| CELEX | 52025AE2552 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 22 janvier 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/1975 | 28.4.2026 |
Avis du Comité économique et social européen
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le Fonds européen pour la cohésion économique, sociale et territoriale, l’agriculture et les zones rurales, la pêche et les affaires maritimes ainsi que la prospérité et la sécurité pour la période 2028-2034 et modifiant le règlement (UE) 2023/955 ainsi que le règlement (UE, Euratom) 2024/2509
[COM(2025) 565 final — 2025/0240 (COD)]
(C/2026/1975)
Rapporteur:
Florian MARINCorapporteur:
David SVENTEK| Conseiller | Petr ZAHRADNÍK (pour le rapporteur) |
| Procédure législative | |
| Consultation | Commission européenne, 17.7.2025; Conseil, 16.9.2025; Parlement européen, 6.11.2025 |
| Base juridique | Article 42, article 43, paragraphe 3, article 46, point d), article 91, paragraphe 1, point d), article 149, article 153, paragraphe 2, point a), article 164, article 175, article 177, article 178, article 192, paragraphe 1, article 194, paragraphe 2, article 209, paragraphe 1, article 212, paragraphe 2, article 294, article 322, paragraphe 1, point a), article 349 et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Documents de la Commission | |
| Objectifs de développement durable (ODD) pertinents | |
| Compétence | Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale» |
| Adoption en section | 7.1.2026 |
| Adoption en session plénière | 22.1.2026 |
| Session plénière no | 602 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 197/1/7 |
1. RECOMMANDATIONS
Le Comité économique et social européen (CESE):
Gouvernance et partenariat
| 1.1. | se félicite de la volonté de la Commission de simplifier les choses et d’accroître la flexibilité, tout en soulignant l’importance d’assortir cette simplification de garanties concrètes pour en assurer l’efficacité. En vue de préserver l’identité propre et la mission essentielle des politiques clés de l’Union, il convient de sauvegarder leur spécificité, leur visibilité, leur prévisibilité et leurs objectifs à long terme, en veillant à ce que la flexibilité ne se fasse pas au détriment des régions, des communautés, des secteurs et des groupes les plus vulnérables qui en sont le plus tributaires; |
| 1.2. | redoute que le regroupement, au sein d’un même dispositif, de divers besoins en matière d’investissement, par exemple dans l’agriculture, la pêche, la cohésion et la sécurité, soit de nature à mettre en concurrence les priorités et à affaiblir les garanties à long terme; s’oppose fermement à une telle approche, qui risque de disperser les ressources, de nuire aux efforts déployés pour réaliser les transitions climatique et numérique, d’affaiblir la redevabilité et de priver les agriculteurs, les pêcheurs ainsi que les régions et groupes vulnérables du soutien stable dont ils ont besoin de toute urgence, ainsi que de miner l’adhésion, voire la confiance, envers l’UE; recommande dès lors de limiter le regroupement aux seuls fonds dont les objectifs sont étroitement liés; |
| 1.3. | alerte expressément sur le fait que l’architecture plurifonds risque d’entraîner des conflits de distribution. Tant au début qu’au cours de la prochaine période de financement, le risque existe de voir apparaître une concurrence structurelle entre la dimension sociale, le développement régional et rural et les objectifs de la politique de sécurité et de migration. Il se pourrait en effet que les fonds initialement destinés à la cohésion, à la participation et à la promotion de l’égalité des conditions de vie se retrouvent de plus en plus souvent réaffectés vers des priorités à court terme en matière de sécurité; |
| 1.4. | s’oppose au transfert de responsabilité du niveau régional vers le niveau national en ce qu’il porte atteinte aux principes de subsidiarité, de territorialité et de gouvernance à plusieurs niveaux, ainsi qu’à la confiance dans l’Union, et pourrait nuire à la mise en œuvre de l’article 3 du traité sur l’Union européenne (objectifs de l’Union en matière de cohésion territoriale et de solidarité). Les régions devraient conserver un lien direct avec la Commission, tandis que le principe de «gestion partagée» doit être rendu plus inclusif et mieux adapté à cette nouvelle réalité; |
| 1.5. | signale que pour assurer leur bon fonctionnement, les plans de partenariat national et régional (plans PNR) devront bénéficier d’une participation forte et effective de la part des partenaires locaux et régionaux, des partenaires sociaux et des organisations de la société civile, ainsi que des représentants des différents secteurs d’activité et branches industrielles, tant lors de la phase de programmation que dans celles de la mise en œuvre, de la gestion, du suivi, de l’évaluation et du contrôle; souligne que le partenariat doit se refléter dans chaque chapitre de ces plans PNR et insiste sur la nécessité d’une représentation équilibrée des partenaires concernés au sein des comités de suivi; propose de prévoir dans les plans PNR un chapitre régional intégré ou un chapitre consacré à chaque région, avec un comité de suivi dédié; |
| 1.6. | invite la Commission à procéder sans délai à une révision du code de conduite européen sur le partenariat qui tienne compte des rôles différents et complémentaires des partenaires et des représentants institutionnels, au vu du risque d’affaiblir les principes de partenariat; juge nécessaire d’adopter une norme européenne minimale en matière de consultation et de faciliter la tâche aux bénéficiaires; |
