LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52025AE3072
Avis institutionnel52025AE3072

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant les conditions de mise en œuvre du soutien de l’Union à la politique commune de la pêche, au pacte européen pour l’Océan et à la politique maritime et aquacole de l’Union dans le cadre du Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux institué par le règlement (UE) [Fonds PNR] pour la période 2028-2034 [COM(2025) 559 final — 2025/0235(COD)]

CELEX52025AE3072
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 21 janvier 2026

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) porte sur une proposition de règlement visant à définir les modalités de financement de la politique commune de la pêche, du pacte européen pour l'Océan et des politiques maritime et aquacole de l'Union via le Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux (Fonds PNR) pour la période 2028-2034. Pour un professionnel du droit français, ce texte expose les conditions de mise en œuvre du soutien financier de l'UE, en précisant les règles de gestion, de suivi et de contrôle des fonds alloués à ces secteurs. Il s'inscrit dans le cadre de la future programmation budgétaire pluriannuelle de l'Union et anticipe les modalités opérationnelles du nouveau Fonds PNR pour la prochaine génération de politiques maritimes et halieutiques.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/1965

28.4.2026

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant les conditions de mise en œuvre du soutien de l’Union à la politique commune de la pêche, au pacte européen pour l’Océan et à la politique maritime et aquacole de l’Union dans le cadre du Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux institué par le règlement (UE) [Fonds PNR] pour la période 2028-2034

[COM(2025) 559 final — 2025/0235(COD)]

(C/2026/1965)

Rapporteur unique:

Javier GARAT PEREZ

Conseiller

Daniel VOCES DE ONAÍNDI

Procédure législative EU Law Tracker

EU Law Tracker

Consultation

Parlement européen, 6.11.2025

Conseil, 18.9.2025

Base juridique

Article 43, paragraphe 2; article 91, paragraphe 1; article 100, paragraphe 2; article 173, paragraphe 3; article 175; article 188; article 192, paragraphe 1; article 194, paragraphe 2 et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Document de la Commission

COM(2025) 559 final

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 14 — Vie aquatique

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section

15.12.2025

Adoption en session plénière

21.1.2026

Session plénière no

602

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

240/2/8

1. RECOMMANDATIONS

Le Comité économique et social européen (CESE):

1.1.

demande l’affectation obligatoire et garantie de 6,1 milliards d’EUR à la mise en œuvre de la politique commune de la pêche (PCP), conformément au budget actuel pour la période 2021-2027, afin de préserver l’une des rares compétences exclusives de l’Union européenne (UE) et d’éviter la concurrence avec d’autres secteurs et intérêts. La pêche étant du ressort exclusif de l’Union, elle devrait faire l’objet d’un chapitre spécifique qui garantisse des investissements publics adéquats et apporte une sécurité juridique aux opérateurs. Ce soutien est essentiel pour permettre aux pêcheurs d’investir dans les nouvelles technologies, ainsi que pour améliorer la sécurité et les conditions de travail, attirer de nouvelles générations dans la profession, favoriser la transition vers un avenir à faible intensité de carbone et préserver la compétitivité sur les marchés internationaux;

1.2.

s’inquiète qu’il soit apparemment jugé prioritaire de poursuivre les objectifs du pacte européen pour l’Océan, qui est une stratégie non contraignante de la Commission européenne, plutôt que de contribuer à réaliser ceux de la PCP, alors qu’il s’agit là de l’ambition énoncée dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et le règlement relatif à la PCP;

1.3.

se félicite qu’il soit proposé de renforcer la cohérence et les synergies avec des initiatives et fonds connexes, tels que le programme LIFE, l’instrument «Europe dans le monde» et le programme de l’Union en matière de compétitivité, afin d’éviter les doubles emplois et de maximiser l’incidence des investissements publics. Le Comité invite toutefois instamment la Commission, en sa qualité de gardienne des traités, à veiller à ce que les gouvernements réalisent les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs de la PCP, s’agissant notamment de collecter des données, de contrôler et gérer la pêche ou de mettre en œuvre des mesures relatives aux flottes;

1.4.

souligne qu’il s’impose d’assouplir la définition de la petite pêche côtière, en la fondant sur les critères établis par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et les organisations régionales de gestion des pêches (ORGP). En raison de la diversité des contextes sociaux, économiques et géographiques des États membres, il est essentiel de maintenir une approche adaptable qui tienne compte des spécificités de chaque flotte et de chaque région côtière;

