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AccueilDroit européen52025AE3573
Avis institutionnel52025AE3573

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au mécanisme de protection civile de l’Union et au soutien de l’Union en matière de préparation et de réaction aux situations d’urgence sanitaire, et abrogeant la décision no 1313/2013/UE (mécanisme de protection civile de l’Union) [COM(2025) 548 – 2025/0223 (COD)]

CELEX52025AE3573
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 3 décembre 2025

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) porte sur la proposition de la Commission visant à refondre le mécanisme de protection civile de l'Union (MPCU) et à intégrer un volet spécifique pour la préparation et la réaction aux urgences sanitaires. Le texte propose d'abroger la décision n° 1313/2013/UE pour créer un cadre juridique unique et renforcé, permettant une meilleure coordination des États membres face aux crises multirisques. Pour un professionnel du droit français, cet avis est une étape consultative clé dans la procédure législative ordinaire, qui influencera la future réglementation européenne en matière de gestion des catastrophes et de sécurité sanitaire.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/876

27.2.2026

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au mécanisme de protection civile de l’Union et au soutien de l’Union en matière de préparation et de réaction aux situations d’urgence sanitaire, et abrogeant la décision no 1313/2013/UE (mécanisme de protection civile de l’Union)

[COM(2025) 548 – 2025/0223 (COD)]

(C/2026/876)

Rapporteur unique:

Florian MARIN

Conseiller

Mihai IVAȘCU (pour le rapporteur)

Procédure législative

EU Law Tracker

Consultation

Conseil, 16.10.2025

Parlement, 12.11.2025

Base juridique

Article 192, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Documents de la Commission

COM(2025) 548 final — 2025/0223(COD)

Résumé du document COM(2025) 548 final — 2025/0223(COD)

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 3 — Bonne santé et bien-être

ODD 9 — Industrie, innovation et infrastructure

ODD 11 — Villes et communautés durables

ODD 17 — Partenariats pour la réalisation des objectifs

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section

13.11.2025

Adoption en session plénière

3.12.2025

Session plénière no

601

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

217/1/4

1. RECOMMANDATIONS

Le Comité économique et social européen (CESE) recommande:

1.1.

de faire preuve d’une plus grande ambition en ce qui concerne le budget alloué ainsi qu’en matière de réduction et de prévention des risques de catastrophe, plutôt que de se concentrer principalement sur les capacités de réaction. La mise en place d’un mécanisme de protection civile de l’Union (MPCU) efficace et intégré doit comprendre un cadre global pour les politiques de réduction des risques dans l’ensemble de l’UE et insister davantage sur la prévention transsectorielle et transfrontière des catastrophes. Il convient en outre de mettre ces éléments en œuvre dans le cadre d’un système global de gestion des risques;

1.2.

de veiller à ce que le MPCU tienne compte de la protection de la vie, y compris les animaux et la biodiversité, et, en ce sens, d’adapter les procédures, les équipements, les compétences et l’interopérabilité, tout en renforçant des capacités spécifiques;

1.3.

de réduire les charges administratives, de supprimer les chevauchements, de mettre à niveau les systèmes de données et de soutien inadaptés, d’augmenter les ressources humaines formées et d’investir dans des capacités interopérables fondées sur des normes et des parcours de formation communs, tout en garantissant des conditions de travail de qualité comme éléments indispensables au renforcement de la résilience sociétale dans le cadre d’une approche des crises qui englobe l’ensemble de la société;

1.4.

de mieux anticiper et comprendre les catastrophes et les crises, tout en tenant compte du rôle de la propagande et de la désinformation dans l’amplification du stress social. L’approche stratégique du MPCU devrait tenir compte de l’asymétrie des risques et de leur concentration tout en améliorant l’efficacité de la gestion des catastrophes. Le CESE plaide également en faveur d’une stratégie de communication solide et adaptative afin de sensibiliser le public aux risques, de lutter contre les menaces hybrides et de susciter un large soutien de la société en matière de préparation;

1.5.