| 1.7. | suggère de mettre en place un mécanisme de sanction en l’absence de participation effective, significative et transversale des partenaires sociaux et des organisations de la société civile; |
Dimension sociale et territoriale
| 1.8. | recommande de consolider encore la politique de cohésion, qui se retrouve affaiblie par la proposition actuelle; réclame des garanties pour assurer la protection des régions et des villes, en particulier lorsque les États membres peuvent les exclure du Fonds. Les fonds de cohésion doivent demeurer disponibles pour tous les territoires, conformément aux dispositions relatives à la cohésion prévues par l’article 175 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et pour les régions définies aux articles 174 et 349 dudit traité, indépendamment des manquements aux principes de l’UE constatés à l’échelon national; |
| 1.9. | souligne la nécessité de règles plus impératives pour garantir la participation des acteurs locaux et des villes, et considère que les intérêts infranationaux n’ont pas à faire les frais d’éventuelles violations de l’état de droit au niveau national; |
| 1.10. | plaide en faveur d’une concentration spécifique par thème dans les domaines de la sécurité alimentaire, des inégalités, du vieillissement dans la dignité et de la participation des citoyens, accompagnée d’un soutien aux groupes vulnérables, aux volontaires ainsi qu’aux acteurs de l’économie sociale. Le Comité juge nécessaire d’allouer spécifiquement des fonds supplémentaires aux pays situés aux frontières orientales de l’Union et aux régions limitrophes de la Russie et de la Biélorussie, dans le but de renforcer leur résilience économique, sociale et sécuritaire. Il importe d’inclure des mesures visant à retenir et à attirer les populations, ainsi qu’un soutien en faveur des infrastructures à double usage civil et sécuritaire; |
| 1.11. | considère qu’il est essentiel de définir correctement les objectifs sociaux, et ajoute que l’objectif de 14 % de dépenses sociales devrait uniquement concerner des objectifs du FSE tels que les qualifications et la formation, ainsi que le soutien aux groupes vulnérables et défavorisés; propose dès lors de réviser le règlement relatif à la performance, et de définir de manière plus précise et restrictive les dépenses sociales, conformément aux priorités du règlement FSE+. |
| 1.12. | recommande que les plans PNR promeuvent un travail de qualité, une rémunération équitable, des conditions sûres et une réduction de la pauvreté, en intégrant la cohésion et la compétitivité d’une manière équilibrée et durable; suggère dès lors que le financement de l’Union au titre du règlement établissant le «fonds polyvalent» soit subordonné à des critères sociaux à définir avec les partenaires sociaux nationaux; |
| 1.13. | propose de relever de 14 % à 20 % la part de l’enveloppe financière allouée à la réalisation des objectifs sociaux de l’UE et d’introduire des conditionnalités sociales en tant qu’objectif transversal du «fonds polyvalent», en s’appuyant sur les pratiques en vigueur dans le cadre de la politique agricole commune, pour faire en sorte que les fonds de l’Union réduisent la pauvreté et les inégalités plutôt que de les aggraver, conformément au plan d’action sur le socle européen des droits sociaux; |
| 1.14. | suggère d’introduire des conditionnalités territoriales et insiste sur la nécessité de respecter l’équilibre territorial lors de la sélection des opérations et de l’allocation des ressources, dans le respect de l’article 174 du TFUE relatif à la réduction des disparités, de l’agenda territorial 2030, de la charte de Leipzig sur la ville européenne durable, de l’accord de Ljubljana et de la vision à long terme pour les zones rurales à l’horizon 2040; |
| 1.15. | déplore profondément l’absence d’un fonds spécifique pour la transition juste et met en garde contre tout amalgame entre transition juste et transition propre: il convient de consolider le concept de «transition juste», et non de le fusionner avec la transition propre, car la double transition représente bien plus qu’un défi technologique; |
| 1.16. | recommande de renforcer la transition juste, en lui consacrant une couverture financière spécifique pouvant aller jusqu’à 6 % de l’enveloppe financière, afin de garantir que le processus de transition soit équitable et qu’aucune région ne soit laissée pour compte; |
| 1.17. | préconise, en accord avec les objectifs du pacte vert, d’interdire les investissements portant gravement atteinte à l’environnement; |
Suivi et transparence
| 1.18. | demande de renforcer les comités de suivi grâce à une assistance technique adéquate, d’améliorer et de consolider la transparence, de garantir une participation significative de la société civile et de mettre sur pied des mécanismes visant à permettre et faciliter son bon fonctionnement, et de faire en sorte que la participation des partenaires sociaux et des organisations de la société civile soit plus efficace et équilibrée. Les partenaires sociaux et les organisations de la société civile devraient disposer d’au moins 50 % des voix au sein de chaque comité de suivi créé; |
| 1.19. | recommande que pour chaque autorité de gestion, des comités de suivi soient mis en place à l’échelon national mais aussi régional pour les États membres régionalisés, qu’ils se réunissent au moins deux fois par an et qu’ils soient associés aux décisions relatives aux transferts entre chapitres et à l’évolution du processus de mise en œuvre; |
| 1.20. | fait valoir que ces comités devraient aussi être informés quant aux procédures de correction financière engagées par la Commission et à l’échelonnement de la mise en œuvre; |
Architecture financière
