| CELEX | 52025AE3982 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 18 mars 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3234 | 2.7.2026 |
Avis du Comité économique et social européen
Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions— Simplifier pour assurer une compétitivité durable
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2023/1542 et le règlement (UE) 2024/1244 en ce qui concerne la simplification de certaines exigences et la réduction de la charge administrative
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil suspendant l’application des règles relatives à la désignation d’un mandataire chargé de la responsabilité élargie des producteurs en ce qui concerne les batteries et les déchets de batteries ainsi que les emballages et les déchets d’emballages
Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil suspendant l’application des règles relatives à la désignation de mandataires pour le régime de responsabilité élargie des producteurs concernant les déchets, les déchets d’équipements électriques et électroniques et les déchets de plastiques à usage unique
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l’accélération des évaluations environnementales
Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant les directives 2008/98/CE, 2010/75/UE, (UE) 2015/2193 et (UE) 2024/1785 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne la simplification de certaines exigences et la réduction de la charge administrative
[COM(2025) 980-984 final, COM(2025) 986 final]
(C/2026/3234)
Rapporteur:
Felipe MEDINA| Conseiller | Juan Alfonso HERRERO PASCUAL |
| Procédure législative | |
| Consultation | Parlement européen, 16.12.2025 Conseil de l'Union européenne, 20.3.2026 |
| Base juridique | Article 114, article 192, paragraphe 1, article 294 et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Documents de la Commission | COM(2025) 980 final, COM(2025) 981 final, COM(2025) 982 final, COM(2025) 983 final, COM(2025) 984 final, COM(2025) 986 final |
| Objectifs de développement durable (ODD) pertinents | |
| Compétence | Section «Agriculture, développement rural et environnement» |
| Adoption en section | 26.2.2026 |
| Adoption en session plénière | 18.3.2026 |
| Session plénière no | 604 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 183/6/8 |
1. RECOMMANDATIONS
| 1.1. | Pour autant que soient préservés les objectifs fondamentaux et le niveau d’ambition de l’acquis existant, le Comité économique et social européen (CESE) estime que la simplification peut contribuer à rendre le cadre réglementaire plus efficient et plus efficace, tout en soutenant la compétitivité et la résilience de l’économie européenne tout au long de la transition écologique. Le Comité souligne que la réduction de la charge administrative et la suppression des doubles emplois n’impliquent nullement d’abaisser le niveau des normes environnementales, mais améliorent au contraire leur efficacité en ce qu’elles permettent aux entreprises et aux pouvoirs publics de se concentrer sur l’obtention de résultats concrets pour l’environnement plutôt que sur des procédures complexes. |
| 1.2. | Le CESE considère l’exercice de simplification en cours comme une occasion stratégique d’améliorer la clarté de la réglementation, de renforcer l’unité du marché intérieur et de promouvoir une approche intégrée de la compétitivité et de la durabilité. En s’attaquant aux problèmes systémiques recensés pour l’ensemble des dossiers législatifs examinés, l’Union peut renforcer aussi bien ses objectifs environnementaux que sa résilience économique. À cet égard, le Comité rappelle que la simplification constitue un principe fondamental d’une meilleure réglementation et une condition nécessaire en vue de garantir la sécurité juridique, de réduire la fragmentation entre États membres et de permettre une mise en œuvre effective par les opérateurs économiques, en particulier les PME exerçant des activités par-delà les frontières. La simplification ne peut en aucun cas réduire le niveau de protection de l’environnement ou de la santé, ni affaiblir les mécanismes de contrôle, de transparence et de participation des citoyens, et doit rendre la législation plus facile à appliquer pour les entreprises. Toute mesure de simplification requiert impérativement une évaluation ex ante et ex post de son incidence sur les objectifs en matière de climat, de compétitivité, de biodiversité et de santé, ainsi qu’une consultation publique. |
| 1.3. | Le CESE se félicite de l’orientation générale du train de mesures visant à simplifier la législation environnementale. L’exercice devrait se traduire par une réduction des coûts et des charges administratives inutiles pour l’ensemble des parties prenantes, tout en maintenant des normes très élevées. Cumulées, les obligations de déclaration et les exigences administratives continuent de représenter une charge importante, et une simplification plus poussée serait dès lors bénéfique. |
