Avis du Comité européen des régions — Une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté
| CELEX | 52025AR1106 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mardi 14 octobre 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/6322 | 3.12.2025 |
Avis du Comité européen des régions — Une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté
(C/2025/6322)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CDR)
| 1. | rappelle la citation de Nelson Mandela selon laquelle «vaincre la pauvreté n’est pas un geste de charité, c’est un acte de justice. C’est la protection d’un droit humain fondamental, le droit à la dignité et à une vie décente. Tant que la pauvreté persiste, il n’y a pas de véritable liberté» (1); |
Principes
| 2. | rappelle que la pauvreté constitue une violation des droits de l’homme (2); |
| 3. | rappelle que la pauvreté correspond à une privation matérielle, sociale et psychologique, de même qu’il est conscient que ses causes présentent de multiples aspects, qu’il s’agisse de situations individuelles ou de facteurs plus systémiques et structurels, et qu’elle se perpétue souvent par-delà les générations; |
| 4. | rappelle que l’article 3 du traité UE dispose que l’Union combat l’exclusion sociale et les discriminations, promeut la justice et la protection sociales ainsi que la cohésion sociale et territoriale et qu’elle contribue à l’élimination de la pauvreté; |
| 5. | rappelle que l’article 34 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne reconnaît le droit à une aide sociale et à une aide au logement destinées à assurer une existence digne à tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes; |
| 6. | rappelle que les articles 30 et 31 de la charte sociale européenne du Conseil de l’Europe reconnaissent le droit à la protection contre la pauvreté et l’exclusion sociale, ainsi que le droit au logement; |
| 7. | rappelle l’engagement de l’Union en faveur des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies, des objectifs visant à éradiquer l’extrême pauvreté et à réduire de 50 % le nombre de personnes vivant dans la pauvreté; |
| 8. | souligne qu’il a demandé que le socle européen des droits sociaux aborde les problèmes de pauvreté, de marginalisation et d’exclusion sociale (3); |
| 9. | dénonce un durcissement des termes du débat public sur la pauvreté, qui en néglige les causes structurelles et systémiques; est préoccupé par les conditions de plus en plus strictes dont sont assorties les mesures de lutte contre la pauvreté et par la criminalisation croissante de la pauvreté dans nos sociétés; |
La pauvreté et l’exclusion sociale dans l’UE
| 10. | rappelle qu’en 2024, pas moins de 93,3 millions de personnes étaient exposées au risque de pauvreté et d’exclusion sociale dans l’Union, soit 21 % de sa population; |
| 11. | observe que le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale varie selon les États membres et les régions de l’Union, et qu’il frappe de manière disproportionnée les groupes vulnérables tels que les enfants, les personnes âgées, les jeunes adultes, les mères célibataires, les Roms, les personnes handicapées et les chômeurs; cette situation requérant des mesures différenciées, il convient d’octroyer aux collectivités territoriales le mandat et les ressources nécessaires pour leur permettre de concevoir des interventions en fonction des besoins locaux; |
| 12. | souligne que, selon Eurofound, la situation des personnes exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale s’est dégradée, avec des difficultés croissantes pour payer les loyers, les prêts hypothécaires, les factures de services publics et les factures alimentaires; |
| 13. | est préoccupé par la reproduction intergénérationnelle de la pauvreté, qui touche souvent les familles sur de multiples générations, et fait valoir la nécessité de politiques ciblées pour briser ces récurrences grâce à des interventions précoces et à l’éducation — dans l’enseignement tant préscolaire que scolaire —, aux services de santé scolaire, aux investissements sociaux et à des perspectives économiques inclusives; |
| 14. | souligne que les femmes demeurent plus exposées au risque de pauvreté et d’exclusion sociale que les hommes (22,3 % contre 20,3 % respectivement); |
| 15. | rappelle que le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale dans les familles monoparentales (43,5 %), qui sont en grande majorité gérées par des mères célibataires, est environ deux fois plus élevé que celui qu’encourent les autres familles avec enfants (20,2 %); |
| 16. | alerte sur le fait qu’en Europe, 21,9 % des foyers avec enfants à charge sont exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, ce chiffre dépassant même 30 % dans certains pays, et signale que le taux de pauvreté des enfants s’élève à 19,3 % au sein de l’Union et frôle les 30 % dans certains États membres; |
