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AccueilDroit européen52024SC0601
Acte préparatoire52024SC0601

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION Rapport par pays 2024 - Belgique accompagnant le document Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL relative aux politiques économique, sociale, de l'emploi, structurelle et budgétaire de la Belgique

CELEX52024SC0601
TypeActe préparatoire
Datemercredi 19 juin 2024

Résumé IA

Ce document de travail des services de la Commission analyse la situation économique, sociale et budgétaire de la Belgique en 2024. Il identifie les principaux défis structurels du pays, notamment en matière de viabilité des finances publiques, de productivité et d'inclusion sur le marché du travail. Ce rapport sert de base à la recommandation du Conseil adressée à la Belgique dans le cadre du Semestre européen.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 19.6.2024

SWD(2024) 601 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

Rapport par pays 2024 - Belgique





accompagnant le document

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL

relative aux politiques économique, sociale, de l'emploi, structurelle et budgétaire de la Belgique

{COM(2024) 601 final} - {SWD(2024) 600 final}


La croissance reste résiliente

L’économie belge continue de croître grâce à la résilience de la consommation privée et à la vigueur des investissements des entreprises ( 1 ). L’indexation automatique des salaires et des prestations sociales a aidé les ménages à maintenir leur pouvoir d’achat. La consommation privée devrait encore augmenter étant donné que les hausses de prix auxquelles les consommateurs font face sont plus faibles et que l’emploi devrait continuer à progresser. L’investissement s’est aussi redressé nettement sous l’effet d’un rebond de l’investissement des entreprises.

L’inflation et les salaires suivent de près les prix de l’énergie du fait du mécanisme d’indexation automatique. L’inflation globale est revenue à 2,3 % en 2023, reflétant l’impact rapide de la baisse des prix de gros du gaz et de l’électricité sur les prix de détail, ainsi que l’effet des mesures gouvernementales visant à limiter les prix. Le retrait de ces mesures devrait faire grimper l’inflation globale, qui devrait s’élever à 4 % en 2024. Étant donné que les prix de l’énergie devraient augmenter à un rythme plus lent en 2025, l’inflation devrait s’établir à 2.3 %.

La dette privée reste élevée, même si la croissance des crédits s’est ralentie. Le haut niveau des coûts de financement devrait continuer de freiner les investissements dans la construction résidentielle. Après une forte baisse en 2023, les exportations et les importations devraient se rétablir progressivement pour renouer avec une croissance robuste en 2025. Toutefois, les exportations nettes devraient rester un frein à la croissance du PIB en 2024. Globalement, la croissance du PIB devrait atteindre 1,3 % en 2024 et 1,4 % en 2025.

La pression sur les finances publiques s’accentue

Les finances publiques belges se sont détériorées de manière structurelle depuis la pandémie de COVID-19. Bien que la Belgique ait progressivement retiré jusqu’en 2024 les mesures temporaires prises pour faire face à la crise énergétique, le déficit budgétaire devrait rester élevé et continuer à augmenter, passant de 4,4 % du PIB en 2023 à 4,7 % du PIB en 2025. Le Bureau fédéral du plan (2023) estime la détérioration du déficit structurel en 2023 à 2 points de pourcentage par rapport aux projections d’avant la pandémie pour la même année. Cela reflète les effets combinés des mesures discrétionnaires permanentes prises depuis 2019 (par exemple, pour augmenter la pension minimale et relever les salaires dans le secteur de la santé publique) et de l’incidence structurelle de l’inflation sur le déficit budgétaire, qui a stimulé les dépenses primaires courantes après plusieurs cycles d’indexation des dépenses ( 2 ).

Les pressions sur les dépenses limiteront la marge de manœuvre budgétaire dans les années à venir, au cours d’une période de besoins importants en investissements publics. Dans les années à venir, les pouvoirs publics s’attaqueront au défi de reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et de rétablir la viabilité budgétaire à moyen terme dans un contexte de pression croissante sur les dépenses. Les pressions sont dues à l’augmentation des dépenses sociales liée au vieillissement démographique et à l’accroissement des coûts d’emprunt moyens. Dans le même temps, l’investissement public reste faible par rapport à d’autres pays de l’UE et le renforcement du niveau de l’investissement public sera une priorité pour financer les transitions écologique et numérique.

Pour stabiliser le ratio de la dette au PIB, il est essentiel d’assainir les finances publiques. Réduire le ratio élevé de la dette au PIB de la Belgique nécessitera un assainissement dans les années à venir. Bien que l’inflation élevée ait permis de réduire le ratio d’endettement en 2022, le maintien d’une politique inchangée entraînerait une augmentation constante de la dette publique au cours de la prochaine décennie, qui passerait de 105,2 % en 2023 à 119 % du PIB en 2034 (voir annexe 21). Les mesures en matière de recettes et de dépenses devraient s’accompagner d’actions visant à améliorer la coordination budgétaire, à renforcer le cadre à moyen terme et à revoir la conception des règles budgétaires afin de faire face aux pressions persistantes sur les finances publiques. Stimuler la croissance de la productivité et l’emploi pourrait également contribuer à rétablir la viabilité budgétaire.

Des difficultés structurelles persistent

La faible participation au marché du travail et les disparités régionales concernant les résultats du marché du travail perdurent. Bien que, dans l’ensemble, la Belgique obtienne de bons résultats en ce qui concerne la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux (voir annexe 14), le taux d’emploi en 2023 (72,1 %) reste inférieur à la moyenne de l’UE (75,3 %) et l’écart s’est creusé depuis 2019. Les pouvoirs publics ont pris des mesures pour stimuler l’emploi et améliorer la réinsertion sur le marché du travail du nombre croissant de travailleurs en congé de maladie de longue durée. Néanmoins, en 2023, le taux d’activité était faible (76,1 %, contre une moyenne de 80 % pour l’UE), avec d’importantes disparités régionales (voir annexe 14). La Belgique affiche également un taux élevé d’inactivité parmi les travailleurs âgés et dans les groupes défavorisés.

Encadré nº 1:

Compétitivité de la Belgique - en bref

La Belgique prend des mesures pour améliorer ses performances en matière de compétitivité. Elle obtient de bons résultats en ce qui concerne l’intégration commerciale, les dépenses de recherche et d’innovation, l’économie circulaire et le taux d’adoption des technologies numériques par les entreprises. Le plan pour la reprise et la résilience de la Belgique répond à certains des défis liés à l’amélioration de l’environnement des entreprises. Les mesures consistent notamment à numériser l’administration publique, à améliorer la cybersécurité et la connectivité et à rationaliser l’octroi des permis pour stimuler les investissements dans les installations d’énergie renouvelable.

Toutefois, les défis suivants en matière de compétitivité subsistent:

 les pénuries de main-d’œuvre, notamment dans les professions techniques, dans un contexte de faible taux d’emploi et de fortes incitations à ne pas travailler, qui freinent la croissance de la productivité;

 l’innovation fortement concentrée dans quelques secteurs et le faible taux d’adoption des nouvelles technologies, qui entrave la croissance de la productivité;

 le faible dynamisme des entreprises, le niveau élevé de réglementation des services et la faible proportion d’entreprises à forte croissance, qui sont aussi des freins potentiels à la productivité.

