant et dûment formé, par exemple des interprètes, traducteurs, travailleurs sociaux, personnel médical et agents chargés de la protection de l’enfance (article 20, paragraphe 8, article 25, paragraphe 2, article 26, paragraphe 6, article 28, paragraphe 2, article 33, paragraphe 2, de la directive relative aux conditions d’accueil)

Veiller à ce que la formation inclue les parties essentielles du programme européen de formation en matière d’asile (article 33, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil).

Envisager des partenariats de mise en œuvre avec les autorités locales/régionales, la société civile et des organisations internationales et/ou mettre des ressources à disposition à cette fin(article 33, paragraphe 2, de la directive relative aux conditions d’accueil).

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici la fin de 2025, l’AUEA fournira un modèle normalisé de plaquette d’information.

D’ici au 12 juin 2026, les États membres devront avoir transposé dans leur législation nationale les exigences prévues par la directive de refonte relative aux conditions d’accueil.

D’ici au 12 juin 2026, les États membres devront avoir notifié à la Commission le nom des autorités responsables de l’exécution des obligations découlant de la directive relative aux conditions d’accueil. Les États membres sont encouragés à effectuer cette notification avant la date limite légale requise pour faciliter les contacts avec la Commission aux fins de la mise en œuvre.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée au volet «frontière» de l’élément constitutif 2 en ce qui concerne l’obligation de disposer d’une capacité adéquate à la frontière pour se conformer à la directive relative aux conditions d’accueil et pour que les conditions d’accueil soient considérées comme adéquates, cette même directive devant être respectée également lors du filtrage des demandeurs d’asile.

Référence croisée aux éléments constitutifs 2 et 6: communication d’informations concernant l’absence de droit aux conditions matérielles d’accueil (seuls les besoins fondamentaux sont couverts) au cas où le demandeur se trouverait dans un État membre où il n’est pas censé être (conséquence du non-respect).

Référence croisée aux éléments constitutifs 3 et 10 en ce qui concerne le relevé de la date d’enregistrement nécessaire pour l’accès au marché du travail dans un délai de six mois.

Référence croisée à l’élément constitutif 7 (solidarité) en ce qui concerne la relocalisation: les États membres qui contribuent à la relocalisation doivent disposer d’une capacité d’accueil pour relocaliser et de capacités pour communiquer des données et des informations car les données et informations sur les niveaux de capacité d’accueil font partie des indicateurs pour le rapport européen annuel sur l’asile et la migration.

Référence croisée à l’élément constitutif 8 (préparation, planification des mesures d’urgence et réaction aux crises) en ce qui concerne l’obligation d’établir un plan d’urgence en matière d’accueil.

Référence croisée à l’élément constitutif 9 (garanties).



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

4. Des procédures équitables et efficaces qui convergent

Décision sur les procédures d’asile prises rapidement et convergence des pratiques décisionnelles et des résultats.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Organiser un groupe d’experts sur les procédures d’asile et les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile afin de garantir une interprétation commune des nouvelles dispositions et de faciliter le recensement de bonnes pratiques.

Agences de l’UE

L’AUEA met en place un réseau d’unités responsables des autorités compétentes afin de recenser/d’échanger de bonnes pratiques.

L’AUEA met à jour les orientations, normes et indicateurs, outils pratiques et modules de formation (et, si nécessaire, en élabore de nouveaux), y compris à l’intention des administrations et des juridictions nationales.

L’AUEA fournit des informations sur les pays d’origine et des orientations par pays.

L’AUEA: adapte les lignes directrices sur le système d’alerte précoce et de préparation (EPS) au nouveau train de mesures; vérifie si les indicateurs actuels sont complets.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire.

Veiller à l’application correcte des nouvelles règles (qui concernent notamment les étapes de la procédure, les délais, les recours et les demandes ultérieures).

Sur le plan administratif

Veiller à ce que l’attribution de nouvelles responsabilités soit adaptée au nouveau cadre et aux étapes de la procédure (présentation, enregistrement et introduction) (article 4 du règlement sur les procédures d’asile).

Réexaminer les flux de travail pour l’échange d’informations entre les services au sein d’un même État et avec d’autres États membres et/ou en développer (article 27, paragraphe 3, et article 55, paragraphe 2, du règlement sur les procédures d’asile).

Élaborer des méthodes de travail et des procédures opérationnelles normalisées pour les différentes étapes et/ou adapter celles existantes, dans le strict respect des délais de chaque procédure.

Réexaminer l’organisation des bureaux d’asile, en tenant compte des défis actuels liés aux arriérés et à la durée moyenne de la procédure d’asile.

Réexaminer l’adoption et la notification des décisions en matière d’asile (article 8, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile)

Adapter, s’il y a lieu, les procédures afin d’y inclure les nouveaux éléments de la «protection effective» eu égard au pays tiers sûr/au premier pays d’asile (articles 36 et 37 et article 8, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile).

Adapter les procédures afin d’y inclure de nouveaux éléments concernant l’alternative de protection à l’intérieur du pays et le retrait du statut en cas de menace pour la sécurité/de commission d’actes criminels. (articles 14 et 19 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Faire mieux connaître aux juges les informations sur les pays d’origine et les orientations par pays de l’AUEA [article 11, paragraphe 2, point a), article 8, paragraphe 4, article 7, paragraphe 3, article 8, paragraphe 3, article 16, paragraphe 2, point a), du règlement sur les procédures d’asile].

Capacité

Veiller à prévoir un personnel en nombre suffisant et dûment formé (agents chargés des dossiers d’asile, interprètes) en tenant compte des arriérés actuels et des besoins prévus, en particulier pour accomplir des tâches nouvellement obligatoires telles que l’évaluation de l’existence d’une alternative de protection à l’intérieur du pays (article 8 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile) et le retrait du statut de réfugié [article 14, paragraphe 1, points d) et e), du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile]; inclure les programmes européens de formation en matière d’asile dans la formation (article 4, paragraphe 8, du règlement sur les procédures d’asile). Veiller à ce que les bureaux d’asile soient dûment équipés (article 4, paragraphe 7, du règlement sur les procédures d’asile).

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs).

Jalons à prendre en considération

D’ici au 12 juin 2025, la Commission devra avoir examiné le concept de pays tiers sûr et, le cas échéant, avoir proposé toute modification ciblée.

D’ici au 12 juin 2026, les États membres devront avoir notifié à la Commission la liste des autorités chargées de recevoir les demandes, d’enregistrer les demandes et d’introduire les demandes au titre du règlement sur les procédures d’asile.

D’ici au 12 juin 2026, les États membres devront avoir désigné un point de contact national aux fins du règlement relatif aux conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile et en avoir communiqué les coordonnées à la Commission. La Commission devra transmettre ces informations aux autres États membres.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 8 (préparation, planification des mesures d’urgence et réaction aux crises) sur l’obligation d’établir un plan d’urgence concernant les régimes d’asile, d’accueil et de migration préparés.



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

5. Des procédures de retour efficaces et équitables

Accélérer les procédures de retour et établir un lien étroit entre l’asile et le processus de retour.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Actions ciblées dans le cadre des travaux du coordinateur de l’UE chargé des retours.

