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AccueilDroit européen52025AE3145
Avis institutionnel52025AE3145

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) no 1308/2013 en ce qui concerne le programme en faveur de la consommation de fruits, de légumes et de lait à l’école (programme de l’UE à destination des écoles), les interventions sectorielles, la création d’un secteur des protéagineux, les exigences applicables au chanvre, la possibilité d’instaurer des normes de commercialisation applicables au fromage, aux protéagineux et à la viande, l’application de droits à l’importation additionnels, les règles relatives à la disponibilité des approvisionnements en situation d’urgence et de crise grave, et les garanties [COM(2025) 553 final — 2025/0237(COD)]

CELEX52025AE3145
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 21 janvier 2026

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) porte sur une proposition de révision du règlement OCM unique (règlement (UE) n° 1308/2013). Il évalue les modifications proposées concernant le programme de distribution de fruits, légumes et lait dans les écoles, les interventions sectorielles, la création d'un nouveau secteur des protéagineux, et l'assouplissement des normes de commercialisation pour certains produits. Le CESE examine également les mesures de gestion de crise, notamment les règles sur les droits à l'importation additionnels et la disponibilité des approvisionnements en situation d'urgence.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/1964

28.4.2026

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) no 1308/2013 en ce qui concerne le programme en faveur de la consommation de fruits, de légumes et de lait à l’école («programme de l’UE à destination des écoles»), les interventions sectorielles, la création d’un secteur des protéagineux, les exigences applicables au chanvre, la possibilité d’instaurer des normes de commercialisation applicables au fromage, aux protéagineux et à la viande, l’application de droits à l’importation additionnels, les règles relatives à la disponibilité des approvisionnements en situation d’urgence et de crise grave, et les garanties

[COM(2025) 553 final — 2025/0237(COD)]

(C/2026/1964)

Rapporteur:

Felipe MEDINA

Conseiller

Alberto PEIRONCELY ARBIDE (pour le rapporteur)

Procédure législative

EU Law Tracker

Consultation

Conseil, 19.9.2025

Parlement européen, 6.10.2025

Base juridique

Article 43, paragraphe 2, et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Documents de la Commission

COM(2025) 553 final

Résumé du document COM(2025) 553 final

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 2 — Faim «zéro»

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section

15.12.2025

Adoption en session plénière

21.1.2026

Session plénière no

602

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

236/1/7

1. RECOMMANDATIONS

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) se félicite des modifications envisagées par la Commission européenne dans la proposition COM(2025) 553 final — 2025/0237(COD) relative à la révision du règlement portant organisation commune des marchés (OCM).

1.2.

Le CESE relève une incohérence dans les mesures proposées qui, d’un côté, se veulent ambitieuses et offrent aux États membres la possibilité d’ajouter de nouvelles interventions sectorielles, mais qui, de l’autre, prévoient de réduire le budget réservé à la politique agricole commune (PAC) par rapport au budget actuel et exigent que les États membres cofinancent des interventions, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour les fruits et légumes. Le bon fonctionnement du marché intérieur pourrait également s’en trouver compromis.

1.3.

Le CESE salue les actions menées par la Commission pour simplifier le règlement relatif à l’organisation commune des marchés à divers égards, avec pour objectif d’en faciliter la compréhension, d’en promouvoir le développement et la mise en œuvre, et ce faisant, de perfectionner le fonctionnement des différentes mesures, afin d’améliorer la situation des agriculteurs et des autres opérateurs tout au long de la chaîne agroalimentaire. Il fait remarquer que les interventions sectorielles actuelles se poursuivront après la fin de la période budgétaire en cours, et qu’il est donc nécessaire de prévoir des dispositions transitoires en la matière.

1.4.

S’agissant des propositions de la Commission concernant les mécanismes en cas de crise ou d’urgence alimentaire, le CESE insiste sur la nécessité de reconnaître expressément le caractère essentiel et stratégique que revêt le secteur agroalimentaire. Les protocoles d’urgence pour les crises et les situations exceptionnelles, dont l’élaboration incombe aux États membres, devraient intégrer cette notion, en veillant à ce que les pouvoirs publics soient tenus de faciliter les activités de tous les opérateurs du secteur en cas de crise. Il s’agit là d’un élément essentiel pour garantir à tout moment l’approvisionnement en denrées alimentaires et pour aider à rassurer les citoyens européens, et ainsi prévenir la thésaurisation de denrées alimentaires et les problèmes de sécurité qui en découlent.

1.5.

Le CESE insiste une fois de plus sur le besoin de transparence quant à la composition des produits alimentaires et sur la nécessité pour les consommateurs d’avoir facilement accès à ces informations. Il reconnaît en outre les efforts déployés par la Commission à propos de la dénomination des produits à base de viande, mais il avertit que certaines mesures visant à protéger des secteurs de production spécifiques risquent d’avoir des répercussions négatives sur d’autres filières tout aussi essentielles.

1.6.

Le CESE demande à la Commission d’autoriser l’utilisation de toutes les parties de la plante de chanvre, y compris les fleurs, et de simplifier les contrôles en privilégiant les vérifications administratives et en réduisant les inspections sur place. Dans la logique du soutien qu’il apporte à une réglementation efficace, proportionnée et fondée sur des preuves, le CESE invite la Commission à reconsidérer les modifications qu’elle a proposées et à adopter une approche fondée sur les risques pour autoriser l’utilisation de feuilles et de paille de chanvre comme matières premières pour aliments des animaux, pour autant qu’elles proviennent de variétés conformes aux dispositions de la PAC, c’est-à-dire dont la teneur en Δ9-tétrahydrocannabinol (THC) n’excède pas 0,3 %. En matière de vérification et de traçabilité, la mise en place de mécanismes clairs et harmonisés, en lieu et place d’interdictions générales, serait un gage de sécurité juridique, de protection de la santé, de bien-être animal et de développement durable des secteurs du chanvre et de l’élevage en Europe.

2. NOTES EXPLICATIVES

Mise à jour des dispositions relatives au programme à destination des écoles

2.1.

Le CESE plaide pour que le programme européen en faveur de la distribution de fruits, de légumes et de lait à l’école privilégie les produits locaux et régionaux issus du territoire de l’Union. Cette démarche, fondée sur le principe de proximité et la promotion de la production agricole européenne, a non seulement pour effet de stimuler les économies rurales, mais aussi de garantir que les élèves consomment davantage de produits frais, de saison et d’une qualité reconnue. Le Comité est d’avis que cette mesure contribue directement à la souveraineté alimentaire.