| 1.4. | Le CESE fait remarquer que le grand nombre de nouveaux actes législatifs adoptés au cours de la législature 2019-2024 a engendré, partout dans l’Union, d’importants problèmes de mise en œuvre pour de nombreux acteurs du secteur privé. Ces difficultés se retrouvent amplifiées par l’entrée en vigueur simultanée de divers cadres réglementaires, souvent accompagnés d’un droit dérivé ou d’orientations n’arrivant que tardivement, ce qui crée une incertitude et compromet la planification des investissements. Certains secteurs économiques, comme celui de l’agroalimentaire, auraient espéré des mesures de simplification plus ambitieuses. Les mesures de simplification doivent viser en priorité à réduire les doublons et harmoniser les formats, sans toutefois supprimer l’obligation d’assurer le suivi des incidences environnementales. Toutes les entreprises, et en particulier les PME, doivent bénéficier d’un soutien technique et financier en vue de satisfaire aux exigences réglementaires, notamment grâce à des fonds européens spécifiques. |
| 1.5. | Le CESE rappelle que les entreprises font souvent face à des obligations de déclaration et à des exigences administratives cumulatives qui nécessitent des ressources substantielles et risquent d’affecter leur capacité d’adaptation. Une réduction correctement calibrée de la charge administrative et des obligations de déclaration, assortie de mesures de soutien adéquates, peut dès lors contribuer à une application plus cohérente, plus proportionnée et plus prévisible des règles environnementales. Le Comité estime que le principe «une fois pour toutes» devrait être appliqué de manière systématique, de sorte que les mêmes données ne soient collectées qu’une seule fois puis soient réutilisées à travers l’ensemble des cadres réglementaires. Ce principe devrait constituer une pierre angulaire de la gouvernance environnementale de l’Union. |
| 1.6. | Le CESE est d’avis que le champ d’application de l’initiative «omnibus» pourrait être étendu pour s’assurer que la simplification apporte des améliorations tangibles pour ce qui touche à la mise en œuvre et à la cohérence de la législation environnementale, et formule plusieurs suggestions de domaines qui gagneraient à y être inclus. Le Comité insiste en premier lieu sur la nécessité de remédier aux incohérences découlant des différences entre les méthodes de déclaration et entre les exigences relatives aux données contenues dans différents actes législatifs parallèles, qui peuvent créer une complexité inutile et entraver une mise en œuvre efficace. Il met par ailleurs en relief qu’il importe de rationaliser les procédures d’octroi de permis et d’autorisation, en garantissant une certaine proportionnalité entre l’ampleur, la durée et le niveau de risque des activités et les exigences administratives imposées, en particulier pour les projets pilotes, les activités d’essai et les innovations dans le domaine de l’économie circulaire. Les procédures d’autorisation doivent rester strictes pour les activités présentant un risque élevé pour l’environnement ou bien pour la santé des humains comme des animaux. Tout en permettant de simplifier les procédures d’octroi de permis en améliorant la coordination et la coopération ou en allouant des fonds supplémentaires, il faut maintenir pour chaque projet des évaluations environnementales globales et exhaustives. Les projets innovants doivent faire l’objet d’analyses d’impact renforcées, incluant une analyse des risques de pollution diffuse, de perte de biodiversité et d’effets cumulatifs. |
| 1.7. | Le CESE souligne l’importance de la qualité de la réglementation. Alors que la fréquence accrue des initiatives «omnibus» et des exercices de simplification démontre tout l’intérêt d’un réexamen périodique de l’acquis, elle révèle aussi un problème structurel: si la législation reposait systématiquement sur des analyses d’impact approfondies, des données scientifiques solides et une consultation constructive des secteurs concernés, le besoin de mesures correctives de grande envergure s’en verrait considérablement réduit. Partant de ce constat, le Comité demande de mettre davantage l’accent sur les évaluations ex ante de la charge administrative, de la préparation numérique et de la capacité d’exécution aux échelons national et régional. Les consultations publiques doivent avoir une durée d’au moins douze semaines, être organisées à un moment propice à la participation et inclure systématiquement les avis des associations d’employeurs, des opérateurs, des ONG environnementales, des syndicats et des comités scientifiques indépendants. Les analyses d’impact doivent pour leur part être rendues publiques avant l’adoption des textes. |