Coordination, au sein de l’approche globale, en ce qui concerne la dimension «retour».

Rapports au titre de l’article 25 bis.

Orientations sur la numérisation du système de l’UE en matière de retour.

Agences de l’UE

Orientations de l’AUEA sur les mesures de substitution à la rétention (article 5, paragraphe 3, du règlement concernant la procédure de retour à la frontière).

Soutien de Frontex à toutes les étapes des retours volontaires et des retours forcés.

Soutien de Frontex à travers le programme européen de réintégration.

Aide de Frontex à l’identification et au conseil en matière de retour.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire.

Prévoir une procédure garantissant l’adoption simultanée d’une décision négative en matière d’asile et d’une décision de retour ou l’adoption de celle-ci après la décision négative en matière d’asile sans retard injustifié (article 37 du règlement sur les procédures d’asile); mettre en place des structures permettant l’application de délais communs aux recours contre les deux décisions (article 67, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile).

Sur le plan administratif

Réexaminer les procédures et instaurer des processus et des flux de travail concernant la gestion des dossiers qui englobent toutes les étapes, depuis la fin du droit de séjour jusqu’à l’aide à la réintégration.

Mettre en place un système intégré de gestion des dossiers, y compris en matière d’asile et de retour, et un système informatique efficace de gestion des dossiers de retour ou évoluer vers de tels systèmes.

Capacité

Veiller à prévoir un personnel en nombre suffisant et dûment formé.

Examiner les besoins en infrastructures et y répondre.

Développer les capacités permettant d’appliquer efficacement des mesures de substitution à la rétention.

Mettre en place des structures de conseil en matière de retour.

Mettre en œuvre des programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration.

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici à la fin de 2024, tous les États membres devraient utiliser activement le programme européen de réintégration établi par Frontex.

D’ici janvier 2025, Frontex, en étroite collaboration avec la Commission et les États membres, mettra en place un système de planification globale axé sur les principaux pays tiers prioritaires.

D’ici juin 2025, le coordinateur chargé des retours élaborera, en tant qu’«action ciblée», un manuel destiné à orienter les acteurs intervenant dans le processus de retour au sein des États membres afin qu’ils soient reliés par un flux de travail efficace.

En 2025, la Commission instaurera des mécanismes visant à aider les États membres qui ne prennent pas encore simultanément de décisions de retour et de décisions négatives en matière d’asile à développer leurs capacités en ce sens.

D’ici la mi-2026, sur la base de son analyse des lacunes, Frontex aidera tous les États membres à mettre en place un système informatique de gestion des dossiers de retour.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 9 sur les garanties individuelles.



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

6. Un système équitable et efficace permettant la bonne application des nouvelles règles en matière de responsabilité

Assurer un partage réel et stable des responsabilités dans l’ensemble de l’Union et réduire les incitations aux mouvements secondaires

Sur le plan réglementaire

Convoquer le comité de réglementation institué par le règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration (article 77 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Adopter des règles qui remplaceront le règlement (CE) nº 1560/2003 de la Commission portant modalités d’application et, notamment, qui mettront à jour les modèles DubliNet.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Convoquer le comité de contact Dublin à des fins d’orientation, d’harmonisation, etc.

Préparation d’un document de réflexion avec l’eu-LISA sur la mise à niveau progressive de DubliNet.

Soutien à la création d’une structure commune d’inventaires des diplômes et autres qualifications ainsi que des établissements d’enseignement pour faciliter l’application des nouveaux critères de responsabilité (article 30 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Agences de l’UE

AUEA: élaboration d’un modèle pour les cas impliquant des membres d’une famille et de lignes directrices portant sur la recherche et l’identification des membres de la famille (article 22, paragraphe 1, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

AUEA: élaboration de brochures et de supports d’information ainsi que d’orientations sur la conduite des entretiens individuels à distance (article 20, paragraphe 2, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

L’AUEA adaptera le champ d’action du réseau des unités «Dublin» (article 54 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

L’AUEA mettra à jour les lignes directrices relatives à l’application des règles en matière de responsabilité.

Agence eu-LISA: elle assurera la mise à niveau technique et opérationnelle de DubliNet (première phase 2024-2026) et veillera à l’adéquation des formulaires DubliNet et des mises à niveau technologiques et de sécurité.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire

(par exemple, recours effectifs, absence de droit aux conditions d’accueil, nouveaux délais).

Sur le plan administratif

Réexaminer et/ou adapter la structure, le fonctionnement, les méthodes de travail et les procédures opérationnelles normalisées des unités «Dublin» afin de mettre en œuvre de nouvelles procédures et des délais plus courts (requêtes aux fins de prise en charge, notifications aux fins de reprise en charge, relocalisations et compensations de responsabilité) (articles 36, 63 et 67, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration). Envisager la création d’équipes spécialisées (considérant 8 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Réexaminer et adapter les structures de coordination et les flux de travail entre les unités «Dublin» et d’autres autorités (par exemple, autorités de filtrage, autorités répressives, autorités chargées de l’accueil).

Envisager des systèmes informatiques de gestion des dossiers, réexaminer les systèmes existants ou en créer, notamment pour assurer la collecte et le partage des données et informations quantitatives et qualitatives pertinentes, et, s’il y a lieu, envisager une éventuelle automatisation d’éléments de la procédure.

Envisager d’inventorier les diplômes et autres qualifications ainsi que les établissements d’enseignement agréés à partir du niveau 2 de la classification internationale type afin de faciliter l’application des nouveaux critères de responsabilité (article 30 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

À chaque étape des procédures liées à la responsabilité, accorder la priorité aux dossiers impliquant des enfants et des membres d’une famille (article 23, paragraphe 1, article 39, paragraphe 1, article 40, paragraphe 1, et article 46, paragraphe 1, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Envisager des modalités de recherche des familles, y compris lorsque cette recherche est effectuée dans le cadre d’un partenariat connexe, ou réexaminer les modalités existantes. (article 23, paragraphes 3 et 6, et article 40, paragraphe 1, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Capacité

Faire en sorte que les autorités disposent des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires, en particulier les unités «Dublin» nationales qui s’occupent des fonctions et des procédures nouvelles ainsi que des délais nouveaux (article 52, paragraphes 1 et 2, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration), et envisager la spécialisation requise par les nouvelles règles (considérant 8 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Veiller à prévoir un personnel en nombre suffisant et dûment formé (article 52, paragraphe 3, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Veiller à ce que le personnel, la logistique et les infrastructures soient adaptés à la mise en œuvre effective des décisions de transfert (par exemple, limiter la fuite, améliorer la communication entre les États membres, augmenter la flexibilité dans l’État membre responsable et le soutien à l’État membre procédant au transfert).

Veiller à la mise à jour et au caractère pleinement opérationnel de DubliNet au niveau national.

Prévoir des outils et systèmes informatiques utiles pour la gestion des dossiers, s’il y a lieu.

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs).

Jalons à prendre en considération

D’ici septembre 2024, la Commission convoquera le comité de réglementation institué par le règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration.