2.2.

Le CESE considère que pour atteindre ces objectifs et renforcer les mesures éducatives dans le domaine de la nutrition, il faut absolument prévoir un financement adéquat par des ressources supplémentaires, extérieures à la PAC, sachant que le budget proposé au titre de cette politique dans le cadre des plans de partenariat national et régional (plans PNR) est inférieur à l’enveloppe actuelle.

2.3.

Le CESE salue le travail accompli par les entreprises de distribution en gros et leurs travailleurs qui ont pour mission d’approvisionner les établissements de restauration collective, dont les écoles, en livrant chaque jour des denrées agroalimentaires et en garantissant aux élèves une alimentation durable et de qualité, rendant ainsi possible le travail du personnel de cuisine dans l’ensemble de l’Union européenne.

Interventions sectorielles relatives aux protéagineux

2.4.

Le CESE juge opportun de promouvoir une intervention sectorielle spécifique visant à encourager les protéagineux dans l’Union. Cette intervention devrait servir à favoriser une production stratégique qui contribue à réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en matière de protéines végétales, à stimuler la rotation des cultures et à diversifier les revenus des agriculteurs. Le CESE se félicite tout particulièrement que des paiements au titre de la PAC soient prévus pour soutenir directement la production de ces cultures.

2.5.

De telles mesures sont susceptibles, par ailleurs, de soutenir le développement durable des zones rurales, conformément à la vision que l’Union nourrit à long terme pour ces territoires, et ce, notamment par la mise en place de nouvelles chaînes de valeur régionales qui soient autosuffisantes, comme le CESE l’a déjà préconisé par le passé (1).

2.6.

Le CESE estime de surcroît qu’il est essentiel de soutenir la biotechnologie en ce qu’elle constitue un outil stratégique pour l’essor de ces cultures. Les nouvelles techniques génomiques, en particulier, devraient permettre la mise au point de variétés plus résilientes et plus productives, étant entendu que les préoccupations exprimées par le CESE dans son avis concernant les végétaux obtenus au moyen de nouvelles techniques génomiques (2) seront dûment prises en compte. Il s’agit là d’un facteur déterminant pour réduire la dépendance à l’égard des importations, même s’il faut reconnaître que les conditions agronomiques dans le sud de l’Europe n’autoriseront jamais une autosuffisance totale.

Protection des termes liés à la viande, dans un souci de transparence

2.7.

Le CESE plaide résolument pour que les dénominations traditionnellement réservées à la viande et aux produits à base de viande soient utilisées exclusivement pour les denrées alimentaires contenant de la viande. Cette restriction sémantique est essentielle pour éviter toute méprise chez les consommateurs ainsi que pour préserver le caractère spécifique des produits de l’élevage européen face aux imitations d’origine végétale qui peuvent prêter à confusion. De l’avis du CESE, protéger la terminologie commerciale, c’est aussi protéger le travail des éleveurs.

2.8.

Cette mesure, en plus de garantir une reconnaissance et une protection adéquates des produits d’origine animale, contribue à mettre en lumière l’importance historique de la viande et des autres produits d’origine animale, non seulement pour assurer une alimentation saine et équilibrée, mais aussi pour promouvoir un développement exemplaire du paysage et de l’environnement au sein de l’Union.

2.9.

De plus, le CESE considère que la transparence envers les consommateurs doit primer dans cette réflexion. Il suggère d’ajouter les termes «saucisse» et «burger» à la liste en question, tout en insistant néanmoins sur la nécessité de veiller à ne pas pénaliser d’autres produits, notamment ceux dont la dénomination ne pose aucun problème, comme le «filet de thon».

Règles relatives à la commercialisation et à l’étiquetage de l’origine

2.10.

Le CESE est favorable à ce que les normes de commercialisation soient étendues aux protéagineux, aux viandes bovine, porcine, ovine et caprine, ainsi qu’aux fromages, sous réserve que ces dispositions prévoient l’obligation d’indiquer le pays d’origine. La traçabilité et la mention claire de l’origine du produit sont des instruments essentiels pour instaurer la transparence sur le marché, renforcer la compétitivité du modèle de production européen et conférer aux consommateurs le pouvoir de choisir des produits dotés d’une grande valeur sociale, environnementale et économique.

Préparation aux crises et coordination européenne

2.11.

Le CESE se félicite de la création d’un mécanisme permanent de réaction aux crises dans le secteur agroalimentaire. Cet instrument devra permettre d’améliorer la coordination entre les États membres face à des perturbations graves, des situations d’urgence, des crises structurelles ou des circonstances exceptionnelles, d’activer les réserves agricoles de l’UE et de garantir la libre circulation des marchandises et des travailleurs dans l’ensemble du secteur agroalimentaire, y compris l’agriculture, l’industrie, le commerce de gros et de détail ainsi que leurs secteurs auxiliaires. Le CESE demande que ledit instrument soit conçu de manière à offrir une réponse rapide, axée sur le terrain et directement liée aux besoins réels des consommateurs, des citoyens et des entreprises concernés (3).

2.12.

Il estime que les protocoles d’intervention, dont l’élaboration incombe aux États membres, devraient s’appliquer à l’ensemble des instances compétentes et des autorités intervenant dans de telles situations, ainsi qu’à toutes les entreprises participant au maintien des fonctions essentielles à la société, en garantissant que la chaîne d’approvisionnement alimentaire soit préservée grâce à la distribution de denrées alimentaires, en tant que service de première nécessité pour les citoyens. Il faudrait que lesdits protocoles concernent toutes les situations qui risquent de causer des perturbations, y compris les catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éruptions volcaniques, incendies, tempêtes de neige, etc.), les pandémies ou les crises de santé publique, les conflits sociaux, les troubles ou les blocus, ainsi que toute autre circonstance exceptionnelle engendrant des perturbations (par exemple, les ruptures d’approvisionnement).

2.13.