1.5.

fait valoir que, compte tenu de l’âge moyen de la flotte de pêche de l’Union (31,5 ans), du déclin de la main-d’œuvre et de son vieillissement, il est impératif que les États membres élaborent des plans et des mesures pour moderniser et rénover les navires, afin d’améliorer l’efficacité énergétique, la sécurité à bord et les conditions de travail, sans augmenter la capacité de pêche. Ces actions contribueront non seulement à assurer le renouvellement des générations, mais aussi à atteindre les objectifs climatiques;

1.6.

salue l’intention de la Commission européenne de mettre en place une architecture simple, sans que soient définies au préalable des mesures et des règles d’éligibilité détaillées et trop normatives au niveau de l’Union. Le Comité encourage les États membres à maintenir cet esprit de souplesse et de simplification dans l’élaboration de leurs plans de partenariat national et régional (plans PNR), en prévoyant des processus accélérés pour les subventions de faible valeur, tout en garantissant la cohérence avec les objectifs de la PCP et des conditions de concurrence équitables entre les différents secteurs et régions. Il demande également l’établissement de lignes directrices sur le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» qui soient simples, homogènes et applicables à l’ensemble des secteurs, et qui facilitent la modernisation de la flotte;

1.7.

convient qu’il s’impose de maintenir un certain degré de souplesse pour ce qui est de déterminer les taux d’intensité de l’aide, afin de permettre aux États membres d’adapter leurs plans PNR aux caractéristiques spécifiques de leurs secteurs et de leurs régions. Toutefois, le Comité estime qu’il est essentiel d’établir un niveau minimum commun à l’échelon européen pour garantir un cadre équitable et éviter les distorsions de concurrence entre les flottes et les opérateurs. Il incombera à la Commission d’évaluer et d’accepter les taux maximaux d’intensité de l’aide proposés par les États membres à titre d’exceptions à la règle générale, pour autant qu’ils soient dûment justifiés, en prenant comme référence les dispositions énoncées dans le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (Feampa) pour la période 2021-2027;

1.8.

soutient pleinement l’irrecevabilité d’une demande d’aide présentée par certains demandeurs pendant la période prévue par la législation ou par l’autorité compétente et proportionnellement à l’infraction commise par l’opérateur concerné. Le CESE considère néanmoins que l’obligation de rembourser, en cas d’infraction grave, une subvention déjà perçue, jusqu’à cinq ans après sa perception, constitue une double sanction. Cette mesure engendre non seulement une insécurité juridique et un traitement discriminatoire des pêcheurs dans le cadre des plans nationaux par rapport à d’autres secteurs, mais contribue également à la sous-utilisation des fonds;

1.9.

se félicite de la nouvelle simplification et de la reformulation concernant les opérations pouvant bénéficier d’une aide publique, qui inclut une référence contraignante aux dispositions de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche. Cependant, le Comité estime qu’il est nécessaire de renforcer la sécurité juridique tant pour les États membres que pour les bénéficiaires, en préservant l’esprit de l’actuel Feampa. Il recommande donc de faire expressément référence au principe selon lequel les aides qui ne sont pas expressément interdites sont autorisées.

2. NOTES EXPLICATIVES

Arguments à l’appui de la recommandation 1.2

2.1.

L’article 1er prévoit que le soutien de l’Union contribue aux activités définies dans le pacte européen pour l’Océan et à la mise en œuvre de la politique commune de la pêche. De l’avis du CESE, le pacte européen pour l’Océan ne peut toutefois être mis sur un pied d’égalité avec la politique commune de la pêche, ni sur le plan hiérarchique ni sur le plan institutionnel. Par conséquent, la référence à ce pacte devrait être reléguée à un plan secondaire.

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1

Titre et considérants 2 et 3

lié aux recommandations 1.2 et 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant les conditions de mise en œuvre du soutien de l’Union à la politique commune de la pêche , au pacte européen pour l’Océan et à la politique maritime et aquacole de l’Union dans le cadre du Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux institué par le règlement (UE) [Fonds PNR] pour la période 2028-2034

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant les conditions de mise en œuvre du soutien de l’Union à la politique commune de la pêche et à la politique maritime et aquacole de l’Union dans le cadre du Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux institué par le règlement (UE) [Fonds PNR] pour la période 2028-2034

[...]

