| CELEX | 52025AE4393 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 18 mars 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3235 | 2.7.2026 |
Avis du Comité économique et social européen
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2018/848 en ce qui concerne certaines règles de production, d’étiquetage et de certification ainsi que certaines règles relatives aux échanges commerciaux avec les pays tiers
[COM(2025) 780 final — 2025/0417(COD)]
(C/2026/3235)
Rapporteur:
Andreas THURNER| Procédure législative | |
| Consultation | Parlement européen, 19.1.2026 |
| Base juridique | Article 43, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Documents de la Commission | COM(2025) 780 final — 2025/0417(COD) Résumé du document COM(2025) 780 final — 2025/0417(COD) |
| Objectifs de développement durable (ODD) pertinents | ODD 3 — Bonne santé et bien-être ODD 6 — Eau propre et assainissement ODD 12 — Consommation et production responsables ODD 13 — Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique |
| Compétence | Section «Agriculture, développement rural et environnement» |
| Adoption en section | 26.2.2026 |
| Adoption en session plénière | 18.3.2026 |
| Session plénière no | 604 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 204/2/1 |
1. RECOMMANDATIONS
LE COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN (CESE):
| 1.1. | soutient la proposition de la Commission relative à une révision précise et ciblée de la législation-cadre de l’Union dans le domaine de la production, de l’étiquetage et de la certification biologiques et estime que les modifications proposées sont globalement appropriées et nécessaires; |
| 1.2. | souligne que tous les éléments de la proposition sont importants pour atteindre le résultat souhaité, à savoir un cadre pérenne en matière de production, d’étiquetage et de certification biologiques. Par conséquent, l’ouverture ciblée de l’acte de base, la feuille de route proposée pour une clarification et une simplification supplémentaires dans le domaine du droit dérivé, ainsi que la mise à jour du plan d’action de l’UE en faveur du développement de la production biologique devraient être considérées comme un ensemble et aller de pair; |
| 1.3. | insiste sur le fait que les modifications législatives ne peuvent induire une charge administrative supplémentaire pour les opérateurs économiques, mais qu’il convient qu’elles contribuent plutôt à la simplification tout en préservant l’intégrité des normes européennes applicables à la production biologique; |
| 1.4. | recommande l’adoption rapide de la proposition de la Commission visant à apporter une simplification et une sécurité juridique aux opérateurs économiques et aux parties intéressées dans le domaine de la production, de l’étiquetage et de la certification biologiques, et du commerce de produits bio. |
2. NOTES EXPLICATIVES
Arguments à l’appui des recommandations 1.1 et 1.4
| 2.1. | L’ouverture ciblée de l’acte de base comprend: a) une clarification juridique concernant les règles d’étiquetage applicables aux produits biologiques importés de pays tiers dans le cadre du régime d’équivalence; b) une extension du régime d’équivalence applicable à certains pays tiers; et c) des points d’entrée concrets de simplification tout en maintenant les normes en matière de production biologique. |
| 2.1.1. | La clarification des règles applicables en matière d’étiquetage est nécessaire en raison de l’arrêt Herbaria Kräuterparadies II (1) de la Cour de justice. Elle semble en outre adéquate pour garantir que les consommateurs puissent prendre des décisions éclairées lorsqu’ils achètent des produits biologiques provenant de pays tiers et elle assure une concurrence loyale au sein du marché intérieur entre les produits qui respectent pleinement les règles de production de l’Union et ceux qui respectent des règles équivalentes à celles-ci. |
| 2.1.2. | Les accords d’équivalence existants avec onze pays tiers sont sur le point de prendre fin et expireront le 31 décembre 2026. Il s’impose de reporter la date d’expiration de ces reconnaissances d’équivalence pour éviter d’éventuelles perturbations dans le commerce international, qui offre d’importants avantages au secteur biologique de l’Union. Toutefois, cette prorogation devrait, en tout état de cause, s’accompagner d’une feuille de route claire et crédible afin de garantir une renégociation en temps utile et des efforts en vue d’un alignement plus étroit de ces accords d’équivalence, en accordant la priorité aux marchés les plus pertinents. Le commerce avec des pays tiers dont les systèmes de production biologique ont été reconnus comme équivalents constitue une question essentielle et doit faire l’objet d’une surveillance étroite afin d’éviter les distorsions du marché et les désavantages concurrentiels pour les producteurs européens. Dans le même temps, le CESE souligne que l’équivalence ne doit pas entraîner une baisse des normes de production efficaces ni créer de désavantages concurrentiels pour les producteurs biologiques de l’UE. La transparence à l’égard des consommateurs et un contrôle strict de la mise en œuvre des règles d’équivalence sont essentiels pour préserver la confiance et l’intégrité du marché. |