Le CESE recommande que les plans d’urgence élaborés par les États membres poursuivent en priorité les objectifs suivants:

a)

assurer la sécurité de toutes les populations touchées par une crise ou une situation exceptionnelle, en garantissant l’accès aux biens essentiels;

b)

offrir aux populations une continuité dans l’approvisionnement en denrées alimentaires et en produits de première nécessité, en coordonnant la distribution depuis le point d’origine jusqu’aux points de vente et aux services de livraison à domicile, sans oublier les entrepôts, les ports, les centres logistiques, les routes et les marchés de destination;

c)

préserver l’intégrité des opérations de transport et la sécurité des travailleurs du secteur;

d)

faciliter et garantir l’accès aux zones concernées pour les entreprises du secteur, ainsi que pour les tiers participant à la reconstruction et/ou au maintien des activités dudit secteur;

e)

rassurer la population pour éviter qu’elle ne constitue des stocks au risque d’empêcher les autres de s’approvisionner normalement, ainsi que pour prévenir les craintes ou paniques inutiles, les réactions disproportionnées, l’insécurité ou les actes criminels.

Seuils de référence pour les mesures de sauvegarde

2.14.

Le CESE plaide en faveur d’un réexamen périodique des seuils de référence permettant de déclencher des mesures de sauvegarde, de sorte à prendre en compte des facteurs comme la saisonnalité, les coûts de production, les prix et les conditions réelles du marché. Il s’agit là d’un outil nécessaire pour défendre la stabilité des marchés agricoles contre les perturbations extérieures ou les fluctuations soudaines qui mettent en péril la viabilité des exploitations (4).

Mesures en faveur du secteur du chanvre

2.15.

Le CESE soutient le renforcement des mécanismes de contrôle et d’autorisation en vue de garantir la traçabilité du chanvre destiné à des usages industriels. La mise en place de procédures claires et de mécanismes de vérification nationaux est essentielle pour garantir la légalité, protéger les agriculteurs qui respectent la réglementation européenne et éviter les distorsions du marché. Le CESE prône une réglementation efficace et proportionnée, propre à favoriser un développement équilibré du secteur sans créer d’insécurité juridique.

2.16.

Le CESE fait valoir que les propositions actuelles visant à modifier le règlement (CE) no 767/2009 (5) et la directive 2002/32/CE (6) sont incompatibles avec le nouveau cadre réglementaire européen et vont à l’encontre des objectifs de la PAC, de la stratégie «De la ferme à la table» et de la position du CESE en matière de circularité, de durabilité, de bien-être animal et d’innovation agricole.

2.17.

Le CESE estime que les mesures visant à exclure tout recours à des feuilles et autres parties aériennes de chanvre comme matières premières pour aliments des animaux, en en restreignant l’usage à la seule fabrication d’additifs pour l’alimentation animale — lesquels ne sont aujourd’hui soumis à aucune procédure d’autorisation — empêcheraient dans la pratique de valoriser une partie substantielle de la plante. Cette approche est contraire aux récentes évolutions législatives qui autorisent la production et la commercialisation de toutes les parties de plantes de Cannabis sativa L. présentant une teneur en Δ9-THC inférieure à 0,3 %, et qui reconnaissent ainsi leur valeur industrielle, agronomique et nutritionnelle.

2.18.

Le CESE considère que les actions proposées sont disproportionnées et ne reposent sur aucune base scientifique solide. La justification invoquée pour ces mesures tient au risque de transfert de THC et de cannabidiol (CBD) dans la chaîne alimentaire humaine, alors que les données issues des États membres et de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) montrent clairement que le transfert de cannabinoïdes de l’alimentation animale vers les tissus animaux est minime et ne présente aucun risque identifiable pour la santé animale ou humaine. Fixer des seuils sur la base des normes applicables aux denrées destinées à la consommation humaine revient à faire abstraction des différences avérées en matière de métabolisme, d’exposition et de risque. De telles dispositions créent des charges réglementaires inutiles sans apporter d’avantages tangibles en matière de sécurité alimentaire.

2.19.

Sur le plan du bien-être animal, le CESE fait valoir que les matières premières pour aliments des animaux dérivées du chanvre, à savoir les sous-produits de chènevis et la chènevotte, contribuent à assurer l’équilibre nutritionnel des animaux d’élevage, à réduire leur stress et à améliorer leur comportement productif. En les excluant sans fondement du marché des matières premières pour aliments des animaux, on ne fait pas seulement obstacle à l’innovation, mais on réduit également la disponibilité d’ingrédients naturels présentant des effets positifs avérés sur le bien-être animal, qui constitue un pilier central de l’architecture verte de la PAC et des objectifs de l’UE en matière de durabilité de l’élevage.

2.20.

Le CESE signale qu’au-delà de leur manque de pertinence scientifique et juridique, ces restrictions entraîneraient aussi de lourdes répercussions socio-économiques. La capacité à valoriser l’ensemble de la plante, qu’il s’agisse du chènevis, des fibres ou des feuilles, est essentielle pour préserver la viabilité économique des exploitations agricoles et assurer la cohérence entre les politiques relatives à l’agriculture, à l’environnement et au bien-être animal.

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1

lié à la recommandation 1.3

(Article 1er, paragraphe 31, de la proposition)

Ajouter un nouveau point après le point d):

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

3.

Les plans de préparation et de réaction en matière de sécurité alimentaire comprennent au moins:

3.

Les plans de préparation et de réaction en matière de sécurité alimentaire comprennent au moins:

(a)

des mécanismes de suivi et d’alerte précoce, y compris des évaluations des vulnérabilités structurelles de la chaîne d’approvisionnement et des scénarios de risque de perturbations majeures;

(a)

des mécanismes de suivi et d’alerte précoce, y compris des évaluations des vulnérabilités structurelles de la chaîne d’approvisionnement et des scénarios de risque de perturbations majeures;

(b)

des dispositions visant à agréger les données relatives aux stocks de produits agricoles essentiels;

(b)

des dispositions visant à agréger les données relatives aux stocks de produits agricoles essentiels;

(c)

une répartition des rôles et des mécanismes de coordination entre les autorités compétentes à tous les niveaux territoriaux, ainsi que des procédures de coopération avec les acteurs du secteur privé concernés;

(c)

une répartition des rôles et des mécanismes de coordination entre les autorités compétentes à tous les niveaux territoriaux, ainsi que des procédures de coopération avec les acteurs du secteur privé concernés;

(d)

des protocoles de communication d’urgence visant à assurer une diffusion rapide des informations aux parties prenantes et au grand public.

(d)

des protocoles de communication d’urgence visant à assurer une diffusion rapide des informations aux parties prenantes et au grand public ;

(e)

des dispositions permettant d’activer automatiquement les mesures nécessaires pour faciliter le meilleur fonctionnement possible des entreprises du secteur agroalimentaire, afin de prévenir, dans la mesure du possible, les situations donnant lieu à des troubles et à la constitution inutile de stocks à la suite de pénuries d’approvisionnement alimentaire qui auraient pu être évitées .