[...]

(2)

Le soutien de l’Union contribue également aux activités énoncées dans le pacte européen pour l’Océan ainsi qu’à l’objectif de l’Union en matière de durabilité de nos océans, à l’objectif de neutralité climatique, à la durabilité, à la compétitivité et à la résilience du secteur de la pêche et de l’aquaculture de l’Union européenne, à la durabilité, à la résilience et à la compétitivité de l’économie bleue européenne, à la résilience des communautés côtières et insulaires, ainsi que des régions ultrapériphériques, et au renforcement de la gouvernance des océans et de l’observation des océans, y compris au moyen de Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union et ses services liés à la mer.

(2)

Il convient que le Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux contribue à la réalisation des objectifs environnementaux, économiques, sociaux et en matière d’emploi de la politique commune de la pêche (PCP), tels qu’énoncés à l’article 2 du règlement (UE) no 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil. Ce soutien devrait garantir que les activités de pêche soient durables à long terme et gérées en cohérence avec les objectifs énoncés à l’article 2 du règlement relatif à la PCP.

(3)

Il convient que le Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux contribue à la réalisation des objectifs environnementaux, économiques, sociaux et en matière d’emploi de la politique commune de la pêche (PCP), tels qu’énoncés à l’article 2 du règlement (UE) no 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil. Ce soutien devrait garantir que les activités de pêche soient durables à long terme et gérées en cohérence avec les objectifs énoncés à l’article 2 du règlement relatif à la PCP.

(3)

Le soutien de l’Union contribue également à l’objectif de l’Union en matière de durabilité de nos océans, à l’objectif de neutralité climatique, à la durabilité, à la compétitivité et à la résilience du secteur de la pêche et de l’aquaculture de l’Union européenne, à la durabilité, à la résilience et à la compétitivité de l’économie bleue européenne, à la résilience des communautés côtières et insulaires, ainsi que des régions ultrapériphériques, et au renforcement de la gouvernance des océans et de l’observation des océans, y compris au moyen de Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union et ses services liés à la mer. Sans préjudice de l’existence de fonds plus adéquats et spécialisés pour d’autres secteurs et intérêts maritimes, le soutien peut également contribuer aux activités énoncées dans le pacte européen pour l’Océan.

Exposé des motifs

Le rapporteur propose de modifier le titre du règlement et d’inverser l’ordre des considérants 2 et 3. Le Fonds pour les partenariats nationaux et régionaux devrait contribuer en priorité à la réalisation des objectifs de la PCP, conformément à l’ambition énoncée dans le TFUE et le règlement relatif à la PCP. Les ressources limitées de ce fonds ne devraient pas être utilisées pour financer des secteurs ou des priorités déjà couverts par d’autres politiques ou instruments financiers de l’Union. Cette situation pourrait entraîner des doubles emplois, des chevauchements et une utilisation inefficace des fonds publics. Une stratégie non contraignante de la Commission et une compétence exclusive de l’Union mise en œuvre par le règlement de base de la PCP ne sauraient être placées sur un pied d’égalité.

Amendement 2

Article 1er

lié aux recommandations 1.2 et 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Le présent règlement établit des conditions spécifiques pour la mise en œuvre du soutien de l’Union conformément aux objectifs généraux énoncés à l’article 2 du règlement XX [Fonds PNR], et notamment son point d). Le soutien de l’Union contribue aux activités définies dans le pacte européen pour l’Océan et à la mise en œuvre de la politique commune de la pêche.

Le présent règlement établit des conditions spécifiques pour la mise en œuvre du soutien de l’Union conformément aux objectifs généraux énoncés à l’article 2 du règlement XX [Fonds PNR], et notamment son point d). Le soutien de l’Union contribue à la mise en œuvre de la politique commune de la pêche.

Exposé des motifs

Voir la justification de l’amendement 1.

Amendement 3

Considérant 5

lié à la recommandation 1.4

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

La petite pêche côtière est effectuée par des navires de pêche en mer et de pêche dans les eaux intérieures d’une longueur hors tout inférieure à douze mètres et qui n’utilisent pas d’engins remorqués , et par les pêcheurs à pied, y compris les ramasseurs de coquillages.