| 1.21. | relève la proposition d’utiliser jusqu’à 150 milliards d’euros sous forme de prêts et réclame des garanties pour s’assurer que ces derniers viennent compléter les subventions, sans pour autant les remplacer ni creuser les inégalités entre États membres; |
| 1.22. | estime que la mise en œuvre échelonnée devrait être limitée à un maximum de 5 % des dotations nationales pour éviter les disparités régionales et la fragmentation des investissements; |
| 1.23. | soutient le renforcement des instruments relatifs à l’investissement territorial intégré et au développement local mené par les acteurs locaux (DLAL/Leader), demande que les zones urbaines soient explicitement incluses dans ce DLAL et approuve l’allocation financière dédiée au DLAL/à Leader; |
| 1.24. | est d’avis que les investissements en matière de sécurité devraient contribuer à consolider la convergence et la complémentarité, ainsi qu’à protéger la cohésion, et que ces éléments ne doivent pas se faire concurrence; |
Dotations et Semestre européen
| 1.25. | appelle la Commission européenne à maintenir les complémentarités avec d’autres politiques de l’UE, à créer un effet multiplicateur sur le plan social et économique et à garantir la bonne utilisation des fonds, étant donné que la cohésion ne s’érige pas en concurrente des priorités stratégiques de l’UE, mais en complémentarité de celles-ci; |
| 1.26. | invite la Commission à exposer clairement la méthode suivie pour allouer les fonds aux États membres, s’agissant notamment des variations de volume entre les périodes de programmation, et à mettre en avant les priorités principales pour éviter toute concurrence entre les différentes priorités au niveau des États membres, sachant que certains instruments, comme le FEDER actuel et la politique commune de la pêche, gagneraient à être mieux décrits dans la proposition; appelle la Commission à mettre sur pied un mécanisme de répartition du budget des plans PNR entre les États membres qui garantisse l’équité et réduise les disparités de niveau des paiements agricoles, en apportant un soutien supplémentaire au titre de la PAC à ceux qui en ont le plus besoin, en raison par exemple de paiements directs moins importants, d’un risque plus élevé de pauvreté ou d’un RNB par habitant plus faible; |
| 1.27. | s’oppose à toute forme de conditionnalité macroéconomique dans le cadre du Semestre européen, dès lors que le décaissement des fonds de l’Union ne devrait pas être lié à des propositions de réforme structurelle qui n’ont rien à voir avec eux. Il convient en outre de clarifier le rôle du Semestre européen pour orienter les investissements; estime qu’il importe aussi de consolider le lien avec les objectifs de développement durable, notamment les ODD no 8, 10, 11, 13, 14, 15 et 16, et qu’en plus des indicateurs sociaux nationaux, le cadre européen de convergence sociale devrait lui aussi s’appliquer. |
2. NOTES EXPLICATIVES
| 2.1. | Dans le cadre de la proposition de cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour la période 2028-2034, la Commission européenne propose de créer un fonds global et intégré, le Fonds européen pour la cohésion économique, sociale et territoriale, l’agriculture et les zones rurales, la pêche et les affaires maritimes ainsi que la prospérité et la sécurité, en remplacement des quatorze fonds qui couvrent aujourd’hui les domaines concernés. |
| 2.2. | Le Fonds couvre les domaines relevant habituellement de la politique de cohésion, de la politique agricole commune et de la politique commune de la pêche, auxquels s’ajoutent l’asile, la migration et la politique des visas, ainsi que la protection des frontières et les affaires intérieures. Il consiste en un ensemble complet d’enveloppes nationales garanties allouées aux différents États membres de l’Union. À cet égard, la proposition de CFP prévoit qu’environ 44 % de sa dotation totale sera redistribuée sous la forme d’enveloppes nationales garanties, contre quelque 63 % à l’heure actuelle. |
| 2.3. | Le Fonds, doté d’une enveloppe financière de 865,1 milliards d’euros, représente le volet principal du CFP et permet de financer les plans PNR (782,9 milliards d’euros), lesquels viennent compléter la facilité de l’UE (71,9 milliards d’euros), autre instrument nouvellement créé dans le cadre du CFP, et le programme Interreg déjà existant (10,3 milliards d’euros). L’enveloppe budgétaire n’est pas suffisante pour faire face à la multitude et à la diversité accrue des risques au niveau régional. Le CESE estime que le budget devrait augmenter d’au moins 5 %, et que celui de la PAC devrait être porté à 0,5 % du PIB de l’Union au moyen d’une enveloppe rurale spécifique et d’une architecture financière propre aux politiques fondées sur les traités, indépendamment d’autres améliorations qui restent nécessaires. |
| 2.4. | Le CESE suggère de prévoir des dispositions expresses pour garantir que le principe de partenariat soit appliqué et que les partenaires sociaux et les organisations de la société civile soient associés à la conception, à la mise en œuvre, au suivi, à la gestion, à l’évaluation et au contrôle des plans PNR. Leur participation continue et transversale est un facteur clé de réussite, étant donné que la flexibilité et la centralisation accrues prévues dans la proposition risquent de saper la confiance dans l’UE, de compromettre l’approche territorialisée et la gouvernance à plusieurs niveaux et de nuire à une approche équilibrée entre les objectifs stratégiques. L’approche territorialisée de la politique de cohésion et les mécanismes de stabilité de la PAC évitent la fragmentation ainsi que les risques de centralisation, de perte de légitimité et de baisse de la confiance. Le CESE est d’avis que le règlement «fonds polyvalent» ne