La croissance des salaires est restée soutenue en 2023, entraînant un rebond significatif des salaires réels à mesure que l’inflation s’est atténuée. L’indexation automatique des salaires a aidé les travailleurs belges à maintenir leur pouvoir d’achat malgré des gains modérés de productivité du travail. Les salaires horaires nominaux ont augmenté de 7,4 % en 2023 ( 3 ), bien au-dessus de la moyenne de 5,3 % dans les trois pays voisins (DE, FR et NL). En effet, l’indice santé lissé, l’indicateur des prix utilisé pour indexer les salaires, prend en compte les composantes volatiles du panier des prix à la consommation (constitué principalement de l’énergie et des produits alimentaires). Il en résulte une forte réactivité des salaires aux chocs sur les prix de l’énergie (en particulier les conditions commerciales négatives importantes).

La stricte mise en œuvre du cadre de fixation des salaires atténue le risque de pertes durables de compétitivité dues à l’augmentation des salaires nominaux. L’application des règles salariales (qui limitent les augmentations salariales réelles négociées afin d’éviter des différentiels de coûts avec les principaux concurrents exportateurs) devrait compenser graduellement la réaction rapide des salaires nominaux à l’évolution des prix à la consommation. Selon le Conseil central de l’économie, l’écart avec les coûts salariaux horaires nominaux des trois voisins de la Belgique devrait se réduire, passant de 2,9 % en 2023 à 1,8 % en 2024 ( 4 ). Cela signifie qu’en l’absence d’augmentation négociée des salaires réels au cours de la période 2023-2024, il n’y aura aucune marge d’augmentation réelle de la nouvelle norme salariale (la mesure dans laquelle le coût salarial réel moyen d’une entreprise peut augmenter) avant 2025-2026 (voir le rapport pays 2023 pour la Belgique). Ces dernières années, la croissance des salaires réels est restée globalement en phase avec la croissance limitée de la productivité.

La Belgique est en bonne place en matière de productivité du travail par rapport à la moyenne de l’UE, bien que la croissance soit inférieure à la moyenne depuis les années 2000 ( 5 ). Parmi les raisons de la faible croissance de la productivité figurent les pénuries de main-d’œuvre et de compétences, le faible recours à l’innovation et le fait que les travailleurs ne s’orientent pas vers des secteurs plus productifs. Le manque de dynamisme des entreprises et le niveau relativement élevé de réglementation dans les services freinent également la croissance de la productivité (voir encadré n° 1 et annexe 12). Outre ces facteurs, qui affaiblissent la compétitivité de la Belgique, le pays doit consentir d’immenses investissements pour faire en sorte que les réseaux électriques et les réseaux de distribution suivent le rythme de la décarbonation de la production d’électricité et de l’industrie et de la double transition écologique et numérique.

Encadré nº 2:

Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies

La Belgique obtient des résultats supérieurs à la moyenne de l’UE et progresse encore pour tous les ODD en lien avec la productivité (ODD 4, 8 et 9). Malgré des systèmes éducatifs de qualité, l’amélioration des compétences de base des jeunes continue de poser problème. La création d’emplois a augmenté ces dernières années, mais le taux d’emploi est faible. L’intensité de R&D est nettement supérieure à la moyenne de l’UE, mais les allègements fiscaux considérables en faveur de la R&D pourraient être plus efficaces. Des difficultés subsistent dans certains domaines, tels que l’énergie propre et d’un coût abordable (ODD 7), et le pays est à la traîne en ce qui concerne l’ODD 15 (vie terrestre). La Belgique a également réalisé des progrès en ce qui concerne plusieurs indicateurs relatifs à l’emploi (ODD 8). Cependant, elle accuse également un retard en matière de réduction des inégalités (ODD 10) pour ce qui est de la participation des personnes issues de l’immigration au marché du travail et de la lutte contre les inégalités en matière de résultats scolaires qui sont liées au statut socioéconomique des étudiants ou au fait qu’ils sont issus de l’immigration (voir annexe 1).

Sur 17 indicateurs, la Belgique enregistre des résultats inférieurs à la moyenne de l’UE pour 9 ODD. Outre ceux mentionnés plus haut, elle n’obtient pas de résultats satisfaisants en ce qui concerne les objectifs environnementaux (ODD 2, 6, 11, 12 et 13) et la stabilité macroéconomique (ODD 17).

Pour contribuer à la neutralité climatique de l’UE d’ici à 2050 et atteindre ses objectifs à l’horizon 2030, la Belgique devra réaliser des investissements importants dans la transition écologique. Même en tenant compte des politiques et mesures prévues, la Belgique s’écarte de 4,4 points de pourcentage de son objectif de répartition de l’effort à l’horizon 2030 qui vise à réduire les émissions de 47 % par rapport aux niveaux de 2005 (annexe 6). Des mesures supplémentaires et des efforts importants seront nécessaires pour combler cet écart. En outre, les projections de la Belgique en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique sont nettement inférieures à la contribution nationale requise par la législation de l’UE (voir annexe 6).

Les financements provenant de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et de la politique de cohésion renforcent mutuellement les efforts déployés par la Belgique pour accroître sa compétitivité et favoriser une croissance durable. Outre les 5,3 milliards d’EUR de financement de la FRR décrits à l’annexe 3, la politique de cohésion fournit 2,5 milliards d’EUR à la Belgique pour la période 2021-2027. Le soutien combiné de ces deux instruments équivaut à environ 1,33 % du PIB 2023 du pays, contre 5,38 % du PIB en moyenne dans l’UE (voir annexe 4).

Dans le cadre de son plan pour la reprise et la résilience (PRR), la Belgique a lancé d’importantes mesures qui devraient améliorer la compétitivité du pays. Le plan prévoit en particulier des réformes majeures de la connectivité numérique, de l’apprentissage tout au long de la vie (voir encadré n° 3), des transports durables, des énergies renouvelables et des revues des dépenses, afin de renforcer l’efficacité et la viabilité des dépenses publiques. La Belgique a également réalisé des investissements considérables dans la numérisation de son administration publique et de ses systèmes de justice, dans un îlot énergétique en mer pour connecter les énergies renouvelables, dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, dans l’éducation et dans le logement des personnes vulnérables.

La mise en œuvre du plan belge pour la reprise et la résilience est considérablement retardée. La Belgique a présenté une demande de paiement correspondant à 20 jalons et cibles du plan (voir annexe 3). L’évaluation de la Commission est en cours.

Les fonds de la politique cohésion aident la Belgique à s’attaquer aux défis en matière de croissance et de compétitivité et à réduire les disparités territoriales et sociales du pays. Dans le cadre de la période de programmation de la cohésion 2014-2020, le soutien portait sur la recherche et l’innovation, le développement des entreprises, l’efficacité énergétique, l’accès au marché du travail, l’apprentissage tout au long de la vie et l’inclusion sociale. Pour l’actuelle période de programmation 2021-2027, le soutien est axé sur la compétitivité, la transition écologique et la cohésion sociale. Il contribuera, par exemple, à financer des rénovations de bâtiments, des projets d’économie circulaire, l’abandon d’activités à forte intensité de carbone (dans le cadre du Fonds pour une transition juste), la recherche et l’innovation et des mesures visant à stimuler l’emploi, notamment pour les groupes de personnes vulnérables.