de renforcer le MPCU au moyen d’un financement supplémentaire, en particulier en ce qui concerne les groupes et régions vulnérables, y compris les régions ultrapériphériques et celles proches de zones de guerre. En outre, la répartition des fonds visée à l’article 6 devrait intégrer de manière transversale le principe de territorialité et être assortie de conditionnalités sociales;

1.6.

d’assurer la cohérence avec les plans de partenariat nationaux et régionaux (plans PNR) proposés pour la période de programmation 2028-2034. Le CESE estime qu’il est essentiel de prévoir une enveloppe financière plus importante et dédiée, au moyen d’une concentration thématique pour la gestion des catastrophes, sur la base d’une approche globale «tous risques» et d’une vue d’ensemble des risques et des menaces au niveau de l’UE;

1.7.

de continuer à améliorer l’efficacité et les capacités de la réserve européenne de protection civile et de rescEU, tout en renforçant l’efficacité du système commun de communication et d’information d’urgence (CECIS) et en se fondant sur des indicateurs clés de performance qui reflètent la qualité, l’utilisation des ressources, les coûts et les résultats;

1.8.

de renforcer les complémentarités entre les instruments existants (tels que l’instrument «Agir pour la sécurité de l’Europe par le renforcement de l’industrie européenne de la défense», le corps européen de solidarité et le MPCU), tout en améliorant le partage d’informations, la coordination et la diffusion de bonnes pratiques entre les États membres, les institutions de l’Union et les secteurs civil et militaire. Cette approche pangouvernementale devrait aller de pair avec une coopération renforcée entre les agences de renseignement et les services répressifs et une sensibilisation accrue du public au MPCU;

1.9.

de garantir un financement suffisant et stable pour les pompiers professionnels et le personnel de santé afin de maintenir l’efficacité et la rapidité de réaction dans le cadre du MPCU, tout en renforçant le rôle des volontaires. Les activités et les compétences de ces derniers devraient être officiellement reconnues et soutenues sur le marché du travail. Les volontaires doivent renforcer, et non remplacer, les équipes professionnelles disposant d’une formation adéquate;

1.10.

de veiller à ce que le MPCU offre la souplesse nécessaire pour respecter la diversité des systèmes nationaux de gestion des catastrophes, tout en assurant, avec la pleine participation de la société civile organisée, la coopération et la coordination transfrontières en vue d’une réaction rapide et efficace aux catastrophes, qui ne connaissent pas de frontières. Pour adopter une posture englobant l’ensemble de la société, qui soit fondée sur la préparation, la prospective et la prévention proactive à tous les niveaux, il s’impose que la société civile joue un rôle formel dans le MPCU;

1.11.

d’adapter les règles en matière de marchés publics afin de garantir un acheminement rapide et efficace de fournitures et de services essentiels en temps de crise. Des dispositions spéciales devraient en garantir un accès suffisant pour les PME, compte tenu de leur rôle central dans les économies locales et l’emploi, ainsi que de leur capacité à soutenir la reprise et la résilience au sein des communautés frappées par des catastrophes;

1.12.

d’établir, par l’intermédiaire du CECIS, un formulaire de compte rendu normalisé pour la notification des catastrophes, qui doit être utilisé par tous les États membres. Cette mesure rationalisera la communication, réduira les charges administratives, améliorera la transparence et facilitera une meilleure coordination au niveau de l’Union.

2. NOTES EXPLICATIVES

Arguments à l’appui de la recommandation 1.1

2.1.

Le CESE estime que le budget de 10,67 milliards d’EUR proposé pour le MPCU est insuffisant pour relever les défis toujours plus grands posés par les catastrophes naturelles et d’origine humaine, notamment la fréquence et l’intensité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique. En comparaison avec d’autres programmes de l’Union portant sur la sécurité, l’adaptation au changement climatique et la résilience aux catastrophes, les fonds alloués au MPCU semblent modestes par rapport à l’ampleur et à la complexité des menaces auxquelles il est destiné à faire face.

2.2.