| 17. | s’inquiète du fait qu’en 2024, selon les estimations, environ 1 287 000 personnes, dont 4 00 000 enfants, dormaient dans la rue ou dans des abris, et que beaucoup d’autres n’avaient pas de domicile fixe et séjournaient de manière informelle auprès de leur famille, chez des amis ou des connaissances pendant des périodes indéterminées (phénomène appelé «couchsurfing»); |
| 18. | met en relief le manque de données sur la pauvreté concernant, notamment, les personnes placées en institution, qui entraîne une sous-estimation de ce phénomène dans l’Union; souligne également que le niveau local et régional devrait être associé au développement de la collecte de données afin d’améliorer la pertinence des mesures; |
| 19. | s’inquiète du fait que les groupes défavorisés tels que les Roms, les migrants ou les sans-abri, ainsi que les personnes qui résident dans des zones rurales ou reculées, rencontrent toujours des difficultés pour accéder pleinement à des services essentiels tels que l’eau, l’assainissement, l’énergie, les transports, les services financiers et les services de communication numérique; estime que les mesures visant à garantir l’accès à ces services devraient être coordonnées avec l’échelon local et régional, chargé de leur fourniture effective; |
Comprendre la pauvreté pour mieux lutter contre ses causes profondes
| 20. | rappelle que la pauvreté est une combinaison de facteurs individuels, sociaux et structurels. Elle trouve son origine dans les situations personnelles, les accidents de la vie, les problèmes de santé physique et mentale, le statut légal et le statut de résident; |
| 21. | met en évidence la nécessité d’une plus grande solidarité, et souligne qu’il existe une responsabilité collective de prévenir la pauvreté, d’en atténuer les effets et d’éliminer ses causes profondes; |
| 22. | insiste sur la nécessité, dans le cadre d’une stratégie intégrée de lutte contre la pauvreté, de s’attaquer aux aspects multidimensionnels de la pauvreté dans tous les domaines d’action pertinents et d’apporter une réponse politique solide et coordonnée; |
| 23. | fait observer que les collectivités locales et régionales peuvent contribuer à une meilleure compréhension de la pauvreté en organisant des audits sur la pauvreté locale (4); est d’avis que ces travaux devraient s’appuyer sur des statistiques nationales et des orientations de l’UE afin d’en garantir la comparabilité et la qualité; |
| 24. | fait valoir qu’il est urgent et nécessaire d’intégrer la durabilité environnementale, la justice climatique et une transition équitable dans les politiques de lutte contre la pauvreté, sachant que les conséquences des crises écologiques, tout comme la volatilité des prix de l’énergie et les tensions sur les coûts qui en résultent, frappent de manière disproportionnée les populations vulnérables et qu’il s’impose pour les mesures de transition écologique de donner la priorité à l’équité sociale afin d’éviter d’exacerber ou d’aggraver la pauvreté et l’exclusion; |
| 25. | reconnaît le rôle que jouent les organisations de la société civile, les prestataires sans but lucratif de services sociaux et les entreprises de l’économie sociale dans la lutte contre la pauvreté et ses causes profondes; |
| 26. | rappelle que la collecte de données est indispensable pour l’efficacité des politiques publiques; se félicite que le cadre de convergence sociale permette de suivre l’inclusion sociale dans les États membres et de recenser les difficultés propres à chaque pays ainsi que les réponses politiques pertinentes; juge en outre important d’inclure des indicateurs locaux et régionaux dans le cadre de suivi afin de prendre en compte les variations au sein des États membres; |
| 27. | préconise que la Commission assure un suivi plus efficace de la pauvreté dans l’ensemble de l’Union, y compris des progrès dans la réalisation des objectifs de la stratégie, en utilisant plus efficacement les données disponibles et en recueillant des données plus détaillées et actualisées dans le cadre du tableau de bord social. Ces données devraient être ventilées au niveau régional et local afin de garantir, également dans la pratique, la pertinence des objectifs de la stratégie; |
Les progrès de l’UE dans la lutte contre la pauvreté
| 28. | prend acte des jalons en matière de lutte contre la pauvreté que l’Union a posés avec la directive relative à des salaires minimaux adéquats, la recommandation du Conseil relative à un revenu minimum adéquat, la garantie pour l’enfance, la mise en place de la plateforme européenne sur la lutte contre le sans-abrisme, le plan d’action sur le socle européen des droits sociaux et le plan d’action pour l’économie sociale; |
| 29. | insiste sur l’urgence de redoubler d’efforts pour lutter contre la pauvreté et se félicite de l’annonce par la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Roxanna Mînzatu, de la toute première stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, qui devrait être présentée au cours du premier trimestre de 2026; |