| 1.8. | Le CESE insiste sur le fait que les mesures de simplification doivent être mûrement réfléchies, de manière à éviter de nouvelles incertitudes ou incohérences. Il est capital de fournir les informations et les orientations nécessaires à la bonne mise en œuvre de la législation en temps utile et de manière accessible, et de renforcer la cohérence entre les différents instruments juridiques pour éviter la fragmentation et des divergences entre États membres. Une communication claire, cohérente et précoce des institutions s’avère indispensable pour permettre à l’ensemble des parties prenantes de bien se préparer et pour préserver la sécurité juridique. À cet égard, le Comité rappelle l’importance de la consultation et de la publication d’orientations, de FAQ et d’actes d’exécution au niveau de l’Union suffisamment longtemps avant les dates de mise en application, et idéalement au moins douze mois à l’avance, de manière à assurer la prévisibilité et à garantir le bon fonctionnement du marché intérieur. |
| 1.9. | Le CESE déplore que la consultation relative à cette initiative ait démarré durant l’été et ait été limitée à une période de six semaines, empêchant ainsi aux parties prenantes d’y contribuer de manière significative. Il invite dès lors la Commission à se pencher sur l’opportunité de procéder à une analyse d’impact complète et détaillée de la proposition «omnibus». Une telle analyse renforcerait la transparence, améliorerait la base factuelle à l’appui des choix stratégiques et garantirait la prise en compte des points de vue et de l’expérience pratique des parties prenantes. Dans le même temps, le Comité juge essentiel de procéder à une analyse d’impact rigoureuse pour recenser les domaines dans lesquels une simplification se révèle vraiment nécessaire et s’assurer que les ajustements proposés renforcent — plutôt qu’ils n’affaiblissent — l’efficacité et la clarté de la législation environnementale de l’Union. Les analyses d’impact devraient examiner de manière systématique les effets cumulatifs et transsectoriels, y compris les chevauchements entre les législations relatives à la publication d’informations en matière d’environnement, de substances chimiques, de produits et de durabilité — dont la directive sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD) et la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CS3D) —, ainsi que la faisabilité sur le plan administratif de calendriers de mise en œuvre parallèles. |
| 1.10. | Le CESE rappelle qu’en dépit de l’opposition d’une partie des organisations de la société civile, plusieurs secteurs économiques et OSC ont besoin de nouvelles mesures de simplification à l’avenir concernant REACH, l’acte législatif sur l’économie circulaire, la directive-cadre sur l’eau, le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages, la stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau, le règlement relatif à la restauration de la nature, les directives «Oiseaux» et «Habitats», la directive sur les nitrates et la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin». |
| 1.11. | S’il est possible de rationaliser les procédures d’octroi de permis en améliorant la coordination et la coopération ou en allouant des fonds supplémentaires, il faut maintenir pour chaque projet des évaluations environnementales complètes et exhaustives. Ces évaluations jouent un rôle essentiel pour détecter des incidences potentielles sur l’environnement, et donc soutenir une prise de décision éclairée, qui évite les conséquences involontaires et coûteuses pour l’environnement comme pour la santé humaine. Il convient d’aborder avec prudence toute velléité de mettre en place des délais raccourcis ou rigides dans les procédures d’évaluation environnementale et d’octroi de permis, d’étendre ou de modifier des projets sans procéder à ces évaluations, d’élargir de manière illimitée la notion de «secteur stratégique», de permettre une exclusion dans les procédures judiciaires ou de modifier le strict régime de protection. Nombre de ces instruments ont été conçus pour des circonstances exceptionnelles et clairement définies. |
| 1.12. | En ce qui concerne le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages, le CESE se félicite de la proposition de suspendre l’application de l’article 45, paragraphe 3, jusqu’au 1er janvier 2035. Pendant la durée de la suspension, les États membres pourront faire le choix d’exiger des producteurs établis dans des pays tiers qu’ils désignent, par mandat écrit, un mandataire chargé de la responsabilité élargie des producteurs, ou de recourir à d’autres mécanismes de traçabilité et d’exécution. Le Comité estime en outre que pour parvenir à une véritable simplification, la mise en œuvre de la législation et des prochaines mesures «omnibus» devrait tenir compte de la contribution des systèmes de consigne et des mesures de réutilisation dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration aux objectifs de réutilisation, éviter de dupliquer les infrastructures de détail et mieux faire correspondre les concepts centraux de responsabilité élargie des producteurs et les périodes de publication de rapports aux réalités des entreprises. |
| 1.13. | En ce qui concerne la prise en compte de l’élevage dans la directive relative aux émissions industrielles (DEI), dans le but également de veiller à ce que celle-ci soit mise en œuvre de manière proportionnée et efficace par rapport aux coûts, le CESE réitère la recommandation qu’il a formulée dans l’avis NAT/863 (1) en 2022, selon laquelle il préconise de relever la valeur du seuil applicable aux exploitations d’élevage en s’appuyant sur une nouvelle analyse d’impact complète des techniques d’élevage. |
2. NOTES EXPLICATIVES
| 2.1. | Le CESE réitère son soutien aux objectifs de l’Union en matière d’environnement et d’économie circulaire, et reconnaît l’importance de la législation européenne pour ce qui est d’accélérer la transition juste vers des modes de production et de consommation plus durables, tout en gardant à l’esprit que l’efficacité de ces objectifs dépend fondamentalement de la qualité, de la cohérence et de la faisabilité pratique des instruments stratégiques adoptés. À cet égard, le Comité tient à soumettre plusieurs réflexions transversales issues des domaines législatifs examinés. |
| 2.2. | Le CESE indique que plusieurs dossiers législatifs récents illustrent les répercussions opérationnelles d’une évaluation ex ante insuffisante. L’absence de travail technique préparatoire détaillé et l’évaluation lacunaire des difficultés de mise en œuvre peuvent donner lieu à des obligations qui, bien qu’ambitieuses, ne correspondent pas toujours aux réalités pratiques des marchés censés les rendre opérationnelles. Le Comité juge essentiel de renforcer les fondements analytiques du processus législatif afin d’éviter des incohérences structurelles nécessitant ensuite des ajustements majeurs. Les futures initiatives législatives devraient davantage tenir compte des interactions avec les cadres existants, comme REACH, les règles d’octroi de permis industriels et les obligations d’information en matière de durabilité, de manière à éviter les chevauchements et les contradictions dans la réglementation. |
| 2.3. | Le CESE s’intéresse aussi à l’intégrité du marché intérieur. Nombre des problèmes recensés dans le rapport — systèmes de déclaration fragmentés, interprétations divergentes, infrastructures numériques nationales incohérentes et pratiques de mise en œuvre asymétriques — indiquent une tendance plus générale à la fragmentation réglementaire. Ces incohérences ont une incidence sur les cadres relatifs aux déchets, les régimes de responsabilité élargie des producteurs, les règles relatives aux transferts, les systèmes de passeports de produits et les obligations en matière de rénovation des bâtiments. Cette fragmentation nuit à la sécurité juridique, fait augmenter les coûts de mise en conformité et risque de décourager les activités économiques transfrontières dans l’Union. |
| 2.4. | Le CESE souligne l’importance de garantir la compétitivité et la capacité d’investissement de l’industrie européenne, tout en défendant les intérêts des travailleurs. Le respect des règles en matière d’analyse d’impact des consultations contenues dans le programme «Mieux légiférer» de l’Union se révèle essentiel. Il s’impose d’élaborer une approche véritablement fondée sur les risques, qui garantisse la détection, la prévention et l’atténuation des répercussions négatives sur les droits de l’homme et les droits des travailleurs, y compris tout au long de la chaîne de valeur. En ce qui concerne les règles relatives à la conduite responsable des entreprises (CSRD et CS3D), la simplification devrait s’entendre comme la prévention des doubles déclarations. |
| 2.5. | Le CESE souligne que les propositions de la Commission en matière d’environnement ne contiennent aucune référence spécifique à la santé ni à la sécurité sur le lieu de travail, et ajoute que les mesures de simplification ne doivent pas avoir d’effets directs ni indirects sur la santé ou la sécurité des travailleurs. |
| 2.6. | Le CESE est d’avis que la mise en œuvre d’obligations découlant du droit européen sur la base de procédures nationales divergentes nuit au fonctionnement du marché intérieur: la conformité se révèle moins prévisible, les coûts administratifs augmentent de manière inégale selon les juridictions et les opérations transfrontières se heurtent à des obstacles inutiles. Il estime donc que la dimension relative au marché intérieur doit conserver une place centrale dans toute législation environnementale future. Une meilleure harmonisation des méthodes de déclaration, l’interopérabilité des systèmes numériques et une plus grande cohérence dans l’enchaînement des mesures de mise en œuvre permettraient de préserver l’unité du marché intérieur et contribueraient à une application plus cohérente du droit européen. Le Comité souligne en particulier la nécessité de disposer de plateformes numériques interopérables et de formats de données normalisés, de sorte que la numérisation remplace réellement les obligations administratives plutôt qu’elle ne les alourdisse. |
| 2.7. | Le CESE se penche également sur la notion plus large de conditions de concurrence équitables, un concept souvent invoqué dans le cadre de l’élaboration des politiques européennes, généralement pour mettre en évidence l’importance de l’équité entre les opérateurs au sein de l’Union. Si le Comité reconnaît l’importance insigne de l’égalité de traitement et de la non-discrimination, une interprétation strictement intracommunautaire risque d’omettre un aspect de plus en plus important: le positionnement des opérateurs européens par rapport à leurs concurrents internationaux sous l’effet des règles de l’UE. Ce risque se trouve aggravé lorsque les entreprises établies dans l’Union sont tenues de respecter des obligations de conformité complexes alors qu’il n’existe pas d’exigences équivalentes pour les opérateurs établis en dehors de l’UE. |
| 2.8. | Le CESE estime que si l’Union constitue un vaste espace économique capable d’élaborer des normes d’envergure mondiale, elle ne peut à elle seule remodeler les schémas de production internationaux à brève échéance. Pour une réglementation environnementale à la fois ambitieuse et efficace, il importe de considérer les conditions de concurrence équitables de manière globale, en tenant compte des situations de concurrence sur les marchés extérieurs, des réalités qu’impliquent des chaînes d’approvisionnement mondialisées et de l’asymétrie des obligations réglementaires entre les producteurs de l’Union et ceux de pays tiers. Sur le plan juridique et économique, cela nécessite non seulement une application cohérente aux frontières de l’Union, mais aussi une réflexion approfondie sur les périodes de transition, les contraintes de faisabilité et la proportionnalité des nouvelles exigences. Une telle réflexion est absolument essentielle pour s’assurer que les ambitions environnementales n’érodent pas sans le vouloir la compétitivité de l’industrie européenne à l’échelle mondiale. Dans un tel contexte, les mesures de simplification devraient s’accompagner de mécanismes efficaces de traçabilité, d’exécution et de surveillance du marché, de manière à garantir une concurrence loyale et à préserver la crédibilité des politiques environnementales, économiques et sociales européennes. |
| 2.9. | La directive actualisée relative aux émissions industrielles (directive 2024/1785) (2) contient des exigences strictes susceptibles d’entraver les investissements dans le renforcement et la mise en place de chaînes de valeur, ce qui compromet à son tour l’objectif de promouvoir la compétitivité industrielle au fil de la transition vers une économie neutre pour le climat. L’approche intégrée de la prévention et de la réduction de la pollution doit être maintenue, en évitant une optimisation rigide d’un paramètre qui entraînerait des effets multimilieux et une plus grande consommation de ressources, ce qui serait contraire aux objectifs environnementaux généraux. C’est pourquoi le CESE demande de rétablir la formulation précédente de l’article, telle qu’elle figure dans la directive 2010/75/UE (3). |
| 2.10. | Le CESE craint que l’inclusion de valeurs limites de performances environnementales dans la directive 2024/1785 n’entrave l’innovation, pourtant essentielle à la transition écologique. Ces valeurs limites risquent en effet de compliquer l’adoption par les entreprises de pratiques plus respectueuses de l’environnement et plus innovantes, sachant que la transition vers le «zéro pollution» et une plus grande circularité nécessitent souvent plus d’énergie et de ressources. Elles constituent néanmoins des garanties, de sorte que le Comité accepte l’idée d’interdire toute transgression temporaire, sauf cas exceptionnels dûment justifiés. La législation environnementale existante permet déjà de limiter de manière efficace les émissions et les incidences sur l’environnement. Aucune dérogation ne devrait être accordée sans qu’il ne soit procédé à une évaluation publique de ses conséquences sur la santé et l’environnement. |
| 2.11. | La coïncinération étant déjà strictement réglementée par la DEI, le CESE estime que la disposition n’apporte aucune plus-value évidente pour l’environnement, de sorte qu’elle devrait être supprimée. La disposition n’est pas non plus alignée sur la définition des meilleures techniques disponibles (MTD) dans le cadre du «processus de Séville», qui fixe les meilleures pratiques en matière de coïncinération pour chaque secteur. Elle n’a en outre pas de sens en ce qui concerne la coïncinération dans des fours à ciment, ceux-ci permettant d’éviter certaines émissions spécifiques. Cette disposition est extrêmement difficile, sinon impossible, à mettre en œuvre pour les fours à ciment en raison de contraintes technologiques. |
| 2.12. | En ce qui concerne la directive relative aux déchets (directive 2018/851 modifiant la directive 2008/98/CE) (4), le CESE souligne le fait que les entreprises européennes sont soumises à des exigences nationales divergentes en matière de déchets. Ces obstacles au marché engendrent des coûts opérationnels et des charges supplémentaires. Les produits circulaires dérivés de déchets subissent ainsi un désavantage concurrentiel par rapport aux solutions fondées sur des combustibles fossiles, notamment en ce qui concerne l’accès au marché et la clarté réglementaire. Cette fragmentation réglementaire crée une réelle incertitude parmi les investisseurs et empêche d’étendre les solutions d’économie circulaire à l’ensemble de l’Union. Les critères déterminant la fin du statut de déchet doivent garantir la non-toxicité, la recyclabilité effective et l’absence d’incidence sur la santé et l’environnement. Aucun reclassement ne doit être accordé pour des déchets contenant des substances dangereuses ou non recyclables. |
| 2.13. | Le CESE propose dès lors de modifier la directive sous cet aspect pour y inclure les mesures suivantes: a) assurer la reconnaissance mutuelle de la fin du statut de déchet entre États membres. Lorsqu’un État membre décide de mettre fin au statut de déchet en conformité avec les critères énoncés à l’article 6 de la directive 2008/98/CE (5) relative aux déchets, cette décision devrait être contraignante pour les autres États membres également; b) accélérer l’élaboration de critères de fin du statut de déchet harmonisés dans l’ensemble de l’Union afin d’éviter les distorsions du marché, de soutenir l’adoption généralisée des pratiques de l’économie circulaire et de réduire la fragmentation réglementaire; c) réduire le délai et la charge administrative nécessaires pour obtenir la fin du statut de déchet. Il est en outre proposé de mettre en place une gouvernance proportionnée de la responsabilité élargie des producteurs, en prévoyant des audits fondés sur les risques et une interopérabilité entre les différentes organisations individuelles ou collectives compétentes en matière de responsabilité des producteurs pour éviter les doubles charges. |
| 2.14. | Le CESE met en évidence le fait que les obligations en matière de réemploi sur le marché des boissons imposées par le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages incombent principalement aux distributeurs finaux, et ce alors que les États membres et les opérateurs investissent déjà massivement dans des systèmes de consigne et des systèmes de réemploi établis de longue date dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, qui affichent des taux élevés de collecte et de réutilisation. Si le Comité salue la volonté d’accroître le réemploi, il estime cependant que les objectifs et les obligations en la matière doivent rester réalistes, proportionnés et adaptables en fonction des structures spécifiques à chaque secteur et chaque État membre. Tel qu’il est formulé actuellement, l’article 29 risque de déboucher sur la mise en place de systèmes de réemploi parallèles qui reposent sur les distributeurs et se révèlent onéreux, complexes sur le plan opérationnel et difficiles à aligner sur les systèmes de consigne existants, possiblement sans retombées bénéfiques correspondantes pour l’environnement. Une approche plus souple, comprenant des mécanismes d’exemption clairs et applicables pour les cas justifiés, contribuerait à éviter les doubles emplois et à s’assurer que les systèmes de réemploi soient efficaces sur le plan environnemental et soutenables sur le plan économique. Plus généralement, si le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages vise à harmoniser les règles et à soutenir l’économie circulaire, sa mise en œuvre risque d’alourdir la charge administrative en raison de définitions fragmentées de la responsabilité élargie des producteurs et de calendriers mal alignés, en particulier lorsque les obligations entrent en vigueur en cours d’année et sont donc incompatibles avec les cycles d’établissement de rapports sur une année civile. En ce qui concerne les emballages à usage unique, le Comité souscrit à l’objectif de réduire les plastiques à usage unique inutiles. Avant d’imposer la moindre interdiction ou suppression progressive, il convient néanmoins de procéder à des analyses d’impact solides, de tenir compte des considérations relatives à la sécurité alimentaire et à la prévention des déchets et de s’assurer que des solutions de remplacement viables soient disponibles à grande échelle. |
3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION
Amendement 1
lié à la recommandation 2.9
Amendement à l’article 2 de la proposition COM(2025) 986 final
[Remarque: cet amendement du CESE vise à insérer un nouveau paragraphe 2), ce qui nécessiterait d’adapter la numérotation des paragraphes suivants.]
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| La directive 2010/75/UE est modifiée comme suit: | La directive 2010/75/UE est modifiée comme suit: | ||||
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| 3. […] | ||||
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| Lorsque les valeurs limites d’émission sont fixées conformément au point b), l’autorité compétente évalue, au moins une fois par an, les résultats de la surveillance des émissions afin de garantir que les émissions, dans des conditions d’exploitation normales, n’ont pas excédé les niveaux d’émission associés aux MTD. | ||||
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| Plus particulièrement, lorsque les valeurs limites d’émission sont fixées conformément au point b) et exprimées en charge massique plutôt qu’en concentration, il convient de veiller à garantir le même niveau de protection de l’environnement. | ||||
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| Cela ne doit pas conduire à une dilution des émissions ni à une hausse des concentrations de polluants au-delà des niveaux pouvant être atteints en appliquant les MTD. | ||||
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| Les prescriptions générales contraignantes visées à l’article 6 peuvent être appliquées lors de la fixation des valeurs limites d’émission pertinentes conformément au présent article. | ||||
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| Si des prescriptions générales contraignantes sont adoptées, les valeurs limites d’émission les plus strictes qui peuvent être atteintes en appliquant les meilleures techniques disponibles sont fixées pour les catégories d’installations ayant des caractéristiques similaires qui sont pertinentes pour déterminer les niveaux d’émissions les plus faibles pouvant être atteints, compte tenu de l’ensemble des valeurs de la fourchette de niveaux d’émission associés aux MTD. Les prescriptions générales contraignantes sont établies par l’État membre, sur la base des informations figurant dans les conclusions sur les MTD, lesquelles analysent la possibilité de respecter la valeur la plus exigeante de la fourchette de niveaux d’émission associés aux MTD et démontrent les meilleures performances que ces catégories d’installations peuvent atteindre en appliquant les meilleures techniques disponibles décrites dans les conclusions sur les MTD. | ||||
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| 4. […] |
Exposé des motifs
Dans certaines situations telles que les rejets d’eaux usées d’origine industrielle, la réutilisation de l’eau peut augmenter la concentration de polluants dans les rejets sans augmenter la charge totale de ces mêmes polluants dans l’environnement récepteur.
Le recours exclusif à des valeurs limites d’émission fondées sur la concentration risque de décourager la réutilisation de l’eau et d’engendrer un effet multimilieux négatif en incitant à utiliser davantage d’eau douce, avec des volumes de rejet plus importants, plutôt que de promouvoir l’efficacité et les pratiques de l’économie circulaire. Les remplacer par des valeurs limites d’émission fondées sur la charge massique, moyennant un contrôle adéquat et l’équivalence des exigences environnementales, favorise la réutilisation, l’utilisation efficace des ressources et l’alignement sur les objectifs de l’économie circulaire et la protection globale de l’environnement.
Amendement 2
lié à la recommandation 2.9
Amendement à l’article 2 de la proposition COM(2025) 986 final
[Remarque: cet amendement du CESE vise à insérer un nouveau paragraphe 2), ce qui nécessiterait d’adapter la numérotation des paragraphes suivants.]
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||||
| La directive 2010/75/UE est modifiée comme suit: | La directive 2010/75/UE est modifiée comme suit: | ||||
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| Au paragraphe 3, la deuxième phrase est supprimée. | ||||
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| 3. L’autorité compétente fixe les valeurs limites d’émission les plus strictes qui peuvent être atteintes en appliquant les meilleures techniques disponibles dans l’installation, compte tenu de l’ensemble des valeurs de la fourchette de niveaux d’émission associés aux meilleures techniques disponibles (ci-après dénommés «niveaux d’émission associés aux MTD») pour garantir que les émissions, dans des conditions d’exploitation normales, n’excèdent pas les niveaux d’émission associés aux MTD décrites dans les décisions concernant les conclusions sur les MTD visées à l’article 13, paragraphe 5. Les valeurs limites d’émission sont établies selon l’une des modalités suivantes: | ||||
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| […] |
Exposé des motifs
Exprimés sous la forme de fourchettes, les niveaux d’émission associés aux MTD mettent en évidence les différences existant entre les installations dans un même secteur, qui s’expliquent par des facteurs tels que les conditions d’exploitation, les matières premières utilisées, la conception, l’âge ou l’entretien, même lorsque c’est la même technique qui est utilisée, ainsi que par les circonstances locales spécifiques. Dans ce contexte, l’idée de fixer automatiquement l’extrémité inférieure de la fourchette de niveaux d’émission dans les permis, combinée à l’exigence — pour l’exploitant — de procéder à des évaluations de faisabilité, risque de se révéler inefficace et de constituer une charge administrative excessive, sachant que dans de nombreux cas, ces niveaux ne sont pas réalisables sur le plan technique ou opérationnel dans des conditions normales d’exploitation. Si l’on fixait systématiquement l’extrémité inférieure de la fourchette de niveaux d’émission, les installations devraient maintenir des niveaux nettement inférieurs à ceux techniquement réalisables pour l’ensemble du secteur, sans qu’il ne soit dûment tenu compte des conditions d’exploitation réelles, au risque d’entraîner une insécurité juridique ou des situations de non-conformité en raison de la difficulté à déterminer, à l’extrémité inférieure de la fourchette, les niveaux qui n’entraînent pas de transfert de la pollution dans différents milieux (effets multimilieux). Offrir, dans les permis, une certaine latitude à l’intérieur des fourchettes fixées ne compromettrait pas les objectifs environnementaux ni ne réduirait le niveau de protection de l’environnement, mais permettrait au contraire d’atteindre plus efficacement ces objectifs, en préservant l’approche intégrée.
Les niveaux d’émission associés aux MTD actuels sont le fruit de discussions fondées sur des données probantes menées au sein des groupes de travail techniques dans le cadre du processus de Séville, et toute réflexion sur les niveaux d’émission associés aux MTD ou leurs fourchettes devrait se poursuivre au sein de ces groupes. La fixation de niveaux d’émission associés aux MTD juridiquement contraignants devrait continuer de reposer sur les orientations des documents de référence sur les meilleures techniques disponibles (sur la base d’une collecte de données, en tenant compte des conditions propres aux différents secteurs et après vérification par les États membres). La fourchette de (certains) niveaux d’émission associés aux MTD s’explique par des différences en matière d’exploitation, de matières premières utilisées, d’entretien, de conception ou d’âge de l’installation, même lorsque c’est la même technique qui est utilisée. Les niveaux d’émission associés aux MTD sont fondés sur des données réelles collectées par les installations et vérifiées par les autorités.
Il est impossible d’évaluer les incidences sur l’environnement sans tenir compte des spécificités de l’installation concernée et du contexte local. Fixer l’extrémité inférieure de la fourchette de niveaux d’émission par défaut dans l’autorisation serait contraire au principe d’approche intégrée consistant à éviter le transfert de la pollution dans différents milieux (effets multimilieux) et à tenir compte de l’efficacité dans l’utilisation des ressources (hausse de la consommation d’énergie et d’eau). Ce n’est pas parce que les autorisations offrent une certaine souplesse dans les fourchettes que l’Union ne peut pas utiliser ces conclusions de manière constructive.
Il importe de tenir compte de la fixation de valeurs limites mixtes. Cela vaut tout particulièrement pour les opérations de traitement de surface classées sous une seule activité à l’annexe I mais différenciées à l’annexe VII sur la base de différents produits, et pour lesquelles des niveaux d’émission associés aux MTD différents ont été établis pour un même polluant dans les conclusions sur les MTD.
Amendement 3
lié à la recommandation 2.10
Amendement à l’article 4 de la proposition COM(2025) 986 final
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CESE | ||
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| Dans la directive (UE) 2024/1785, l’article 3 est supprimé. |
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Exposé des motifs
La coïncinération est déjà strictement réglementée par la DEI, et cette disposition n’apporte aucune plus-value évidente pour l’environnement, de sorte qu’elle devrait être supprimée. La disposition n’est pas non plus alignée sur la définition des meilleures techniques disponibles (MTD) dans le cadre du «processus de Séville», qui fixe les meilleures pratiques en matière de coïncinération pour chaque secteur. Elle n’a en outre pas de sens en ce qui concerne la coïncinération dans des fours à ciment, ceux-ci permettant d’éviter certaines émissions spécifiques. Cette disposition est extrêmement difficile, sinon impossible, à mettre en œuvre pour les fours à ciment en raison de contraintes technologiques.
Bruxelles, le 18 mars 2026.
Le président
du Comité économique et social européen
Séamus BOLAND
(1) JO C 443 du 22.11.2022, p. 130, paragraphe 4.5.5.
(2) Directive (UE) 2024/1785 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 modifiant la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) et la directive 1999/31/CE du Conseil concernant la mise en décharge des déchets (JO L, 2024/1785, 15.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1785/oj).
(3) Directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) (refonte) (JO L 334 du 17.12.2010, p. 17, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2010/75/oj).
(4) Directive (UE) 2018/851 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 modifiant la directive 2008/98/CE relative aux déchets (JO L 150 du 14.6.2018, p. 109, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/851/oj).
(5) Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/98/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3234/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0024
12/08/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874
28/07/2026
Avis institutionnel — 52026AB0023
28/07/2026