D’ici au 12 juin 2025, la Commission s’efforcera d’adopter les actes d’exécution remplaçant les modalités d’application du règlement de Dublin.

D’ici au 12 juin 2025, la Commission s’efforcera d’adopter les actes délégués requis par le règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration.

D’ici septembre 2024, la Commission publiera un document de réflexion sur la mise à niveau progressive de DubliNet.

D’ici avril 2025, l’AUEA élaborera le modèle pour les cas impliquant des membres d’une famille et des lignes directrices portant sur la recherche et l’identification des membres de la famille.

D’ici au 12 mars 2026, les États membres devraient avoir notifié à la Commission la liste des autorités compétentes chargées de l’exécution des obligations découlant du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration. Peu après, la Commission devra publier une liste consolidée de ces autorités.

Commentaires et liens fonctionnels

Document de travail des services de la Commission sur la mise en œuvre de la feuille de route de Dublin ( https://home-affairs.ec.europa.eu/system/files/2023-11/SWD on Enhancing the effectiveness of the Dublin III Regulation identifying good practices in the Member States_en.pdf).

Référence croisée au système d’information commun de l’élément constitutif 1 — les États membres doivent être prêts à introduire les nouvelles données dans Eurodac afin que les nouvelles règles en matière de responsabilité et de solidarité fonctionnent.

Référence croisée à l’élément constitutif 2 (Un nouveau système pour la frontière), étant donné que certaines informations sur les obligations doivent être communiquées dès la phase de filtrage et les contrôles de sécurité, ce qui a une incidence sur les procédures (si le demandeur représente une menace pour la sécurité intérieure, l’État membre effectuant le contrôle devra être l’État membre responsable).

Référence croisée à l’élément constitutif 3 (accueil), conformité avec la directive relative aux conditions d’accueil — conditions matérielles d’accueil; possibilité d’établir des lieux/centres spécialement prévus pour les transferts au titre du règlement de Dublin uniquement; possibilité d’organiser le régime d’accueil afin de limiter la fuite, en particulier des personnes faisant l’objet d’un transfert au titre du règlement de Dublin; règles relatives à l’absence de droit aux conditions matérielles d’accueil si un demandeur ne se trouve pas dans l’État membre où il est censé être.

Référence croisée à l’élément constitutif 7 (solidarité), étant donné que la capacité de traiter les dossiers de relocalisation et les cas de compensation de responsabilités revient aux unités «Dublin» (personnel, système de gestion des dossiers).

Référence croisée à l’élément constitutif 9 (garanties).



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

7. Une solidarité qui fonctionne (règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration):

veiller à ce qu’aucun État membre ne soit laissé à son sort lorsqu’il est soumis à une pression et à ce que le mécanisme de solidarité permanent et obligatoire mais souple, fonctionne efficacement dans tous les États membres.

Sur le plan réglementaire

Convoquer le comité de réglementation institué par le règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration (comme dans l’élément constitutif 6 ci-dessus).

La décision d’exécution de la Commission et la proposition de la Commission d’acte d’exécution du Conseil doivent être adoptées d’ici le 15 octobre 2025 (articles 11 et 12 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Acte d’exécution de la Commission relatif à l’élaboration et à la présentation d’informations et de documents (article 67 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Acte d’exécution de la Commission relatif aux contributions de solidarité financière (article 64 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Test («exercice de simulation») du rapport européen annuel sur l’asile et la migration en 2024, à l’aide du réseau de préparation et de gestion de crise de l’UE.

Commission: 1) rapports de situation réguliers; 2) adoption du premier rapport européen annuel sur l’asile et la migration. (Article 9 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Désigner le coordinateur en matière de solidarité (notamment mettre à sa disposition les ressources financières et humaines nécessaires à l’accomplissement efficace de ses tâches) et mettre en place et convoquer le forum technique de l’UE sur la solidarité, assurer la participation de l’AUEA (articles 14 et 15 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Mettre à disposition (avec l’AUEA) des outils d’identification/de mise en correspondance (article 67 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration), un formulaire type pour le contrôle de sécurité (article 67 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration); déterminer et diffuser les bonnes pratiques.

Organiser des réunions élargies du comité de contact Dublin à des fins de clarification, d’échange et de bonnes pratiques.

Agences de l’UE

L’AUEA, Frontex, Europol, la FRA et l’eu-LISA recueillent et fournissent des données, des informations et des analyses quantitatives et qualitatives pertinentes (article 9 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

L’AUEA: élabore des modèles et des procédures opérationnelles normalisées pour les engagements et contributions de solidarité.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire.

Sur le plan administratif

Établir des procédures/structures pour participer au mécanisme de solidarité; désigner un coordinateur national, créer un mécanisme national de coordination.

Définir une procédure interne pour que des engagements soient pris en temps utile en vue d’une décision au sein du forum de haut niveau de l’UE sur la solidarité (article 13 et article 57, paragraphe 3, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration) (par exemple, coordination interministérielle, consultation des organes compétents).

Mettre en place les procédures opérationnelles normalisées et les structures de coordination nécessaires à la collecte et à la transmission complètes et en temps utile, au plus tard le 1er juin, des informations et des données servant à l’élaboration du rapport européen annuel sur l’asile et la migration; actualiser ces informations et données le 1er septembre (article 9 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

En tant qu’État membre bénéficiaire ou État membre contributeur, mettre en place les procédures opérationnelles normalisées et les flux de travail internes nécessaires à la mise en œuvre, dans les délais légaux, de toute relocalisation choisie (article 67 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration). Envisager l’identification des personnes pouvant prétendre à une relocalisation; exigences en matière d’information, évaluations de l’intérêt supérieur des enfants/mesures de protection, contrôles et vérification de sécurité.

Ressources humaines et infrastructures

Veiller à disposer des capacités (personnel, traitement des données) nécessaires à la communication en temps utile de données et d’informations de qualité destinées au rapport européen annuel sur l’asile et la migration, y compris des capacités permettant de participer aux réunions du réseau de préparation et de gestion de crise de l’UE en juillet et septembre 2025 (articles 6 et 9 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Garantir la capacité a) de cerner les besoins et b) d’absorber efficacement les contributions de solidarité (déterminer les éventuels besoins devant être financés par la réserve financière) (article 6, article 11, paragraphe 1, article 58, paragraphe 2, article 59, paragraphe 2, et article 64, paragraphe 2, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

En tant qu’États membres bénéficiaires et contributeurs, réexaminer les capacités (humaines et celles en matière d’infrastructures et d’équipements), ou en établir, pour mettre en œuvre la relocalisation dans le strict délai d’un mois et demi en vue de l’achèvement du processus de relocalisation: (articles 6 et 67 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration). En particulier:

dotation adéquate en personnes chargées de mener les entretiens et en interprètes, en services de police/de sécurité/en autorités chargées de l’accueil, en travailleurs sociaux, en représentants et en unités «Dublin»;

infrastructure/logistique: transports; capacité d’accueil/éventuelles plateformes de relocalisation/installations pour mener les entretiens (à distance).

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminer les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici au 30 octobre 2024, la Commission achèvera l’exercice de simulation du rapport européen annuel sur l’asile et la migration et présentera les résultats au mécanisme de l’Union européenne de préparation et de gestion de crise en matière de migration.