Investir dans le capital humain pour stimuler la croissance économique et la résilience

Les réformes et les investissements de la FRR, ainsi que les fonds de la politique de cohésion, mettent l’accent sur l’inclusion sociale des groupes vulnérables. Dans le cadre de la FRR, la Région de Bruxelles-Capitale a adopté une réforme visant à promouvoir l’intégration durable des groupes vulnérables sur le marché du travail, y compris des demandeurs d’emploi en situation de handicap. La réforme est complétée par un investissement au titre de la FRR qui ouvre la voie à une intégration durable des travailleurs et des demandeurs d’emploi en situation de handicap. Ce parcours d’intégration durable est repris dans le projet sur le handicap mené par le service public de l’emploi bruxellois. Il s’agira de créer un cadre législatif financé par le Fonds social européen plus afin de faciliter la mise en relation des demandeurs d’emploi en situation de handicap avec les employeurs.

Investir dans l’efficacité énergétique

Les fonds de la FRR et de la politique de cohésion soutiennent des mesures visant à accélérer le rythme de la rénovation énergétique des bâtiments. Par exemple, le PRR de la Belgique comprend une réforme modifiant le code bruxellois de l’air, du climat et de l’énergie (COBRACE) afin d’imposer de nouvelles obligations en matière d’efficacité énergétique des bâtiments existants et neufs. Le Fonds européen de développement régional contribue à la réalisation des ambitions de cette réforme en cofinançant la rénovation énergétique des bâtiments publics dans la Région de Bruxelles-Capitale (voir annexe 4). Plus généralement, le PRR apporte un soutien important à l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments tant publics que privés au moyen d’actions aux niveaux fédéral et régional. Néanmoins, des mesures conséquentes sont encore nécessaires pour décarboner le parc immobilier. Le chauffage et le refroidissement représentent plus de 85 % de la consommation finale d’énergie de la Belgique dans le secteur résidentiel, dont seulement 9 % sont générés par des énergies renouvelables (voir annexe 7).

Encadré nº 3:

Action combinée pour rendre les fonds de l’UE plus efficaces

Afin de renforcer la croissance économique et de maximiser l’impact des financements de l’UE, le PRR de la Belgique comprend des réformes qui soutiennent des investissements au titre d’autres instruments de l’UE et inversement, créant d’importantes synergies et complémentarités entre les différents fonds. Par exemple, pour stimuler l’apprentissage tout au long de la vie et réduire l’inadéquation des compétences, la Belgique a adopté une réforme du PRR donnant à tous les travailleurs un droit individuel à la formation et incitant les entreprises à proposer des formations supplémentaires. Le Fonds européen de développement régional et la FRR contribuent quant à eux à financer des investissements dans les infrastructures et les équipements de formation à l’appui de la réforme (voir annexe 4).

Promouvoir une mobilité de meilleure qualité et plus verte

Diverses mesures de la FRR soutiennent le passage à des modes de transport plus durables dans le but de réduire la congestion et la pollution. Par exemple, la révision du «budget mobilité» fédéral permet aux employeurs d’offrir plus facilement (grâce à une simplification et à une plus grande flexibilité) à leurs salariés un budget qui leur permet de consacrer des dépenses à une série de moyens de transport durables vers le lieu de travail à condition que ceux-ci renoncent à leur droit à une voiture de société. Les investissements dans les parkings à vélos dans les gares ferroviaires aideront les personnes à combiner différentes formes de transport.

L’effet de ces mesures est renforcé par plusieurs investissements au titre du Fonds européen de développement régional, qui ont cofinancé la construction de ponts et de tunnels visant à éliminer des obstacles sur les pistes cyclables en Flandre. La construction d’infrastructures adaptées aux vélos crée des maillons importants permettant aux cyclistes d’accéder plus facilement et plus sûrement au réseau cycliste en expansion de la région (voir annexe 4). Ces mesures devront être renforcées et soutenues, étant donné que le secteur des transports représente encore une part importante de la consommation de pétrole. La consommation finale d’énergie dans le secteur des transports a augmenté de 3,7 % en 2022 et la congestion automobile est supérieure à la moyenne de l’UE (voir annexes 6 et 7).

Stimuler la transition écologique par une action dans le cadre de REPowerEU

Le PRR de la Belgique comprend désormais aussi un chapitre REPowerEU contenant des mesures visant à stimuler l’efficacité énergétique des bâtiments, à décarboner l’industrie, à développer un réseau de transport pour l’hydrogène et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables. On peut citer, par exemple, la réforme des procédures d’appel du Conseil d’État, une nouvelle obligation d’installer des panneaux solaires sur les toits imposée aux gros consommateurs d’électricité et aux bâtiments publics en Flandre et une réforme visant à promouvoir les éoliennes terrestres en Wallonie. Toutefois, la Belgique devra encore accélérer les investissements dans ce domaine afin d’être en phase avec les objectifs de l’UE en matière de climat et d’énergie (voir annexes 6 et 7). Par exemple, bien que des mesures soient prévues pour renforcer le réseau de distribution d’électricité en Wallonie, de nouvelles mesures de modernisation seront nécessaires pour remédier aux retards dans le déploiement des compteurs intelligents en Wallonie et à Bruxelles. Des investissements supplémentaires dans la capacité du réseau électrique terrestre belge sont nécessaires pour faire face à la hausse de la demande d’électricité, intégrer l’augmentation des sources d’énergie renouvelables et éviter la congestion du réseau (voir annexe 7).

La Belgique est confrontée à des défis supplémentaires liés au système de prélèvements et de prestations, à l’inadéquation des compétences, à la viabilité budgétaire et à la transition écologique. En relevant ces défis, la Belgique contribuera à renforcer sa compétitivité à long terme et à garantir la résilience de son économie. Elle contribuera également à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies (voir annexe 1).

Il importe de relever les défis à la fois au niveau national et régional afin de réduire les disparités régionales et d’améliorer les capacités administratives et d’investissement d’une manière équilibrée dans l’ensemble du pays. Les différences régionales concernant les résultats sur le marché du travail et dans l’éducation (voir annexe 17) entravent une croissance à long terme, durable et inclusive.

S’attaquer aux défis en matière de compétitivité

L’innovation est concentrée uniquement sur quelques secteurs et grandes entreprises, ce qui freine sa large diffusion et la croissance de la productivité. Selon le tableau de bord européen de l’innovation ( 6 ), la Belgique figure parmi les meilleurs élèves de l’UE en matière d’innovation. Les dépenses des entreprises consacrées à la R&D sont les plus élevées de l’UE (2,53 % du PIB en 2022), mais elles sont fortement concentrées. Une ventilation par taille d’entreprise révèle que les entreprises employant 500 salariés ou plus représentent près de la moitié de l’ensemble des dépenses de R&D, tandis que les entreprises de moins de 10 travailleurs (95 % de l’ensemble des entreprises) ne représentent que 5 % de ces dépenses ( 7 ). En outre, les dépenses en faveur de l’innovation sont concentrées sur quelques secteurs, tels que le secteur pharmaceutique. Cela peut s’expliquer par la conception des incitations fiscales en faveur de la R&D en Belgique (voir sous-section ci-dessous). Un autre facteur limitant la propagation de l’innovation au reste de l’économie réside dans la faible mobilité de l’emploi en Belgique ( 8 ), qui peut être due, notamment, à des primes d’ancienneté élevées et à une faible transparence des rémunérations ( 9 ).

