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AccueilDroit européen52025AE2919
Avis institutionnel52025AE2919

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme Erasmus+ pour la période 2028-2034 et abrogeant les règlements (UE) 2021/817 et (UE) 2021/888 [COM(2025) 549 final — 2025/0222 (COD)]

CELEX52025AE2919
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 21 janvier 2026

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) porte sur la proposition de la Commission visant à renouveler le programme Erasmus+ pour la période 2028-2034. Le CESE évalue les objectifs, la structure budgétaire et les priorités du futur programme, notamment en matière d'inclusion, de simplification administrative et de soutien à l'éducation et à la formation professionnelle. Pour le professionnel du droit français, cet avis constitue un élément préparatoire non contraignant mais influent dans le processus législatif, pouvant éclairer les futures négociations interinstitutionnelles et l'adaptation du droit national.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/1962

28.4.2026

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme Erasmus+ pour la période 2028-2034 et abrogeant les règlements (UE) 2021/817 et (UE) 2021/888

[COM(2025) 549 final — 2025/0222 (COD)]

(C/2026/1962)

Rapporteure générale:

Nicoletta MERLO

Corapporteure générale:

Katrīna LEITĀNE

Conseillers

Caillum HEDDERMAN (pour la rapporteure et la corapporteure, groupes II et III)

Larisa PANAIT (pour le groupe I)

Procédure législative

EU Law Tracker

Consultation

Parlement européen, 12.11.2025

Conseil de l’Union européenne, 1.10.2025

Base juridique

Article 165, paragraphe 4, article 166, paragraphe 4, article 214, paragraphe 5, et article 294 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Documents de la Commission

COM(2025) 549 final

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 4 — Éducation de qualité

ODD 10 — Inégalités réduites

ODD 16 — Paix, justice et institutions efficaces

Compétence

Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté»

Adoption en session plénière

22.1.2026

Session plénière no

602

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

216/8/12

1. RECOMMANDATIONS

En ce qui concerne la proposition de règlement, le Comité économique et social européen (CESE):

1.1.

souligne le besoin de différencier clairement, dans la structure du programme, les volets «Jeunesse», «Éducation et formation» et «Sport», en veillant à ce que chacun occupe une place à part entière dans la proposition de règlement et en détaillant les mesures et définitions correspondantes;

1.2.

insiste sur la nécessité d’une ligne budgétaire spécifique pour les questions liées à la jeunesse et demande qu’au moins 15 % du budget total d’Erasmus+ soient alloués à ce secteur; réclame en outre que dans le domaine de l’éducation et de la formation, au moins 26,2 % soient affectés à l’enseignement et à la formation professionnels;

1.3.

exprime sa préoccupation quant à la restructuration proposée d’Erasmus+ en deux piliers, qui risque de réduire la visibilité et l’efficacité de certaines mesures clés, en particulier celles liées à l’élaboration des politiques et à la participation des jeunes; met donc l’accent sur l’importance de prévoir une mesure de «soutien à l’élaboration des politiques» en tant que composante à part entière, en la distinguant de la «coopération entre organisations et établissements», en préservant les fonctions de l’actuelle action clé no 3 et en reconnaissant que l’élaboration des politiques joue un rôle particulier pour ce qui est de promouvoir la participation des jeunes et l’engagement démocratique des citoyens de tous âges, qu’elle répond à un besoin spécifique dans ce domaine, par-delà la coopération, et qu’elle garantit une cohérence avec la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, le programme de travail européen sur l’animation socio-éducative, ainsi que d’autres domaines d’action en rapport avec l’éducation et la formation, comme l’union des compétences et la validation de l’apprentissage non formel et informel;

1.4.

fait valoir qu’il est essentiel de procéder à un suivi rigoureux du programme en recourant à des indicateurs, notamment en ce qui concerne les personnes moins favorisées, à des structures de gouvernance participatives associant les bénéficiaires — dont les organisations de jeunesse, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les organismes de représentation des entreprises —, ainsi qu’à une supervision par les États membres;

1.5.

rappelle combien il importe de préserver la valeur exceptionnelle du corps européen de solidarité et son identité propre, ainsi que de défendre ses principes directeurs que sont la solidarité, le volontariat et l’engagement civique, tout en maintenant sa visibilité, sa dimension d’apprentissage non formel et informel ainsi que son accessibilité, en particulier pour les jeunes moins favorisés;

1.6.

insiste sur l’importance de veiller à ce que le programme soit ouvert et accessible aux Européens au-delà des frontières de l’Union, aussi bien pour les personnes que pour les organisations, en incluant les pays européens non membres de l’UE où prévalent la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit, afin de faire progresser la mobilité, le volontariat et la solidarité dans toute l’Europe;

1.7.

souligne que le volontariat et les activités de solidarité constituent un élément essentiel de l’animation socio-éducative et de l’engagement civique pour les personnes de tous âges, et qu’il y a lieu de les reconnaître et de les soutenir comme autant de précieuses occasions d’apprentissage et de participation. Il convient de maintenir une distinction claire entre ces activités et les emplois formels ou les stages, conformément aux règles existantes, tout en préservant la finalité et la valeur ajoutée propres au volontariat;

1.8.

demande que la mobilité des professionnels continue à bénéficier d’une couverture adéquate au titre du pilier «mobilité à des fins d’éducation et de formation». Cette mobilité, notamment celle des enseignants, des formateurs et des animateurs socio-éducatifs, renforce les capacités organisationnelles à long terme et assure un transfert de pratiques éducatives innovantes entre les secteurs;

1.9.

invite à allouer des ressources financières et à mettre en place des mécanismes de financement afin de garantir une sensibilisation et une inclusion efficaces des personnes moins favorisées — notamment les jeunes sans emploi qui ne suivent ni études ni formation —, souvent laissées pour compte par les mesures d’inclusion à caractère général;

1.10.

recommande de continuer à renforcer l’incidence socio-économique d’Erasmus+, et notamment sa pertinence vis-à-vis du marché du travail, en veillant à ce que la mobilité à des fins d’apprentissage reste au cœur du programme et à ce que celui-ci soit fortement axé sur l’enseignement et la formation professionnels initiaux comme sur l’enseignement et la formation professionnels en général. Les actions menées dans ce domaine exigent un financement nettement plus important. Pour soutenir le renforcement des capacités en matière d’enseignement et de formation professionnels, il importe de continuer à associer activement les partenaires sociaux, les organisations paritaires, les organismes représentant les entreprises — notamment les PME — et les établissements de formation, afin de renforcer la coopération entre les prestataires de services éducatifs et le marché du travail et de favoriser ainsi une innovation durable dans l’offre de compétences.

2. NOTES EXPLICATIVES

a)

Le CESE rappelle qu’Erasmus+ constitue le programme phare de l’UE pour promouvoir le développement éducatif, professionnel et personnel grâce à l’apprentissage tout au long de la vie dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Il contribue à la croissance durable, à la qualité de l’emploi, à la cohésion sociale, à l’innovation, au renforcement de l’identité européenne et à la citoyenneté active au sein de l’Union et dans le monde. Le programme s’est révélé porteur de changement pour des millions d’Européens de tous âges, de toutes régions et de tous horizons personnels, en encourageant l’inclusion, la participation et la solidarité par-delà les frontières. Les organisations de jeunesse, surtout lorsqu’elles sont dirigées par des jeunes, amplifient ces effets en promouvant une participation significative des jeunes, en servant de passerelle entre ces derniers et les institutions, et en veillant à ce que la conception, la mise en œuvre et l’évaluation du programme tiennent compte des points de vue éclairés qu’elles apportent. Elles doivent dès lors être reconnues comme les bénéficiaires légitimes et les principaux partenaires des programmes en faveur de la jeunesse, et bénéficier à ce titre d’un statut prioritaire.

b)