Exposé des motifs

Les plans d’urgence doivent permettre d’activer automatiquement certaines mesures qui facilitent le meilleur fonctionnement possible du secteur agroalimentaire en vue de garantir l’approvisionnement alimentaire.

Amendement 2

lié à la recommandation 1.3

(Article 1er, paragraphe 31, de la proposition)

Ajouter un nouveau point après le point e):

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 222 sexies

Article 222 sexies

Coordination

Coordination

1. Afin de soutenir une approche coordonnée de l’Union en matière de préparation à la sécurité alimentaire et de résilience de la chaîne d’approvisionnement agricole, la Commission met en place un mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire, réunissant les autorités compétentes des États membres, les organisations de parties prenantes concernées et, le cas échéant, des représentants de certains pays tiers.

1. Afin de soutenir une approche coordonnée de l’Union en matière de préparation à la sécurité alimentaire et de résilience de la chaîne d’approvisionnement agricole, la Commission met en place un mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire, réunissant les autorités compétentes des États membres, les organisations de parties prenantes concernées et, le cas échéant, des représentants de certains pays tiers.

2. Le mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire:

2. Le mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire:

[…]

[…]

(e)

contribue à la préparation de recommandations ou d’initiatives politiques concernant la préparation et la réaction de l’Union aux crises d’approvisionnement et de sécurité alimentaires.

(e)

contribue à la préparation de recommandations ou d’initiatives politiques concernant la préparation et la réaction de l’Union aux crises d’approvisionnement et de sécurité alimentaires ;

(f)

recense les besoins et les demandes des entreprises du secteur et de leurs représentants légitimes, sur la base de l’expérience acquise dans la gestion des urgences, des crises et des situations exceptionnelles au cours des dernières années, afin de transmettre leurs connaissances et les enseignements tirés, et d’éviter ainsi que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir .

Exposé des motifs

Le mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire doit mettre à profit les enseignements tirés et permettre aux acteurs ayant déjà été confrontés à des crises de partager plus facilement leurs expériences avec ceux qui ne l’ont pas été.

Amendement 3

lié à la recommandation 1.3

(Article 1er, paragraphe 31, de la proposition)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 222 septies

Article 222 septies

Actions renforcées en cas de crise grave ou d’urgence

Actions renforcées en cas de crise grave ou d’urgence

En cas de crise grave déclarée ou d’urgence présentant un risque élevé pour la sécurité alimentaire, la Commission peut, au moyen d’actes d’exécution immédiatement applicables, exiger des États membres et des opérateurs qu’ils lui communiquent des rapports en temps réel sur les stocks publics et privés de produits et intrants agroalimentaires concernés ou sur d’autres informations pertinentes en vue de garantir l’approvisionnement de ces produits dans l’Union.

En cas de crise grave déclarée ou d’urgence présentant un risque élevé pour la sécurité alimentaire, la Commission peut, au moyen d’actes d’exécution immédiatement applicables, exiger des États membres et des opérateurs qu’ils lui communiquent des rapports en temps réel sur les stocks publics et privés de produits et intrants agroalimentaires concernés ou sur d’autres informations pertinentes en vue de garantir l’approvisionnement de ces produits dans l’Union.

De même, la Commission doit exhorter les États membres à faciliter le fonctionnement de l’ensemble de la chaîne alimentaire en cas d’urgence, de crise et de situation exceptionnelle, par les mesures suivantes:

a)

garantir aux populations une continuité dans l’approvisionnement en denrées alimentaires et en produits de première nécessité, en facilitant en permanence le fonctionnement de la chaîne agroalimentaire, depuis le point d’origine jusqu’aux magasins de détail et aux services de livraison à domicile, sans oublier les opérations de chargement et de déchargement dans les entrepôts, les ports, les centres logistiques, les établissements, les routes et/ou les marchés de destination;

b)

préserver l’intégrité des personnes travaillant dans les entreprises du secteur en facilitant leur accès au lieu de travail pour garantir la sécurité de l’approvisionnement alimentaire;

c)

assurer une mobilité adéquate et le bon fonctionnement du secteur des transports afin de maintenir un taux de réassortiment approprié dans les établissements de vente au détail, de façon à prévenir toute crainte inutile ou tout achat de denrées alimentaires effectué sous l’emprise de la panique;

d)

faciliter et garantir l’accès aux zones concernées pour les entreprises du secteur, ainsi que pour les tiers participant à la reconstruction et/ou au maintien des activités dudit secteur, afin de rétablir un approvisionnement alimentaire normal le plus rapidement possible;

e)

assouplir automatiquement l’application des réglementations en vigueur concernant les heures d’ouverture, le transport, la gestion des déchets, la sécurité alimentaire, etc., pour permettre aux entreprises de gérer plus facilement la situation;

f)

rassurer le public pour prévenir les comportements de thésaurisation susceptibles d’empêcher le reste de la population de s’approvisionner normalement, ainsi que pour éviter la propagation de craintes, de paniques, de réactions disproportionnées, d’insécurité ou d’actes criminels.

Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 229, paragraphe 3.

Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 229, paragraphe 3.

Exposé des motifs

La Commission peut jouer un rôle à cet égard en exhortant les États membres à faire en sorte que la chaîne alimentaire fonctionne en toutes circonstances.

Amendement 4

lié à la recommandation 2.1

(article 1er, paragraphe 11, de la proposition, modifiant l’article 23 bis)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

à l’article 23 bis, le paragraphe suivant est inséré:

à l’article 23 bis, le paragraphe suivant est inséré:

«1 bis. Pour l’année scolaire 2027/2028, l’aide octroyée au titre du programme à destination des écoles pour la distribution de produits, les mesures éducatives d’accompagnement et les coûts connexes visés à l’article 23, paragraphe 1, ne dépasse pas 90 001 722,9 EUR.»;

«1 bis. Pour l’année scolaire 2027/2028, l’aide octroyée au titre du programme à destination des écoles pour la distribution de produits, les mesures éducatives d’accompagnement et les coûts connexes visés à l’article 23, paragraphe 1, ne dépasse pas 90 001 722,9 EUR. Toutefois, un financement supplémentaire au titre de ressources extérieures à la PAC est octroyé pour consolider les mesures éducatives et garantir le succès du programme. »;

Exposé des motifs

Le présent amendement s’impose pour garantir que le programme de l’UE à destination des écoles ne soit pas limité par les ressources de la PAC, déjà fortement sollicitées par d’autres priorités agricoles. En prescrivant un financement supplémentaire indépendant de la PAC, il renforce les mesures éducatives en matière d’alimentation, en encourageant la souveraineté alimentaire et la priorité qu’il convient d’accorder aux denrées produites localement ou dans l’Union, comme le souligne la recommandation 2.1. Cette approche évite de surcharger le budget agricole général et garantit une mise en œuvre efficace, conforme à l’ODD 2 (faim «zéro») et au principe de proximité, ce qui profitera aux économies rurales et à la santé des élèves sans compromettre les autres aides au titre de la PAC.