La petite pêche côtière est effectuée par des navires de pêche en mer et de pêche dans les eaux intérieures d’une longueur hors tout inférieure à quinze mètres, et par les pêcheurs à pied, y compris les ramasseurs de coquillages.

Compte tenu de l’extrême diversité des flottes de pêche dans les différents bassins maritimes de l’Union, les États membres peuvent adapter la définition de la «petite pêche côtière» dans leurs programmes, en tenant dûment compte de la durée de la sortie de pêche, de la distance par rapport à la côte, du type d’engin de pêche et des liens avec les communautés locales.

Exposé des motifs

Les plans PNR devraient prévoir un soutien spécifique pour la pêche artisanale qui est effectuée, selon le groupe d’experts du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) sur les captures commerciales, à l’aide de navires commerciaux d’une longueur hors tout inférieure à quinze mètres, ce qui représente 88 % des navires de pêche en activité (1). La FAO décrit les «petits producteurs» comme «ceux qui produisent à petite échelle», par opposition aux producteurs industriels. Dans la pratique, la distinction entre pêche artisanale et pêche industrielle est subjective: des activités considérées comme relevant de la première dans un pays ou une région peuvent être perçues comme se rapportant à la seconde dans un autre contexte. L’OMC ne propose pas non plus de définition universelle du terme «pêche artisanale», étant donné que son interprétation fait l’objet de discussions et varie d’un pays à l’autre.

Amendement 4

Considérant 8

lié à la recommandation 1.5

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Il devrait être possible de soutenir des actions liées à la pêche, à l’aquaculture et à l’économie bleue qui contribuent à la réalisation des objectifs de l’Union en matière d’environnement ainsi qu’en matière d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ce changement, y compris la transition énergétique pour tous les secteurs.

Il devrait être possible de soutenir des actions liées à la pêche, à l’aquaculture et à l’économie bleue qui contribuent à la réalisation des objectifs de l’Union en matière d’environnement ainsi qu’en matière d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ce changement, y compris les transitions énergétique et numérique et la décarbonation pour tous les secteurs. Dans ce contexte, et étant donné que l’âge moyen de la flotte de pêche de l’Union est de 31,5 ans, il est impératif que les États membres élaborent des plans et des mesures pour moderniser et rénover les navires, afin d’améliorer l’efficacité énergétique, la sécurité à bord et les conditions de travail, sans augmenter la capacité de pêche.

Exposé des motifs

La modernisation de la flotte est une condition nécessaire pour progresser vers une pêche plus durable, plus sûre et plus compétitive. L’âge moyen élevé des navires compromet l’efficacité énergétique, la sécurité des équipages et la capacité du secteur à s’adapter aux exigences environnementales et technologiques actuelles. Le fait de permettre et de promouvoir les investissements dans la modernisation et la rénovation, en conformité avec les règles de l’OMC, renforcera la transition écologique du secteur et contribuera à la réalisation des objectifs climatiques de l’Union, tout en aidant à remédier au grave problème de l’absence de renouvellement des générations.

Amendement 5

Article 3

lié aux recommandations 1.2, 1.6 et 1.7

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Soutien à la politique commune de la pêche , au pacte européen pour l’Océan et à la politique maritime et aquacole de l’Union

Soutien à la politique commune de la pêche et à la politique maritime et aquacole de l’Union

1. Les États membres tiennent compte , dans leur plan PNR, des besoins spécifiques de la pêche, de l’aquaculture et des communautés côtières, et en particulier de la petite pêche côtière, conformément à l’article 22, paragraphe 2, point i), du [règlement PNR].

1. Les États membres consacrent , dans leur plan PNR, un montant égal ou supérieur à celui fixé dans leurs programmes nationaux respectifs pour la mise en œuvre du Feampa pour la période 2021-2027, afin de répondre aux besoins spécifiques de la pêche, de l’aquaculture et des communautés côtières, et en particulier de la petite pêche côtière, conformément à l’article 22, paragraphe 2, point i), et à l’article 35, paragraphe 11, du [règlement PNR].