Le CESE préconise de continuer à faire évoluer Erasmus+ pour veiller à ce que le programme reste adapté à un monde en mutation, en s’assurant que les réformes soient garantes de l’accessibilité et de l’inclusivité du dispositif ainsi que d’une participation significative des jeunes, sur la base d’une évaluation fondée sur des données probantes et dans un souci de pérenniser la valeur avérée de cet instrument. Toute amélioration future devrait préserver l’intégrité et la cohérence d’Erasmus+, ainsi que la reconnaissance qu’il accorde aux organisations de jeunesse en tant que partenaires et acteurs stratégiques essentiels, en prévoyant un financement spécifique pour la jeunesse afin de garantir l’accessibilité, la diversité et l’incidence durable du programme. C’est par cette approche qu’Erasmus+ pourra continuer à donner aux jeunes les moyens de construire une Europe plus démocratique, plus résiliente et plus cohésive. Dans toutes ses actions, le programme devrait promouvoir la culture scientifique et démocratique, les compétences civiques et une pensée critique et éthique, en encourageant un raisonnement fondé sur des données probantes et en permettant aux participants de prendre une part active dans la vie démocratique.

c)

Le programme Erasmus+ joue un rôle clé pour ce qui est de soutenir la transition écologique et numérique dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels, ainsi qu’en matière de reconversion et de perfectionnement professionnels, comme le souligne l’avis du CESE sur les compétences vertes et les établissements de formation professionnelle verts (1).

d)

Le CESE prend acte de la proposition visant à porter le budget du programme à 40,8 milliards d’EUR, contre 26 milliards d’EUR actuellement. Toutefois, cette augmentation apparaît minime si l’on tient compte de l’inflation et de la fusion proposée avec le corps européen de solidarité. Le CESE réclame dès lors que le budget du programme soit multiplié par cinq, comme le propose Mario Draghi dans son rapport sur l’avenir de la compétitivité européenne (2) , afin de le porter à 130 milliards d’euros et de faire en sorte qu’aucun jeune ni aucun autre bénéficiaire d’Erasmus+ ne soit laissé pour compte.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.1

2.1.

Piliers essentiels du programme Erasmus+, les volets «Jeunesse», «Éducation et formation» et «Sport» produisent chacun des résultats probants et méritent de faire l’objet d’une distinction structurelle claire afin d’en garantir la cohérence, la visibilité et la continuité. Il convient de maintenir des chapitres distincts afin de répondre aux besoins spécifiques de ces secteurs et de s’aligner sur les objectifs du programme, tout comme il y a lieu de reconnaître explicitement les organisations de jeunesse comme des acteurs clés, au moyen de définitions claires portant sur les actions en faveur de la jeunesse et les termes qui la concernent. En renforçant le soutien organisationnel et en préservant la visibilité structurelle des différents secteurs, on permettra au programme de continuer à donner aux bénéficiaires les moyens d’agir et d’encourager leur participation dans toute l’Europe. Les organisations d’apprenants et de jeunes produisent un effet multiplicateur unique et doivent bénéficier d’un financement structurel fiable, afin de poursuivre leurs efforts de promotion de la démocratie dans l’ensemble des espaces destinés à la jeunesse et auprès de tous les établissements d’enseignement.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.2

2.2.

Malgré les excellents résultats qu’il produit en matière d’inclusion et d’engagement civique, le secteur de la jeunesse souffre toujours d’un sous-financement chronique, les projets de coopération au titre de l’action clé no 2 affichant les plus bas taux de réussite en raison des demandes non satisfaites. Ce secteur doit impérativement se voir allouer une part plus importante du budget d’Erasmus+ et du corps européen de solidarité, qui doit être portée à au moins 15 % pour la période 2028-2034, contre seulement 13,837 % pour la période 2021-2027. Ces fonds spécifiques permettraient de soutenir davantage de projets de qualité, empêcheraient que des initiatives essentielles en matière d’apprentissage non formel ne soient diluées dans une structure éducative plus vaste, et garantiraient une répartition équitable et stable des ressources afin de continuer à donner aux jeunes et aux organisations de jeunesse les moyens de participer à la vie sociale et démocratique de l’Europe. La même logique prévaut dans le domaine de l’éducation et de la formation, où le CESE demande qu’au moins 26,2 % des fonds soient affectés à l’enseignement et la formation professionnels: ce financement spécifique est essentiel pour en garantir la qualité, l’accessibilité et la réactivité face aux besoins en compétences qui résultent des transitions verte et numérique, tout en préservant le rôle particulier que jouent l’enseignement et la formation professionnels en tant que piliers essentiel de l’inclusion, du développement des compétences et de la cohésion sociale.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.3

2.3.

La coopération entre organisations et établissements doit dépasser le seul renforcement des capacités pour inclure un dialogue structuré, l’élaboration des politiques et la mise en place d’initiatives conjointes faisant participer des personnes de tous âges. L’action de «soutien à l’élaboration des politiques» devrait conserver son caractère distinct, car elle joue un rôle stratégique et systémique dans la promotion de la participation démocratique, de l’apprentissage tout au long de la vie et de la citoyenneté active dans l’ensemble de l’Union. Cette démarche garantit la cohérence avec la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, le programme de travail européen sur l’animation socio-éducative et d’autres domaines d’action liés à l’éducation et à la formation, tels que l’union des compétences et la validation de l’apprentissage non formel et informel. Le fait de coupler les outils de mise en œuvre à l’élaboration des politiques permet de tirer parti de l’expérience acquise et des innovations apparues dans le secteur de l’éducation et de la formation des jeunes et des adultes pour étayer une réforme politique durable et fondée sur des données probantes à tous les niveaux.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.4

2.4.

Les mécanismes permettant de recueillir les commentaires des bénéficiaires sont essentiels pour faire en sorte que le programme réponde efficacement aux besoins des personnes ciblées. Il convient de conserver des indicateurs communs, comme dans le programme précédent, et de les développer davantage au besoin, en coopération avec les parties prenantes et en s’appuyant sur le cadre de performance Erasmus+ existant, afin de mesurer l’incidence du programme sur l’inclusion, l’égalité de genre, l’équité intergénérationnelle, l’engagement démocratique et la participation. Il serait souhaitable de mettre davantage l’accent sur les indicateurs géographiques relatifs aux désavantages socio-économiques, par exemple. En tant que moteur de la citoyenneté active, le programme Erasmus+ doit reposer sur une gouvernance participative à plusieurs niveaux et un dialogue structuré associant les participants et les organisations bénéficiaires, dont les organisations de jeunesse, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les organismes représentant les entreprises. Le maintien d’une approche axée sur trois secteurs et le fait qu’au moins 75 % des fonds soient alloués par le niveau national garantissent une accessibilité pour les organisations les plus proches des participants et des territoires, tout en offrant aux États membres la souplesse nécessaire pour adapter la mise en œuvre à leurs contextes respectifs, notamment par l’intermédiaire de plusieurs agences nationales. Une surveillance transparente et une répartition claire des fonds entre les différents secteurs seront garantes de responsabilisation, de cohérence et d’une distribution équitable des ressources. La désignation et le fonctionnement des agences nationales doivent être gages de cohérence, de transparence et du plein respect des principes visant à défendre les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit. En outre, le programme Erasmus+ 2028-2034 devrait faire en sorte que l’accès aux possibilités qu’il offre soit pleinement protégé de toute forme de discrimination ou restriction découlant de décisions politiques ou administratives prises au niveau national. Sur le plan stratégique, le programme devrait renforcer les capacités institutionnelles des petits pays, de sorte que des projets de qualité puissent être menés à bien.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.5

2.5.

L’intégration du corps européen de solidarité dans le programme doit se faire en préservant les principes de solidarité, de volontariat et d’engagement communautaire qui sont les siens, tout en veillant à en assurer la continuité, l’accessibilité et la qualité, au profit notamment des jeunes moins favorisés et des organisations de terrain. Il convient de protéger l’identité du corps européen de solidarité, sa visibilité et les normes qui lui sont propres afin que celui-ci puisse continuer à promouvoir l’inclusion, le développement des compétences et la participation civique par l’intermédiaire de l’apprentissage non formel et informel, tout en renforçant les communautés et les valeurs européennes communes grâce au volontariat et aux activités de solidarité.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.6

2.6.