Le faible dynamisme des entreprises et des restrictions commerciales importantes dans le secteur des services affaiblissent la productivité. La Belgique affiche l’un des niveaux de dynamisme des entreprises les plus faibles de l’UE (voir annexe 11). Malgré une récente augmentation, le taux de création de nouvelles entreprises reste faible, notamment pour les entreprises employant des salariés. En outre, la part des entreprises à forte croissance en Belgique est nettement inférieure à la moyenne de l’UE. De même, le taux de sortie des entreprises belges et le nombre de faillites sont faibles, ce qui tend à montrer que des entreprises structurellement non viables pourraient rester en activité trop longtemps (voir annexe 12). Des restrictions commerciales importantes dans le secteur des services peuvent contribuer à affaiblir le dynamisme des entreprises. Le pays affiche l’un des indices de restrictivité des échanges de services les plus élevés pour l’architecture, les services de courrier, les télécommunications ( 10 ), la logistique (courtage en douane et transit) et le transport aérien. Il occupe également le haut du tableau en ce qui concerne les restrictions de services dans les domaines de la construction, de la banque commerciale, des services comptables et, dans une moindre mesure, des services d’ingénierie. Il conviendrait également de s’employer à lever des restrictions imposées aux professions réglementées, en particulier pour les architectes, les comptables, les avocats et les agents immobiliers (voir annexe 12).

La charge et la complexité élevées des réglementions nuisent à l’environnement des entreprises en Belgique. La charge administrative pesant sur les entreprises est lourde, notamment en matière de fiscalité et de droit du travail. Les coûts de mise en conformité auxquels les PME sont confrontées pour les systèmes fiscaux et du travail sont relativement élevés en Belgique (voir annexe 19), en particulier pour les entreprises qui doivent gérer plusieurs systèmes régionaux.

La Belgique est fortement dépendante des importations de combustibles fossiles, ce qui réduit sa compétitivité et la rend particulièrement vulnérable aux hausses des prix de l’énergie. Pour remédier à cette situation, il convient d’accélérer le rythme des actions en faveur de la transition énergétique. Il conviendrait à cet égard de tracer une trajectoire pour atteindre les objectifs de la politique climatique aux horizons 2030 et 2050, notamment le soutien à la décarbonation de l’industrie et à la transition des entreprises vers une économie à zéro émission nette. Dans le même temps, des mesures seront nécessaires pour recenser et supprimer progressivement les subventions en faveur des combustibles fossiles.

Les vulnérabilités de l’économie belge face aux effets du changement climatique entravent l’environnement des entreprises. Par exemple, les secteurs des transports, de l’énergie et de l’agriculture sont exposés à des risques de pénurie d’eau ou d’inondation. La Belgique mettra à jour son évaluation nationale globale de la vulnérabilité au changement climatique en 2024. La qualité de l’eau est fortement impactée par la pollution due aux nutriments et aux pesticides, et l’état de conservation des habitats et espèces protégés en Belgique est une source de sérieuse préoccupation. Ces deux problématiques nécessitent une action pour atteindre les objectifs convenus au niveau de l’UE. Des solutions fondées sur la nature et une gestion durable de l’eau sont essentielles pour renforcer la résilience au changement climatique et protéger l’économie des effets des phénomènes météorologiques extrêmes (voir annexes 6 et 7).

Les systèmes de prélèvements et de prestations doivent être réformés pour stimuler la compétitivité

La Belgique impose une fiscalité élevée sur le travail, qui est un frein au taux d’emploi. La charge fiscale sur le travail (cotisations sociales et impôt sur le revenu) reste nettement supérieure à la moyenne de l’UE à tous les niveaux de salaire, sauf pour les travailleurs à très bas salaires (50 % de la moyenne; voir annexe 19). Même les travailleurs à revenus moyens sont soumis aux taux d’imposition les plus élevés (45 % et 50 %). Alors que les impôts sur le revenu des personnes physiques sont déjà élevés par rapport à d’autres pays, les autorités locales appliquent des majorations à ces impôts, ce qui alourdit une charge fiscale déjà élevée. Certaines mesures visant à augmenter le revenu net des bas salaires ( 11 ) accroissent également le taux marginal élevé d’imposition applicable aux personnes percevant entre 60 % et 80 % du salaire moyen (jusqu’à 75 % des revenus sont exonérés; voir le pic dans le graphique 3.1). Le Conseil supérieur des finances a estimé que l’extension du crédit d’impôt lié à l’emploi et de la réduction des cotisations de sécurité sociale à tous les salariés du secteur privé réduirait considérablement la «trappe à bas salaires» ( 12 ). Pour les personnes apportant un second revenu, les impôts sur le revenu et certaines particularités fiscales telles que le «quotient conjugal» réduisent aussi considérablement les incitations à travailler.

Graphique 3.1: Taux d’imposition effectif marginal par niveau de salaire, personne isolée, 2020

Source: Conseil supérieur des finances (2020)

En outre, la conception des prestations sociales dissuade les bénéficiaires de travailler ou de travailler un plus grand nombre d’heures. Plusieurs prestations en nature ne sont pas soumises à des conditions de ressources et sont liées au statut de chômeur des bénéficiaires, ce qui accroît les freins au travail. Bien que les prestations de chômage diminuent avec le temps, la Belgique est le seul État membre dans lequel elles sont de durée illimitée. En outre, les allocations de chômage octroyées aux chômeurs de longue durée ne sont pas subordonnées à des conditions de ressources. Cela peut réduire l’efficacité des politiques régionales d’activation lorsqu’elles sont combinées à des conditions d’accès relativement souples ( 13 ).

La forte charge fiscale sur le travail est compensée par de nombreuses subventions salariales, génératrices de distorsions. Les régimes fiscaux spéciaux comme les chèques-repas, les subventions aux déplacements domicile-travail, les «flexi-jobs» ou l’exonération de la retenue à la source pour les heures supplémentaires, le travail de R&D et le travail de nuit/par roulement (0,6 % du PIB) s’avèrent coûteux pour le budget et tendent à créer des pertes d’efficience, mais leur utilisation a augmenté. Les subventions salariales et autres dépenses fiscales rendent également le système fiscal complexe, ce qui pèse sur l’environnement des entreprises. Certaines déductions de l’impôt sur le revenu (par exemple la déduction pour les titres-services rémunérant les services ménagers tels que le nettoyage) profitent de manière disproportionnée aux hauts salaires. En outre, il existe des incitations fiscales pour plusieurs types d’actifs, tels que les biens immobiliers, qui risquent de fausser l’affectation des ressources et de générer des surinvestissements induits par la fiscalité ( 14 ) (voir annexe 18).