| 30. | demande que la stratégie soit ambitieuse et réaliste, et qu’elle aligne les objectifs de l’Union en matière de réduction de la pauvreté sur les engagements qu’elle a pris au titre des objectifs de développement durable des Nations unies à l’horizon 2030 et de la déclaration de Lisbonne afin d’éradiquer le sans-abrisme partout dans l’Union d’ici à 2030; |
| 31. | constate que la persistance de la pauvreté est contraire à l’objectif que pose le traité sur l’Union européenne en son article 3 concernant le bien-être de ses citoyens; |
| 32. | se déclare préoccupé par le fait que l’Union n’ait pas atteint son objectif de réduction de la pauvreté de 25 % à l’horizon 2020, et qu’elle soit sur le point de manquer les deux objectifs qu’elle s’est fixés d’ici à 2030 d’une part, par la voie de son plan d’action sur le socle européen des droits sociaux de 2021, de diminuer de 15 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté, dont 5 millions d’enfants, et d’autre part, d’éradiquer le sans-abrisme. Il importe donc que la future stratégie prévoie des objectifs intermédiaires concrets pour les différents niveaux de gouvernement; |
| 33. | indique que près de 1,6 million de personnes seulement sont sorties de la pauvreté entre 2019 et 2023; |
| 34. | partage l’appréciation de la Commission (5) selon laquelle d’importants problèmes subsistent, notamment en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté des enfants, et l’exhorte à adopter une stratégie qui ne se contente pas de pallier ce phénomène, mais s’attache à l’éradiquer véritablement, par la mise en œuvre de mesures concrètes et en allouant des ressources suffisantes à la réalisation de cet objectif. La stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants doit prévoir les fonds nécessaires à la mise en œuvre, au maintien et à l’extension de ces mesures, de manière à ce qu’elles bénéficient effectivement aux familles les plus vulnérables, et doit aller de pair avec un engagement politique et une coordination efficace entre toutes les administrations aux niveaux local, régional, national et européen; |
| 35. | recommande à la Commission de présenter une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté qui soit la plus ambitieuse, la plus réaliste et la plus efficace possible, fondée sur les droits reconnus dans les traités de l’Union, le socle des droits sociaux et les instruments internationaux; |
| 36. | invite la Commission à associer les personnes en situation de pauvreté et les organisations de la société civile qui travaillent avec elles à l’élaboration et au suivi de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté; estime en outre important d’inclure les communes et les régions, auxquelles incombe la responsabilité opérationnelle de nombreuses mesures sociales; |
Des ambitions plus élevées de l’UE
| 37. | invite l’Union européenne à redoubler d’efforts pour lutter contre la pauvreté, en vue de dépasser l’objectif inscrit dans le plan d’action sur le socle européen des droits sociaux, qui consiste à diminuer de 15 millions, d’ici à 2030, le nombre de personnes en situation de pauvreté et d’atteindre l’objectif des ODD des Nations unies d’éliminer complètement l’extrême pauvreté pour tous et de réduire de moitié au moins la proportion d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges vivant dans la pauvreté dans toutes ses dimensions d’ici à 2030; |
| 38. | demande que le nouveau plan d’action sur le socle européen des droits sociaux de 2025 renforce l’objectif de lutte contre la pauvreté et définisse des ambitions supplémentaires en matière de logement (y compris le sans-abrisme) et d’emplois de qualité; Ces objectifs devraient être élaborés en concertation avec les collectivités locales et régionales, qui sont souvent responsables des mesures dans le domaine du logement et du marché du travail; |
| 39. | soutient l’appel du Parlement européen et de la déclaration de Lisbonne à éradiquer le sans-abrisme d’ici à 2030; |
| 40. | met en exergue le rôle que jouent les systèmes de protection sociale des États membres dans la mise en œuvre de la future stratégie européenne de lutte contre la pauvreté; |
| 41. | appelle à nouveau la Commission européenne à proposer des objectifs concrets pour la réduction de la précarité énergétique à l’horizon 2030 et son élimination à l’horizon 2050 (6); |
| 42. | insiste sur le fait que la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté doit impérativement accorder la priorité à l’inclusion active grâce à l’accès à une éducation, à une formation et à des possibilités d’emploi ciblées et de qualité, ainsi qu’à l’exercice des droits politiques; fait valoir qu’une telle approche permet aux personnes, et notamment à celles qui sont les plus défavorisées, de participer pleinement à la société et au marché du travail, et favorise ce faisant des voies durables de sortie de la pauvreté; |