met pas en place les mécanismes contraignants qui s’imposent pour assurer une participation effective des parties prenantes. Il convient de mettre sur pied un mécanisme de réclamation à l’intention des parties prenantes. Lorsque les gouvernements omettent d’associer de manière effective ces dernières, il s’impose d’appliquer des conditionnalités et des mesures de sauvegarde appropriées afin d’accroître la participation. De l’avis du CESE, la «vérification dans les régions» que propose la Commission ne suffira pas à garantir une participation effective des parties prenantes, car elle se concentre uniquement sur la participation des autorités gouvernementales à différents niveaux de gouvernance (régional, local, etc.) et ignore les partenaires sociaux et les organisations de la société civile, se bornant à proposer de rendre compte de la participation sans prévoir de conséquences dans les cas où celle-ci serait jugée inefficace. C’est pourquoi le Comité propose, en plus de la «vérification dans les régions», de procéder à un contrôle relatif aux partenaires sociaux et aux organisations de la société civile. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.2
| 2.5. | Le CESE estime que les plans PNR devraient comporter un chapitre régional intégré ou un chapitre consacré à chaque région, et que les propositions doivent être assorties de garanties supplémentaires à cet égard. Le problème de la responsabilité doit être abordé de manière cohérente, s’agissant notamment des répercussions sur les villes ou les intérêts infranationaux en cas de violation du principe de l’état de droit, par exemple au niveau national, dans un contexte où les régions éligibles ne sont pas en mesure de négocier avec la Commission européenne. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.2
| 2.6. | Il est avéré que les systèmes centralisés connaissent des problèmes de transparence. Pour y remédier, il faut procéder à des investissements et à des réformes englobant des structures de gouvernance nationales et régionales. Augmenter le nombre de réunions par an contribuera à asseoir les principes de «partenariat» et de «gouvernance à plusieurs niveaux» et à assurer une bonne communication quant à l’état d’avancement de la mise en œuvre. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.3
| 2.7. | Le CESE estime que les plans PNR devraient inclure des analyses d’impact territorial pour les investissements et réformes de grande envergure, afin d’en montrer les effets sur les disparités régionales et la cohésion territoriale, et comporter une section sur la manière dont les investissements équilibreront le développement rural et urbain, y compris dans les zones périurbaines. En effet, il s’agit là d’un aspect important pour éviter une concentration excessive des fonds dans les zones métropolitaines et garantir que les zones rurales (y compris les régions dépeuplées et vieillissantes) continuent à bénéficier d’un soutien, sur la base d’un test rural spécifique. Ces plans devraient aussi veiller à ce que des investissements soient consentis dans les territoires fonctionnels (régions insulaires, de montagne, à faible densité de population ou ultrapériphériques), tels que définis aux articles 174 et 349 du TFUE, et conformément à la pratique de la politique de cohésion. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.4 et 1.5
| 2.8. | Les plans PNR doivent démontrer que les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les collectivités locales et régionales sont effectivement associés aux comités de gouvernance et de suivi, et qu’ils jouent un rôle déterminant dans les décisions concernant leur territoire, ce qui va dans le sens d’un renforcement du sentiment d’appropriation et de la gouvernance à plusieurs niveaux. Le CESE souligne que ce partenariat devrait se refléter dans chaque chapitre de ces plans PNR et insiste sur la nécessité d’une représentation équilibrée des partenaires concernés. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.5
| 2.9. | Dans un contexte marqué par une flexibilité accrue, il convient que les liens avec les défis sociétaux les plus importants soient abordés grâce à une architecture fondée sur une concentration par thème, autour par exemple de la sécurité alimentaire, des inégalités, du vieillissement dans la dignité et de la participation des citoyens, afin de préserver la destination des fonds. Le CESE propose de garantir expressément des ressources financières spécifiques pour les concentrations thématiques en question, cette mesure étant nécessaire pour consolider le lien avec les objectifs de développement durable, en particulier les objectifs 8, 10, 11, 13 et 16 qui visent à renforcer la justice sociale et territoriale. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.6 et 1.7
| 2.10. | L’appropriation du plan passe aussi par une participation des partenaires nationaux et infranationaux à la phase de contrôle, car le Fonds ne doit pas se limiter à un principe formel de partenariat: il doit associer les partenaires de manière inclusive et en veillant à leur intégration. En outre, il est essentiel d’assurer une légitimité et une granularité pour gérer les besoins selon une approche territorialisée. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.8, 1.9 et 1.10
| 2.11. | Le CESE suggère que les régions, les partenaires sociaux et les organisations de la société civile se voient offrir des garanties concrètes, et ce afin d’assurer la bonne mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, de garantir des investissements suffisants dans le bien-être des travailleurs et des citoyens de l’UE, de consolider la dimension sociale de la compétitivité et de financer les aspects sociaux de la double transition. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.13