Les niveaux importants des allègements fiscaux en faveur de la R&D ne bénéficient pas aux entreprises affichant le potentiel de croissance le plus élevé. La Belgique bénéficie de l’un des niveaux les plus élevés de soutien public à la R&D, principalement sous la forme d’allègements fiscaux. Des études ( 15 ) montrent que des subventions directes, plutôt que des allègements fiscaux, stimuleraient les dépenses de R&D au sein des petites entreprises et que les multiples régimes fiscaux en matière de R&D ( 16 ) ne sont pas propices à l’investissement et à l’innovation. Une réforme des régimes fiscaux fédéraux en matière de R&D pourrait améliorer l’efficacité des aides publiques (0,4 % du PIB) et contribuer à une meilleure allocation des ressources aux entreprises à forte croissance. Le régime d’imposition des sociétés comporte également d’autres régimes fiscaux spéciaux (par exemple le «tax shelter» pour l’audiovisuel et la production cinématographique), qui ne semblent pas être le moyen le plus économiquement rationnel de soutenir des secteurs spécifiques.

Graphique 3.2: Prix moyen des produits de chauffage domestiques, 2023 (EUR/MWh)

Source: SPF Santé et environnement (2023)

Les prix de l’électricité sont relativement élevés pour l’industrie et les ménages. Les droits d’accise sur le gaz et l’électricité ont été liés aux niveaux des prix du marché (dans le cadre du système de cliquet), mais les prix du gaz et du fioul domestique restent inférieurs aux prix de l’électricité. Conjugué aux coûts élevés du réseau électrique, cela engendre de fortes différences de prix, ce qui freine le passage à des systèmes de chauffage plus écologiques. Une étude récente ( 17 ) montre que, pour encourager l’utilisation des pompes à chaleur, le prix de l’électricité ne devrait pas dépasser respectivement 2,1 et 2,5 fois le prix du gaz et du fioul domestique. Les ratios de prix de l’électricité sont inférieurs à ces seuils en France et aux Pays-Bas, mais largement supérieurs en Belgique (voir graphique 3.2), malgré plusieurs mesures adoptées par les autorités belges pour réduire les factures d’électricité. Les coûts administratifs élevés facturés par les fournisseurs d’électricité en Flandre et en Wallonie entravent également le partage d’énergie ( 18 ). Le gouvernement fédéral a envisagé de déplacer les charges de l’électricité vers le gaz à partir de 2028, tout en maintenant le prix du fioul domestique inchangé. Cela continuerait de contribuer au niveau déjà élevé des subventions aux combustibles fossiles.

Les subventions aux combustibles fossiles sont élevées et prennent souvent la forme d’allègements fiscaux. Selon un récent rapport, les subventions fédérales directes aux combustibles fossiles s’élèvent à 12 milliards d’EUR ( 19 ) (2,4 % du PIB) et les subventions indirectes à plus de 2,6 milliards d’EUR en 2021 en Belgique. Ce soutien persistant au fioul domestique, au gaz naturel et au charbon est en contradiction avec les engagements pris par la Belgique en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration de la qualité de l’air. À ce jour, il n’existe pas de plan prévoyant des actions concrètes visant à supprimer progressivement les subventions en faveur des combustibles fossiles.

Le système fiscal continue de favoriser le transport routier, ce qui engendre une congestion automobile. Malgré les mesures prises récemment, les transporteurs professionnels continuent de bénéficier de taux d’accises réduits sur le diesel. La conception des taxes d’immatriculation et de circulation des véhicules crée également des incitations négatives en ce qui concerne la détention et l’utilisation des voitures. Ces particularités fiscales aggravent la congestion, en particulier à Bruxelles, l’une des villes de l’UE enregistrant le plus grand nombre d’heures perdues dans les embouteillages. Une étude récente ( 20 ) montre que, contrairement à l’option de l’extension des infrastructures routières, une tarification routière intelligente (différenciée selon l’heure et le lieu) réduit les volumes de circulation, permet de réduire le temps de trajet et présente d’importants avantages environnementaux. Les solutions telles que la tarification routière intelligente pour les véhicules privés (déjà en place pour les camions) ( 21 ) et l’amélioration des transports publics suburbains pourraient contribuer à réduire la congestion automobile et à stimuler l’offre et l’utilisation d’autres formes de transport.

Forte pénurie de main-d’œuvre et baisse des résultats scolaires

Bien que les créations d’emplois aient augmenté, le taux d’emploi est freiné par un taux d’activité globalement faible et stagnant [76,1 % contre 80,0 % en moyenne dans l’UE en 2023 (20-64 ans)], en particulier au sein des groupes défavorisés (voir annexe 14). Le chômage est à un niveau historiquement bas (5,3 % de la population active en 2023), mais il existe d’importantes disparités régionales (voir annexe 17). Malgré les nombreux emplois créés en 2022 (environ 100 000) et le fait que la Belgique affiche le deuxième taux de vacance d’emploi le plus élevé de l’UE en 2023, le taux d’emploi est nettement inférieur à l’objectif national de parvenir à au moins 80 % d’adultes ayant un emploi d’ici à 2030. Le taux de retour à l’emploi est inférieur à la moyenne de l’UE (voir graphique 3.3), ce qui remet en question l’efficacité des mesures d’activation.

Graphique 3.3: Taux de vacance d’emploi et transition du chômage vers l’emploi, 2023

Remarque: (1) Pour FR et DK: données relatives à 10 salariés ou plus dans l’économie des entreprises

Source: Commission européenne

Les pénuries de main-d’œuvre restent un défi urgent, en particulier pour mettre en œuvre la transition écologique. Les pénuries de main-d’œuvre figurent parmi les plus élevées de l’UE, avec un taux de vacance d’emploi de 4,6 % en 2023. La plupart des emplois vacants concernent des professions techniques, y compris dans le domaine des soins de santé (voir annexe 16) et des emplois liés aux sciences, technologies, ingénierie et mathématiques, qui sont nécessaires pour accélérer la transition écologique (voir annexe 8). Les pénuries de main-d’œuvre, qui compromettent la capacité de la Belgique de stimuler la compétitivité (voir annexe 20), pourraient être réduites en augmentant le nombre de diplômés en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (16,4 pour 1 000 habitants âgés de 20 à 29 ans contre 21,9 dans l’UE) et en renforçant l’adéquation de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP) avec le marché du travail dans les professions techniques.

Des politiques d’activation efficaces sont nécessaires pour mieux intégrer les groupes défavorisés. Compte tenu des fortes pénuries de main-d’œuvre, d’importantes subventions à l’embauche et aux salaires ne semblent pas être la politique la plus efficace au regard des coûts pour accroître la participation au marché du travail. L’efficacité des services publics de l’emploi pourrait être améliorée en recentrant le soutien sur les aides permettant aux demandeurs d’emploi de trouver un emploi ( 22 ). En outre, des mesures ciblées sont nécessaires pour mieux intégrer les groupes défavorisés sur le marché du travail (y compris les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les personnes peu qualifiées ou issues de l’immigration). Après que le nombre de travailleurs en congé de maladie de longue durée a considérablement augmenté entre 2013 et 2021, le gouvernement fédéral a pris des mesures pour les aider à réintégrer le marché du travail.

Une participation accrue des adultes aux programmes de perfectionnement et de reconversion professionnels pourrait stimuler la productivité. Avec seulement 34,9 % ( 23 ) d’adultes ayant participé à des activités d’apprentissage en 2022, la Belgique est encore loin de son objectif d’au moins 60,9 % d’ici à 2030. La proportion d’adultes en formation est particulièrement faible parmi les personnes peu qualifiées (12,5 % contre 18,4 % en moyenne dans l’UE). Des incitations en faveur des adultes, en particulier des groupes défavorisés, sont essentielles pour leur activation sur le marché du travail et pour lutter contre les pénuries de main-d’œuvre et l’inadéquation des compétences.