Amendement 5

lié à la recommandation 2.4

[Article 1er, paragraphe 1, de la proposition, modifiant le règlement (UE) no 1308/2013]

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

[…]

[…]

Le règlement (UE) no 1308/2013 est modifié comme suit:

Le règlement (UE) no 1308/2013 est modifié comme suit:

(1)

à l’article 1er, paragraphe 2, le point d) est remplacé par le texte suivant:

(1)

à l’article 1er, paragraphe 2, le point d) est remplacé par le texte suivant:

«d)

secteur des protéagineux, partie IV»;

«d)

secteur des protéagineux, partie IV — les interventions dans ce secteur doivent promouvoir un développement rural durable grâce à des chaînes de valeur régionales autosuffisantes »;

Exposé des motifs

La création du secteur des protéagineux revêt une importance stratégique pour réduire la dépendance à l’égard des importations, mais elle doit être intégrée dans le cadre du développement rural durable afin d’en tirer le meilleur parti. Dans le présent amendement, cette intégration est motivée par la nécessité de mettre le secteur en adéquation avec la vision que l’UE nourrit à long terme pour les zones rurales (voir l’avis du CESE sur le thème «Vers une stratégie durable en matière de protéines et d’huiles végétales pour l’Union européenne»), en encourageant la rotation des cultures, la diversification des revenus et l’autosuffisance des chaînes de valeur. Il s’agit de renforcer la résilience économique et environnementale des zones rurales, en veillant à ce que les interventions ne ciblent pas uniquement la production et en garantissant la cohérence avec les objectifs plus larges de la PAC, dont la durabilité et le soutien aux agriculteurs des régions vulnérables.

Amendement 6

lié à la recommandation 2.4

(Article 1er, paragraphe 22, de la proposition, modifiant l’article 159)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

L’article 159 est modifié comme suit:

L’article 159 est modifié comme suit:

(a)

au point a), l’alinéa suivant est ajouté:

(a)

au point a), l’alinéa suivant est ajouté:

«v)

le secteur des protéagineux.»;

«v)

le secteur des protéagineux.»;

(b)

le point b) est remplacé par le texte suivant:

(b)

le point b) est remplacé par le texte suivant:

«b)

les organisations interprofessionnelles des secteurs de l’huile d’olive et des olives de table, ainsi que du tabac et des protéagineux.»;

«b)

les organisations interprofessionnelles des secteurs de l’huile d’olive et des olives de table, ainsi que du tabac et des protéagineux , l’accent étant mis sur le développement rural durable et l’autosuffisance des chaînes de valeur .»;

Exposé des motifs

La création du secteur des protéagineux revêt une importance stratégique pour réduire la dépendance à l’égard des importations, mais elle doit être intégrée dans le cadre du développement rural durable afin d’en tirer le meilleur parti. Dans le présent amendement, cette intégration est motivée par la nécessité de mettre le secteur en adéquation avec la vision que l’UE nourrit à long terme pour les zones rurales (voir l’avis du CESE sur le thème «Vers une stratégie durable en matière de protéines et d’huiles végétales pour l’Union européenne»), en encourageant la rotation des cultures, la diversification des revenus et l’autosuffisance des chaînes de valeur. Il s’agit de renforcer la résilience économique et environnementale des zones rurales, en veillant à ce que les interventions ne ciblent pas uniquement la production et en garantissant la cohérence avec les objectifs plus larges de la PAC, dont la durabilité et le soutien aux agriculteurs des régions vulnérables.

Amendement 7

lié à la recommandation 2.6

(Annexe I, point 1, de la proposition)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

(1)

L’annexe I est modifiée comme suit:

(1)

L’annexe I est modifiée comme suit:

(a)

la partie IV est remplacée par le texte suivant:

(a)

la partie IV est remplacée par le texte suivant:

«PARTIE IV

«PARTIE IV

Protéagineux

Protéagineux

Le secteur des protéagineux couvre les produits énumérés ci-après dans les sections 1 et 2.

Le secteur des protéagineux couvre les produits énumérés ci-après dans les sections 1 et 2 , en incluant le soutien à la biotechnologie et aux nouvelles techniques génomiques (NTG) pour les variétés résilientes et en reconnaissant les handicaps agronomiques propres à certaines régions comme le sud de l’Europe, compte tenu des préoccupations exprimées par le CESE dans son avis concernant les végétaux obtenus au moyen de nouvelles techniques génomiques .

Exposé des motifs

Dans sa proposition, la Commission crée le secteur des protéagineux afin de réduire les dépendances, mais elle omet de mentionner les outils innovants tels que la biotechnologie et les NTG, pourtant essentiels pour améliorer la résilience et la productivité, et ne tient pas compte des préoccupations exprimées par le CESE dans son avis concernant les végétaux produits par de nouvelles techniques génomiques. Le présent amendement se justifie par la nécessité de stimuler l’innovation agricole, en particulier dans des régions telles que le sud de l’Europe, aux prises avec des difficultés agronomiques, en s’alignant sur les objectifs de l’UE en matière de compétitivité et de réduction des importations. Il motive le soutien aux NTG en reconnaissant les limites de l’autosuffisance et en promouvant une approche équilibrée qui protège les agriculteurs, favorise la durabilité et concorde avec la stratégie “De la ferme à la table” sans créer d’attentes irréalistes.