D’ici au début de l’année 2025, la Commission désignera le coordinateur en matière de solidarité et fournira les ressources nécessaires à l’exécution efficace des tâches.

D’ici au début du mois de mai 2025, la Commission demandera aux États membres et aux agences de l’UE les informations nécessaires en vue de lancer le premier cycle annuel de gestion de la migration le 1er juin 2025.

D’ici au 12 juin 2025, la Commission s’efforcera d’adopter les deux actes d’exécution prévus en matière de solidarité (respectivement pour la relocalisation et pour les contributions financières).

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 2 (système de frontières), étant donné que le contrôle de sécurité préalable à la relocalisation doit normalement s’être déroulé pendant le filtrage.

Référence croisée à l’élément constitutif 3 (accueil) en ce qui concerne la relocalisation, étant donné que les États membres qui contribuent à la relocalisation doivent disposer d’une capacité d’accueil pour relocaliser.

Référence croisée à l’élément constitutif 6 (responsabilité), étant donné que la capacité de traiter les dossiers de relocalisation et de compensation des responsabilités revient aux unités «Dublin» (personnel, système de gestion des dossiers) et que des lacunes systémiques en matière de responsabilité pourraient avoir de graves conséquences.

Référence croisée à l’élément constitutif 8 (préparation, planification d’urgence, crise), étant donné que le concept de préparation inclut la planification des mesures d’urgence, et les États membres doivent fournir des informations à la Commission sur la préparation du rapport européen annuel sur l’asile et la migration.



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises au niveau de l’UE

Mesures requises pour les États membres

8. La préparation, la planification des mesures d’urgence et la réaction aux crises

Faire en sorte que la préparation et la planification des mesures d’urgence permettent de renforcer la résilience face à l’évolution de la situation migratoire, de réduire le risque de situations de crise et de soutenir une réaction rapide, efficace et coordonnée en cas de crise migratoire.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Soutien à la demande pour l’élaboration de plans d’urgence, en collaboration avec l’AUEA.

Mécanisme de l’UE pour la préparation et la gestion des crises en matière de migration (échange de connaissances/bonnes pratiques), en collaboration avec l’AUEA.

L’AUEA fournit un modèle de plan d’urgence national en matière d’accueil (et d’asile) (article 32, paragraphe 2, de la directive relative aux conditions d’asile).

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire (par exemple, transposition de la directive relative aux conditions d’asile en ce qui concerne les mesures d’urgence).

Sur le plan administratif

Élaborer des plans d’urgence nationaux en matière d’accueil (et d’asile) sur la base du modèle de l’AUEA au plus tard le 12 avril 2025 (article 32 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Établir/revoir les arrangements administratifs, y compris la coordination interministérielle, afin d’assurer la conception, l’adoption, la mise en œuvre et l’examen régulier des plans d’urgence en matière de migration et d’asile (procédures).

Veiller à ce que des informations pertinentes soient recueillies et partagées (articles 9 et 10, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Envisager des examens systémiques de la préparation opérationnelle et de la planification des mesures d’urgence.

Capacité

Garantir la capacité à augmenter/réduire les ressources nécessaires, notamment:

le personnel;

l’équipement (y compris le matériel informatique);

la logistique;

la capacité d’accueil;

les autres infrastructures.

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminent les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici à la fin de 2024, l’AUEA élaborera un modèle de plan d’urgence national.

Au plus tard le 12 avril 2025, les États membres devront avoir adopté leurs plans d’urgence nationaux et les avoir notifiés à l’AUEA.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 7 (solidarité), étant donné que le fait de disposer d’un plan d’urgence s’inscrit dans le cadre de régimes d’asile, d’accueil et de migration dans lesquels la préparation est adéquate; en outre, la structure de coordination/de mise en œuvre du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration est également utilisée en cas de crise.

Référence croisée à l’élément constitutif 3 (accueil) par rapport aux plans d’urgence en matière d’accueil et aux différentes conditions matérielles d’accueil dans des cas exceptionnels (et procédures d’asile — élément constitutif 2).



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises pour l’UE

Mesures requises pour les États membres

2.6.

9. De nouvelles mesures de protection pour les demandeurs d’asile et les personnes vulnérables et un contrôle accru du respect des droits fondamentaux

Garantir des procédures rapides et efficaces tout en protégeant la dignité humaine et un droit d’asile réel et effectif, y compris pour les plus vulnérables. Prévenir les litiges.

Sur le plan administratif et/ou de la coordination

Réunions d’experts et coordination des réseaux pertinents et recensement des bonnes pratiques (par exemple, le réseau de l’UE sur les droits de l’enfant, les coordinateurs de la garantie européenne pour l’enfance, le réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale).

Réunion spécifique du groupe d’experts de la Commission sur les enfants migrants.

Agences de l’UE

Orientations de l’AUEA sur des mesures de substitution à la rétention (article 5, paragraphe 3, du règlement concernant la procédure de retour à la frontière).

L’AUEA doit fournir un modèle pour la communication d’informations (article 5, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil).

La FRA élabore des orientations sur le contrôle du respect des droits fondamentaux [article 10, paragraphe 2, point b), du règlement sur le filtrage, article 43, paragraphe 4, du règlement sur les procédures d’asile].

Révision par l’AUEA des normes et indicateurs de vulnérabilité afin de les aligner sur la nouvelle législation et soutien au moyen de modules de formation, d’orientations et de supports d’information.

Révision par la FRA des orientations sur les mineurs/la tutelle.

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter, le cas échéant, les cadres réglementaires nationaux, notamment en ce qui concerne la fourniture d’avis juridiques gratuits dans toutes les procédures; mesures de substitution à la rétention; mécanismes de protection des enfants (par exemple, évaluation pluridisciplinaire de l’âge/représentation/tutelle des mineurs non accompagnés).

Mettre en place un cadre juridique pour un mécanisme indépendant de contrôle du respect des droits fondamentaux en ce qui concerne le filtrage et la procédure à la frontière (article 10, paragraphe 2, du règlement sur le filtrage, article 43, paragraphe 4, du règlement sur les procédures d’asile).

Veiller à ce que le droit national prévoie des dispositions permettant d’enquêter sur des violations présumées des droits fondamentaux en rapport avec le filtrage et de saisir la justice en vue de l’ouverture de procédures civiles ou pénales (article 10, paragraphe 1, du règlement sur le filtrage).

Organisation

Préparer du matériel d’information et un flux de diffusion approprié afin de veiller à ce que des informations juridiques et procédurales adéquates et compréhensibles soient fournies dans le cadre de toutes les procédures et pendant l’accueil, ces informations abordant les droits, les obligations et les conséquences du non-respect des obligations et devant être adaptées aux vulnérabilités spécifiques et aux spécificités du profil des demandeurs (besoins particuliers en matière de procédure ou d’accueil), le cas échéant. Dans le cadre des flux de travail, il faut prévoir une confirmation du fait que les informations ont été reçues (article 8, paragraphes 2 et 7, du règlement sur les procédures d’asile; article 5 de la directive relative aux conditions d’accueil; articles 19 à 20 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 42 du règlement Eurodac; article 11 du règlement sur le filtrage).