Graphique 3.4: Proportion de personnes ayant une maîtrise insuffisante en mathématiques, par Communauté, milieu socio-économique et origine migratoire (PISA 2022)

Source: OCDE (2023), PISA 2022.

Comme dans d’autres pays de l’UE, les compétences de base des jeunes se sont détériorées en Belgique, en particulier parmi les étudiants défavorisés. Bien que la Belgique ait dépensé davantage que les pays voisins dans le domaine de l’éducation, les résultats scolaires ne sont pas meilleurs pour autant ( 24 ). Les résultats de l’étude PISA de 2022 montrent que 25 % des jeunes de 15 ans ont des résultats insuffisants en mathématiques, 25,3 % en lecture et 22,4 % en sciences (voir annexe 15). La proportion d’élèves peu performants en mathématiques a augmenté de manière significative depuis 2018 (19,6 %) (voir graphique 3.4), tandis que la baisse des résultats en lecture et en sciences est plus progressive depuis 2012. La proportion d’étudiants peu performants varie d’une Communauté à l’autre, l’écart de performance le plus important étant enregistré dans le domaine des mathématiques. En 2012, la Belgique affichait la part la plus élevée d’élèves les plus performants en mathématiques de l’UE (19,5 %), mais les performances ont diminué de manière notable dans toutes les Communautés au cours des 10 dernières années (11,5 %). Depuis 2000, les performances en mathématiques ont baissé davantage chez les élèves très performants que chez les élèves peu performants, ce qui témoigne de la nécessité de continuer à mettre l’accent sur les performances et l’équité afin de garantir une compétitivité durable dans les résultats scolaires. L’écart de résultats insuffisants entre les étudiants favorisés et les étudiants défavorisés s’est également creusé depuis 2018. Le fait qu’un étudiant soit issu de l’immigration est également associé à un risque plus élevé de résultats insuffisants. La Belgique affiche le pourcentage le plus élevé d’élèves qui ont déclaré avoir redoublé une année au cours de leur parcours scolaire (enseignement primaire et secondaire) dans l’UE, avec une proportion élevée parmi les élèves défavorisés.

Les pénuries d’enseignants nuisent aux résultats scolaires des élèves. La forte augmentation du nombre de directeurs d’école qui signalent des problèmes de pénurie d’enseignants témoigne d’une prise de conscience et d’une acuité accrues du problème (voir annexe 15). Le nombre croissant d’enseignants quittant prématurément la profession, les conditions de travail difficiles et la diminution du nombre de nouveaux diplômés aggravent les pénuries ( 25 ). Pour maintenir les enseignants dans la profession, il est essentiel de la rendre plus attrayante, par exemple en améliorant les programmes de tutorat destinés aux nouveaux enseignants, en assurant la stabilité de l’emploi et une formation continue adaptée à l’évolution des besoins, et en poursuivant les réformes prévues.

L’augmentation des coûts liés au vieillissement met les finances publiques sous pression

Selon le rapport 2024 sur le vieillissement, les dépenses liées au vieillissement en Belgique devraient augmenter de 5,1 points de pourcentage (p.p.) du PIB entre 2022 et 2070 ( 26 ). Cette estimation est supérieure de 0,5 p.p. à celle du rapport 2021 sur le vieillissement. Les dépenses consacrées aux pensions, aux soins de santé et aux soins de longue durée devraient augmenter respectivement de 3,5, 0,6 et 1,7 p.p. sur la période 2022-2070, tandis que les dépenses consacrées à l’éducation devraient diminuer de 0,8 p.p. D’ici à 2030, les dépenses liées au vieillissement devraient augmenter de 0,9 p.p. du PIB, ce qui indique que les coûts liés au vieillissement augmentent en moyenne le déficit de 0,1 p.p. chaque année. L’augmentation prévue des coûts liés au vieillissement rendra difficile l’assainissement des finances publiques et la réduction du niveau élevé de la dette.

Les mesures adoptées en décembre 2020 (qui ne sont pas incluses dans le rapport 2021 sur le vieillissement) devraient augmenter les dépenses de 0,6 % du PIB en 2070. Dans le rapport 2024 sur le vieillissement, l’augmentation des dépenses consacrées aux pensions entre 2022 et 2070 devrait être supérieure de 1,2 p.p. du PIB à celle du rapport 2021 sur le vieillissement (passant de 2,3 % à 3,5 % du PIB). Les mesures adoptées en décembre 2020 expliquent pour moitié cette augmentation des dépenses relatives aux pensions ( 27 ). La moitié restante s’explique par diverses hypothèses sous-jacentes, notamment la productivité, la démographie et le marché du travail.

Les mesures adoptées en avril 2024 (qui ne sont pas incluses dans le rapport 2024 sur le vieillissement) n’ont que partiellement compensé l’augmentation des dépenses en matière de pensions engendrée par les mesures adoptées en décembre 2020. Même si les mesures adoptées en décembre 2020 devraient augmenter les dépenses de 0,6 p.p. du PIB d’ici à 2070, les mesures adoptées en avril 2024 devraient réduire les dépenses consacrées aux pensions de 0,2 p.p. du PIB d’ici à 2070. Ces mesures comprennent la réintroduction d’un «bonus pension» pour inciter les travailleurs à rester plus longtemps sur le marché du travail, l’introduction d’un plafond pour l’adaptation des pensions des fonctionnaires à l’évolution des salaires du secteur public (d’importantes économies ne sont pas attendues avant 2038) et l’introduction d’une condition liée aux années de travail effectif pour avoir accès à la pension minimale. D’autres mesures seront nécessaires pour mettre le système des pensions sur une trajectoire financièrement viable. Par exemple, les conditions favorables de certains régimes spéciaux dans le secteur public pourraient être revues dans le sens d’une plus grande convergence des régimes des pensions au sein du secteur public.

Compte tenu du vieillissement de la population, les dépenses consacrées aux soins de longue durée devraient augmenter considérablement, comme le confirme le rapport 2024 sur le vieillissement. En 2022, les dépenses publiques associées aux soins de longue durée représentaient 2,3 % du PIB (contre une moyenne de l’UE de 1,8 %), ce qui faisait de la Belgique l’un des pays de l’UE enregistrant les dépenses les plus élevées dans ce domaine (voir graphique 3.5). Les dépenses consacrées aux soins de longue durée devraient encore augmenter de 1,7 p.p. du PIB d’ici à 2070 (contre une augmentation moyenne de 0,8 p.p. dans l’UE).

Graphique 3.5: Dépenses publiques brutes consacrées aux soins de longue durée, 2022-2070 (en % du PIB)

Source: Commission européenne, rapport 2024 sur le vieillissement.

Malgré les mesures prises, l’amélioration de la viabilité financière des soins de longue durée reste un défi. La Région de Bruxelles-Capitale a adopté des mesures visant à réduire l’écart entre l’offre de soins aux personnes âgées et les besoins de ces dernières et à limiter le risque de dépassement budgétaire grâce à la récupération de lits inoccupés. Les mesures prises en Région wallonne sont axées sur l’amélioration de la qualité des dépenses de soins de longue durée plutôt que sur la lutte contre l’augmentation attendue des coûts. En Flandre, de récentes mesures ont commencé à cibler une amélioration du rapport coût-efficacité. D’autres mesures sont en cours, notamment une revue des dépenses, qui devrait déboucher sur l’adoption de mesures spécifiques d’ici la mi-2024 pour contribuer à maîtriser les dépenses en soins de longue durée en dessous du seuil fixé dans la norme de dépenses, tout en garantissant un niveau élevé de services de qualité.