Amendement 8

lié à la recommandation 2.7

(Considérant 15 de la proposition)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Conformément aux conclusions du rapport de la Commission sur les nouvelles normes de commercialisation pour les légumes à cosse secs et les fèves de soja (24), il convient de prévoir la possibilité d’établir des normes de commercialisation pour les protéagineux afin de mieux informer les consommateurs sur l’origine des produits protéagineux qu’ils achètent. Pour la même raison, il convient d’ajouter les viandes bovine, porcine, ovine et caprine à la liste des aliments pour lesquels des normes de commercialisation peuvent être adoptées. En outre, dans le but d’harmoniser éventuellement la définition et la composition de certains fromages afin de garantir une base commune de qualité dans l’ensemble du marché intérieur, il convient également de prévoir la possibilité d’établir des normes de commercialisation pour les fromages. Cette démarche participe par ailleurs à la reconnaissance et la protection adéquates des produits d’origine animale, et contribue à mettre en lumière l’importance historique que revêt la consommation de viande et de produits d’origine animale, s’agissant non seulement de parvenir à une alimentation saine et équilibrée, mais aussi de concourir à un développement exemplaire du paysage et de l’environnement au sein de l’Union.

(24) Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil établi conformément à l’article 75, paragraphe 6, du règlement (UE) no 1308/2013 en ce qui concerne de nouvelles normes de commercialisation pour le cidre et le poiré ainsi que pour les légumes à cosse secs et les fèves de soja, COM(2023) 200 final.

Exposé des motifs

Dans la proposition, la protection des termes liés à la viande se concentre sur la transparence, sans toutefois mettre en avant la valeur historique et culturelle que revêt cette denrée dans l’UE. Le présent amendement est indispensable pour reconnaître le rôle que jouent les produits d’origine animale s’agissant d’assurer une alimentation saine et de promouvoir l’équilibre environnemental et l’aménagement paysager. Il vise en outre à éviter toute confusion avec les imitations d’origine végétale et à protéger les éleveurs. Il s’agit de mettre en avant les avantages sociaux et environnementaux qui en découlent, dans un souci de transparence vis-à-vis des consommateurs, de préservation de l’identité européenne et de renforcement de la compétitivité du secteur de l’élevage face aux distorsions du marché, sans pour autant porter préjudice à d’autres produits.

Amendement 9

(Annexe I, point 4, de la proposition)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

À l’annexe VII, la partie suivante est insérée:

À l’annexe VII, la partie suivante est insérée:

«PARTIE I bis

«PARTIE I bis

Dénominations des viandes et produits à base de viande

Dénominations des viandes et produits à base de viande

1.

La dénomination ‘viande’ est réservée exclusivement aux parties comestibles d’un animal.

1.

La dénomination ‘viande’ est réservée exclusivement aux parties comestibles d’un animal.

2.

Aux fins de la présente annexe, on entend par ‘produits à base de viande’, les produits qui proviennent uniquement de viandes, étant entendu que des substances nécessaires pour leur fabrication peuvent être ajoutées, pourvu que ces substances ne soient pas utilisées en vue de remplacer, en tout ou en partie, l’un quelconque des constituants de la viande.

2.

Aux fins de la présente annexe, on entend par ‘produits à base de viande’, les produits qui proviennent uniquement de viandes, étant entendu que des substances nécessaires pour leur fabrication peuvent être ajoutées, pourvu que ces substances ne soient pas utilisées en vue de remplacer, en tout ou en partie, l’un quelconque des constituants de la viande.

3.

Les dénominations suivantes sont réservées aux produits qui proviennent uniquement de viandes à tous les stades de la commercialisation:

3.

Les dénominations suivantes sont réservées aux produits qui proviennent uniquement de viandes à tous les stades de la commercialisation:

(a)

bœuf,

(a)

bœuf,

(b)

veau,

(b)

veau,

(c)

porc,

(c)

porc,

(d)

volaille,

(d)

volaille,

(e)

poulet,

(e)

poulet,

(f)

dinde,

(f)

dinde,

(g)

canard,

(g)

canard,

(h)

oie,

(h)

oie,

(i)

agneau,

(i)

agneau,

(j)

mouton,

(j)

mouton,

(k)

ovin,

(k)

ovin,

(l)

caprin,

(l)

caprin,

(m)

pilon,

(m)

pilon,

(n)

filet,

(n)

filet,

(o)

aloyau,

(o)

aloyau,

(p)

flanchet,

(p)

flanchet,

(q)

longe,

(q)

longe,

(r)

côtes,

(r)

côtes,

(s)

épaule,

(s)

épaule,

(t)

jarret,

(t)

jarret,

(u)

côtelette,

(u)

côtelette,

(v)

aile,

(v)

aile,

(w)

poitrine,

(w)

poitrine,

(x)

cuisse,

(x)

cuisse,

(y)

poitrine de bœuf,

(y)

poitrine de bœuf,

(z)

entrecôte,

(z)

entrecôte,

(aa)

T-bone,

(aa)

T-bone,

(bb)

rumsteck,

(bb)

rumsteck,

(cc)

bacon.

(cc)

bacon.

4.

La dénomination ‘viande’ et les dénominations énumérées au point 3 peuvent également être employées conjointement avec un ou plusieurs termes pour désigner des produits composés dont aucun élément ne remplace ou n’est destiné à remplacer un constituant quelconque de la viande et dont la viande est une partie essentielle, soit par sa quantité, soit par son effet caractérisant le produit.».

4.

Le fait de réserver ces dénominations aux produits mentionnés témoigne de l’importance historique que revêt la consommation de viande au regard d’une alimentation équilibrée et du développement du paysage et de l’environnement au sein de l’UE.

5.

La dénomination “viande” et les dénominations énumérées au point 3 peuvent également être employées conjointement avec un ou plusieurs termes pour désigner des produits composés dont aucun élément ne remplace ou n’est destiné à remplacer un constituant quelconque de la viande et dont la viande est une partie essentielle, soit par sa quantité, soit par son effet caractérisant le produit.».

Exposé des motifs

Dans la proposition, la protection des termes liés à la viande se concentre sur la transparence, sans toutefois mettre en avant la valeur historique et culturelle que revêt cette denrée dans l’UE. Le présent amendement est indispensable pour reconnaître le rôle que jouent les produits d’origine animale s’agissant d’assurer une alimentation saine et de promouvoir l’équilibre environnemental et l’aménagement paysager. Il vise en outre à éviter toute confusion avec les imitations d’origine végétale et à protéger les éleveurs. Il s’agit de mettre en avant les avantages sociaux et environnementaux qui en découlent, dans un souci de transparence vis-à-vis des consommateurs, de préservation de l’identité européenne et de renforcement de la compétitivité du secteur de l’élevage face aux distorsions du marché, sans pour autant porter préjudice à d’autres produits.