Réexaminer et adapter les processus et les procédures opérationnelles normalisées afin de recenser et d’évaluer les besoins particuliers en matière de procédure ou d’accueil, et d’en assurer le suivi, dans les nouveaux délais (article 20, paragraphe 3, du règlement sur les procédures d’asile; et article 25, paragraphe 1, quatrième alinéa, de la directive relative aux conditions d’accueil).

Définir des flux de travail et des procédures spécifiques pour garantir que la procédure à la frontière ne s’applique pas/cesse de s’appliquer lorsque des besoins particuliers ne peuvent pas être satisfaits et pour donner la priorité/ne plus donner la priorité aux familles avec enfants, le cas échéant, et pour exclure les mineurs non accompagnés de la procédure à la frontière, à moins qu’il n’existe des motifs sérieux de considérer qu’ils constituent une menace pour la sécurité nationale ou l’ordre public (considérant 67, article 44, paragraphes 2 et 3, article 53, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile).

Réexaminer les instructions ou protocoles et/ou en élaborer afin d’évaluer les mesures de substitution à la rétention et de procéder à des évaluations individuelles sur le recours au placement en rétention et les éventuelles mesures de substitution efficaces (article 10 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Veiller à l’intégration de nouveaux délais concernant le contrôle juridictionnel des décisions de rétention dans les flux de travail correspondants (article 11 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Prévoir des instructions, des protocoles et des procédures pour mettre en place des garanties en matière de rétention concernant les enfants (aucune rétention de manière générale, évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant) (article 13 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Réexaminer les processus, procédures et procédures opérationnelles normalisées et/ou en élaborer afin de garantir le droit à des avis juridiques au cours de toutes les procédures à toutes les étapes administratives et dans toutes les procédures, ainsi qu’une aide juridictionnelle en cas de recours (article 21 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; articles 16 à 19 du règlement sur les procédures d’asile).

Réexaminer les processus/procédures/procédures opérationnelles normalisées et/ou en élaborer afin de procéder à l’évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant et de veiller à ce qu’il soit prioritaire dans toutes les procédures et dans l’accueil (article 26, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil; article 22, paragraphe 1, du règlement sur les procédures d’asile; article 23, paragraphe 1, du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 20, paragraphe 5, du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile; article 13, paragraphe 1, du règlement sur le filtrage; article 14, paragraphe 1, du règlement Eurodac; considérant 8 du règlement visant à faire face aux situations de crise; considérant 5 du règlement concernant la procédure de retour à la frontière; article 4 du règlement établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire).

Envisager un système intégré de gestion des dossiers en synergie avec les services nationaux de protection de l’enfance et les partenariats avec des organisations internationales et de la société civile.

Réexaminer et ajuster les processus et les procédures opérationnelles normalisées en vue d’une évaluation pluridisciplinaire de l’âge (article 25 du règlement sur les procédures d’asile).

Réexaminer/adapter le système de désignation des représentants/tuteurs pour les mineurs non accompagnés afin de répondre aux nouveaux délais et exigences (par exemple, les ratios, l’expertise, la supervision, la confidentialité, les réclamations) (article 14 du règlement Eurodac; article 27 de la directive relative aux conditions d’accueil; article 23 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 23 du règlement sur les procédures d’asile; article 13 du règlement sur le filtrage; article 33 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Capacité

Personnes vulnérables

Évaluer et traiter la capacité à recenser et évaluer les besoins particuliers, et à en assurer le suivi, à toutes les étapes de la procédure et lors de l’accueil, et ce en temps utile. (Article 25 de la directive relative aux conditions d’accueil; article 4, paragraphe 8, article 13, paragraphes 5, 6, et 8, article 20, paragraphe 5, article 22, paragraphe 5, article 23, paragraphe 9, article 34, paragraphe 3, du règlement sur les procédures d’asile; article 12, paragraphes 3 et 4, du règlement sur le filtrage).

Veiller à disposer d’un personnel en nombre suffisant et dûment formé, notamment des travailleurs sociaux, des interprètes, du personnel médical, des agents chargés de la protection de l’enfance, etc.

Garantir des installations adéquates pour les personnes ayant des besoins particuliers en matière de procédures ou d’accueil, y compris dans le cadre de la procédure à la frontière, afin de répondre aux besoins des enfants pour leur développement physique, mental, spirituel, moral et social (envisager l’accès aux services, les infrastructures, l’accessibilité, la vie privée, les espaces en plein air, les dispositions spéciales pour les mineurs non accompagnés qui respectent les exigences applicables aux enfants en rétention) (articles 13, 25, 26 et 27 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Mesures de substitution à la rétention

Fournir suffisamment de personnel, de ressources et d’infrastructures sur la base des mesures de substitution à la rétention recensées et des besoins prévus.

Mesures de protection générales

Réexaminer et garantir une capacité proportionnelle aux besoins d’avis juridiques gratuits et d’aide juridictionnelle gratuite en cas de recours, en tenant compte des ressources et des accords de service avec des tiers qualifiés (article 21 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration).

Garanties pour les enfants

Garantir la capacité de respecter les mesures de protection pour les enfants (notamment les mineurs non accompagnés) en ce qui concerne l’accueil et la rétention, y compris les procédures à la frontière (par exemple, articles 13, 16, 22, 26, 27 et article 32, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil; article 23 du règlement sur les procédures d’asile).

Examiner le rôle et le renforcement des capacités des services nationaux de protection de l’enfance, aux fins des évaluations de l’intérêt supérieur et d’un suivi plus général.

Évaluer les capacités existantes et veiller à disposer d’un personnel dûment formé pour l’ensemble des procédures, notamment un spécialiste de l’évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant, de l’évaluation de la vulnérabilité, de l’entretien individuel (article 2, paragraphe 13, article 26, paragraphe 6, article 33, paragraphe 1, de la directive relative aux conditions d’accueil; considérants 47 et 61, article 22, paragraphe 6, et article 23 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; article 22 du règlement sur les procédures d’asile; articles 33 et 38 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Réexaminer les besoins en matière de capacités et y répondre afin de garantir l’accès à l’éducation dans les délais et atteindre les objectifs en matière de qualité et d’inclusion. Prendre en considération le personnel, les installations, la logistique et les infrastructures (article 16 de la directive relative aux conditions d’accueil).

Veiller à ce qu’un personnel suffisamment qualifié soit disponible pour l’évaluation pluridisciplinaire de l’âge (notamment des pédiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux) (article 25 du règlement sur les procédures d’asile).

Garantir des représentants/tuteurs qualifiés en nombre suffisant pour les mineurs non accompagnés dans toutes les composantes de la procédure, ainsi que des capacités de surveillance; viser à assurer la continuité des soins lorsque des mineurs deviennent bénéficiaires d’une protection internationale (article 27 de la directive relative aux conditions d’accueil; article 23 du règlement sur les procédures d’asile; article 23 du règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration; considérants du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Fournir une capacité de soutien et de services continus aux mineurs non accompagnés qui approchent de l’âge adulte, y compris en préparant leur sortie du régime d’accueil et les mesures d’intégration précoce.