Les données disponibles indiquent un recours possiblement excessif aux soins résidentiels et une institutionnalisation inutile ou prématurée. Les données disponibles indiquent que le niveau d’institutionnalisation inutile ou prématurée (dans un établissement de soins résidentiels) est élevé, bien qu’il ait diminué ces dernières années ( 28 ). Le recours excessif aux soins résidentiels par comparaison avec d’autres pays démontre qu’il existe des marges pour améliorer une utilisation efficace au regard des coûts des différents environnements de soins, notamment en renforçant les services de proximité. En particulier, la part de personnes concernées par cette problématique était considérable dans la Région de Bruxelles-Capitale et en Région wallonne. La Belgique dépense moins pour la prévention en matière de santé publique et de maladies que de nombreux autres pays de l’UE (voir annexe 16). Un suivi efficace du système de prise en charge des personnes âgées est essentiel pour améliorer le recours aux différents environnements de soins et notamment à toutes les dépenses liées aux soins destinés aux personnes âgées.

Améliorer la qualité du cadre budgétaire

Le cadre budgétaire à moyen terme de la Belgique figure parmi les plus faibles de l’UE (voir annexe 13). La Belgique est le seul pays de la zone euro à ne pas disposer d’une planification budgétaire pluriannuelle pleinement au point au niveau national ( 29 ) au-delà du programme de stabilité, malgré l’existence d'une certaine dose de planification budgétaire pluriannuelle au niveau des autorités locales et, dans une certaine mesure, de certaines Régions et Communautés ( 30 ). Le programme de stabilité de la Belgique fixe des objectifs budgétaires pluriannuels (T+3) pour les différents niveaux de pouvoir, mais les trajectoires budgétaires sont de nature indicative et peu détaillées et les objectifs sont souvent manqués. Les fréquentes révisions des objectifs ne sont pas envisagées dans le cadre de la gouvernance économique réformée.

Le renforcement du cadre budgétaire nécessite un engagement de la part des différents niveaux de pouvoir. Outre les objectifs fixés dans le programme de stabilité, le nombre et la couverture des règles budgétaires en Belgique sont limités par rapport aux autres États membres. Les règles budgétaires comprennent des objectifs en matière de dépenses de santé au niveau fédéral et les règles strictes imposées aux autorités locales. Bien que le niveau fédéral et les Régions représentent une part élevée des dépenses publiques, il existe peu de règles formelles régissant ces niveaux, à l’exception principalement de l’objectif de dépenses récemment fixé par la Flandre. La Belgique manque également de pratiques budgétaires vertes pour aider au renforcement de l’obligation de rendre compte et de la transparence en ce qui concerne la contribution du budget aux objectifs écologiques du pays.

Il est essentiel de mettre intégralement en œuvre l’accord de coopération de 2013. Le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont signé un accord en 2013 pour assurer une coordination budgétaire efficace. Toutefois, sa mise en œuvre reste limitée. L’absence d’accord sur les objectifs pluriannuels proposés à chaque niveau de pouvoir par le Conseil supérieur des finances empêche un contrôle efficace du respect des règles et accroît le risque d’écart par rapport à la trajectoire budgétaire à moyen terme. Dans le même temps, il est essentiel de renforcer l’autonomie et la capacité du personnel du secrétariat de la section «Besoins de financement des pouvoirs publics» du Conseil supérieur des finances afin qu’il soit en mesure de s’acquitter pleinement de sa mission principale de contrôle du respect des règles budgétaires. Le gouvernement joue également un rôle important dans la nomination des membres du Conseil supérieur des finances et du personnel du secrétariat. Étant donné que de nombreuses responsabilités en matière d’investissement sont déléguées aux Régions et aux communautés linguistiques, il est possible d’améliorer la coordination afin d’accroître le niveau et l’efficacité de l’investissement public.

Encadré nº 4:

Examen à mi-parcours du financement de la politique de cohésion pour la Belgique

L’examen à mi-parcours du financement de la politique de cohésion est l’occasion d’évaluer les programmes de la politique de cohésion et de répondre aux besoins et défis émergents dans les États membres de l’UE et leurs régions. Les États membres examinent chaque programme en tenant compte, entre autres, des défis recensés dans le cadre du Semestre européen, y compris dans les recommandations par pays de 2024, ainsi que des progrès accomplis dans la mise en œuvre des plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat. Il constitue la base d’une proposition de l’État membre concernant l’allocation définitive de 15 % du financement de l’UE incluse dans chaque programme.

La Belgique a progressé dans la mise en œuvre des programmes de la politique de cohésion et du socle européen des droits sociaux, mais des défis subsistent (voir annexes 14 et 17). En particulier, les disparités intrarégionales en matière de développement économique et social restent fortes en Belgique et des différences persistent entre provinces en matière d’intensité de la R&D. Dans ce contexte, il est important de poursuivre la mise en œuvre des priorités prévues, en s’attachant à:

i) renforcer la recherche, l’innovation et la numérisation;

ii) œuvrer pour la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et l’efficacité énergétique;

iii) améliorer l’accès à l’emploi et aux mesures de formation, en particulier pour les groupes vulnérables, les chômeurs de longue durée et les jeunes;

iv) soutenir l’apprentissage tout au long de la vie, et en particulier le perfectionnement et la reconversion professionnels à des fins de mobilité professionnelle et d’anticipation du changement;

v) favoriser l’inclusion active et l’employabilité des groupes défavorisés.

La Belgique pourrait bénéficier des possibilités offertes par l’initiative de la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» ( 31 ) pour soutenir la transformation de l’industrie, mettre au point des technologies et services numériques avancés et des matériaux circulaires et avancés et renforcer les capacités liées à l’énergie propre durable, au logement résilient et à l’innovation dans le secteur de la santé.

Le plan pour la reprise et la résilience (PRR) de la Belgique comprend des mesures visant à relever une série de défis structurels, en synergie avec d’autres fonds de l’UE, y compris les fonds de la politique de cohésion:

 en accélérant le déploiement des énergies renouvelables par une réforme des cadres réglementaires visant à stimuler les investissements dans les installations d’énergie renouvelable, en construisant un îlot énergétique pour connecter les parcs éoliens en mer et en abandonnant progressivement l’utilisation des combustibles fossiles dans les bâtiments neufs;

 en investissant dans la rénovation énergétique des bâtiments, la mobilité propre, l’économie circulaire et la chaîne de valeur de l’hydrogène;

 en investissant dans la numérisation de l’administration publique et de l’enseignement et dans une réforme visant à améliorer la connectivité numérique;

 en améliorant la viabilité du système des pensions;

 en améliorant la qualité et l’efficacité des dépenses publiques, grâce aux revues de dépenses.

La mise en œuvre du PRR de la Belgique connaît des retards importants qui nécessitent des mesures décisives pour garantir la mise en œuvre de toutes les mesures du plan d’ici août 2026.