Il convient de mettre l’accent sur la coopération transfrontière et sur une compréhension de la situation qui soit commune et qui tienne compte d’un large éventail de variables transsectorielles et transnationales, y compris la nature et l’ampleur de l’événement, le contexte historique, les facteurs géopolitiques, les dimensions culturelles, la présence de menaces ou de risques simultanés, ainsi que les capacités et l’expertise existantes dans ce domaine. Une approche plus ambitieuse de la réduction et de la prévention des risques de catastrophe réduirait au minimum l’incidence des situations d’urgence avant qu’elles ne se produisent, limiterait les coûts et améliorerait la résilience de la société.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.2

2.3.

Le MPCU devrait aborder la question de la protection de la vie de manière globale, s’agissant tant des humains que des animaux, et traiter du sujet de la biodiversité. Cette mesure nécessite d’adapter les procédures, les équipements, les compétences et l’interopérabilité afin de répondre aux besoins particuliers en matière de protection des animaux en cas de catastrophe. Le renforcement de capacités spécifiques en faveur des animaux permettra non seulement de préserver le bien-être animal, mais aussi de soutenir la stabilité des écosystèmes, la santé publique et la résilience des communautés, en renforçant l’efficacité globale des interventions de protection civile.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.3

2.4.

Les obstacles administratifs, structurels et logistiques qui existent au sein de l’UE continuent d’entraver le déploiement, le transport et l’accès transfrontières en cas de crise. La réduction des charges administratives, la suppression des chevauchements et la mise à niveau des données et des systèmes de soutien sont essentielles pour une gestion efficace des crises. L’augmentation des ressources humaines formées et l’investissement dans des capacités interopérables, tout en garantissant des conditions de travail de qualité, renforceront la coordination, la préparation et la résilience de la société dans l’ensemble de l’Union.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.4

2.5.

Des processus d’information précis et une transparence adaptée sont fondamentaux pour garantir un soutien social en faveur du MPCU et consolider une culture de la préparation à tous les niveaux de la société. Une stratégie de communication solide et adaptative devrait également inclure la mise en place d’infrastructures de communication résilientes aux crises, en veillant à ce que des informations précises, opportunes et fiables parviennent aux personnes, même dans des conditions de stress ou de perturbation accrus.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.5

2.6.

Le renforcement du financement du MPCU améliorera sa capacité à répondre aux besoins des groupes et régions vulnérables, y compris les régions proches de zones de guerre et les régions ultrapériphériques. L’intégration du principe de territorialité et l’association de conditionnalités sociales à la répartition des fonds garantissent que le soutien est équitable, ciblé et efficace, renforçant ainsi la résilience et la cohésion entre toutes les communautés touchées. Le CESE demande que des mesures spécifiques soient prises pour tenir compte des conséquences sociales à long terme pour les groupes vulnérables (par exemple, les personnes âgées, les enfants, les personnes handicapées), dans les phases tant de planification que de réaction.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.6

2.7.

L’efficacité du MPCU dépend de l’alignement du financement au niveau de l’UE sur les plans PNR pour la période de programmation 2028-2034. En prévoyant une enveloppe financière plus importante et dédiée, axée sur la gestion des catastrophes, l’Union peut veiller à ce que des ressources soient disponibles pour faire face à des risques simultanés, divers et de plus en plus complexes. La concentration thématique des fonds renforcera la préparation, soutiendra les réactions coordonnées entre les États membres et améliorera la résilience face aux crises multiformes.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.7

2.8.

La réserve européenne de protection civile et rescEU sont des instruments indispensables pour une réaction rapide et coordonnée aux catastrophes dans l’ensemble de l’Union. L’amélioration de leur efficacité et de leur capacité permettra de faire en sorte que les ressources soient déployées efficacement en cas d’urgence. Dans le même temps, rendre le CECIS plus efficace grâce à des indicateurs clés de performance clairs reflétant la qualité, l’utilisation des ressources, les coûts et les résultats renforcera la prise de décision, la coordination et l’obligation de rendre des comptes à tous les niveaux de la protection civile.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.8

2.9.

L’amélioration des complémentarités entre les instruments existants de l’UE accroîtra la cohérence, l’efficacité et l’incidence globale de la préparation et de la réaction aux catastrophes. Le partage systématique des bonnes pratiques et un accès plus aisé aux connaissances favoriseront l’apprentissage, l’innovation et l’interopérabilité entre les États membres. Il s’impose de renforcer ces synergies compte tenu de la diversité et de la complexité croissantes des acteurs européens, internationaux et nationaux engagés dans la préparation et la réaction, ce qui, à terme, entraînera une protection civile plus efficace et mieux coordonnée, tant au niveau national qu’à l’échelon de l’Union.

2.10.

Une connaissance insuffisante du champ d’application et des procédures du MPCU continue d’entraver son utilisation optimale, en particulier en ce qui concerne les modalités de demande et d’accès à une assistance, mal connues de certains États membres, pays participants et acteurs de la société civile. Pour combler ces lacunes, il est nécessaire d’accroître la sensibilisation, le partage ciblé d’informations et le renforcement des capacités, ainsi que de rationaliser les procédures de réaction rapide et d’amplifier la capacité de l’Union à faire face aux risques interconnectés. En outre, à cet égard, il y a lieu de sensibiliser le public au MPCU en promouvant les compétences dont disposent les personnes, s’agissant notamment de préparer leurs domiciles, de prodiguer les premiers secours et de planifier les évacuations, afin de donner à celles-ci et aux communautés les moyens d’agir, d’améliorer la résilience et de renforcer la confiance dans les mécanismes de réaction coordonnée de l’UE.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.9

2.11.

Une réaction solide et efficace en cas de catastrophe nécessite une combinaison équilibrée de personnel professionnel et de volontaires. Les coupes budgétaires et les réductions du nombre de pompiers professionnels et du personnel de santé ont déjà entraîné une baisse de l’efficacité et une augmentation des délais de réaction, générant des coûts supplémentaires, nuisant à l’efficacité du MPCU et compromettant la sûreté et la sécurité publiques. Le rôle des volontaires doit être renforcé, car leurs efforts constituent un soutien vital et viennent compléter les mécanismes institutionnels de réaction aux crises, en particulier dans le contexte de défis et de menaces simultanés, divers et de plus en plus complexes.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.10

2.12.

Le CESE estime qu’une réponse intégrée aux crises et aux catastrophes nécessite une architecture de partenariats qui soit coordonnée de manière efficace et en complémentarité avec la diversité et la complexité des conséquences que les crises et les catastrophes sont susceptibles d’avoir sur la société. Le rôle de la société civile devrait être consolidé de manière transversale, en particulier pour accroître la capacité de diffusion d’informations contribuant à sensibiliser le public aux risques et à la préparation en matière civile. À cette fin, il est absolument nécessaire d’investir dans les capacités de la société civile. La coopération et la coordination mutuelles entre les parties prenantes, les villes, les régions et les pays sont essentielles pour une réaction adaptée, étant donné que les catastrophes ne connaissent pas de frontières.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.11

2.13.

Le Comité souligne que les procédures de passation de marchés ne doivent pas devenir un goulet d’étranglement en cas d’urgence. Il s’impose de disposer de règles rationalisées pour garantir la livraison en temps utile de biens et services essentiels. Dans le même temps, il y a lieu de garantir un accès équitable et spécifique pour les PME, étant donné qu’elles représentent souvent les premiers fournisseurs sur le terrain, qu’elles sont profondément ancrées dans les communautés locales et qu’elles jouent un rôle primordial pour préserver l’emploi et accélérer la reprise. Leur participation active renforce à la fois la capacité de réaction de l’UE aux crises et la résilience à long terme des régions touchées par des catastrophes.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.12

2.14.

Le Comité estime que l’efficacité du MPCU dépend non seulement de la mobilisation rapide des ressources, mais aussi de la qualité et de la comparabilité des informations fournies par les États membres. À l’heure actuelle, l’absence d’une structure de compte rendu uniforme peut entraîner des retards, des incohérences et des difficultés dans l’agrégation des données en cas d’urgence.

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1 — Article 2, paragraphe 1

lié à la recommandation 1.2

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Le présent règlement vise à assurer la protection des personnes, de l’environnement et des biens, ainsi que du patrimoine culturel, contre tous les types de catastrophes naturelles et d’origine humaine, y compris les menaces transfrontières graves pour la santé.

Le présent règlement vise à assurer la protection de la vie et des personnes, de l’environnement et des biens, ainsi que du patrimoine culturel, contre tous les types de catastrophes naturelles et d’origine humaine, y compris les menaces transfrontières graves pour la santé.

Exposé des motifs

Le champ d’application du règlement devrait être étendu à la protection de la vie en général, y compris les animaux. La proposition se veut plus spécifique en ce qui concerne la nécessité de protéger également les animaux, tandis que sa référence à l’environnement est moins précise.

Amendement 2 — Article 4, paragraphe 2

Lié à la recommandation 1.5

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

c)

améliorer la préparation au niveau des États membres et de l’Union, en incluant tous les échelons de la société, afin de réagir aux catastrophes, en particulier i) avec le soutien de l’ERCC et de la plateforme, et de leurs structures de communication et d’information pour la coordination et l’appréciation de la situation entre les autorités des États membres et les structures existantes de gestion des crises de l’UE, ii) en soutenant la mise au point et la maintenance de systèmes d’alerte rapide efficaces pour détecter et communiquer les menaces imminentes de catastrophes, ce qui permet de prendre des mesures en temps utile pour en prévenir ou en atténuer les incidences, iii) en développant et en maintenant les capacités de réaction, en renforçant leur interopérabilité et en tenant compte de leur double usage potentiel en cas de crise, iv) en encourageant l’intégration de considérations relatives à la prévention des risques de catastrophes et à la préparation à celles-ci dans les politiques et les cadres financiers au niveau national et au niveau de l’Union, dans le but de renforcer la résilience à long terme, v) en facilitant la préparation et la résilience de tous les acteurs et parties prenantes, y compris tous les niveaux de gouvernement, les autorités civiles et militaires, la société civile et le secteur privé, et en assurant des fonctions sociétales vitales en vue de renforcer la préparation globale de la population et la résilience de la société;

c)

améliorer la préparation au niveau local, régional, des États membres et de l’Union, en incluant tous les échelons de la société, afin de réagir aux catastrophes, en particulier i) avec le soutien de l’ERCC et de la plateforme, et de leurs structures de communication et d’information pour la coordination et l’appréciation de la situation entre les autorités des États membres et les structures existantes de gestion des crises de l’UE, ii) en soutenant la mise au point et la maintenance de systèmes d’alerte rapide efficaces pour détecter et communiquer les menaces imminentes de catastrophes, ce qui permet de prendre des mesures en temps utile pour en prévenir ou en atténuer les incidences, iii) en développant et en maintenant les capacités de réaction, en renforçant leur interopérabilité et en tenant compte de leur double usage potentiel en cas de crise, iv) en encourageant l’intégration de considérations relatives à la prévention des risques de catastrophes et à la préparation à celles-ci dans les politiques et les cadres financiers au niveau national et au niveau de l’Union, dans le but de renforcer la résilience à long terme à l’échelon local, régional, national et de l’Union , v) en facilitant la préparation et la résilience de tous les acteurs et parties prenantes, y compris tous les niveaux de gouvernement, les autorités civiles et militaires, la société civile , le secteur privé et les personnes , et en assurant des fonctions sociétales vitales en vue de renforcer la préparation globale de la population et la résilience de la société;

f)

renforcer les efforts déployés par les États membres et l’Union en matière de préparation et de réaction aux situations d’urgence sanitaire:

f)

renforcer les efforts déployés par les États membres et l’Union en matière de préparation et de réaction aux situations d’urgence sanitaire:

i)

en renforçant les capacités de prévention, de préparation et de réaction rapide aux menaces transfrontières graves pour la santé, notamment en soutenant les politiques et les solutions en matière de sécurité sanitaire, en améliorant la collecte de données, les systèmes d’alerte rapide et de surveillance,