| 2.12. | Le CESE propose de subordonner le décaissement des moyens au titre du «fonds polyvalent» à des critères sociaux tels que définis dans le droit de l’Union et la législation de ses États membres, tout en tenant compte des spécificités de chacun de ces derniers. Afin d’appliquer ces critères sociaux, il est nécessaire que ce soient les partenaires sociaux nationaux qui les conçoivent et les approuvent; il pourrait s’agir entre autres du maintien des sites et de garanties d’emploi, de mesures de qualification et de formation ou du respect des conventions collectives. Il existe d’ores et déjà divers exemples à cet égard dans certains États membres. De tels critères sociaux devraient respecter la diversité du dialogue social dans les États membres et ne pas entraîner de discrimination indue à l’encontre de certains types d’entreprises ou de certains États membres. Qui plus est, ces critères sociaux ne devraient pas faire peser de charges administratives inutiles sur les entreprises. Les exemples observables à l’échelon national montrent que lier les financements publics à des critères sociaux peut aider à axer de manière systématique la transformation nécessaire de l’économie sur la création et le maintien d’emplois de qualité, ce qui accroît l’acceptation de la transition écologique. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.4 et 1.14
| 2.13. | Le CESE regrette que la proposition n’inclue plus le processus de transition juste de façon appropriée et qu’elle n’y consacre absolument aucune ressource financière expresse, bien que cette transition juste soit citée parmi les objectifs du Fonds. Il considère que le concept de «transition juste» doit être consolidé, plutôt que de se voir fusionné avec la transition propre, car la double transition représente bien plus qu’un défi technologique. Une allocation de 6 % est proposée pour les régions en transition, c’est-à-dire celles qui sont les plus touchées par la transition écologique. Le CESE juge la nouvelle mesure de sauvegarde proposée insuffisante, estimant qu’elle ne suffira pas à éviter que les régions en transition ne subissent de nouvelles réductions par rapport à la période de financement actuelle. La meilleure manière de répondre comme il se doit aux besoins de financement des régions en transition serait de leur allouer un montant bien précis. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.14
| 2.14. | Le CESE estime que la territorialité des plans PNR devrait représenter une obligation et non une option pour les États membres, comme c’est le cas pour le Fonds pour la compétitivité qui doit présenter un équilibre territorial, sachant qu’il faut parvenir à un compromis entre productivité globale et cohésion territoriale. La Commission devrait disposer de pouvoirs suffisants pour maintenir la synergie entre la dynamique de la mise en œuvre et les objectifs et besoins de développement critiques de l’Union. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.13
| 2.15. | Alors que la politique agricole commune prévoit déjà des conditionnalités sociales, celles-ci devraient être reconnues comme une conditionnalité transversale en vue d’assurer un processus de mise en œuvre plus cohérent et plus équilibré. L’investissement social, en particulier dans l’éducation, les compétences, la garde d’enfants et les soins de santé, renforce la main-d’œuvre et soutient les transitions verte et numérique. Ainsi, cette dotation de 20 % ne représente pas uniquement une dépense sociale, mais aussi un investissement dans la productivité et la croissance. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.15, 1.16 et 1.17
| 2.16. | Pour que la mise en œuvre soit efficace, il est primordial de consolider les comités de suivi et de les associer comme il se doit, puisque les conflits entre les différents intérêts risquent d’être déplacés du niveau européen vers le niveau national. Des procédures transparentes s’imposent concernant la participation de leurs membres, y compris ceux issus de la société civile. Les comités de suivi pourraient offrir des garanties supplémentaires s’ils étaient associés, entre autres, aux transferts de fonds substantiels opérés entre différents chapitres et à l’intérieur de ceux-ci, à la consolidation d’une approche territoriale équilibrée, y compris en confortant le principe d’une approche territorialisée, ainsi qu’à la communication d’informations adéquates sur les intérêts représentés au sein de ces comités. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.18, 1.19 et 1.20
| 2.17. | Il est essentiel d’investir dans le renforcement des capacités des partenaires sociaux et des organisations de la société civile, ainsi que de garantir l’accès à une assistance technique, de manière à garantir l’application effective du principe de partenariat dans un contexte caractérisé par une flexibilité accrue au niveau national comme par la nécessité de satisfaire des besoins de développement extrêmement complexes et de répondre à des risques asymétriques. En regroupant les besoins dans un petit nombre de fonds et en transférant les négociations au niveau des États membres, on risque de léser certains intérêts, voire de provoquer des conflits entre eux. Il faudrait également disposer d’importantes capacités administratives au niveau infranational pour gérer le processus de mise en œuvre de manière cohérente et efficace. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.20