| 43. | insiste sur l’importance que revêt, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, un accès équitable aux services sociaux, aux soins de santé et aux possibilités économiques, et souligne que le succès de la stratégie de l’Union dans ce domaine dépendra de sa capacité à renforcer les systèmes de protection sociale et de soins de santé, à améliorer les régimes de revenu minimum et à remédier à la pauvreté des travailleurs; |
| 44. | affirme qu’il importe de garantir l’accès à l’art, à la culture, aux sports et aux loisirs pour les personnes vivant dans la pauvreté, car il concourt à la mise en place des conditions qui leur donnent les moyens de développer leur potentiel et d’assurer aussi bien leur propre prospérité que celle de la collectivité; |
| 45. | demande que des efforts supplémentaires soient déployés en vue de l’adoption de la directive de 2008 sur l’égalité de traitement; |
| 46. | appelle l’Union et tous ses États membres à rejoindre et à ratifier la charte sociale européenne révisée du Conseil de l’Europe; |
Une action de l’UE plus coordonnée
| 47. | demande que la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté garantisse l’alignement sur et entre la garantie européenne pour l’enfance, la stratégie européenne en matière de soins, les recommandations du Conseil concernant l’éducation et l’accueil de la petite enfance, la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme, le futur plan européen pour des logements abordables, le plan d’action renouvelé sur le socle européen des droits sociaux et les objectifs de lutte contre la pauvreté du cadre stratégique 2021-2030 pour les Roms, afin que toutes les initiatives contribuent à l’objectif global que l’Union s’est fixé en matière de réduction de la pauvreté. Il est essentiel que cette coordination ait également lieu à l’échelon chargé de la mise en œuvre, les acteurs locaux et régionaux jouant un rôle clé dans plusieurs des initiatives mentionnées; |
| 48. | propose qu’un «contrôle de la pauvreté» soit effectué au titre de l’analyse d’impact de toute politique de l’Union, avec des critères alignés sur le socle européen des droits sociaux; |
| 49. | invite la Commission européenne à territorialiser les indicateurs de pauvreté à l’échelle NUTS 3 afin d’identifier avec précision les zones à forte intensité de pauvreté, en particulier dans les zones périurbaines et rurales en tension, et d’adapter les réponses politiques et les financements aux réalités locales; |
| 50. | recommande d’assurer la mise en œuvre et le suivi de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté en utilisant la méthode de la garantie pour l’enfance et en nommant un coordinateur de l’Union pour la lutte contre la pauvreté au sein de la Commission européenne; |
| 51. | invite les États membres à élaborer des plans d’action nationaux et à désigner des coordinateurs nationaux pour la mise en œuvre de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, en collaborant étroitement avec les collectivités locales et régionales à toutes les étapes de ce processus, de la conception jusqu’à la mise en œuvre; |
| 52. | suggère que les plans d’action nationaux de lutte contre la pauvreté se concentrent sur des mesures ayant pour objectifs des salaires équitables, en particulier pour les femmes, et un travail décent, le développement de systèmes de revenu minimum, l’accès à des services sociaux individualisés et des services de base de qualité (7); |
| 53. | suggère de s’appuyer sur les travaux menés au titre du cadre de convergence sociale pour renforcer son influence sur le Semestre européen en fixant des objectifs plus ambitieux en matière sociale et de réduction de la pauvreté dans les recommandations par pays, qui devraient également tenir compte des disparités régionales en matière de pauvreté et inclure, le cas échéant, des indicateurs régionaux; |
| 54. | préconise l’élaboration d’un plan d’action de l’Union pour les services sociaux; |
| 55. | souligne qu’il échoit au premier chef aux États membres de lutter contre la pauvreté, sachant qu’à cette fin, certains d’entre eux ont d’ores et déjà adopté des stratégies; |
Les collectivités locales et régionales luttent contre la pauvreté
| 56. | rappelle néanmoins que les collectivités locales et régionales sont à l’avant-garde de la lutte contre la pauvreté, car elles fournissent des services publics essentiels, notamment en matière de protection sociale, d’enfance en danger, de handicap, de logement abordable, de création d’emplois et de soutien à la garde d’enfants, et veillent à ce que les stratégies de l’Union se traduisent par des actions au niveau local et régional; |
| 57. | rappelle l’importance du principe de subsidiarité pour conférer aux politiques de l’Union une incidence effective sur le terrain, ainsi que la nécessité d’associer étroitement les collectivités locales et régionales à l’élaboration des politiques qu’elles seront appelées à mettre en œuvre; |
| 58. | souligne qu’en tant que niveau de gouvernement le plus proche des citoyens, elles identifient les besoins spécifiques des individus pour développer des voies d’inclusion active et individualisées centrées sur les personnes (8); |