| 2.1.3. | La proposition simplifie les règles de nettoyage et de désinfection dans le secteur de la transformation et du stockage biologiques en invalidant les listes limitatives, ce qui permet l’utilisation de produits disponibles sur le marché adaptés à la production biologique. Cette mesure est appropriée, étant donné que les listes actuelles engendrent des coûts et une charge administrative supplémentaires sans valeur ajoutée manifeste. |
| 2.1.4. | Une modification ciblée permet d’adapter l’exemption de certification pour les petits opérateurs vendant des produits biologiques non emballés aux consommateurs finaux. Elle supprime les seuils fondés sur le chiffre d’affaires et les coûts et s’appuie plutôt sur une limite de volume de ventes de maximum 10 000 kg par an. Cette mesure représente une simplification pour les petits opérateurs et ne met pas en péril les normes établies. |
| 2.1.5. | La proposition simplifie les règles en matière de certification qui s’appliquent aux groupes d’opérateurs, en éliminant le critère relatif au chiffre d’affaires, en augmentant les seuils concernant les surfaces et en assouplissant les exigences portant sur la personnalité juridique, ce qui devrait soutenir les petits producteurs biologiques sans compromettre les normes. |
| 2.1.6. | La proposition introduit des règles spécifiques en ce qui concerne les cailles de chair, ce qui permettra d’harmoniser les règles de production entre les États membres. |
| 2.1.7. | Une modification ciblée aligne les règles relatives au temps d’attente en ce qui concerne les traitements vétérinaires pour les animaux terrestres sur celles applicables à l’aquaculture. Cette mesure supprime les délais d’attente supplémentaires pour les produits liés aux traitements vétérinaires dont le temps d’attente général est de zéro jour, ce qui améliorera le bien-être animal et réduira les obstacles pour les producteurs biologiques tout en maintenant des normes élevées en matière de santé animale, de qualité des produits et de sécurité des consommateurs. |
| 2.1.8. | La proposition de la Commission clarifie les conditions d’accès continu à des espaces de plein air pendant la journée pour les jeunes volailles, en précisant que celles-ci doivent avoir suffisamment de plumes pour réguler leur température corporelle. Les règles actuelles peuvent exposer les jeunes oiseaux à des risques pour leur santé et leur bien-être, en particulier dans les systèmes d’élevage séparé. |
| 2.1.9. | La surface maximale exploitable destinée à l’engraissement des volailles passe du niveau de l’unité de production à celui du bâtiment avicole individuel. Ce changement permettra de surmonter les limitations actuelles au développement des exploitations agricoles sans compromettre le bien-être animal ou les aspects environnementaux. |
Arguments à l’appui de la recommandation 1.2
| 2.2. | La proposition d’ouverture ciblée du règlement relatif à l’acte de base s’accompagne d’une feuille de route pour de nouvelles actions en vue de la simplification et de l’harmonisation dans le domaine du droit dérivé relatif à la production biologique. La mise en œuvre de cette feuille de route sera essentielle pour obtenir des résultats tangibles en matière de simplification pour les opérateurs biologiques. |
| 2.3. | Une mise à jour de l’actuel plan d’action de l’UE en faveur du développement de la production biologique s’avérera utile pour faire le point sur l’évolution du secteur biologique de l’Union et veiller à ce qu’il reste sur une trajectoire durable. À cet égard, le CESE renvoie aux recommandations formulées dans l’avis NAT/818 (2). La production biologique s’inscrit dans le cadre plus large de la politique de qualité de l’Union. La cohérence entre les règles relatives à la production biologique et les autres systèmes de qualité est essentielle pour renforcer la confiance des consommateurs, améliorer l’adoption par le marché et veiller à ce que les modèles de production axés sur la qualité contribuent efficacement au développement rural et à la compétitivité durable. |
| 2.4. | Le CESE souligne que la simplification doit contribuer non seulement à la clarté juridique, mais aussi à la viabilité économique et à la compétitivité du secteur biologique de l’UE. La stabilité réglementaire, des exigences proportionnées et des conditions commerciales équitables sont essentielles pour garantir que la production biologique reste un modèle économique attrayant pour les agriculteurs et les producteurs de denrées alimentaires. Dans le même temps, le Comité souligne que la préservation de conditions de travail équitables et de relations efficaces entre les acteurs de la sphère professionnelle doit demeurer un principe fondamental dans l’élaboration du cadre dans le domaine de la production, de l’étiquetage et de la certification biologiques. L’agriculture biologique est une activité à forte intensité de main-d’œuvre et dépend donc dans une large mesure de travailleurs qualifiés et traités de manière équitable. Il est indispensable de maintenir, dans le secteur, des conditions de travail décentes, une protection sociale et un dialogue social, afin de préserver la crédibilité, la durabilité et la dimension sociale de la production biologique de l’Union. |
Bruxelles, le 18 mars 2026.
Le président
du Comité économique et social européen
Séamus BOLAND
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3235/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0024
12/08/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874
28/07/2026
Avis institutionnel — 52026AB0023
28/07/2026