Contrôle

Mettre en place le contrôle du respect des droits fondamentaux (personnel qualifié en nombre suffisant, frais de maintenance, arrangements administratifs, liens avec des organisations internationales et non gouvernementales).

Les États membres doivent évaluer les besoins budgétaires et déterminent les sources de financement (nationales ou européennes) (tâche transversale s’appliquant à tous les éléments constitutifs)

Jalons à prendre en considération

D’ici au quatrième trimestre de l’année 2024, la FRA adoptera des orientations sur le contrôle du respect des droits fondamentaux.

D’ici à la fin de 2025, l’AUEA élaborera des modèles et des supports pour la communication d’informations.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à tous les éléments constitutifs, compte tenu de l’obligation de garantir le respect des droits fondamentaux tout au long de la mise en œuvre du pacte.

Une identification plus précoce et une adaptation des conditions d’accueil en vue d’une intégration plus efficace des personnes qui bénéficieront d’une protection internationale.

Référence à l’importance du soutien accordé aux mineurs non accompagnés qui approchent de l’âge adulte.

Dimension transversale de la protection de l’enfance, répondant à des besoins particuliers, conformément à la recommandation de la Commission relative à des systèmes intégrés de protection de l’enfance dans l’intérêt supérieur de l’enfant [C(2024) 2680 final].



Élément constitutif et

objectifs généraux

Mesures requises pour l’UE

Mesures requises au niveau des États membres

10. L’inclusion et l’intégration et les voies légales d’accès à la protection

Veiller à ce que les bénéficiaires d’une protection internationale aient effectivement accès aux droits inscrits dans le règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile.

Renforcer les voies légales d’accès à l’UE en vue d’une approche équilibrée de la migration, en proposant aux réfugiés les plus vulnérables des voies sûres et légales d’accès à la protection.

Cadre pour la réinstallation

Sur le plan réglementaire

La Commission propose un plan biennal de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire et le Conseil veille à son adoption en temps utile (sous la forme d’un acte d’exécution du Conseil).

Sur le plan administratif

Convoquer le haut-comité pour la réinstallation et l’admission humanitaire.

Groupe d’experts de la Commission sur la réinstallation afin de faciliter le partage et de contribuer à recenser les bonnes pratiques.

Agences de l’UE

AUEA: le réseau de l’AUEA sur la réinstallation et l’admission humanitaire partage les bonnes pratiques, favorise le renforcement des capacités et promeut les échanges opérationnels pour les États membres et les parties prenantes concernées.

L’AUEA apporte un soutien opérationnel à la mise en œuvre du cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire (article 10, paragraphe 2, du règlement établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire).

Règlement relatif aux conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile

Réunions des groupes d’experts de la Commission pour faciliter l’application des nouvelles dispositions, le cas échéant, conjointement entre le comité de contact sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile et le comité de contact accueil.

Agences de l’UE

L’AUEA élaborera des brochures et supports d’information, ainsi que des lignes directrices, et/ou les adaptera, afin de soutenir l’application des nouvelles règles.

Cadre pour la réinstallation

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire.

Sur le plan administratif

Désigner un point de contact national pour la mise en œuvre, notamment en ce qui concerne le plan de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire (article 10, paragraphe 1, du règlement établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire).

Réexaminer et adapter les procédures et pratiques nationales afin de respecter les obligations (par exemple, vérification des critères d’admissibilité et des motifs de refus d’admission dans le cadre de la procédure d’admission).

Capacité

Prévoir un personnel qualifié en nombre suffisant, notamment en ce qui concerne la procédure d’admission.

Règlement relatif aux conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile

Sur le plan réglementaire

Vérifier si les cadres réglementaires nationaux doivent être adaptés.

Adapter les cadres réglementaires nationaux si nécessaire (par exemple, pour les titres de séjour et les documents de voyage, la liberté de circulation, l’accès à l’éducation, les dispositions relatives à l’égalité de traitement, les «prestations essentielles», la subordination éventuelle de l’assistance sociale à des mesures d’intégration).

Transposition de l’article 4, paragraphe 2, troisième alinéa, et paragraphe 3 bis, de la directive 2003/109/CE (article 40 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Sur le plan administratif

Désigner un point de contact national (article 37 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Réexaminer et adapter les procédures et les flux de travail concernant la délivrance des titres de séjour et des documents de voyage afin de permettre de nouveaux délais de délivrance; les formats et normes uniformes et la durée de validité (articles 23 à 25 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Réexaminer/adapter la structure des frais pour les titres de séjour conformément aux dispositions (article 24 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Prévoir des «mesures provisoires» afin de garantir l’accès aux droits lorsque les titres de séjour n’ont pas été délivrés dans les délais et prendre des mesures pour maintenir l’unité de la famille lors de la délivrance des titres (article 20, paragraphe 3, du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Réexaminer/adapter les procédures de prise en considération des mouvements non autorisés des bénéficiaires d’une protection internationale aux fins du calcul de la durée de séjour.

Réexaminer les flux de travail et/ou en élaborer en vue d’un accès en temps utile aux mesures d’intégration précoce et au soutien à la transition une fois que les demandeurs se voient accorder une protection internationale.

Réexaminer les procédures de validation des compétences (c’est-à-dire la reconnaissance des acquis d’apprentissage antérieurs et des certifications) et/ou en établir (article 30 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Envisager l’utilisation de l’outil européen de profilage des compétences des ressortissants de pays tiers.

Veiller à ce que toute mesure d’intégration obligatoire soit gratuite (sauf si le demandeur/bénéficiaire dispose de moyens suffisants).

Désigner des autorités, des prestataires de services ou des points de contact pour fournir les informations visées à l’annexe 1 (article 27 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Capacité

Garantir la capacité de fournir aux bénéficiaires d’une protection internationale des informations sur les droits et obligations liés à leur statut dès que possible après son octroi et conformément à l’annexe I (article 22 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Garantir une capacité suffisante en personnel et en matériel pour délivrer les titres de séjour et les documents de voyage dans les délais prévus ou prévoir des mesures temporaires (permis temporaires) garantissant l’accès aux droits.

Réexaminer et ajuster les capacités en fonction des besoins prévus pour permettre aux bénéficiaires d’une protection internationale d’accéder aux droits liés à l’inclusion.

Accorder une attention particulière à la mise en place d’accords de coopération, de partenariats et d’accords de services avec les partenaires sociaux et économiques, les collectivités locales et régionales, les organisations internationales et de la société civile, les organisations dirigées par des migrants.

Examiner les dossiers et les modalités de formation afin de garantir la formation nécessaire et le respect des dispositions en matière de confidentialité pour toutes les autorités et organisations engagées dans ce domaine.