| 2.18. | La mise en œuvre échelonnée devrait constituer une exception, car elle a des répercussions claires et tangibles sur les objectifs stratégiques et les résultats du Fonds, porte atteinte au principe de «concurrence» et risque de créer des disparités régionales et de conduire à un traitement inégal des régions, ainsi que de morceler les efforts déployés pour contrer les incertitudes et les risques politiques. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.21
| 2.19. | L’un des motifs pour créer un fonds global et intégré était de soutenir une approche intégrée en matière d’utilisation des ressources budgétaires de l’UE. Le CESE estime que dans la proposition, les approches classiques sur lesquelles repose l’approche intégrée (investissement territorial intégré, développement local mené par les acteurs locaux, Leader) ne sont mises en avant que de manière très vague et marginale. Pour stimuler la complémentarité entre zones rurales et zones urbaines, il conviendrait d’inclure ces dernières dans le développement local mené par les acteurs locaux, comme c’est déjà le cas dans certains États membres, ce qui permettrait de gagner en efficacité. À la différence de la PAC et des fonds de cohésion, la vision pour les zones rurales ne fait pas l’objet d’une ligne budgétaire réservée et distincte. Il n’existe en outre pas de cadre clair permettant d’examiner en quoi les plans PNR contribuent aux objectifs de la vision pour les zones rurales à l’horizon 2040. Il est dès lors difficile d’en mesurer les progrès et de s’assurer du respect des engagements. Le concept de «villages intelligents» devrait par ailleurs être renforcé. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.22 et 1.25
| 2.20. | Le CESE se félicite également de la proposition de recourir à des prêts, dont la valeur totale pourrait atteindre la somme assez considérable de 150 milliards d’euros, pour mettre en œuvre les plans PNR, et estime qu’il convient d’en clarifier davantage les conditions de remboursement, afin d’éviter une distorsion de l’endettement entre les États membres, notamment pour les pays affichant une dette publique importante. S’ils sont bien conçus, ces instruments peuvent accroître considérablement la marge de manœuvre budgétaire dont disposent les États membres pour mettre en œuvre des investissements propices à la croissance. Le CESE demande à la Commission européenne et aux colégislateurs de fournir davantage d’informations et de précisions sur ces instruments de prêt et de faire en sorte qu’ils soient conçus de manière à être intéressants sur le plan budgétaire pour les États membres. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.23
| 2.21. | Le CESE soutient la complémentarité entre le Semestre européen, les plans nationaux en matière d’énergie et de climat et les plans budgétaires et structurels, pour autant que la cohésion et l’équilibre territorial restent les principes directeurs. Il signale des risques de chevauchement, notamment du point de vue du double usage, et souligne par conséquent qu’il convient d’éviter tout chevauchement avec l’instrument SAFE. |
| 2.22. | Le CESE s’oppose à toute forme de conditionnalité macroéconomique dans le cadre des plans PNR. L’exigence selon laquelle les plans PNR doivent relever efficacement les défis constatés dans le contexte du Semestre européen, telle qu’elle est conçue, est donc inadéquate et doit être clarifiée. Le décaissement des fonds de l’Union ne doit pas être lié à des propositions de réforme structurelle qui n’ont rien à voir avec eux. L’obligation de réformer devrait être mise en rapport avec l’objectif stratégique du fonds considéré et participer à sa gestion efficace. |
Arguments à l’appui des recommandations 1.26 et 1.27
| 2.23. | Compte tenu de l’incidence asymétrique des différents risques, de l’évolution du processus de mise en œuvre et du rôle accru des États membres, il est impératif d’exposer avec clarté la méthode d’allocation, qui diffère de la méthode habituellement utilisée pour allouer les ressources budgétaires de l’Union. |
3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION
Amendement 1
Lié à la recommandation 1.5
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| Article 6 | Article 6 | ||||
| Partenariat et gouvernance à plusieurs niveaux | Partenariat et gouvernance à plusieurs niveaux | ||||
| 1. […] Ce partenariat comprend une représentation équilibrée des partenaires suivants: | 1. […] Ce partenariat comprend une représentation équilibrée des partenaires suivants: | ||||
|
| ||||
|
| ||||
| […] | […] | ||||
| 2. Le partenariat établi conformément au paragraphe 1 fonctionne conformément au principe de la gouvernance à plusieurs niveaux et à une approche ascendante. L’État membre associe les partenaires visés à chaque point du paragraphe 1 à l’élaboration du plan ainsi que tout au long de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation des chapitres, notamment en les faisant participer aux comités de suivi conformément à l’article 55. | 2. Le partenariat établi conformément au paragraphe 1 fonctionne conformément au principe de la gouvernance à plusieurs niveaux et à une approche ascendante. L’État membre associe les partenaires visés à chaque point du paragraphe 1 à l’élaboration du plan ainsi que tout au long de l’élaboration, de la mise en œuvre , du suivi, du contrôle et de l’évaluation des chapitres, notamment en les faisant participer aux comités de suivi conformément à l’article 55. |
Exposé des motifs
La proposition se rapporte et devrait être intégrée aux articles 6, 8 et 21, en associant les partenaires sociaux et les organisations de la société civile à la conception des plans; de même qu’aux articles 56 et 75, par la création d’un partenariat avec les partenaires économiques et sociaux en vue de la mise en œuvre des investissements territoriaux intégrés.