Outre les réformes et les investissements prévus dans le PRR et les programmes de cohésion, la Belgique tirerait profit des actions suivantes:

 réformer le système de prélèvements et de prestations afin de renforcer les incitations à travailler en déplaçant la charge fiscale pesant sur le travail, en revoyant la conception des prestations sociales;

 revoir les dépenses fiscales afin de réduire les distorsions économiques et sociales;

 prendre des mesures pour supprimer progressivement les subventions aux combustibles fossiles, notamment en transférant les charges de l’électricité vers les combustibles fossiles;

 s’attaquer à l’augmentation prévue des coûts liés au vieillissement, notamment en améliorant l’efficacité et l’efficience de ses systèmes de soins de longue durée, ce qui contribuera à améliorer la viabilité budgétaire du pays;

 accroître l’efficacité du cadre budgétaire national, notamment en assurant une coordination efficace des politiques budgétaires à tous les niveaux de pouvoir et en augmentant l’autonomie et la capacité du personnel du secrétariat du Conseil supérieur des finances;

 lutter contre les pénuries de main-d’œuvre et l’inadéquation des compétences, y compris pour la transition écologique, et renforcer les politiques d’activation afin d’intégrer davantage les groupes défavorisés sur le marché du travail;

 renforcer les compétences de base en améliorant les performances et l’équité des systèmes d’éducation et de formation et en poursuivant les réformes visant à renforcer l'attractivité de la profession d’enseignant;

 améliorer l’environnement et la dynamique des entreprises en réduisant la charge et la complexité des réglementations et en allégeant les restrictions dans le secteur des services;

 lutter contre la congestion automobile en réformant le système fiscal, notamment au moyen d’une tarification routière intelligente, et en mettant au point des solutions de mobilité active et de transport public;

 améliorer la résilience au changement climatique en rendant les écosystèmes plus solides, en investissant dans la gestion durable de l’eau et en réduisant les émissions d’azote.

Indicateurs transversaux

A1. Objectifs de développement durable

A2. Progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations adressées à la Belgique

A3. Plan pour la reprise et la résilience – mise en œuvre

A4. Autres instruments de l’Union pour la reprise et la croissance

A5. Résilience

Durabilité environnementale

A6. Pacte vert pour l’Europe

A7. Transition énergétique et compétitivité

A8. Fair transition to climate neutrality

A8. Transition équitable vers la neutralité climatique

Productivité

A9. Productivité, efficacité et circularité des ressources

A10. Transformation numérique

A11. Innovation

A12. Industrie et marché unique

A13. Administration publique

Équité

A14. Emploi, qualifications et enjeux de la politique sociale à la lumière du socle européen des droits sociaux

A15. Éducation et formation

A16.Health and health systems

A17. Résultats économiques et sociaux au niveau régional

Stabilité macroéconomique

A18. Principales évolutions du secteur financier

A19. Fiscalité

A20. Tableau récapitulant les indicateurs économiques et financiers

A21. Analyse de la soutenabilité de la dette

LISTE DES Tableaux

A2.1. Tableau de synthèse sur les recommandations pays de 2019, 2020, 2021 et 2023

A3.1. Faits essentiels du PRR de la Belgique

A3.2. Mesures figurant dans le PRR de la Belgique

A4.1. Soutien des instruments de l’UE en Belgique

A5.1. Indices de résilience de chaque dimension pour la Belgique et l’EU-27

A6.1. Indicateurs permettant de suivre les progrès accomplis dans le pacte vert pour l’Europe d’un point de vue macroéconomique

A7.1. Principaux indicateurs en matière d’énergie

A8.1. Indicateurs clés pour une transition équitable en Belgique

A9.1. Indicateurs d’économie circulaire

A10.1. Principaux objectifs de la décennie numérique suivis par les indicateurs relatifs à l’économie et à la société numériques

A11.1. Indicateurs clés en matière d’innovation

A12.1. Industrie et marché unique

A13.1. Indicateurs relatifs à l’administration publique

A14.1. Tableau de bord social pour la Belgique

A14.2. Situation de la Belgique en ce qui concerne les objectifs en matière d’emploi, de compétences et de réduction de la pauvreté pour 2030

A15.1. Objectifs au niveau de l’Union et autres indicateurs contextuels au titre du cadre stratégique de l’espace européen de l’éducation

A16.1. Indicateurs clés en matière de santé

A17.1. Indicateurs sélectionnés au niveau régional en Belgique

A18.1. Indicateurs de solidité financière

A19.1. Indicateurs de la fiscalité

A20.1. Principaux indicateurs économiques et financiers

LISTE DES Graphiques

A1.1. Progrès accomplis dans la réalisation des ODD en Belgique

A2.1. Progrès enregistrés par la Belgique dans les recommandations pays pour la période 2019-2023 (Semestre européen de 2024)

A3.1. Total des subventions versées au titre de la FRR

A3.2. Total des prêts versés au titre de la FRR

A4.1. Répartition des financements de la politique de cohésion entre les différents objectifs stratégiques en Belgique

A4.2. Répartition des financements relevant de la FRR par pilier en Belgique

A6.1. Émissions de gaz à effet de serre des secteurs relevant de la répartition de l’effort, en millions de tonnes équivalent CO2, 2005-2022

A6.2. Évolution de la densité du cheptel et de l’agriculture biologique

A6.3. Déficit d’investissement environnemental, moyenne annuelle

A7.1. Prix de détail de l’énergie en Belgique pour les ménages et l’industrie

A7.2. Évolution des prix de l’électricité pour les consommateurs non résidentiels (UE et partenaires étrangers)

A7.3. Capacité installée d’énergie renouvelable (à gauche) de la Belgique et bouquet électrique (à droite)

A8.1. Défis de la transition équitable en Belgique

A8.2. Taux de vacance d’emploi dans les secteurs des industries extractives et de la transformation

A9.1. Émissions du SEQE par secteur depuis 2013

A9.2. Traitement des déchets municipaux

A12.1. PIB par heure travaillée en SPA en pourcentage de l’UE en 2023 par rapport au taux de croissance 2000-2023

A12.2. Changements structurels (taille du secteur et croissance moyenne de la productivité par secteur)

A12.3. Productivité totale des facteurs (2010=100)

A13.1:a) proportion de femmes et d’hommes occupant des postes d’encadrement; b) indicateur de maturité des données ouvertes du secteur public: scores de 2023 (% du score total maximum); classement des pays, score global (côté droit)

A15.1. Taux de performances élevées en mathématiques par Communauté, PISA 2012, 2018 et 2022

A16.1. Espérance de vie à la naissance, en années

A16.2. Augmentation prévue des dépenses publiques consacrées aux soins de santé au cours de la période 2024-2070

A17.1. PIB par habitant (2011) et croissance annuelle du PIB par habitant (2013-2022)

A17.2. Taux d’emploi et de chômage par région et par niveau d’éducation, 2022

A19.1. Pression fiscale pour les ménages à un seul salaire et pour les deuxièmes apporteurs de revenus en pourcentage du coût total de la main-d’œuvre, 2023

A19.2. Subventions aux combustibles fossiles dues à des exonérations de droits d’accise et à des taux réduits, 2 021, en millions d’EUR

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