La participation au programme Erasmus+ devrait rester ouverte aux pays européens qui respectent les principes de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit. Élargir l’accès à ces pays tiers permet de conforter les valeurs communes, de promouvoir la résilience démocratique et de consolider la coopération transfrontière. Dans ce contexte, le CESE se félicite que l’UE et le Royaume-Uni soient convenus que ce dernier réintégrera le programme Erasmus+ en 2027 (3). L’inclusion de partenaires des Balkans occidentaux, des pays du partenariat oriental et d’autres États européens, tels que le Royaume-Uni et la Suisse, améliorerait les possibilités offertes en matière de mobilité, de volontariat et de solidarité, moyennant la mise en place d’un espace paneuropéen d’apprentissage et de citoyenneté. Réserver l’accès à un groupe limité de pays entraîne des inégalités, sape le potentiel d’intégration du programme et va à l’encontre de ses principes fondateurs que sont l’ouverture et l’égalité des chances. Nous nous félicitons de la récente initiative en faveur de projets internationaux en Afrique subsaharienne. Nous sommes d’avis que ce modèle devrait aussi s’appliquer aux pays du voisinage oriental et méridional de l’Europe et qu’il conviendrait d’élaborer, pour ces deux régions, un modèle homogène et pérenne d’association à Erasmus+ qui soit compatible avec le plan d’action pour la jeunesse du Service européen pour l’action extérieure.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.7

2.7.

Le précédent règlement relatif au corps européen de solidarité était clair sur ce point: le volontariat «ne se substitue pas aux stages ni aux emplois». Cette garantie doit être maintenue et, pour en assurer le respect, les agences nationales devraient procéder à des contrôles afin de s’assurer que les organisations n’utilisent pas des volontaires financés par l’UE pour pallier des pénuries de personnel, remplacer des travailleurs rémunérés ou exécuter des tâches généralement confiées à des professionnels débutants. Ces mesures sont essentielles pour préserver des normes de travail équitables, protéger le travail décent et entretenir la confiance du public envers les initiatives de solidarité de l’Union.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.8

2.8.

La mobilité du personnel joue un rôle crucial pour susciter des améliorations durables dans les systèmes d’éducation et de formation. Il est prouvé que les échanges entre enseignants, formateurs et animateurs socio-éducatifs exercent un puissant effet de levier sur les performances des établissements. Cependant, en intégrant la mobilité du personnel dans le pilier général sur les possibilités d’éducation et de formation pour tous, on introduit un risque structurel de voir les rares ressources disponibles détournées pour répondre à la forte demande de mobilité de la part des apprenants. La mobilité du personnel reste un facteur essentiel pour l’innovation, la qualité de l’enseignement et le développement des établissements. Aussi faut-il veiller à ce qu’elle continue de relever à juste titre du pilier «mobilité à des fins d’éducation et de formation», tout en préservant la souplesse dont les agences nationales ont besoin pour répondre à la demande et aux besoins sectoriels réels. Cette approche est essentielle pour garantir à long terme la qualité, l’innovation et la viabilité des systèmes européens d’éducation et de formation.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.9

2.9.

Le programme Erasmus+ doit garantir que les possibilités qu’il recèle soient accessibles à chacun, malgré les obstacles structurels ou conjoncturels qui peuvent empêcher d’en tirer pleinement parti. Parmi ces entraves figurent la pauvreté, le fait de résider dans une zone rurale ou d’être issu de l’immigration, le handicap ou tout autre motif susceptible de constituer une discrimination au sens de l’article 21 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Les mécanismes d’ordre général se révélant insuffisants, il faut mettre en place des ressources financières appropriées, telles que des mécanismes de financement spécifiques et ciblés, assortis de mesures de sensibilisation et d’un soutien supplémentaire en matière de validation de l’apprentissage non formel et informel. Garantir un accès équitable aux possibilités offertes par l’UE passe nécessairement par la réalisation d’investissements soutenus dans la sensibilisation et dans des services comme Eurodesk.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.10

2.10.

La mobilité à des fins d’apprentissage dans le secteur de l’enseignement et de la formation professionnels compte parmi les principaux catalyseurs d’employabilité et d’innovation qu’offre le programme. Les évaluations montrent invariablement que dans ce secteur, la mobilité des apprenants, des apprentis, des formateurs et du personnel permet de renforcer la formation par le travail, de stimuler l’acquisition de compétences et d’approfondir la coopération entre les partenaires sociaux, les organisations paritaires, les prestataires de services éducatifs et les entreprises — tout particulièrement les PME, où se déroule la majorité des stages. Cette mobilité favorise également les échanges culturels et les attitudes positives à l’égard de l’UE. Pour la pérenniser, il convient de réserver une part significative et adéquate du financement d’Erasmus+ à l’enseignement et la formation professionnels ainsi qu’à la formation par le travail. Les outils et les informations fournis par le programme et par l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA) doivent pouvoir être utilisés tant dans l’enseignement en milieu scolaire que dans les systèmes duals, dans les zones rurales confrontées à des difficultés spécifiques comme dans les centres industriels, et aussi bien dans les pays où les structures de dialogue social sont bien établies que dans ceux où elles le sont moins.

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

CHAPITRE II

CHAPITRE II

CHAMP D’APPLICATION

CHAMP D’APPLICATION

Section 1

Section 1

Possibilités d’éducation et de formation pour tous

Mobilité à des fins d’éducation et de formation et possibilités de volontariat

Article 4

Article 4

Mobilité à des fins d’éducation et de formation et possibilités de volontariat

Éducation et formation

1. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes:

1. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes:

a)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

a)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

b)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels;

b)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels;

c)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des élèves et du personnel des écoles, y compris du personnel de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance;

c)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des élèves et du personnel des écoles, y compris du personnel de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance;

d)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants adultes et du personnel de l ’éducation et de la formation des adultes.

d)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants adultes et du personnel dans des contextes d ’éducation et de formation formelles et non formelles des adultes.

Exposé des motifs

Cet amendement rétablit une distinction entre les sections consacrées au domaine de l’éducation et de la formation, à la jeunesse et au sport, de manière à refléter la spécificité des objectifs et des besoins de chaque secteur et à garantir une visibilité équilibrée et une cohérence au sein du programme.

Amendement 2

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Chapitre II — Champ d’application, section 1, article 4:

après le paragraphe 1, insérer le texte de l’article 5 de la proposition de la Commission et ajouter un nouveau paragraphe 3. [NdT: dans la proposition de règlement, l’article 4 comporte, dans plusieurs versions linguistiques — dont la version française —, deux paragraphes portant le no 1. La numérotation du présent avant-projet d’avis suit celle de la version anglaise.]

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

2. Le programme soutient les possibilités suivantes de développement des talents et de l’excellence:

a)

Bourses Erasmus+ dans des domaines d’éducation stratégiques, y compris dans le cadre de programmes d’études conjoints;

b)

Bourses Erasmus Mundus;

c)

Actions Jean Monnet dans le domaine de l’enseignement supérieur;

d)

Soutien aux établissements Jean Monnet suivants poursuivant un objectif d’intérêt européen: l’Institut universitaire européen de Florence, y compris son école de gouvernance transnationale; le Collège d’Europe (à Bruges, ainsi que ses antennes sur les campus de Tirana et de Natolin); l’Institut européen d’administration publique de Maastricht; l’Académie de droit européen de Trèves; l’Agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive d’Odense; et le Centre international de formation européenne de Nice.

3. La mobilité à des fins d’éducation, de formation et de volontariat peut être accompagnée:

a)

d’un soutien à l’enseignement et à l’apprentissage sur l’UE, y compris sur l’intégration, les valeurs et la citoyenneté européennes;

b)

de mesures telles qu’un soutien linguistique, des visites préparatoires, une formation et une coopération virtuelle.

Exposé des motifs

Identique à l’exposé des motifs de l’amendement 1.

Amendement 3

lié aux recommandations 1.1, 1.3 et 1.7

Chapitre II — Champ d’application, section 1, article 4:

le paragraphe 2 devient un nouvel article 5, à la suite de l’article 4 existant. [NdT: la numérotation du présent avant-projet d’avis suit celle de la version anglaise de la proposition de règlement à l’examen.]

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 5

Jeunesse

1. Dans le domaine de la jeunesse, le programme soutient les actions suivantes:

2. Dans le domaine de la jeunesse, le programme soutient les actions suivantes:

a)

la mobilité des jeunes à des fins d’éducation et de formation, y compris DiscoverEU, les activités soutenant la participation des jeunes et la mobilité des animateurs socio-éducatifs à des fins d’éducation et de formation;

a)

la mobilité des jeunes à des fins d’éducation et de formation, y compris DiscoverEU, les activités soutenant la participation des jeunes et la mobilité des animateurs socio-éducatifs à des fins d’éducation et de formation;

b)

le volontariat au titre du programme «Corps européen de solidarité , y compris le Corps volontaire européen d’aide humanitaire .