Amendement 2
Lié à la recommandation 1.19
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE |
| Article 6 | Article 6 |
| Partenariat et gouvernance à plusieurs niveaux | Partenariat et gouvernance à plusieurs niveaux |
| […] | […] |
| 6. Au moins une fois par an, la Commission consulte les organisations représentant les partenaires au niveau de l’Union au sujet de la mise en œuvre des programmes. | 6. Au moins deux fois par an, la Commission consulte les organisations représentant les partenaires au niveau de l’Union au sujet de la mise en œuvre des programmes. Cette consultation est aussi l’occasion d’évaluer la portée et la qualité de la participation des partenaires. Si celle-ci est jugée insuffisante, la Commission, en coopération avec les parties prenantes, propose des mesures pour garantir le respect plein et effectif du principe de partenariat. |
Exposé des motifs
Pour garantir un cadre de mise en œuvre adapté et efficace au vu de la grande souplesse prévalant au niveau des États membres, il s’impose de tenir au moins deux réunions obligatoires par an afin de garantir une communication et une transparence adéquates. Il convient de prévoir davantage de réunions afin de garantir une participation adéquate des partenaires ainsi que des activités de suivi appropriées pour ce qui est de la mise en œuvre. La présente proposition a trait à l’article 54.
Amendement 3
Lié à la recommandation 1.16
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||
| Article 10 | Article 10 | ||
| Budget | Budget | ||
| […] | […] | ||
| 2. L’enveloppe financière est allouée comme suit: | 2. L’enveloppe financière est allouée comme suit: | ||
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| […] | ||
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Exposé des motifs
Le règlement ne prévoit aucun budget spécifique en faveur de la transition juste. Sachant que ce processus de transition nécessite plusieurs décennies et passe par des reconversions, une réaffectation des infrastructures et une diversification de l’économie, l’amendement déposé prévoit l’obligation d’y consacrer un budget spécifique à concurrence de 6 % de l’enveloppe financière.
Amendement 4
Lié à la recommandation 1.13
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE |
| Article 10 | Article 10 |
| Budget | Budget |
| […] | […] |
| 5. Au moins 14 % de l’enveloppe financière visée au paragraphe 2 et du montant visé au paragraphe 4 sont consacrés à la réalisation des objectifs sociaux de l’Union, calculés à l’aide des coefficients visés à l’article 6, paragraphe 1, du règlement (UE) [règlement relatif à la performance]. | 5. Au moins 20 % de l’enveloppe financière visée au paragraphe 2 et du montant visé au paragraphe 4 sont consacrés à la réalisation des objectifs sociaux de l’Union, calculés à l’aide des coefficients visés à l’article 6, paragraphe 1, du règlement (UE) [règlement relatif à la performance]. |
Exposé des motifs
Au vu du contexte social actuel au sein de l’Union et face à la nécessité d’une approche équilibrée, il est nécessaire de porter à 20 % la dotation en faveur des objectifs sociaux. Cette augmentation s’impose également pour contribuer à réduire les inégalités et les disparités régionales.
Amendement 5
Lié à la recommandation 1.18
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE |
| Article 13 | Article 13 |
| Assistance technique à l’initiative de l’État membre | Assistance technique à l’initiative de l’État membre |
|
| […] |
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| 6. Les partenaires sociaux et les organisations de la société civile représentés au sein du comité de suivi auront accès à une assistance technique. |
Exposé des motifs
La présente proposition répond à la nécessité d’assurer le bon fonctionnement des comités de suivi, compte tenu de la structure des votes, de la complexité des activités de ces comités et de la nécessité d’une action de qualité de leur part.
Amendement 6
Lié à la recommandation 1.13
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| Article 22 | Article 22 | ||||
| Exigences relatives au plan PNR | Exigences relatives au plan PNR | ||||
| […] | […] | ||||
| 2. Le plan PNR: | 2. Le plan PNR: | ||||
| […] | […] | ||||
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Exposé des motifs
Le Fonds devrait veiller à la cohésion sociale en évitant toute réforme ou tout investissement qui aggrave les inégalités ou compromet les droits du travail ou la protection sociale. Des conditionnalités sociales ont déjà été incluses dans la politique agricole commune et il convient de reprendre la même approche dans le Fonds, en en faisant un principe horizontal.
Amendement 7
Lié à la recommandation 1.18
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE |
| Article 55 | Article 55 |
| Composition du comité de suivi | Composition du comité de suivi |
| 1. […] Chaque membre du comité de suivi dispose d’une voix. | 1. […] Chaque membre du comité de suivi dispose d’une voix , et les partenaires sociaux et les organisations de la société civile mentionnés à l’article 6 détiennent ensemble au moins 50 % des voix . |
Exposé des motifs
Une approche équilibrée et participative vis-à-vis de la société civile exige notamment que celle-ci dispose du même pourcentage de voix au sein des comités de suivi.
Amendement 8
Lié à la recommandation 1.20
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| Article 56 | Article 56 | ||||
| Fonctions du comité de suivi | Fonctions du comité de suivi | ||||
| […] | […] | ||||
| 2. Le comité de suivi approuve pour le ou les chapitres sous sa responsabilité: | 2. Le comité de suivi approuve pour le ou les chapitres sous sa responsabilité: | ||||
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Exposé des motifs
Le comité de suivi devrait être associé aux modifications ayant trait aux chapitres, y compris aux décisions concernant des transferts de fonds, compte tenu de la souplesse accrue accordée au niveau des États membres et de la diversification considérable des besoins.
Amendement 9
Lié à la recommandation 1.14
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| Article 56 | Article 56 | ||||
| Fonctions du comité de suivi | Fonctions du comité de suivi | ||||
| […] | […] | ||||
| 2. […] | 2. […] | ||||
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Exposé des motifs
Le principe de territorialité doit être abordé de manière transversale pour assurer une répartition équilibrée des opérations, compte tenu de la souplesse accrue au niveau des États membres. Il revêt une grande importance pour garantir un accès équilibré aux possibilités qu’offrent les plans PNR.
Amendement 10
Lié à la recommandation 1.20
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE |
| Article 68 | Article 68 |
| Corrections financières effectuées par la Commission | Corrections financières effectuées par la Commission |
| […] | […] |
| 3. Avant de se prononcer sur une correction financière, la Commission informe l’État membre de ses conclusions et offre à celui-ci la possibilité de présenter, dans un délai de deux mois, ses observations sur l’évaluation de la Commission. Ce délai peut être prolongé d’un commun accord. La Commission prend en compte toutes les informations et observations pertinentes fournies par l’État membre avant de prendre une décision sur l’application de la correction financière. | 3. Avant de se prononcer sur une correction financière, la Commission informe l’État membre de ses conclusions et offre à celui-ci la possibilité de présenter, dans un délai de deux mois, ses observations sur l’évaluation de la Commission. Ce délai peut être prolongé d’un commun accord. Le comité de suivi est informé de l’intention de la Commission ainsi que du plan proposé par l’État membre. La Commission prend en compte toutes les informations et observations pertinentes fournies par l’État membre avant de prendre une décision sur l’application de la correction financière. |
Exposé des motifs
Il convient de consolider le rôle de ces comités eu égard à la souplesse prévue par la proposition de règlement de la Commission.
Amendement 11
Lié à la recommandation 1.23
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| Article 76 | Article 76 | ||||
| Développement local mené par les acteurs locaux | Développement local mené par les acteurs locaux | ||||
| 1. 1. Le développement local mené par les acteurs locaux: | 1. 1. Le développement local mené par les acteurs locaux: | ||||
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Exposé des motifs
Dans certains États membres, le développement local mené par les acteurs locaux couvre déjà les zones urbaines. L’amendement déposé garantit davantage de clarté dans la mise en œuvre de cet instrument.
Amendement 12
Lié à la recommandation 1.22
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE |
| Article 79 | Article 79 |
| Conditions pour les mesures qui comprennent des opérations avec une mise en œuvre échelonnée | Conditions pour les mesures qui comprennent des opérations avec une mise en œuvre échelonnée |
| 1. Les États membres peuvent soutenir des mesures de soutien lorsque l’opération ou les opérations sous-jacentes consistent en la seconde phase d’une opération déjà retenue pour bénéficier d’un soutien et entamée au titre du règlement (UE) 2021/1060, si les conditions suivantes sont remplies: | 1. Les États membres peuvent soutenir des mesures de soutien jusqu’à concurrence de 5 % du budget alloué, lorsque l’opération ou les opérations sous-jacentes consistent en la seconde phase d’une opération déjà retenue pour bénéficier d’un soutien et entamée au titre du règlement (UE) 2021/1060, si les conditions suivantes sont remplies: |
Exposé des motifs
Fixer un pourcentage maximal pour la mise en œuvre échelonnée permet de préserver une adéquation avec les enjeux et les risques réels et de garantir une concordance entre l’évolution des besoins et le processus de mise en œuvre.
Amendement 13
Lié à la recommandation 1.20
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||
| Article 79 | Article 79 | ||
| Conditions pour les mesures qui comprennent des opérations avec une mise en œuvre échelonnée | Conditions pour les mesures qui comprennent des opérations avec une mise en œuvre échelonnée | ||
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| 1. […] | ||
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Exposé des motifs
Il conviendrait que les opérations échelonnées soient approuvées par le comité de suivi, car elles ont des conséquences sur la concurrence et le principe de territorialité et pourraient influer sur le processus de mise en œuvre.
Bruxelles, le 22 janvier 2026.
Le président
du Comité économique et social européen
Séamus BOLAND
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1975/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0024
12/08/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123095
31/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874
28/07/2026