Amendement 10

lié à la recommandation 1.5

(Article 1er, paragraphe 19, de la proposition)

Insérer un nouveau paragraphe après le paragraphe 2:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 147 ter

Article 147 ter

Production de chanvre

Production de chanvre

1. […]

1. […]

2. Les produits visés au paragraphe 1 qui ne remplissent pas les conditions qui y sont fixées peuvent être produits sur le territoire des États membres qui le permettent pour leur territoire et dans les conditions déterminées par ces derniers conformément au droit de l’Union, au droit international et au droit national.

2. Les produits visés au paragraphe 1 qui ne remplissent pas les conditions qui y sont fixées peuvent être produits sur le territoire des États membres qui le permettent pour leur territoire et dans les conditions déterminées par ces derniers conformément au droit de l’Union, au droit international et au droit national.

3. Les produits visés au paragraphe 1 qui remplissent les conditions qui y sont fixées peuvent être utilisés comme aliments pour animaux, sous réserve des recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

Exposé des motifs

La Commission est invitée à reconsidérer les modifications qu’elle a proposées et à adopter une approche fondée sur les risques pour autoriser l’utilisation de feuilles et de paille de chanvre comme matières premières pour aliments des animaux, pour autant qu’elles proviennent de variétés conformes aux dispositions de la PAC, c’est-à-dire dont la teneur en THC n’excède pas 0,3 %. En matière de vérification et de traçabilité, la mise en place de mécanismes clairs et harmonisés, en lieu et place d’interdictions générales, serait un gage de sécurité juridique, de protection de la santé, de bien-être animal et de développement durable des secteurs du chanvre et de l’élevage en Europe.

Amendement 11

lié à la recommandation 2.1

(Exposé des motifs, point 5)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Interventions sectorielles

Interventions sectorielles

Les dispositions juridiques définissent des exigences minimales concernant le contenu et les objectifs stratégiques de ces types d’intervention, dont l’objectif général est d’assurer le fonctionnement efficace et la stabilité des marchés agricoles. Il s’agit de garantir des conditions de concurrence équitables dans le marché intérieur et de fixer les conditions d’une concurrence équitable et loyale. Lorsqu’ils incluent des interventions dans certains secteurs dans leurs plans PNR, les États membres devraient veiller à leur cohérence avec d’autres interventions au niveau sectoriel. Les types d’intervention dans certains secteurs devraient soutenir les secteurs des fruits et légumes, du vin, des protéagineux, des produits apicoles, de l’huile d’olive, des olives de table et du houblon, ainsi que les autres secteurs et produits énumérés à l’annexe I du règlement (UE) no 1308/2013, et pour lesquels la mise en place d’interventions spécifiques est réputée avoir des effets bénéfiques sur la réalisation de tout ou partie des objectifs généraux et spécifiques de la PAC poursuivis par le règlement (UE).../... [règlement FPNR].

Les dispositions juridiques définissent des exigences minimales concernant le contenu et les objectifs stratégiques de ces types d’intervention, dont l’objectif général est d’assurer le fonctionnement efficace et la stabilité des marchés agricoles. Il s’agit de garantir des conditions de concurrence équitables dans le marché intérieur et de fixer les conditions d’une concurrence équitable et loyale. Lorsqu’ils incluent des interventions dans certains secteurs dans leurs plans PNR, les États membres devraient veiller à leur cohérence avec d’autres interventions au niveau sectoriel. Les types d’intervention dans certains secteurs devraient soutenir les secteurs des fruits et légumes, du vin, des protéagineux, des produits apicoles, de l’huile d’olive, des olives de table et du houblon, ainsi que les autres secteurs et produits énumérés à l’annexe I du règlement (UE) no 1308/2013, et pour lesquels la mise en place d’interventions spécifiques est réputée avoir des effets bénéfiques sur la réalisation de tout ou partie des objectifs généraux et spécifiques de la PAC poursuivis par le règlement (UE).../... [règlement FPNR]. La Commission européenne doit veiller à ce que les interventions sectorielles des États membres ne compromettent pas le fonctionnement du marché intérieur ni les conditions de concurrence équitables prévalant au niveau européen pour les opérateurs.

Exposé des motifs

Les interventions sectorielles actuelles se poursuivront après la fin de la période budgétaire en cours et il s’impose donc de prévoir des dispositions transitoires en la matière.

Amendement 12

lié à la recommandation 1.2

(Exposé des motifs, point 5)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Application différée et règles transitoires

Application différée et règles transitoires

Afin de laisser aux États membres et aux opérateurs suffisamment de temps pour se conformer aux nouvelles règles, il convient de reporter la date d’application des modifications relatives aux accords dans le secteur du sucre, aux conditions de commercialisation, de production et d’importation du chanvre, ainsi qu’aux dispositions relatives à la sécurité de l’approvisionnement en cas d’urgence et de crise grave. En outre, afin d’assurer une transition sans heurts vers le nouveau programme de l’UE à destination des écoles, la suppression des dispositions relatives audit programme établies par le règlement (UE) no 1308/2013 devrait s’appliquer à partir du 1er janvier 2028, tout en continuant de s’appliquer aux mesures mises en œuvre jusqu’au 31 décembre 2027. Étant donné que l’actuel programme de l’UE à destination des écoles sera supprimé le 31 décembre 2028, une dotation spécifique réduite doit également être définie pour la période de 5 mois de l’année scolaire 2027/2028 allant du 1er août au 31 décembre 2027, étant donné que sa mise en œuvre et son financement relèveront toujours du CFP actuel.

Afin de laisser aux États membres et aux opérateurs suffisamment de temps pour se conformer aux nouvelles règles, il convient de reporter la date d’application des modifications relatives aux accords dans le secteur du sucre, aux conditions de commercialisation, de production et d’importation du chanvre, ainsi qu’aux dispositions relatives à la sécurité de l’approvisionnement en cas d’urgence et de crise grave. Des règles transitoires devraient aussi s’appliquer aux organisations de producteurs de fruits et légumes reconnues qui mettent en œuvre des plans opérationnels pluriannuels se prolongeant au-delà de 2027. En outre, afin d’assurer une transition sans heurts vers le nouveau programme de l’UE à destination des écoles, la suppression des dispositions relatives audit programme établies par le règlement (UE) no 1308/2013 devrait s’appliquer à partir du 1er janvier 2028, tout en continuant de s’appliquer aux mesures mises en œuvre jusqu’au 31 décembre 2027. Étant donné que l’actuel programme de l’UE à destination des écoles sera supprimé le 31 décembre 2028, une dotation spécifique réduite doit également être définie pour la période de 5 mois de l’année scolaire 2027/2028 allant du 1er août au 31 décembre 2027, étant donné que sa mise en œuvre et son financement relèveront toujours du CFP actuel.