[…]

[…]

3. Les États membres fixent dans leur plan PNR un taux maximal d’intensité de l’aide de 50 % des dépenses totales éligibles liées à l’opération . En ce qui concerne les opérations liées à la petite pêche côtière et à l’amélioration de la sélectivité, de la santé, de la sécurité et des conditions de travail à bord des navires de pêche, ainsi que pour les actions mises en œuvre par des organisations ou associations de producteurs, les États membres peuvent accorder un taux maximal d’intensité de l’aide de 100 %. Il incombe à la Commission d’évaluer et d’accepter d’autres taux maximaux d’intensité de l’aide, proposés par les États membres à titre d’exceptions à la règle générale et dûment justifiés, en prenant comme référence les dispositions énoncées dans le Feampa pour la période 2021-2027.

3. Les États membres fixent dans leur plan PNR les taux maximaux d’intensité de l’aide pour les différentes catégories d’opérations bénéficiant d’un soutien au titre du plan PNR . En ce qui concerne les opérations liées à la petite pêche côtière, les États membres peuvent accorder un taux maximal d’intensité de l’aide de 100 %.

4. Les États membres et leurs régions maintiennent une architecture simple sans mesures normatives ni règles prescriptives d’éligibilité, en particulier pour les projets de moindre envergure, en élaborant des processus d’adoption accélérés et en réduisant la charge administrative pour les projets d’un montant inférieur à 150 000 EUR.

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à donner la priorité, de manière opérationnelle, aux ressources financières destinées à la pêche et à l’aquaculture, ainsi qu’à éviter tout détournement vers d’autres intérêts ou priorités. Cette mesure est essentielle étant donné que la Commission européenne propose une réduction drastique de 67 % des fonds réservés à la mise en œuvre de la PCP.

L’amendement a pour objectif de préserver l’esprit de simplification et de réduction de la charge administrative au niveau de l’État lors de la phase de mise en œuvre.

Il vise également à maintenir un équilibre entre, d’une part, la souplesse nécessaire aux États membres pour adapter leurs plans PNR aux spécificités de leurs secteurs et régions et, d’autre part, la nécessité d’établir des normes minimales communes au niveau européen afin de garantir des conditions de concurrence équitables entre les flottes et les opérateurs de l’Union. Il est également jugé approprié que les États membres ne puissent modifier les taux d’intensité de l’aide que dans des cas dûment justifiés et après notification à la Commission européenne, afin d’assurer transparence et cohérence dans la mise en œuvre des fonds.

Amendement 6

Article 4

lié aux recommandations 1.8 et 1.9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

1. Aucun soutien n’est accordé aux flottes ou opérateurs de pêche qui ne respectent pas l’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche ni les objectifs de la PCP visés à l’article 43, paragraphe 2, du TFUE et à l’article 2 du règlement relatif à la PCP .

1. Aucun soutien qui ne respecte pas les critères de l’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche n’est accordé aux flottes ou opérateurs de pêche qui ont commis des infractions graves aux règles de la PCP pendant la période visée au paragraphe 2 ou qui font l’objet d’une décision administrative ou de justice .

2. Les bénéficiaires sont tenus de continuer de se conformer à la PCP et ne doivent commettre aucune des infractions énumérées à l’article 3, paragraphe 4, points a) à c), pendant cinq ans.

2. L’octroi d’une aide financière de l’Union aux opérateurs est subordonné au respect des règles de la PCP par ces derniers. Par conséquent, outre les éventuelles restrictions ou interdictions d’accès au financement public imposées par une décision administrative ou de justice, les États membres veillent à ce que l’octroi de l’aide financière de l’Union ne soit accordé qu’à la condition que l’opérateur n’ait pas fait l’objet de sanctions pour des infractions graves au cours de l’année précédant la date de demande de ladite aide.

3. Le transfert des navires de pêche vers des pays tiers ou leur changement de pavillon pour celui d’un pays tiers, notamment par la création de coentreprises avec des partenaires de pays tiers et le transfert de propriété d’une entreprise , ne sont pas admissibles au bénéfice d’un soutien.

3. Le transfert de propriété d’une entreprise vers des pays tiers ou le changement de pavillon des navires de pêche pour celui d’un pays tiers, à l’exception de la création de coentreprises avec des partenaires de pays tiers, ne sont pas admissibles au bénéfice d’un soutien.