Couvrir en particulier les capacités concernant:

l’accès au marché du travail et l’égalité de traitement y afférente avec les ressortissants nationaux (article 28 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile);

l’accès à l’éducation pour les enfants et les adultes (article 29 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile);

l’accès aux procédures de reconnaissance des qualifications et de validation des compétences ou leur mise en place (article 30 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile);

l’égalité de traitement avec les ressortissants nationaux en ce qui concerne la sécurité sociale et l’assistance sociale (article 31 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile);

des soins de santé dans les mêmes conditions d’accès que les ressortissants nationaux, y compris des soins de santé adéquats pour les personnes ayant des besoins particuliers (article 32 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile);

l’accès à un logement dans des conditions équivalentes à celles applicables aux ressortissants d’autres pays tiers (article 34 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile);

les mesures d’intégration appropriées, en particulier des cours de langues, des programmes d’éducation civique et d’intégration, ainsi que des formations professionnelles (article 35 du règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile).

Jalons à prendre en considération

D’ici au troisième trimestre de l’année 2024, la Commission convoquera un haut-comité pour la réinstallation et l’admission humanitaire.

D’ici à 2025, la Commission devra avoir adopté une proposition relative au premier plan de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire (pour la période 2026-2027).

D’ici au 12 juin 2026, les États membres devront avoir désigné un point de contact national pour la mise en œuvre du règlement relatif aux conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile.

Commentaires et liens fonctionnels

Référence croisée à l’élément constitutif 1 (Eurodac): la réinstallation est l’une des catégories à charger dans le système Eurodac.

Référence croisée à l’élément constitutif 3 (accueil): s’appuyer sur les mesures d’intégration précoce au titre de la directive relative aux conditions d’accueil pour les personnes qui deviennent bénéficiaires d’une protection internationale.

Abréviations et dénominations abrégées des actes:

Règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration: règlement (UE) 2024/1351 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 relatif à la gestion de l’asile et de la migration et modifiant les règlements (UE) 2021/1147 et (UE) 2021/1060 et abrogeant le règlement (UE) nº 604/2013.

règlement sur les procédures d’asile: règlement (UE) 2024/1348 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 instituant une procédure commune en matière de protection internationale dans l’Union et abrogeant la directive 2013/32/UE.

AUEA: Agence de l’Union européenne pour l’asile

Règlement établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission: règlement (UE) 2024/1350 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire et modifiant le règlement (UE) 2021/1147.

Règlement Eurodac: règlement (UE) 2024/1358 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 relatif à la création d’«Eurodac» pour la comparaison des données biométriques aux fins de l’application des règlements (UE) 2024/1351 et (UE) 2024/1350 du Parlement européen et du Conseil et de la directive 2001/55/CE du Conseil et aux fins de l’identification des ressortissants de pays tiers et apatrides en séjour irrégulier, et relatif aux demandes de comparaison avec les données d’Eurodac présentées par les autorités répressives des États membres et par Europol à des fins répressives, modifiant les règlements (UE) 2018/1240 et (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant le règlement (UE) nº 603/2013 du Parlement européen et du Conseil.

Frontex: Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes

Règlement sur les conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile: règlement (UE) 2024/1347 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire et au contenu de cette protection, modifiant la directive 2003/109/CE du Conseil et abrogeant la directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil.

Règlement concernant la procédure de retour à la frontière: règlement (UE) 2024/1349 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 instituant une procédure de retour à la frontière et modifiant le règlement (UE) 2021/1148.

Directive relative aux conditions d’accueil: directive (UE) 2024/1346 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant une protection internationale.

Règlement sur le filtrage: règlement (UE) 2024/1356 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 établissant le filtrage des ressortissants de pays tiers aux frontières extérieures et modifiant les règlements (CE) nº 767/2008, (UE) 2017/2226, (UE) 2018/1240 et (UE) 2019/817.

Liste des actes d’exécution et des actes délégués de la Commission à adopter pour la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile

Portée: l’on trouvera ci-dessus la liste des actes d’exécution et des actes délégués de la Commission figurant dans les textes juridiques constituant le pacte, qui visent à préparer sa mise en œuvre. Cette liste contient également une référence aux modifications qu’il est nécessaire d’apporter aux actes d’exécution existants. Les actes prévus dans le cadre d’un cycle (par exemple, le règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration, la décision d’exécution de la Commission déterminant les États membres soumis à une pression migratoire, exposés à un risque de pression migratoire ou confrontés à une situation migratoire importante, le règlement établissant un cadre de l’Union pour la réinstallation, ainsi que le plan biennal de l’Union pour la réinstallation et l’admission humanitaire) ou les actes qui peuvent être adoptés dans des circonstances spécifiques (par exemple, des décisions d’exécution au titre du règlement visant à faire face aux situations de crise) ne sont pas inclus dans la liste.

Calendrier d’adoption: sauf indication contraire, les textes juridiques ne fixent pas de calendrier précis pour l’adoption de ces actes. Ils doivent toutefois être adoptés en temps utile avant l’entrée en application des textes législatifs concernés du pacte, notamment pour assurer l’adaptation en temps utile de DubliNet et d’Eurodac.

1.Eurodac

1.Acte d’exécution précisant le contenu des statistiques intersystèmes mensuelles (article 12, paragraphe 3)

2.Actes relevant d’autres règlements non liés au pacte qui doivent être modifiés en raison de l’intégration d’Eurodac dans le cadre d’interopérabilité plus large

En vertu des règlements sur l’interopérabilité 2 :

·règlements délégués C(2021) 4982 et C(2021) 4983 de la Commission complétant le règlement (UE) 2019/817 et le règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil par des règles détaillées relatives au fonctionnement du répertoire central des rapports et des statistiques (modification induite par le règlement Eurodac);

·décisions d’exécution C(2021) 5052 et C(2021) 5053 de la Commission précisant les détails techniques des profils des utilisateurs du portail de recherche européen au titre de l’article 8, paragraphe 2, du règlement (UE) 2019/817 et de l’article 8, paragraphe 2, du règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil (modification induite par le règlement Eurodac et du règlement sur le filtrage);

·décisions d’exécution C(2021) 5620 et C(2021) 5619 de la Commission établissant un formulaire type pour informer les personnes physiques de la création d’un lien blanc conformément au règlement (UE) 2019/817 et au règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil (modification induite par le règlement Eurodac);

·décisions d’exécution C(2021) 5988 et C(2021) 5989 de la Commission établissant un formulaire type pour informer les personnes physiques de la création d’un lien rouge conformément au règlement (UE) 2019/817 et au règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil (modification induite par le règlement Eurodac);

·décisions d’exécution C(2021) 6176 et C(2021) 6174 de la Commission établissant les règles techniques permettant de créer des liens entre les données de différents systèmes d’information de l’UE conformément à l’article 28, paragraphe 7, du règlement (UE) 2019/817 et à l’article 28, paragraphe 7, du règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil (modification induite par le règlement Eurodac);

·règlements délégués C(2022) 4775 et C(2022) 4759 de la Commission et leurs annexes complétant le règlement (UE) 2019/817 et le règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne la détermination des cas dans lesquels des données d’identité sont considérées comme identiques ou similaires aux fins de la détection d’identités multiples (modification induite par le règlement Eurodac);

·décisions d’exécution C(2023) 645 et C(2023) 649 de la Commission établissant et développant la norme de format universel pour les messages (UMF) conformément au règlement (UE) 2019/817 et au règlement (UE) 2019/818 du Parlement européen et du Conseil (modification induite par le règlement Eurodac).