2. Les activités au titre du programme «Corps européen de solidarité », divisées en deux volets:

a)

la «participation des jeunes à des activités de solidarité», y compris le volontariat, les projets de solidarité, les activités de mise en réseau, les mesures en matière de qualité et les mesures de soutien;

b)

la «participation des jeunes à des activités de solidarité dans le domaine de l’aide humanitaire», sous la dénomination «Corps volontaire européen d’aide humanitaire» .

Le volontariat ne se substitue pas aux stages ni aux emplois, il n’est pas assimilé à un contrat de travail et il repose sur une convention de volontariat écrite.

3. La mobilité à des fins d’éducation, de formation et de volontariat peut être accompagnée:

a)

d’un soutien à l’enseignement et à l’apprentissage sur l’UE, y compris sur l’intégration, les valeurs et la citoyenneté européennes;

b)

de mesures telles qu’un soutien linguistique, des visites préparatoires, une formation et une coopération virtuelle.

Exposé des motifs

Identique à l’exposé des motifs de l’amendement 1. Le présent amendement précise en outre que les expériences de volontariat ne doivent pas se substituer aux stages ni aux emplois.

Amendement 4

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Chapitre II — Champ d’application, section 1, article 4:

les paragraphes 3 et 4 sont repris sous la forme d’un nouvel article 6.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 6

Sport

3 . Dans le domaine du sport, le programme soutient la mobilité à des fins d’éducation et de formation des athlètes et des personnes actives dans le sport de masse, ainsi que la mobilité du personnel sportif à des fins d’éducation et de formation.

1 . Le programme soutient la mobilité à des fins d’éducation et de formation des athlètes et des personnes actives dans le sport de masse, ainsi que la mobilité du personnel sportif à des fins d’éducation et de formation.

4 . La mobilité à des fins d’éducation et de formation au titre du présent article peut être accompagnée:

2 . La mobilité à des fins d’éducation , de formation et de volontariat peut être accompagnée:

a)

d’un soutien à l’enseignement et à l’apprentissage sur l’UE, y compris sur l’intégration, les valeurs et la citoyenneté européennes;

a)

d’un soutien à l’enseignement et à l’apprentissage sur l’UE, y compris sur l’intégration, les valeurs et la citoyenneté européennes;

b)

de mesures telles qu’un soutien linguistique, des visites préparatoires, une formation et une coopération virtuelle.

b)

de mesures telles qu’un soutien linguistique, des visites préparatoires, une formation et une coopération virtuelle ;

c)

de possibilités de validation de l’apprentissage non formel et informel .

Exposé des motifs

Identique à l’exposé des motifs de l’amendement 1.

Amendement 5

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Chapitre II — Champ d’application, section 1, article 5:

texte déplacé à l’article 4, voir l’amendement 2.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 5

Possibilités de développement des talents et de l’excellence

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes:

a)

Bourses Erasmus+ dans des domaines d’éducation stratégiques, y compris dans le cadre de programmes d’études conjoints;

b)

Bourses Erasmus Mundus;

c)

Actions Jean Monnet dans le domaine de l’enseignement supérieur;

d)

Soutien aux établissements Jean Monnet suivants poursuivant un objectif d’intérêt européen: l’Institut universitaire européen de Florence, y compris son école de gouvernance transnationale; le Collège d’Europe (à Bruges, ainsi que ses antennes sur les campus de Tirana et de Natolin); l’Institut européen d’administration publique de Maastricht; l’Académie de droit européen de Trèves; l’Agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive d’Odense; et le Centre international de formation européenne de Nice.

Exposé des motifs

Identique à l’exposé des motifs de l’amendement 1.

Amendement 6

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Chapitre II — Champ d’application, section 2:

scinder la section 2 en deux et ajouter de nouveaux paragraphes.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

SECTION 2

SECTION 2

SOUTIEN AU RENFORCEMENT DES CAPACITÉS

COOPÉRATION ENTRE ORGANISATIONS ET ÉTABLISSEMENTS

[...]

[...]

Article 6

Article 7

Coopération entre organisations et établissements

Éducation et formation

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes :

Le programme soutient:

a)

les partenariats de coopération, dont des partenariats à petite échelle, visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

a)

les partenariats de coopération, dont des partenariats à petite échelle, visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

b)

les partenariats pour l’excellence et l’innovation, en s’appuyant sur les alliances «universités européennes», les centres d’excellence professionnelle, les académies européennes des enseignants, les alliances entre écoles européennes , les programmes d’études conjoints , l’initiative «Les jeunes Européens ensemble» et les alliances de collaboration dans le domaine du sport .

b)

les partenariats pour l’excellence et l’innovation, en s’appuyant sur les alliances «universités européennes», les centres d’excellence professionnelle, les académies européennes des enseignants, les alliances entre écoles européennes et les programmes d’études conjoints ;

c)

les plateformes et outils en ligne conviviaux en vue d’une coopération virtuelle, notamment des services d’appui pour eTwinning et pour la plateforme électronique pour l’éducation et la formation des adultes en Europe, ainsi que des outils visant à faciliter la mobilité à des fins d’éducation et de formation tels que l’initiative relative à la carte d’étudiant européenne .

Article 7

Article 8

Soutien à l’élaboration des politiques

Jeunesse

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes :

Dans le domaine de la jeunesse, le programme soutient les actions suivantes:

a)

l’expérimentation, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de mesures et outils de l’Union dans les domaines des compétences, de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport [1];

a)

les partenariats de coopération, dont des partenariats à petite échelle, visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

b)

la mise en œuvre du programme, y compris les synergies avec d’autres politiques et programmes de l’Union, les plateformes en ligne, les outils de coopération virtuelle et les outils visant à faciliter la mobilité à des fins d’éducation et de formation, et le soutien à ces politiques et programmes;

b)

les partenariats pour l’excellence et l’innovation, en s’appuyant sur l’initiative «Les jeunes Européens ensemble».

c)

la diffusion et la communication.

Article 9

Sport

Dans le domaine du sport, le programme soutient les actions suivantes:

a)

les partenariats de coopération, dont des partenariats à petite échelle, visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

b)

les manifestations sportives à but non lucratif visant à renforcer la dimension européenne du sport et à mettre en avant les questions pertinentes concernant le sport de masse, en s’appuyant sur les alliances de collaboration dans le domaine du sport.

Section 3

Soutien à l’élaboration des politiques

Article 10

Éducation et formation

Le programme soutient:

a)

l’expérimentation, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de mesures et outils de l’Union[1];

b)

les outils et mesures de l’Union qui favorisent la qualité, la transparence et la reconnaissance des compétences, aptitudes et qualifications acquises dans des contextes formels, non formels et informels;

c)

la mise en œuvre du programme, y compris les synergies avec d’autres politiques et programmes de l’Union, les plateformes en ligne, les outils de coopération virtuelle et les outils visant à faciliter la mobilité à des fins d’éducation et de formation, et le soutien à ces politiques et programmes;

d)

la diffusion et la communication.

Article 11

Jeunesse

Dans le domaine de la jeunesse, le programme soutient les actions suivantes:

a)

l’expérimentation, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de mesures et outils de l’Union, en particulier le réseau Wiki pour les jeunes, le réseau Eurodesk et le Youthpass;

b)

le dialogue et la coopération sur les politiques à mener avec les parties prenantes concernées, notamment les réseaux à l’échelle de l’Union, les organisations européennes et internationales actives dans le domaine de la jeunesse, le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse, et le soutien au Forum européen de la jeunesse;

c)

la coopération avec d’autres instruments de l’Union et le soutien aux autres politiques de l’Union;

d)

les activités de diffusion et de sensibilisation aux résultats et aux priorités des politiques européennes ainsi qu’au programme.

Article 12

Sport

Dans le domaine du sport, le programme soutient les actions suivantes:

a)

l’expérimentation, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de mesures et outils de l’Union, en particulier les organismes nationaux de coordination mettant en œuvre la Semaine européenne du sport au niveau national;

b)

la mise en œuvre du programme, y compris les synergies avec d’autres politiques et programmes de l’Union, les plateformes en ligne, les outils de coopération virtuelle et les outils visant à faciliter la mobilité à des fins d’éducation et de formation, et le soutien à ces politiques et programmes;

c)

la diffusion et la communication.

[1]

Plus particulièrement: le cadre européen des certifications (CEC); le cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation professionnels (CERAQ); le registre européen d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur (EQAR), le réseau européen des centres d’information de la région Europe (réseau ENIC) et les centres nationaux d’information sur la reconnaissance académique des diplômes dans l’Union européenne (NARIC), le réseau Euroguidance, le cadre commun et les outils pour l’offre de meilleurs services dans le domaine des aptitudes et des certifications (Europass), le réseau Eurydice, les coordinateurs nationaux en matière d’éducation et de formation des adultes, les services centraux et nationaux de soutien aux plateformes en ligne, l’espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) et les points de référence nationaux pour le suivi des diplômés , le réseau Wiki pour les jeunes, le réseau Eurodesk, le Forum européen de la jeunesse, le Youthpass, les groupes de travail nationaux chargés de la mise en œuvre du dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse et les organismes nationaux de coordination mettant en œuvre la Semaine européenne du sport au niveau national .

[1]

Plus particulièrement: le cadre européen des certifications (CEC); le cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation professionnels (CERAQ); le registre européen d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur (EQAR), le réseau européen des centres d’information de la région Europe (réseau ENIC) et les centres nationaux d’information sur la reconnaissance académique des diplômes dans l’Union européenne (NARIC), le réseau Euroguidance, le cadre commun et les outils pour l’offre de meilleurs services dans le domaine des aptitudes et des certifications (Europass), le réseau Eurydice, les coordinateurs nationaux en matière d’éducation et de formation des adultes, les services centraux et nationaux de soutien aux plateformes en ligne, l’espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) et les points de référence nationaux pour le suivi des diplômés.

Exposé des motifs

Identique à l’exposé des motifs de l’amendement 1.

Amendement 7

lié à la recommandation 1.2

Article 9: insérer un nouveau paragraphe 3.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

La répartition indicative du montant énoncé au paragraphe 1 est la suivante:

(a)

XXX EUR, représentant 78,64 % du montant énoncé au paragraphe 1 du présent article, pour les actions dans le domaine de l’éducation et de la formation (26,2 % de ce montant étant destiné à l’enseignement et à la formation professionnels);

(b)

XXX EUR, représentant 15 % du montant énoncé au paragraphe 1 du présent article, pour les actions dans le domaine de la jeunesse;

(c)

XXX EUR, représentant 1,8 % du montant énoncé au paragraphe 1 du présent article, pour les actions dans le domaine du sport;

(d)

au moins XXX EUR, représentant 3,13 % du montant énoncé au paragraphe 1 du présent article, en tant que contribution aux frais de fonctionnement des agences nationales; et

(e)

XXX EUR, représentant 1,42 % du montant énoncé au paragraphe 1 du présent article, pour le soutien au programme.

Exposé des motifs

Le présent amendement affecte des montants précis au domaine de l’éducation et de la formation, à la jeunesse et au sport, de manière à garantir une répartition équilibrée et transparente des fonds entre les différents secteurs, à sécuriser les ressources destinées aux jeunes et à renforcer l’obligation de rendre des comptes dans la mise en œuvre des programmes.

Amendement 8

lié à la recommandation 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

CHAPITRE I

CHAPITRE I

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

[...]

[...]

Article 3

Article 3

[...]

[...]

3. Les objectifs du programme sont poursuivis au moyen des piliers suivants, de nature essentiellement transnationale ou internationale:

3. Les objectifs du programme sont poursuivis au moyen des piliers suivants, de nature essentiellement transnationale ou internationale:

(a)

Possibilités d’éducation et de formation pour tous;

(a)

Possibilités d’éducation et de formation pour tous;

(b)

Soutien au renforcement des capacités

(b)

Coopération entre organisations et établissements;

(c)

Soutien à l’élaboration des politiques.

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à faire en sorte que les piliers du programme reflètent l’éventail de ses activités, en accordant une reconnaissance particulière au «soutien à l’élaboration des politiques», de manière à gagner en cohérence et à mieux rendre compte des objectifs stratégiques du programme.

Amendement 9

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Ajouter des nouveaux paragraphes:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

CHAPITRE I

CHAPITRE I

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 2

Article 2

[...]

«Corps européen de solidarité»: l’initiative de l’Union qui offre aux jeunes des possibilités de participer à des activités de solidarité, de volontariat et d’engagement communautaire — tant au sein de l’Union qu’en dehors — qui répondent à des enjeux sociétaux, environnementaux ou humanitaires; ces activités sont sans but lucratif et volontaires; elles comportent une forte dimension civique et d’apprentissage et contribuent à renforcer la solidarité, la cohésion sociale et les valeurs européennes;

(20) «agence nationale»: un ou plusieurs organismes chargés de gérer la mise en œuvre du programme au niveau national dans un État membre ou dans un pays tiers associé au programme;

[...]

(21)

«activité de participation des jeunes»: une activité ne relevant pas de l’éducation et de la formation formelles, réalisée par des groupes informels de jeunes ou des organisations de jeunesse, et s’inscrivant dans une démarche d’apprentissage non formel ou informel;

(22)

«organisation de jeunesse»: une organisation, un réseau, une association, un collectif ou un groupe auto-organisé (légalement constitué ou non), à but non lucratif et dont l’objectif premier est de travailler avec les jeunes, en leur faveur ou en leur nom, en promouvant leur participation, l’apprentissage non formel, le volontariat ou l’animation socio-éducative; les organisations de jeunesse comprennent des entités dirigées par des jeunes, élues démocratiquement et reposant sur un système d’adhésion, opérant au niveau local, national et européen;

(23)

«dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse»: le dialogue mené entre les jeunes et les organisations de jeunesse et les décideurs et responsables politiques, ainsi que les experts, les chercheurs et d’autres acteurs de la société civile, le cas échéant; il constitue un cadre de réflexion commune et de consultation continues sur les priorités des jeunes et tous les domaines qui les intéressent;

(24)

«centre de ressources»: un organisme spécialisé opérant dans le cadre du programme Erasmus+ afin d’améliorer la qualité, la pertinence et l’incidence de ses activités.

Exposé des motifs

Cet amendement introduit des définitions essentielles qui ne figurent pas dans le projet actuel, pour assurer clarté et continuité avec la réglementation existante. Il définit des concepts clés qui mettent en lumière des parties prenantes et des processus essentiels au programme.

Amendement 10

lié à la recommandation 1.5

Considérants

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

(8)

Dans ce contexte, il est nécessaire d’établir, en tant que successeur des programmes Erasmus+ et «Corps européen de solidarité» 2021-2027, Erasmus+ 2028-2034, le programme de l’Union dans les domaines de l’éducation et de la formation, ainsi que dans les domaines de la jeunesse et du sport (ci-après dénommé le «programme»), qui englobe des actions dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport et institue le Corps volontaire européen d’aide humanitaire.

(8)

Dans ce contexte, il est nécessaire d’établir, en tant que successeur des programmes Erasmus+ et «Corps européen de solidarité» 2021-2027, Erasmus+ 2028-2034, le programme de l’Union dans les domaines de l’éducation et de la formation, ainsi que dans les domaines de la jeunesse et du sport (ci-après dénommé le «programme»), qui englobe des actions dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport et institue le Corps volontaire européen d’aide humanitaire. L’intégration du corps européen de solidarité dans le programme doit se faire en préservant les principes de solidarité, de volontariat et d’engagement civique qui le caractérisent, et en veillant à en assurer la continuité, l’accessibilité et la qualité, notamment pour les jeunes moins favorisés et les organisations de terrain qui mettent en œuvre des activités de volontariat et de solidarité.

Exposé des motifs

Cet amendement garantit que la valeur exceptionnelle du corps européen de solidarité et son identité propre soient préservées dans le cadre d’Erasmus+, en veillant à en maintenir la continuité, la visibilité et l’accessibilité pour les jeunes et les organisations menant des activités de solidarité.

Amendement 11

lié à la recommandation 1.4

Considérants — Insérer un nouveau considérant 45 à la suite du considérant 44.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

(45)

Des mécanismes de gouvernance participative doivent être mis en place au niveau de l’Union et à l’échelon national afin d’associer de manière significative les bénéficiaires, les organisations de jeunesse, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les organismes de représentation des entreprises à l’évaluation et au suivi réguliers de la mise en œuvre du programme.

Exposé des motifs

Il s’agit d’établir des mécanismes permettant d’associer les bénéficiaires, tels que les organisations de jeunesse, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les organismes représentatifs des entreprises, à l’évaluation et au suivi de la mise en œuvre du programme, afin de garantir que celui-ci continue de répondre aux besoins et aux réalités des parties qu’il est censé soutenir.

Amendement 12

lié à la recommandation 1.4 [NdT: la numérotation du présent avant-projet d’avis suit celle de la version anglaise de la proposition de règlement à l’examen.]

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Chapitre VIII

Chapitre VIII

Article 18

Article 18

Autorité nationale

Autorité nationale

[...]

[...]

2. L’autorité nationale désigne une agence nationale pour la durée du programme et en informe la Commission.

2. L’autorité nationale désigne une ou plusieurs agences nationales pour la durée du programme et en informe la Commission.

Exposé des motifs

Cet amendement garantit que les États membres conservent la possibilité de désigner plusieurs agences nationales, en fonction de leurs structures particulières et des besoins propres aux secteurs de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport.

Amendement 13

lié à la recommandation 1.1

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

CHAPITRE 1

CHAPITRE 1

Article 3

Article 3

Objectifs du programme

Objectifs du programme

1. Le programme fera progresser la coopération en matière de politique de la jeunesse et renforcera la dimension européenne du sport. L’objectif est de favoriser une Europe plus inclusive, plus unie et plus forte en donnant aux jeunes les moyens d’agir, en renforçant les liens entre les communautés et en promouvant la solidarité par une participation et une coopération constructives. Le sport joue un rôle essentiel en tant que moteur de l’inclusion sociale, de la santé, de l’éducation et du développement communautaire.

1. Le programme fera progresser la coopération en matière de politique de la jeunesse en consolidant la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse et le programme de travail européen sur l’animation socio-éducative, et il renforcera la dimension européenne du sport. L’objectif est de favoriser une Europe plus inclusive, plus unie et plus forte en donnant aux jeunes les moyens d’agir, en renforçant les liens entre les communautés et en promouvant la citoyenneté active et la solidarité par une participation et une coopération constructives. Le sport joue un rôle essentiel en tant que moteur de l’inclusion sociale, de la santé, de l’éducation et du développement communautaire.

Exposé des motifs

Cette modification montrerait l’importance de citer deux des principales stratégies politiques menées au niveau de l’Union dans le domaine de l’action en faveur de la jeunesse, lesquelles devraient explicitement sous-tendre les objectifs du programme. En outre, il importe de mentionner expressément la citoyenneté active, dès lors que les données montrent une corrélation entre la participation au programme Erasmus+ et une plus grande propension à voter et à s’engager dans le volontariat et auprès des communautés locales.

Amendement 14

lié à la recommandation 1.1

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

CHAPITRE I

CHAPITRE I

Article 3

Article 3

Objectifs du programme

Objectifs du programme

[...]

[...]

2.

d) mobiliser et donner aux jeunes les moyens d’acquérir et de développer des compétences professionnelles et personnelles, de participer activement à la société et à la démocratie et les associer au projet européen;

2.

d) mobiliser les jeunes , leur donner les moyens d’acquérir et de développer des compétences professionnelles et personnelles grâce à l’apprentissage formel, non formel et informel , ainsi que de participer activement à la société et à la démocratie, et les associer au projet européen , tout en facilitant et en soutenant la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, du programme de travail européen sur l’animation socio-éducative et d’autres initiatives de l’Union dans le domaine de la jeunesse ;

e)

garantir des possibilités de validation des acquis non formels et informels conformément aux lignes directrices européennes en vigueur dans ce domaine, en tirant pleinement parti des nouvelles possibilités en matière de microcertification et de portefeuille d’apprentissage numérique personnalisé et sécurisé.

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à faire référence, de manière plus large, à toutes les formes d’apprentissage et à aligner les objectifs du programme sur les deux principales stratégies politiques de l’UE dans le domaine de la jeunesse.

Amendement 15

lié à la recommandation 1.1

Considérants — Insérer un nouveau considérant 50 à la suite du considérant 49.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

(50)

L’architecture de base des programmes 2014-2020 et 2021-2027, qui était divisée en trois chapitres, à savoir l’éducation et la formation, la jeunesse et le sport, s’est révélée adéquate et devrait être conservée. Des améliorations visant à rationaliser les actions soutenues par le programme et à les rendre plus efficaces devraient être introduites. Il convient également d’assurer la stabilité et la continuité en ce qui concerne les modes de gestion et de mise en œuvre. Dans l’ensemble, au moins 75 % du budget du programme devrait faire l’objet d’une gestion indirecte par les agences nationales. Cela inclut les actions telles que la mobilité à des fins d’éducation et de formation dans tous les domaines de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport, et les partenariats de coopération, y compris les partenariats à petite échelle dans les domaines de l’éducation et de la formation et de la jeunesse. Le cas échéant, des dispositions spécifiques concernant la gestion directe devraient être mises en place pour les actions impliquant des réseaux à l’échelle de l’Union et des organisations européennes, à l’exclusion des partenariats à petite échelle.

Exposé des motifs

Cet ajout reproduirait la formulation du règlement actuel (2021-2027), en maintenant l’accent sur les trois secteurs et sur le fait que 75 % des fonds du programme seront décaissés au niveau national.

Amendement 16

lié à la recommandation 1.4 [NdT: la numérotation du présent avant-projet d’avis suit celle de la version anglaise de la proposition de règlement à l’examen.]

Chapitre VI — Ajouter un nouvel article 16 à la suite de l’article 15.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 16

Évaluation

1. Les évaluations sont réalisées en temps utile pour permettre leur prise en considération dans le processus décisionnel.

2. Une fois que suffisamment d’informations sont disponibles sur la mise en œuvre du programme mais au plus tard le 31 décembre 2031, la Commission procède à une évaluation intermédiaire du programme. Cette évaluation intermédiaire s’accompagne d’une évaluation finale du programme 2021-2027, qui alimente l’évaluation intermédiaire. L’évaluation intermédiaire du programme analyse l’efficacité et la performance globales du programme, y compris en ce qui concerne les nouvelles initiatives et les résultats obtenus grâce aux mesures d’inclusion et de simplification.

3. Sans préjudice des exigences énoncées au chapitre VIII et des obligations des agences nationales énoncées à l’article [XX], les États membres présentent à la Commission, au plus tard le 31 mai 2031, un rapport sur la mise en œuvre et l’impact du programme sur leurs territoires respectifs.

4. S’il y a lieu, et sur la base de l’évaluation intermédiaire, la Commission présente une proposition législative visant à modifier le présent règlement.

5. À la fin de la période de mise en œuvre mais au plus tard le 31 décembre 2038, la Commission procède à une évaluation finale des résultats et de l’impact du programme.

6. La Commission transmet toutes les évaluations effectuées au titre du présent article, y compris l’évaluation intermédiaire, accompagnées de ses observations, au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions.

Exposé des motifs

L’ajout de cet article permettra d’assurer un suivi rigoureux du programme et d’intégrer une structure de gouvernance participative.

Bruxelles, le 22 janvier 2026.

Le président

du Comité économique et social européen

Séamus BOLAND


(1) Avis du Comité économique et social européen — Comment garantir des compétences vertes et plaider en faveur d’établissements de formation professionnelle verts (avis exploratoire à la demande de la présidence danoise du Conseil de l’UE) (JO C, C/2026/23, 16.1.2026, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/23/oj).

(2) The Draghi report: In-depth analysis and recommendations (Part B) , [«Le rapport Draghi: analyse détaillée et recommandations (partie B)»; en anglais uniquement] publié en septembre 2024. Les références budgétaires concernées sont présentées dans la section 2, chapitre 2, p. 268.

(3) Avis du Comité économique et social européen — L’engagement des jeunes de l’Union européenne et du Royaume-Uni (avis d’initiative) (JO C, C/2024/4053, 12.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4053/oj).


ANNEXE

Les amendements suivants, qui ont recueilli au moins le quart des suffrages exprimés, ont été rejetés au cours des débats (article 74, paragraphe 3, du règlement intérieur):

Amendement 1

Paragraphe 1.10

Modifier comme suit:

Projet d’avis du Comité

Amendement

recommande de continuer à renforcer l’incidence socio-économique d’Erasmus+, et notamment sa pertinence vis-à-vis du marché du travail, en veillant à ce que la mobilité à des fins d’apprentissage reste au cœur du programme et à ce que celui-ci soit fortement axé sur l’enseignement et la formation professionnels initiaux comme sur l’enseignement et la formation professionnels en général . Les actions menées dans ce domaine exigent un financement nettement plus important. Pour soutenir le renforcement des capacités en matière d’enseignement et de formation professionnels, il importe de continuer à associer activement les partenaires sociaux, les organisations paritaires, les organismes représentant les entreprises — notamment les PME — et les établissements de formation, afin de renforcer la coopération entre les prestataires de services éducatifs et le marché du travail et de favoriser ainsi une innovation durable dans l’offre de compétences.

recommande de continuer à renforcer l’incidence socio-économique d’Erasmus+, et notamment sa pertinence vis-à-vis du marché du travail, en veillant à ce que la mobilité à des fins d’apprentissage reste au cœur du programme. Il convient qu’à l’avenir, la mise en œuvre d’Erasmus+ vienne conforter sa pertinence pour le marché du travail, en soutenant la mobilité dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels, tant pour les apprenants et les apprentis que les formateurs et le personnel, et en veillant à ce que les entreprises, notamment les PME, y participent activement. Le CESE souligne par conséquent l’importance de préserver, au sein du programme, une quote-part visible et suffisante en faveur de ce domaine ainsi que de la formation par le travail. Les actions menées dans ce domaine exigent un financement nettement plus important. Pour soutenir le renforcement des capacités en matière d’enseignement et de formation professionnels, il importe de continuer à associer activement les partenaires sociaux, les organismes représentant les entreprises — notamment les PME et, le cas échéant, les organisations paritaires — ainsi que les établissements de formation, afin de renforcer la coopération entre les prestataires de services éducatifs et le marché du travail et de favoriser ainsi une innovation durable dans l’offre de compétences.

Exposé des motifs

La formulation proposée reflète mieux la valeur ajoutée qu’Erasmus+ représente pour le marché du travail. Par une référence expresse à la mobilité des apprenants, des apprentis, des formateurs et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels, ainsi qu’à la mobilisation des entreprises, notamment des PME, cet amendement ancre le programme dans un véritable apprentissage par le travail plutôt que dans la seule coopération institutionnelle. En outre, il est essentiel de préserver, au titre du prochain cadre financier pluriannuel, une quote-part visible et suffisante en faveur de la formation par le travail ainsi que de l’enseignement et de la formation professionnels, pour éviter que la mobilité dans ce dernier domaine ne soit marginalisée et pour permettre aux employeurs de continuer à investir dans les compétences et l’apprentissage.

Résultat du vote:

Voix pour:

82

Voix contre:

115

Abstentions:

16

Amendement 2

Partie 2), point c)

Insérer un nouveau point c)

Emplacement: après le point existant et au même niveau de subdivision

Projet d’avis du Comité

Amendement

Le programme Erasmus+ doit continuer à conforter sa pertinence vis-à-vis du marché du travail, en maintenant la mobilité à des fins d’éducation en son cœur et en mettant fortement l’accent sur l’enseignement et la formation professionnels et sur la formation par le travail. Les entreprises, notamment les PME, jouent un rôle clé pour ce qui est d’offrir des possibilités de mobilité de qualité et de déterminer les besoins en matière de compétences: il reste essentiel qu’elles participent de manière significative. Pour soutenir le renforcement des capacités en matière d’enseignement et de formation professionnels, il importe dès lors de continuer à associer activement les entreprises, notamment les PME, afin de renforcer la coopération entre les prestataires de services éducatifs et le marché du travail et de favoriser une innovation durable dans l’offre de compétences.

Exposé des motifs

Il y a lieu de mentionner également au chapitre 2 qu’il importe de mettre l’accent sur la pertinence d’Erasmus+ pour le marché du travail en maintenant la mobilité à des fins d’éducation au cœur du programme. Ainsi, l’avis refléterait mieux la valeur ajoutée qu’Erasmus+ représente pour le marché du travail. Par une référence expresse à la mobilité des apprenants, des apprentis, des formateurs et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels, ainsi qu’à la mobilisation des entreprises, notamment des PME, cet amendement ancre le programme dans un véritable apprentissage par le travail plutôt que dans la seule coopération institutionnelle.

Résultat du vote:

Voix pour:

83

Voix contre:

126

Abstentions:

12

Amendement 4

Paragraphe 2.7

Modifier comme suit:

Projet d’avis du Comité

Amendement

Le précédent règlement relatif au corps européen de solidarité était clair sur ce point: le volontariat «ne se substitue pas aux stages ni aux emplois». Cette garantie doit être maintenue et, pour en assurer le respect, les agences nationales devraient procéder à des contrôles afin de s’assurer que les organisations n’utilisent pas des volontaires financés par l’UE pour pallier des pénuries de personnel, remplacer des travailleurs rémunérés ou exécuter des tâches généralement confiées à des professionnels débutants. Ces mesures sont essentielles pour préserver des normes de travail équitables, protéger le travail décent et entretenir la confiance du public envers les initiatives de solidarité de l’Union.

Le précédent règlement relatif au corps européen de solidarité était clair sur ce point: le volontariat «ne se substitue pas aux stages ni aux emplois». Cette garantie doit être maintenue et, pour en assurer le respect, les agences nationales devraient recourir à des vérifications appropriées afin de s’assurer que les organisations n’utilisent pas des volontaires financés par l’UE pour pallier des pénuries de personnel, remplacer des travailleurs rémunérés ou exécuter des tâches généralement confiées à des professionnels débutants. Ces mesures sont essentielles pour préserver des normes de travail équitables, protéger le travail décent et entretenir la confiance du public envers les initiatives de solidarité de l’Union.

Exposé des motifs

Il est proposé d’utiliser le terme «vérifications» plutôt que la formule «procéder à des contrôles», afin de laisser aux agences nationales plus de latitude pour définir la manière dont elles s’acquittent de cette tâche.

Résultat du vote:

Voix pour:

78

Voix contre:

134

Abstentions:

16

Amendement 5

Paragraphe 2.10

Modifier comme suit:

Projet d’avis du Comité

Amendement

La mobilité à des fins d’apprentissage dans le secteur de l’enseignement et de la formation professionnels compte parmi les principaux catalyseurs d’employabilité et d’innovation qu’offre le programme. Les évaluations montrent invariablement que dans ce secteur, la mobilité des apprenants, des apprentis, des formateurs et du personnel permet de renforcer la formation par le travail, de stimuler l’acquisition de compétences et d’approfondir la coopération entre les partenaires sociaux, les organisations paritaires, les prestataires de services éducatifs et les entreprises — tout particulièrement les PME, où se déroule la majorité des stages. Cette mobilité favorise également les échanges culturels et les attitudes positives à l’égard de l’UE. Pour la pérenniser, il convient de réserver une part significative et adéquate du financement d’Erasmus+ à l’enseignement et la formation professionnels ainsi qu’à la formation par le travail. Les outils et les informations fournis par le programme et par l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA) doivent pouvoir être utilisés tant dans l’enseignement en milieu scolaire que dans les systèmes duals, dans les zones rurales confrontées à des difficultés spécifiques comme dans les centres industriels, et aussi bien dans les pays où les structures de dialogue social sont bien établies que dans ceux où elles le sont moins.

La mobilité à des fins d’apprentissage dans le secteur de l’enseignement et de la formation professionnels compte parmi les principaux catalyseurs d’employabilité et d’innovation qu’offre le programme. Les évaluations montrent invariablement que dans ce secteur, la mobilité des apprenants, des apprentis, des formateurs et du personnel permet de renforcer la formation par le travail, de stimuler l’acquisition de compétences et d’approfondir la coopération entre les partenaires sociaux, les organisations paritaires, les prestataires de services éducatifs et les entreprises — tout particulièrement les PME, où se déroule la majorité des stages. Cette mobilité favorise également les échanges culturels et les attitudes positives à l’égard de l’UE. Pour la pérenniser, il convient de réserver une part significative et adéquate du financement d’Erasmus+ à l’enseignement et la formation professionnels ainsi qu’à la formation par le travail. Il est essentiel de garantir un engagement fort et systématique des entreprises, notamment des PME, afin d’aligner la formation sur les besoins réels du marché du travail, de conforter la contribution du programme à la compétitivité et de maintenir son incidence avérée sur le développement des compétences et les parcours professionnels. Les outils et les informations fournis par le programme et par l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA) doivent pouvoir être utilisés tant dans l’enseignement en milieu scolaire que dans les systèmes duals, dans les zones rurales confrontées à des difficultés spécifiques comme dans les centres industriels, et aussi bien dans les pays où les structures de dialogue social sont bien établies que dans ceux où elles le sont moins.

Exposé des motifs

Il faudrait que le texte souligne également l’importance d’un engagement fort et systématique des entreprises (y compris des PME), car celui-ci est déterminant pour aligner la formation sur les besoins réels du marché du travail, conforter la contribution du programme Erasmus+ à la compétitivité et maintenir son incidence avérée sur le développement des compétences et les parcours professionnels.

Résultat du vote:

Voix pour:

80

Voix contre:

140

Abstentions:

10

Amendement 6

COM(2025) 549 final

Paragraphe 3

Amendement du CESE 2

lié aux recommandations 1.1 et 1.3

Article 4

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission européenne

Article 4

Mobilité à des fins d’éducation et de formation et possibilités de volontariat

1. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes:

a)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

b)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels;

c)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des élèves et du personnel des écoles, y compris du personnel de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance;

d)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants adultes et du personnel de l’éducation et de la formation des adultes.

[…]

Projet d’avis du Comité

Amendement

Article 4

Mobilité à des fins d’éducation et de formation et possibilités de volontariat

1. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes:

a)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

b)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels;

c)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des élèves et du personnel des écoles, y compris du personnel de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance;

d)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants adultes et du personnel de l’éducation et de la formation des adultes.

Le programme soutient les possibilités suivantes de développement des talents et de l’excellence:

a)

Bourses Erasmus+ dans des domaines d’éducation stratégiques, y compris dans le cadre de programmes d’études conjoints;

b)

Bourses Erasmus Mundus;

c)

Actions Jean Monnet dans le domaine de l’enseignement supérieur;

d)

Soutien aux établissements Jean Monnet suivants poursuivant un objectif d’intérêt européen: l’Institut universitaire européen de Florence, y compris son école de gouvernance transnationale; le Collège d’Europe (à Bruges, ainsi que ses antennes sur les campus de Tirana et de Natolin); l’Institut européen d’administration publique de Maastricht; l’Académie de droit européen de Trèves; l’Agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive d’Odense; et le Centre international de formation européenne de Nice.

La mobilité à des fins d’éducation, de formation et de volontariat peut être accompagnée:

a)

d’un soutien à l’enseignement et à l’apprentissage sur l’UE, y compris sur l’intégration, les valeurs et la citoyenneté européennes;

b)

de mesures telles qu’un soutien linguistique, des visites préparatoires, une formation et une coopération virtuelle.

Article 4

Mobilité à des fins d’éducation et de formation et possibilités de volontariat

1. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes:

a)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

b)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels;

c)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des élèves et du personnel des écoles, y compris du personnel de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance;

d)

la mobilité à des fins d’éducation et de formation des apprenants adultes et du personnel de l’éducation et de la formation des adultes.

Le programme soutient les possibilités suivantes de développement des talents et de l’excellence:

a)

Bourses Erasmus+ dans des domaines d’éducation stratégiques, y compris dans le cadre de programmes d’études conjoints;

b)

Bourses Erasmus Mundus;

c)

Actions Jean Monnet dans le domaine de l’enseignement supérieur;

d)

Soutien aux établissements Jean Monnet suivants poursuivant un objectif d’intérêt européen: l’Institut universitaire européen de Florence, y compris son école de gouvernance transnationale; le Collège d’Europe (à Bruges, ainsi que ses antennes sur les campus de Tirana et de Natolin); l’Institut européen d’administration publique de Maastricht; l’Académie de droit européen de Trèves; l’Agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive d’Odense; et le Centre international de formation européenne de Nice.


Exposé des motifs figurant dans le projet d’avis

Amendement à l’exposé des motifs figurant dans l’avis

Cet amendement rétablit une distinction entre les sections consacrées au domaine de l’éducation et de la formation, à la jeunesse et au sport, de manière à refléter la spécificité des objectifs et des besoins de chaque secteur et à garantir une visibilité équilibrée et une cohérence au sein du programme.

Cet amendement rétablit une distinction entre les sections consacrées au domaine de l’éducation et de la formation, à la jeunesse et au sport, de manière à refléter la spécificité des objectifs et des besoins de chaque secteur et à garantir une visibilité équilibrée et une cohérence au sein du programme.

Explication des modifications proposées

Selon nous, ce paragraphe 3) ne s’applique pas nécessairement aux «possibilités de développement des talents et de l’excellence», mais concerne uniquement la catégorie «Mobilité à des fins d’éducation et de formation et possibilités de volontariat». Dans la proposition de la Commission, le paragraphe 3 n’est repris que dans le passage portant sur cette dernière catégorie. Voir https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52025PC0549&rid=33, pages 37 et 38.

Résultat du vote:

Voix pour:

80

Voix contre:

141

Abstentions:

13

Amendement 8

COM(2025) 549 final

Paragraphe 3

Amendement du CESE 14

lié à la recommandation 1.1

Article 3, paragraphe 2, point d)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission européenne

Article 3

Objectifs du programme

[…]

2)

d) mobiliser et donner aux jeunes les moyens d’acquérir et de développer des compétences professionnelles et personnelles, de participer activement à la société et à la démocratie et les associer au projet européen;

Projet d’avis du Comité

Amendement

Article 3

Objectifs du programme

[…]

2)

d) mobiliser les jeunes , leur donner les moyens d’acquérir et de développer des compétences professionnelles et personnelles grâce à l’apprentissage formel, non formel et informel, ainsi que de participer activement à la société et à la démocratie, et les associer au projet européen , tout en facilitant et en soutenant la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, du programme de travail européen sur l’animation socio-éducative et d’autres initiatives de l’Union dans le domaine de la jeunesse ;

e)

garantir des possibilités de validation des acquis non formels et informels conformément aux lignes directrices européennes en vigueur dans ce domaine, en tirant pleinement parti des nouvelles possibilités en matière de microcertification et de portefeuille d’apprentissage numérique personnalisé et sécurisé.

Article 3

Objectifs du programme

[…]

2)

d) mobiliser les jeunes , leur donner les moyens d’acquérir et de développer des compétences professionnelles et personnelles grâce à l’apprentissage formel, non formel et informel, ainsi que de participer activement à la société et à la démocratie, et les associer au projet européen , tout en facilitant et en soutenant la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, du programme de travail européen sur l’animation socio-éducative et d’autres initiatives de l’Union dans le domaine de la jeunesse ;


Exposé des motifs figurant dans le projet d’avis

Amendement à l’exposé des motifs figurant dans l’avis

Le présent amendement vise à faire référence, de manière plus large, à toutes les formes d’apprentissage et à aligner les objectifs du programme sur les deux principales stratégies politiques de l’UE dans le domaine de la jeunesse.

Le présent amendement vise à faire référence, de manière plus large, à toutes les formes d’apprentissage et à aligner les objectifs du programme sur les deux principales stratégies politiques de l’UE dans le domaine de la jeunesse.

Explication des modifications proposées

Le point e) du paragraphe 2 doit être supprimé car il confond objectifs et outils de mise en œuvre. Les objectifs d’Erasmus+ doivent énoncer ce que le programme est censé réaliser, alors que les instruments que sont la validation des acquis non formels, la microcertification et les portefeuilles numériques relèvent de ses modalités de mise en œuvre. Inscrire ces outils dans les objectifs aurait pour effet de lier le programme à certaines solutions techniques pendant sept ans et d’en limiter la flexibilité, au risque de détourner Erasmus+ de son objectif principal: soutenir la mobilité à des fins d’éducation. Il est préférable de traiter ces éléments au sein du cadre de mise en œuvre ou par l’intermédiaire d’instruments européens existants, tels qu’Europass et le cadre européen des certifications (CEC), qui sont conçus pour évoluer au fil du temps.

Résultat du vote:

Voix pour:

86

Voix contre:

141

Abstentions:

11


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1962/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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