4. L’exploitation minière des grands fonds ne bénéficie d’aucun soutien.

4. L’exploitation minière des grands fonds ne bénéficie d’aucun soutien.

5. Sauf disposition contraire expresse du présent règlement, toute aide qui n’est pas explicitement interdite est réputée autorisée, de façon à garantir la sécurité juridique tant pour les États membres que pour les bénéficiaires.

Exposé des motifs

La formulation du premier paragraphe prête à confusion. Ce sont les soutiens, et non les pêcheurs, qui doivent respecter les critères d’octroi des subventions autorisées par l’OMC. Il en va de même en ce qui concerne la référence aux objectifs de la PCP. Le fait de préciser qu’un soutien ne sera pas autorisé en cas d’infractions graves ou de décisions administratives confère une plus grande sécurité juridique.

La proposition de la Commission implique que si un bénéficiaire commet une infraction grave, par exemple quatre ans après la fin du projet, il sera tenu de restituer les fonds reçus. S’il fait partie d’une coopérative ou d’une organisation de producteurs, l’ensemble de la structure pourrait être pénalisé. Aucun autre secteur de l’Union n’est soumis à des conditions aussi strictes.

Le maintien de cette disposition découragerait les pêcheurs de demander un soutien par crainte que toute erreur, même non liée au projet financé (par exemple, en matière de sécurité, d’environnement ou d’innovation), puisse avoir des conséquences disproportionnées. Une infraction grave peut déjà donner lieu à de lourdes amendes, à la saisie de navires et au retrait de licences: exiger le remboursement de l’aide financière ajoute un niveau de sanction inutile et excessif. Cette règle crée, et continuera de créer, une insécurité juridique dans le secteur, avec pour effet de décourager les investissements et de conduire à une utilisation insuffisante des fonds de l’Union. En lieu et place, le CESE propose une formulation conforme au règlement de base de la PCP (article 42, paragraphe 3).

En tout état de cause, l’article 91 ter du règlement (CE) no 1224/2009 (2) prévoit que les «sanctions accessoires» peuvent être assorties de l’interdiction de bénéficier de subventions ou d’aides publiques. Par conséquent, la référence à une période de cinq ans est disproportionnée et injustifiée. Il apparaît clairement que c’est à l’administration ou au tribunal qu’il appartiendrait de décider de telles sanctions, en fonction de la nature, de la gravité, de la durée et du caractère répétitif des infractions graves, et qu’elles ne sauraient donc être fixées par défaut.

Le paragraphe 3 prévoit des sanctions pour les investissements réalisés dans des pays en développement au moyen d’entreprises communes, ce qui pourrait décourager la participation du secteur privé à des projets de coopération internationale. Cette disposition crée un risque d’exclure des possibilités stratégiques qui pourraient contribuer au développement économique et social des pays tiers. Elle est en outre susceptible de limiter le transfert de technologie et d’expérience, et de réduire l’incidence positive des investissements européens sur les marchés émergents.

Le paragraphe 5 renforce la sécurité juridique, tout en maintenant l’esprit de l’actuel Feampa, qui repose sur le principe selon lequel les aides qui ne sont pas expressément interdites sont autorisées.

Bruxelles, le 21 janvier 2026.

Le président

du Comité économique et social européen

Séamus BOLAND


(1) https://academic.oup.com/icesjms/article/82/8/fsaf130/8224205?login=false&utm_source=chatgpt.com.

(2) Règlement (CE) n o 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) n o 847/96, (CE) n o 2371/2002, (CE) n o 811/2004, (CE) n o 768/2005, (CE) n o 2115/2005, (CE) n o 2166/2005, (CE) n o 388/2006, (CE) n o 509/2007, (CE) n o 676/2007, (CE) n o 1098/2007, (CE) n o 1300/2008, (CE) n o 1342/2008 et abrogeant les règlements (CEE) n o 2847/93, (CE) n o 1627/94 et (CE) n o 1966/2006 (JO L 343 du 22.12.2009, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2009/1224/oj).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1965/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Avis institutionnel52026AB0024

Avis institutionnel — 52026AB0024

12/08/2026

Avis institutionnel52026AS123095

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123095

31/07/2026

Avis institutionnel52026AS122996

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996

28/07/2026

Avis institutionnel52026AS122874

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874

28/07/2026

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →