| CELEX | 52025AE3708 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 21 janvier 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/1961 | 28.4.2026 |
Avis du Comité économique et social européen
Recommandation de recommandation du Conseil concernant la politique économique de la zone euro
[COM(2025) 957 final]
(C/2026/1961)
Rapporteur:
Javier DOZ ORRIT| Conseiller | Olivier VAUZELLE |
| Consultation | Commission européenne, 5.1.2026 |
| Base juridique | Article 175 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Documents de la Commission européenne | Résumé du COM(2025) 957 final |
| Compétence | Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale» |
| Adoption en session plénière | 21.1.2026 |
| Session plénière no | 602 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 174/3/9 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Afin de faire face à un cadre géopolitique émaillé de risques et de difficultés, l’Europe doit renforcer son unité politique, ce qui suppose de développer son autonomie stratégique dans des domaines tels que la politique étrangère, de sécurité et de défense, ainsi qu’en ce qui concerne les politiques commerciale, industrielle et de développement technologique, etc. Le Comité économique et social européen (CESE) estime qu’en poursuivant cette trajectoire, la politique économique servira également la croissance. |
| 1.2. | Le CESE souscrit à la plupart des recommandations de la Commission, tout en nourrissant des craintes quant à savoir si l’UE et les États membres disposeront ou non d’instruments suffisants, notamment budgétaires, pour les mettre en œuvre. Le Comité rappelle dès lors que, pour atteindre les objectifs de la recommandation, la priorité est de mobiliser tous les instruments de financement, publics et privés. |
| 1.3. | Le CESE convient qu’une augmentation des dépenses en matière de sécurité et de défense est nécessaire en vue de renforcer l’autonomie stratégique européenne, de construire un pilier européen de la défense et de stimuler son industrie. Le Comité est également préoccupé par le fait que, dans le contexte des restrictions prévues dans les plans budgétaires nationaux, la priorité accordée à la défense le soit au détriment du financement d’objectifs environnementaux et sociaux prioritaires, voire d’infrastructures énergétiques ou numériques essentielles. |
| 1.4. | La mobilisation de toutes les ressources doit commencer par la pleine utilisation des fonds de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) pour les objectifs initiaux, les objectifs révisés ou, enfin, pour de nouveaux investissements dans des biens communs européens. |
| 1.5. | Le CESE partage l’avis de la Commission sur la priorité que constitue la suppression des obstacles qui subsistent dans le marché intérieur. L’autre grand défi, qui consiste à réduire le déficit d’investissement — en particulier dans les technologies les plus avancées — afin d’accroître la productivité et d’améliorer la compétitivité, doit être relevé par les mesures suivantes: la création d’un Fonds pour les investissements stratégiques s’agissant des biens communs européens; la stimulation de l’investissement privé (renouvellement d’InvestEU et achèvement sans plus tarder de l’union de l’épargne et des investissements, etc.); la baisse des prix de l’électricité (interconnexion des réseaux, union de l’énergie et extension des énergies propres et renouvelables); le renforcement des programmes européens de RDI; et l’amélioration de l’éducation et de la formation du capital humain. |
| 1.6. | Les cadres réglementaires qui facilitent la création d’entreprises et l’activité économique complètent — mais ne peuvent remplacer — les facteurs traditionnels d’amélioration de la productivité et de la compétitivité. Le CESE estime que la «simplification» doit toujours respecter les droits des travailleurs et des consommateurs ainsi que les objectifs de transitions écologique et numérique justes. Il fait en outre valoir qu’il est essentiel de défendre l’autonomie réglementaire de l’Union contre les pressions extérieures visant à modifier les réglementations de qualité qui régissent notamment les marchés numériques et l’IA. |
| 1.7. | Le CESE estime que l’accès à un logement décent est un droit fondamental de tous les citoyens européens. La gravité de la crise du logement dans une majorité d’États membres nécessiterait une recommandation spécifique sur ce thème. Le plan européen pour des logements abordables doit inclure toutes les mesures de soutien que l’UE peut fournir aux États membres pour la construction de logements sociaux, à commencer par des mesures financières. |
| 1.8. | Le CESE souscrit à la recommandation qui invite à promouvoir le rôle international de l’euro et à créer l’euro numérique pour y contribuer, ajoutant que l’achèvement de l’union des marchés des capitaux et la gestion d’un encours commun suffisant et durable de dette en euros y participeraient également. |
| 1.9. | Le CESE réitère son appel à voir réglementer la participation de la société civile organisée à la gouvernance économique européenne dans le cadre du Semestre européen et regrette que cette question ne soit pas abordée dans la recommandation. |
2. Contexte: les prévisions d’automne et la recommandation
| 2.1. | La Commission européenne a rendu publiques ses prévisions d’automne (1) dans un contexte de graves conflits et risques géopolitiques et de fortes tensions géoéconomiques rendant tout type de prévision hasardeux. Selon la plupart des analystes, il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences sur la politique commerciale de l’unilatéralisme imposé par l’actuel gouvernement américain, qui fait entièrement fi des règles de l’Organisation mondiale du commerce. |
| 2.2. | Comme le souligne la recommandation (2), les attaques contre le multilatéralisme conduisent à un ordre mondial plus fragmenté qui modifie les structures commerciales et financières d’une manière qui affecte les chaînes d’approvisionnement mondiales et crée une volatilité des échanges, des marchés de l’énergie et des flux de capitaux. La stratégie de sécurité nationale récemment publiée par les États-Unis (3) — qui voit étonnamment dans l’Union européenne et les valeurs démocratiques qui la définissent son principal adversaire — aggrave cette situation, affectant les politiques clés de l’UE et en particulier sa politique économique. |
| 2.3. | Dans ce contexte défavorable et émaillé de menaces, l’économie européenne fait preuve d’un certain degré de résilience qui se traduit par un maintien des prévisions, assorti d’une légère amélioration entre l’automne et le printemps en ce qui concerne la croissance — 1,4 % pour 2025 et 2026, et 1,5 % en 2027 dans l’UE, d’une part, et 1,3 %, 1,2 % et 1,4 % dans la zone euro, d’autre part. L’inflation est quant à elle maîtrisée — 2,1 % en 2025 et 1,9 % et 2 % au cours des deux années suivantes dans la zone euro — plus élevée dans l’UE et, par rapport aux prévisions de printemps, conforme aux variations de croissance. Les objectifs de la BCE sont d’ores et déjà respectés. Dans la zone euro, les chiffres du déficit public se situent autour de 3,3 % du PIB pour les trois années cibles, tandis que ceux de la dette publique montrent une légère courbe ascendante, de 88,8 % à 90,4 % du PIB. Dans l’UE, les projections en matière de déficit sont similaires et les projections en matière de dette publique sont inférieures d’environ 6 points de pourcentage. Il n’y a pas de changement significatif par rapport aux prévisions de printemps. |
| 2.4. | La recommandation fixe comme principaux objectifs de combler l’écart d’innovation, de décarboner l’économie et de réduire les dépendances stratégiques, en assouplissant l’orientation budgétaire neutre afin de tenir les engagements d’augmenter les dépenses de défense d’une manière qui ne mette pas en péril la viabilité des finances publiques. Afin de promouvoir ces objectifs, les orientations couvrent plusieurs facteurs tels que: les investissements publics et privés; la mise en œuvre des plans pour la reprise et la résilience; le marché du travail, les compétences et la formation; le rôle du dialogue social; la suppression des obstacles au sein du marché unique et sa simplification réglementaire; l’union de l’épargne et des investissements; le rôle de l’euro en tant que monnaie de réserve mondiale. La Commission européenne entend que les mesures qu’elle propose amélioreront la productivité et la compétitivité des économies européennes et que leur mise en œuvre peut advenir sans affecter la cohésion sociale, et ce tout en maintenant les progrès accomplis dans les transitions écologique et numérique. |
3. Observations générales: le point de vue du CESE
| 3.1. | Le Comité estime que la plupart des recommandations vont dans le bon sens, même si certaines d’entre elles — et les considérants sur lesquels elles sont fondées — doivent être nuancées ou complétées, leur mise en œuvre nécessitant surtout que les institutions européennes et les États membres se dotent des instruments et des ressources nécessaires à leur mise en œuvre. |
| 3.2 | Il est fort compliqué de faire face aux grands risques géopolitiques et géoéconomiques actuels et de renforcer la résilience de l’économie européenne tout en promouvant les objectifs stratégiques de l’Union au moyen de transitions écologique et numérique justes et en favorisant la productivité — et donc la compétitivité — de ses économies. C’est d’autant moins le cas s’il est jugé nécessaire — comme l’estiment le Comité et les institutions de l’UE — d’y parvenir d’une manière qui non seulement préserve la cohésion sociale et territoriale, mais permette également d’apporter des améliorations substantielles dans des domaines tels que la réduction de la pauvreté et d’autres volets du socle européen des droits sociaux, ou de s’attaquer au problème très grave de l’accès à un logement abordable pour la population, en particulier parmi les jeunes. |
| 3.3. | Afin de réaliser des progrès équilibrés vers la réalisation de ces objectifs, le CESE estime qu’il est essentiel de parvenir à une plus grande unité politique ouvrant des perspective d’intégration européenne accrue. Le renforcement de l’autonomie stratégique, qui est essentielle dans des domaines tels que la sécurité et la défense, et la politique étrangère qui doit les encadrer, ainsi que les politiques industrielle et commerciale, nécessitent une politique économique et budgétaire pour la zone euro — et pour l’UE dans son ensemble — qui reflète une coordination étroite des politiques économiques et budgétaires des États membres. |
| 3.4. | Pour agir efficacement en matière de politique économique dans un environnement parsemé de difficultés, la société civile doit faire corps avec ses objectifs et soutenir les mesures prises. L’une des caractéristiques les plus préoccupantes de la situation est l’influence croissante des courants culturels et politiques qui remettent en question les valeurs démocratiques et la validité du projet européen. Face à cette mouvance, le CESE a toujours plaidé en faveur d’une réelle participation des partenaires sociaux et des organisations de la société civile européenne à la gouvernance économique, tant au niveau de l’UE qu’à celui des États membres. Le Comité réaffirme qu’il convient de tenir compte de ses propositions relatives à la participation de la société civile à la gouvernance du Semestre européen (4). |
| 3.5. | Pour donner effet aux recommandations que la Commission propose au Conseil, il faut à la fois un solide soutien budgétaire à l’investissement public et des mesures visant à faciliter l’investissement privé. Les restrictions que la plupart des dépenses publiques des États membres subiront, du fait de la mise en œuvre des plans budgétaires nationaux et de l’orientation budgétaire neutre recommandée, pourraient encore être compensées, en 2026, par la mise en œuvre finale des plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR). Le CESE estime que, compte tenu des besoins d’investissement public et privé des États membres, l’UE ne peut se permettre de les gaspiller, et invite dès lors la Commission et les gouvernements nationaux à mettre pleinement en œuvre ces plans nationaux. |
| 3.6. | Le CESE reconnaît les efforts déployés par les gouvernements pour réviser les PNRR et faciliter leur mise en œuvre. Selon lui, les plans révisés devraient continuer à satisfaire aux critères d’évaluation énoncés dans le règlement FRR, à ses objectifs sociaux, écologiques et numériques, et éviter les doubles financements. Le Comité estime également que les ressources financières provenant de programmes et de projets qui ne peuvent pas être achevés d’ici août 2026 devraient être utilisées pour les programmes relatifs aux biens publics européens. Afin de garantir la bonne mise en œuvre de cette partie finale et simplifiée de la FRR, il y a également lieu de veiller à la participation de la société civile organisée. |
| 3.7. | Le CESE attire l’attention sur le fait que, dans certains États membres, l’amélioration de leur situation budgétaire leur permet de contracter des prêts à des taux d’intérêt inférieurs à ceux fixés pour les prêts au titre de la FRR. Le Comité demande donc que, dans de tels cas, le coût financier des crédits de la FRR soit réduit et/ou, si cela conduit à la non-utilisation du prêt au titre de la FRR, que son montant soit utilisé pour financer des projets européens. |
| 3.8. | Les trois premières recommandations sont consacrées aux dépenses de défense et à l’industrie de la défense. S’agissant de l’impératif de viabilité financière et du respect des trajectoires des dépenses nettes des plans budgétaires, il est frappant de constater que, si des clauses dérogatoires nationales peuvent être appliquées pour financer les dépenses de défense, les prévisions d’automne ne modifient pas les projections de déficit pour 2026 et 2027. Par conséquent, on pourrait considérer qu’il existe une recommandation implicite de réorienter les dépenses budgétaires nationales vers la défense ou d’augmenter les recettes fiscales. |
| 3.9. | Le CESE a déjà exprimé son soutien à l’augmentation des dépenses en matière de sécurité et de défense, au renforcement de l’industrie européenne de la défense et à la passation conjointe de marchés. Le contenu de la stratégie de sécurité nationale des États-Unis accroît encore la nécessité de cette démarche, qui doit cependant intervenir dans la perspective de la construction d’un socle européen de la défense et d’une politique européenne commune de sécurité et de défense, lesquels sont encore lettre morte à ce stade. |
| 3.10. | Le CESE est préoccupé par le danger que la priorité de la sécurité et de la défense — assortie d’un mécanisme spécifique pour couvrir son financement — dans le contexte des prescriptions des plans budgétaires nationaux et du plafond de dépenses de la proposition de cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034, n’entraîne un sous-financement des objectifs que sont les transitions écologique et numérique justes, la cohésion sociale et le comblement du déficit d’investissement de l’UE par rapport à d’autres économies avancées. |
| 3.11. | Le CESE estime que les principales conclusions des rapports Letta et Draghi devraient être mises en œuvre rapidement et de manière planifiée et cohérente afin de surmonter tous les obstacles qui subsistent dans le marché intérieur — allant ainsi dans le sens de la recommandation (8) — et de combler les déficits d’investissement et de productivité, en particulier s’agissant des technologies les plus avancées, des infrastructures numériques et de l’IA, qui sont des facteurs essentiels des gains de compétitivité. À cette fin, entre autres mesures, il propose les actions suivantes:
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| 3.12. | L’UE dispose d’une épargne excédentaire par rapport aux investissements; cet excédent est transféré à l’étranger, en particulier vers les États-Unis. L’union des marchés des capitaux et l’union bancaire devraient être les principaux instruments permettant de mobiliser l’épargne interne en faveur de l’investissement productif et de l’innovation. Ces deux unions devraient enfin devenir réalité, et rien ne justifie selon le CESE qu’il n’en aille pas ainsi. Le Comité plaide par conséquent auprès des institutions européennes et des gouvernements des États membres pour que soient adoptés en 2026 toutes les décisions et tous les instruments juridiques qui permettront la pleine entrée en vigueur desdites unions, avec tout leur potentiel, afin de créer l’union de l’épargne et des investissements. |
| 3.13. | Le CESE reconnaît la complexité du processus de «simplification réglementaire» en cours. À condition d’être bien pensé et mis en œuvre, il contribuera à renforcer les facteurs de promotion de la productivité et de la compétitivité mentionnés au point précédent, sans toutefois pouvoir s’y substituer. Par ailleurs, de bonnes réglementations européennes constituent une valeur ajoutée pour l’économie et le développement technologique de l’Union; c’est le cas dans les domaines des marchés numériques et de l’IA, les règles régissant cette dernière étant pionnières et constituant un modèle à l’échelle mondiale. Le CESE est dès lors préoccupé par les pressions visant à les modifier au seul nom de l’intérêt économique et du maintien de positions de monopole occupées par les grandes plateformes de services numériques. Le Comité invite dès lors la Commission et les autres institutions à préserver l’autonomie réglementaire sans laquelle l’UE cessera d’exister en tant que grand projet politique porteur de progrès. En ce qui concerne la réglementation du marché intérieur, le CESE a convenu de supprimer les derniers obstacles à son achèvement et d’établir des règles claires et facilement applicables qui favorisent l’activité économique et l’innovation technologique tout en respectant les objectifs climatiques, sociaux, environnementaux et en matière de travail, ainsi que les droits des consommateurs. Le CESE a déjà fait état de la préoccupation que suscite chez lui la possibilité de voir cet équilibre rompu à plusieurs égards dans certains des processus de simplification en cours, notamment celui qui vise le cadre réglementaire en matière de finance durable (5). |
| 3.14. | Le CESE souscrit pleinement à la déclaration de la Commission européenne selon laquelle la lutte contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale et la planification fiscale agressive demeure essentielle pour garantir des systèmes fiscaux équitables et efficaces. On ne peut donc pas comprendre que la proposition relative aux ressources propres pour le prochain CFP ait aboli la taxe sur les services numériques, ni qu’elle ait en outre accepté passivement la décision du G7 (6) d’exclure les entreprises multinationales américaines — et uniquement celles-ci — de l’accord en vertu duquel elles devaient payer des impôts correspondant au moins à 15 % de leurs bénéfices, compromis qui avait été difficilement atteint au terme de nombreuses années de négociations au sein de l’OCDE. |
| 3.15. | L’accès à un logement décent est un droit fondamental, essentiel à l’autonomisation des jeunes, à la mobilité sociale et professionnelle, à l’éradication de la pauvreté, etc. Il existe un grave problème de logement dans la majorité des États membres, en particulier pour les catégories de la population à faibles revenus et pour les jeunes. Selon le rapport macroéconomique européen (7) de 2026, il s’agit là de l’une des principales vulnérabilités de l’économie européenne, la Commission européenne ayant par ailleurs déclaré récemment que le logement abordable constitue un objectif stratégique. Le CESE partage pleinement ce point de vue et espère que le plan européen annoncé pour des logements abordables constituera un outil puissant et efficace pour aider les États membres à encourager les investissements publics et privés dans la construction de logements et à mettre en place des mesures visant à faciliter l’accès, en particulier pour les logements sociaux. L’expansion et la rénovation du parc immobilier devraient être réalisées tout en promouvant la durabilité. L’un des problèmes à résoudre en parallèle est la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la construction. L’importance de la question nécessiterait, selon le CESE, une recommandation spécifique sur le sujet: la brève référence figurant dans la recommandation (5) n’est pas suffisante. |
| 3.16. | Le CESE se félicite de la référence faite dans la recommandation (6) au rôle des partenaires sociaux et du dialogue social en ce qui concerne la nécessaire augmentation des salaires, en particulier des salaires faibles et moyens, assortie cependant de certaines conditions. De l’avis du CESE, il convient également de faire référence à la négociation collective, qui est un instrument distinct du dialogue social et qui devrait jouer un rôle décisif dans la fixation des salaires. |
| 3.17. | Le CESE se félicite de l’adhésion de la Bulgarie à la zone euro, qui témoigne de la force et du potentiel de notre monnaie commune. Le Comité souscrit pleinement à la recommandation (13) relative à la promotion du rôle de l’euro en tant que monnaie de réserve mondiale et au contrôle des risques pour la stabilité macrofinancière. Pour avancer sur le premier de ces deux volets, outre la création d’un euro numérique [recommandation (12)], il serait nécessaire d’achever l’union de l’épargne et des investissements et de parvenir à un encours de dette européen commun suffisant et durable. |
Bruxelles, le 21 janvier 2026.
Le président
du Comité économique et social européen
Séamus BOLAND
(1) Prévisions économiques d’automne 2025.
(2) Recommandation de recommandation du Conseil concernant la politique économique de la zone euro COM (2025) 957 final.
(3) Stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique. Novembre 2025.
(4) Celles-ci ont été exprimées dans plusieurs avis et résolutions, en particulier dans les recommandations du CESE pour une réforme vigoureuse du Semestre européen, JO C 228 du 29.6.2023, p. 1.
(5) Avis du Comité économique et social européen — Un nouvel élan pour le cadre de l’UE en matière de finance durable (avis exploratoire à la demande de la présidence danoise) (JO C, C/2026/21, 16.1.2026, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/21/oj).
(6) Sommet du G7 tenu à Kananaskis (Alberta — Canada), en juin 2025, et auquel l’UE a participé en qualité d’observatrice.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1961/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0024
12/08/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123095
31/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874
28/07/2026