Exposé des motifs

Les interventions sectorielles actuelles se poursuivront après la fin de la période budgétaire en cours et il s’impose donc de prévoir des dispositions transitoires en la matière.

Amendement 13

lié à la recommandation 1.2

(Considérant 13 de la proposition)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Les types d’intervention dans certains secteurs sont nécessaires pour contribuer à la réalisation des objectifs de la PAC et renforcer les synergies avec les autres instruments de la PAC. Des exigences minimales concernant le contenu et les objectifs de ces types d’intervention devraient être établies au niveau de l’Union afin de garantir des conditions de concurrence équitables sur le marché intérieur et d’éviter des conditions de concurrence inégale et déloyale. Lorsqu’ils incluent des interventions dans certains secteurs dans leurs plans PNR, les États membres devraient veiller à la cohérence avec les autres interventions au niveau sectoriel. Ces types d’intervention devraient soutenir les secteurs des fruits et légumes, du vin, des protéagineux, des produits apicoles, de l’huile d’olive, des olives de table et du houblon, ainsi que les autres secteurs et produits énumérés à l’annexe I du règlement (UE) no 1308/2013. En particulier, compte tenu du déficit de l’Union en protéines végétales et des avantages environnementaux qu’apporte leur production, les légumineuses devraient être incluses parmi les produits pouvant bénéficier d’une aide, conformément à la liste OMC de l’UE pour les graines oléagineuses.

Les types d’intervention dans certains secteurs sont nécessaires pour contribuer à la réalisation des objectifs de la PAC et renforcer les synergies avec les autres instruments de la PAC. Cependant, lesdits objectifs ne sauraient être atteints si le budget alloué n’est pas à la hauteur des ambitions affichées. Des exigences minimales concernant le contenu et les objectifs de ces types d’intervention devraient être établies au niveau de l’Union afin de garantir des conditions de concurrence équitables sur le marché intérieur et d’éviter des conditions de concurrence inégale et déloyale. Lorsqu’ils incluent des interventions dans certains secteurs dans leurs plans PNR, les États membres devraient veiller à la cohérence avec les autres interventions au niveau sectoriel. Ces types d’intervention devraient soutenir les secteurs des fruits et légumes, du vin, des protéagineux, des produits apicoles, de l’huile d’olive, des olives de table et du houblon, ainsi que les autres secteurs et produits énumérés à l’annexe I du règlement (UE) no 1308/2013. En particulier, compte tenu du déficit de l’Union en protéines végétales et des avantages environnementaux qu’apporte leur production, les légumineuses devraient être incluses parmi les produits pouvant bénéficier d’une aide, conformément à la liste OMC de l’UE pour les graines oléagineuses.

Exposé des motifs

On relève une incohérence dans les mesures proposées qui, d’un côté, se veulent ambitieuses et offrent aux États membres la possibilité d’ajouter de nouvelles interventions sectorielles, mais qui, de l’autre, prévoient de réduire le budget réservé à la PAC par rapport au budget actuel et exigent que les États membres cofinancent des interventions, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour les fruits et légumes. Le bon fonctionnement du marché intérieur pourrait également s’en trouver compromis.

Amendement 14

lié à la recommandation 1.2

(Article 1er, paragraphe 12, de la proposition)

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Programmes opérationnels et fonds opérationnels

Programmes opérationnels et fonds opérationnels

[…]

[…]

4.

Les États membres fixent dans leurs plans PNR les pourcentages maximaux du fonds opérationnel qui peuvent être dépensés pour tout type d’intervention individuelle afin de garantir un équilibre entre les différentes interventions.

4.

Les États membres fixent dans leurs plans PNR les pourcentages maximaux du fonds opérationnel qui peuvent être dépensés pour tout type d’intervention individuelle afin de garantir un équilibre entre les différentes interventions. Ils veillent à ce que les fonds budgétaires alloués aux plan PNR soient suffisants pour répondre aux ambitions des plans opérationnels d’intervention sectorielle.

Exposé des motifs

On relève une incohérence dans les mesures proposées qui, d’un côté, se veulent ambitieuses et offrent aux États membres la possibilité d’ajouter de nouvelles interventions sectorielles, mais qui, de l’autre, prévoient de réduire le budget réservé à la PAC par rapport au budget actuel et exigent que les États membres cofinancent des interventions, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour les fruits et légumes. Le bon fonctionnement du marché intérieur pourrait également s’en trouver compromis.

Bruxelles, le 21 janvier 2026.

Le président

du Comité économique et social européen

Séamus BOLAND


(1) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Vers une stratégie durable en matière de protéines et d’huiles végétales pour l’Union européenne» (avis d’initiative) (JO C 75 du 28.2.2023, p. 88).

(2) Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture [COM(2017) 713 final] (JO C, C/2024/893, 6.2.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/893/oj).

(3) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Autonomie stratégique, sécurité alimentaire et durabilité» (avis d’initiative) (JO C 105 du 4.3.2022, p. 56).

(4) Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant les règlements (UE) no 1308/2013, (UE) 2021/2115 et (UE) 2021/2116 en ce qui concerne le renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire (JO C, C/2025/2969, 16.6.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/2969/oj).

(5) Règlement (CE) n o 767/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 concernant la mise sur le marché et l’utilisation des aliments pour animaux, modifiant le règlement (CE) n o 1831/2003 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 79/373/CEE du Conseil, la directive 80/511/CEE de la Commission, les directives 82/471/CEE, 83/228/CEE, 93/74/CEE, 93/113/CE et 96/25/CE du Conseil, ainsi que la décision 2004/217/CE de la Commission (JO L 229 du 1.9.2009, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2009/767/oj).

(6) Directive 2002/32/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 mai 2002 sur les substances indésirables dans les aliments pour animaux — Déclaration du Conseil (JO L 140 du 30.5.2002, p. 10, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2002/32/oj).

(24) Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil établi conformément à l’article 75, paragraphe 6, du règlement (UE) no 1308/2013 en ce qui concerne de nouvelles normes de commercialisation pour le cidre et le poiré ainsi que pour les légumes à cosse secs et les fèves de soja, COM(2023) 200 final.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1964/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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