i)

en renforçant les capacités de prévention, de préparation et de réaction rapide aux menaces transfrontières graves pour la santé, notamment en soutenant les politiques et les solutions en matière de sécurité sanitaire, en améliorant la collecte de données, les systèmes d’alerte rapide et de surveillance,

ii)

en améliorant la fourniture de contre-mesures médicales par le renforcement de leur disponibilité et de leur accessibilité, notamment grâce à des capacités de réservation, à la passation de marchés, à la constitution de stocks et au déploiement, et

ii)

en améliorant la fourniture de contre-mesures médicales par le renforcement de leur disponibilité et de leur accessibilité, notamment grâce à des capacités de réservation, à la passation de marchés, à la constitution de stocks et au déploiement, et

iii)

grâce à des actions de coordination et au renforcement des capacités.

iii)

en coordonnant des actions et en renforçant les capacités.

Exposé des motifs

De nombreuses catastrophes sont dans un premier temps gérées par les collectivités locales et régionales, les sapeurs-pompiers, les unités de protection civile et les services d’urgence. Une reconnaissance explicite garantit que le règlement reflète la réalité de la réponse opérationnelle. La réaction aux catastrophes est la plus efficace lorsque tous les niveaux de gouvernance — européen, national, régional et local — sont coordonnés. La mention des échelons local et régional clarifie leur rôle et favorise une meilleure intégration dans le cadre du MPCU.

Les autres modifications proposées relèvent de la présentation du texte.

Amendement 3 — Article 2, paragraphe 7

Lié à la recommandation 1.5

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Lors de l’application des mesures de prévention, de préparation et de réaction au titre du présent règlement, les besoins particuliers des régions isolées, ultrapériphériques et autres ou insulaires de l’Union en matière de prévention, de préparation et de réaction sont pris en compte.

Lors de l’application des mesures de prévention, de préparation et de réaction au titre du présent règlement, les besoins particuliers des régions proches de zones de guerre, isolées, ultrapériphériques et autres ou insulaires de l’Union en matière de prévention, de préparation et de réaction sont pris en compte.

Exposé des motifs

Reconnaître les besoins particuliers des régions proches de zones de guerre crée un cadre propice à une meilleure intégration avec le CFP et la politique de cohésion, tout en abordant l’asymétrie des besoins et la probabilité des risques.

Amendement 4 — Article 14

lié à la recommandation 1.10

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

d)

améliorent la collecte et la diffusion de données sur les pertes dues aux catastrophes au niveau national ou infranational approprié, notamment par une meilleure exploitation des données spatiales, conformément aux engagements internationaux.

d)

améliorent la collecte et la diffusion de données sur les pertes dues aux catastrophes au niveau national ou infranational approprié, notamment par une meilleure exploitation des données spatiales et en collaboration avec la société civile , conformément aux engagements internationaux.

Exposé des motifs

La société civile organisée remplit une fonction essentielle au sein du MPCU par des actions de sensibilisation, la prévention et la résolution des conflits, le suivi et l’établissement de rapports, ainsi que par la promotion de la cohésion sociale et de l’inclusion, autant d’éléments qui devraient figurer dans la proposition.

Amendement 5 — Article 17

lié à la recommandation 1.10

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

La Commission aide les États membres à renforcer leur capacité à gérer les risques en leur donnant accès à des outils tels que des programmes de formation et d’exercices, une assistance technique et financière, des examens par les pairs, le déploiement d’experts et d’équipes EUCP qui fournissent des conseils sur les mesures de prévention et de préparation et d’autres formes de fourniture d’expertise, d’apprentissage et de partage de connaissances, ainsi qu’un soutien à l’adoption des résultats de la recherche et de l’innovation dans la gestion des risques de catastrophes.

La Commission aide les États membres et la société civile à renforcer leur capacité à gérer les risques en leur donnant accès à des outils tels que des programmes de formation et d’exercices, une assistance technique et financière, des examens par les pairs, le déploiement d’experts et d’équipes EUCP qui fournissent des conseils sur les mesures de prévention et de préparation et d’autres formes de fourniture d’expertise, d’apprentissage et de partage de connaissances, ainsi qu’un soutien à l’adoption des résultats de la recherche et de l’innovation dans la gestion des risques de catastrophes.

Exposé des motifs

Les partenaires sociaux, les organisations non gouvernementales et les autres acteurs de la société civile jouent un rôle crucial dans la préparation et la réaction aux catastrophes. Ces acteurs opèrent souvent sur le terrain, ont des contacts directs avec les communautés touchées et possèdent une expertise précieuse en matière de sensibilisation aux risques, de prévention et d’intervention d’urgence. La Commission peut renforcer la résilience globale des États membres et garantir une approche plus globale et inclusive de la gestion des risques. L’accès à des outils tels que la formation, les exercices et les programmes de renforcement des capacités améliorera l’aptitude de la société civile à contribuer efficacement au MPCU, en complétant les efforts des pouvoirs publics nationaux et en favorisant la coopération et l’interopérabilité entre les secteurs.

Amendement 6 — Article 27, paragraphe 3

Lié à la recommandation 1.12

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Les notifications visées aux paragraphes 1 et 2 sont effectuées au besoin par l’intermédiaire du CECIS. La Commission définit les composantes du CECIS ainsi que l’organisation du partage d’informations par l’intermédiaire du CECIS au moyen d’un acte d’exécution adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 35, paragraphe 2.

Les notifications visées aux paragraphes 1 et 2 sont effectuées au besoin par l’intermédiaire du CECIS. La Commission définit les composantes du CECIS ainsi que l’organisation du partage d’informations par l’intermédiaire du CECIS au moyen d’un acte d’exécution adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 35, paragraphe 2. La Commission veille, par l’intermédiaire du CECIS, à l’établissement d’un formulaire de compte rendu normalisé qui doit être utilisé par tous les États membres.

Exposé des motifs

La normalisation réduit les malentendus et les retards dus aux différences entre les formats de compte rendu ou aux informations incomplètes. Elle permet à la Commission européenne et aux organes du MPCU d’évaluer rapidement les besoins et de mobiliser le soutien approprié. L’utilisation d’un modèle de compte rendu unique facilite l’intégration des données dans le CECIS et favorise l’interopérabilité entre les systèmes nationaux et le suivi au niveau de l’UE.

Amendement 7 — Article 9, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Les accords d’association relatifs à la participation au titre du présent règlement:

Les accords d’association relatifs à la participation au titre du présent règlement:

a)

assurent un juste équilibre en ce qui concerne les contributions du pays tiers associé au titre du présent règlement et les bénéfices qu’il en retire;

a)

assurent un juste équilibre en ce qui concerne les contributions du pays tiers associé et les bénéfices qu’il en retire;

b)

fixent les conditions de participation au titre du présent règlement , y compris le calcul des contributions financières, sous la forme d’une contribution opérationnelle et d’un droit de participation et de ses frais administratifs généraux;

b)

fixent les conditions de participation, y compris le calcul des contributions financières, sous la forme d’une contribution opérationnelle et d’un droit de participation et de ses frais administratifs généraux;

c)

ne confèrent aucun pouvoir de décision au titre du présent règlement ;

c)

ne confèrent aucun pouvoir de décision;

d)

garantissent les droits dont dispose l’Union de veiller à la bonne gestion financière et de protéger ses intérêts financiers;

d)

garantissent les droits dont dispose l’Union de veiller à la bonne gestion financière et de protéger ses intérêts financiers;

e)

assurent, le cas échéant, la protection des intérêts de l’Union en matière de sécurité et d’ordre public.

e)

assurent, le cas échéant, la protection des intérêts de l’Union en matière de sécurité et d’ordre public.

Exposé des motifs

L’amendement vise à éviter les répétitions.

Bruxelles, le 3 décembre 2025.

Le président

du Comité économique et social européen

Séamus BOLAND


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/876/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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23/12/2025

Avis institutionnel52025AS113257

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.113257

23/12/2025

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