En vertu du règlement ETIAS 3 :

·décision déléguée C(2023) 950 de la Commission définissant les conditions pour qu’il y ait correspondance entre les données figurant dans un relevé, un signalement ou un dossier des autres systèmes d’information de l’UE consultés et un dossier de demande ETIAS (modification induite par le règlement Eurodac).

En vertu du règlement VIS 4 :

·(bientôt adoptée) décision déléguée complétant le règlement (CE) nº 767/2008 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne le manuel des procédures et des règles nécessaires pour les interrogations, vérifications et évaluations [pour les visas de court séjour, les visas de long séjour et les titres de séjour], élaboré conformément aux articles 9 nonies et 22 ter (modification induite par le règlement Eurodac).

3.Filtrage

Possibilité («si nécessaire») d’actes d’exécution (calendrier d’adoption: ouvert, il sera procédé à l’évaluation de la nécessité d’adopter de tels actes d’exécution):

·détaillant la procédure et les spécifications pour l’extraction des données (dans le cadre de la récupération de données liées à des infractions terroristes et à d’autres formes d’infractions pénales graves dans le système ECRIS-TCN) (article 15, paragraphe 5);

·afin de préciser la procédure de coopération entre les autorités chargées de procéder au filtrage et, respectivement, les bureaux centraux nationaux d’Interpol et les unités nationales Europol pour déterminer la menace pour la sécurité intérieure (article 16, paragraphe 8).

4.Règlement sur les procédures d’asile

·Acte d’exécution calculant le nombre correspondant à la capacité adéquate de chaque État membre et le nombre maximal de demandes qu’un État membre est tenu d’examiner chaque année dans le cadre de la procédure à la frontière. (calendrier d’adoption: la première fois dans les deux mois suivant l’entrée en vigueur dudit règlement, puis le 15 octobre tous les trois ans) (article 57, paragraphe 1)

5.Règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration

Actes d’exécution concernant:

·l’établissement d’un modèle de stratégie nationale (article 7, paragraphe 6);

·l’identification des membres de la famille ou des proches du mineur non accompagné résidant sur le territoire d’un autre État membre, y compris un formulaire type pour l’échange des informations utiles entre les États membres (article 23, paragraphe 7);

·l’établissement des méthodes uniformes pour la consultation et l’échange d’informations entre les États membres sur les mineurs non accompagnés (article 25, paragraphe 7);

·l’établissement des méthodes uniformes pour la consultation et l’échange d’informations entre les États membres sur l’application des règles de dépendance (article 34, paragraphe 4);

·la mise en place de méthodes uniformes pour l’élaboration et la présentation des requêtes aux fins de prise en charge (article 39, paragraphe 3);

·l’établissement de listes indiquant les éléments de preuve et les indices pertinents pour l’application des critères de responsabilité (article 40, paragraphe 4);

·l’élaboration d’un formulaire type pour les réponses aux requêtes aux fins de prise en charge, y compris pour les réponses négatives dûment motivées (article 40, paragraphe 8);

·l’établissement des méthodes uniformes pour l’élaboration et la présentation des notifications aux fins de reprise en charge (article 41, paragraphe 5);

·l’établissement du modèle de laissez-passer à utiliser par les États membres le cas échéant pour effectuer les transferts (article 46, paragraphe 1);

·l’établissement des méthodes uniformes pour la consultation et l’échange d’informations entre les États membres, en particulier en cas de transferts différés ou retardés, de transferts à la suite d’une acceptation par défaut, de transferts de mineurs ou de personnes à charge et de transferts contrôlés (article 46, paragraphe 4);

·un formulaire type de transmission des données devant être échangées avant le transfert (article 48, paragraphe 4);

·le certificat de santé commun nécessaire à l’échange de données de santé avant la réalisation d’un transfert (article 50, paragraphe 1);

·les méthodes uniformes et les modalités pratiques pour l’échange des données de santé (article 50, paragraphe 5);

·la mise en place de canaux de transmission électroniques sécurisés entre les autorités nationales compétentes des États membres et entre ces autorités et l’Agence pour l’asile pour la transmission des informations, des données biométriques, des requêtes, des notifications, des réponses et de toute autre correspondance écrite et pour ce qui est de garantir que l’expéditeur reçoive automatiquement un accusé de réception par voie électronique (article 52, paragraphe 4);

·les règles relatives au fonctionnement des contributions financières (article 64, paragraphe 3);

·l’établissement des méthodes uniformes pour l’élaboration et la présentation des informations et documents aux fins de la relocalisation (article 67, paragraphe 14).

Actes délégués:

·actes délégués au titre de l’article 25, paragraphe 6, relatifs aux mineurs non accompagnés concernant:

1.l’identification des membres de la famille, des frères ou sœurs ou des proches des mineurs non accompagnés;

2.les critères permettant d’établir l’existence de liens familiaux avérés;

3.les critères permettant d’évaluer la capacité d’un proche à s’occuper d’un mineur non accompagné, y compris lorsque les membres de la famille, les frères ou sœurs ou des proches du mineur non accompagné résident dans plusieurs États membres;

·actes délégués au titre de l’article 34, paragraphe 3, relatifs aux personnes dépendantes concernant:

1.les éléments à prendre en considération pour évaluer le lien de dépendance;

2.les critères permettant d’établir l’existence de liens familiaux avérés;

3.les critères permettant d’évaluer la capacité de la personne concernée à prendre soin de la personne à charge;

4.les éléments à prendre en considération pour évaluer l’incapacité de la personne concernée à se déplacer pendant un temps assez long.

(1)

Il s’agit des protocoles établis par l’eu-LISA qui déterminent l’échange d’informations entre le système central (sur le site de l’eu-LISA) et les systèmes nationaux dans les États membres.

(2)

Règlement (UE) 2019/817 portant établissement d’un cadre pour l’interopérabilité des systèmes d’information de l’UE dans le domaine des frontières et des visas et modifiant les règlements (CE) nº 767/2008, (UE) 2016/399, (UE) 2017/2226, (UE) 2018/1240, (UE) 2018/1726 et (UE) 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil et les décisions 2004/512/CE et 2008/633/JAI du Conseil; et règlement (UE) 2019/818 portant établissement d’un cadre pour l’interopérabilité des systèmes d’information de l’UE dans le domaine de la coopération policière et judiciaire, de l’asile et de l’immigration et modifiant les règlements (UE) 2018/1726, (UE) 2018/1862 et (UE) 2019/816;

(3)

Règlement (UE) 2018/1240 du Parlement européen et du Conseil du 12 septembre 2018 portant création d’un système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS) et modifiant les règlements (UE) nº 1077/2011, (UE) nº 515/2014, (UE) 2016/399, (UE) 2016/1624 et (UE) 2017/2226

(4)

Règlement (CE) nº 767/2008 du Parlement européen et du Conseil du 9 juillet 2008 concernant le système d’information sur les visas (VIS) et l’échange de données entre les États membres sur les visas de court séjour (règlement VIS)

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