| 59. | souligne les disparités entre les niveaux de pauvreté dans les régions et insiste sur la nécessité d’interventions ciblées aux niveaux local et régional, en particulier dans les territoires en retard et défavorisés sur le plan structurel, tels que les régions montagneuses, les zones ultrapériphériques et les régions qui ont perdu leurs industries, où des infrastructures limitées et un accès restreint aux services aggravent les risques de pauvreté; |
| 60. | met l’accent sur les difficultés qu’engendre la pauvreté pour les villes, les banlieues et les zones rurales; s’inquiète du fait que les zones périphériques et ultrapériphériques soient souvent confrontées à des taux de pauvreté et d’exclusion sociale encore plus élevés; |
| 61. | souligne en outre que les régions montagneuses et les zones moins développées sont confrontées à des handicaps structurels spécifiques, notamment l’isolement géographique, le déclin démographique et l’accès limité aux services essentiels; aussi la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté devrait-elle prévoir des mesures et des investissements ciblés pour faire en sorte que les personnes qui vivent dans ces territoires ne soient pas laissées de côté; |
| 62. | affirme que le succès de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté dépend de l’engagement des collectivités locales et régionales ainsi que de leur accès à des financements et des instruments d’adaptation à long terme; |
| 63. | souligne l’importance d’éviter la concentration des situations de pauvreté et la reproduction intergénérationnelle des inégalités dans certains territoires caractérisés par une forte vulnérabilité socio-économique; recommande la mise en place de politiques intégrées visant à renforcer la mixité sociale et territoriale, notamment par des actions en matière d’urbanisme, d’éducation, de logement, de mobilité et d’accès à l’emploi; |
| 64. | recommande aux collectivités locales et régionales d’adopter des plans de lutte contre la pauvreté et des politiques ciblant des groupes spécifiques afin de lutter contre la pauvreté et ses causes en tenant compte de leur diversité; |
| 65. | fait observer que dans cette optique, des fonds supplémentaires de l’Union devraient être mis à la disposition des collectivités locales et régionales et que l’accès aux fonds devrait être facilité grâce à une réduction de la charge administrative et à une flexibilité accrue; |
| 66. | insiste dès lors sur la nécessité de fournir des ressources suffisantes aux collectivités locales et régionales pour réaliser concrètement les objectifs européens, et de veiller ce faisant à ce qu’elles disposent de la capacité financière nécessaire pour mettre en œuvre des mesures de lutte contre la pauvreté, des services publics et des interventions ciblées qui concourent au succès d’ensemble de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté; |
| 67. | recommande aux collectivités locales et régionales d’utiliser des conditionnalités sociales et des critères autres que le prix dans les procédures de passation de marchés publics; |
| 68. | recommande aux collectivités locales et régionales de recourir à des politiques de prix différenciées en fonction de critères sociaux de sorte à assurer l’accès de tous aux services publics essentiels qui ne sont pas gratuits, tels que les cantines scolaires; demande que ces politiques tiennent compte des moyens dont dispose chacun de sorte à la fois à garantir l’accès pour les familles aux revenus les plus faibles et à prévoir une contribution plus importante pour les ménages aux revenus les plus élevés; |
| 69. | invite les collectivités locales et régionales à désigner un coordinateur régional de la lutte contre la pauvreté; |
| 70. | invite la Commission européenne à mettre en place une plateforme (9) grâce à laquelle les collectivités locales et régionales trouveront des informations, partageront leurs expériences et leurs bonnes pratiques et recevront une assistance technique pour préparer leurs plans locaux de lutte contre la pauvreté; |
| 71. | note que le travail des services publics locaux peut être utilement complété par l’action des organisations non gouvernementales, des prestataires sans but lucratif de services sociaux et des entreprises de l’économie sociale, qui favorisent le recensement de pratiques innovantes en matière de soutien social; |
| 72. | s’engage à faciliter des échanges ciblés et rentables avec les organisations de lutte contre la pauvreté, principalement en tirant parti des forums et manifestations existants du CdR (y compris les formats numériques), en donnant de la visibilité aux meilleures politiques locales et régionales ayant porté leurs fruits, en vue de leur développement potentiel dans le cadre de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, lorsque cela est approprié et fondé sur des données probantes; |
Des ressources pour vivre dans la dignité
| 73. | rappelle le principe 14 du socle européen des droits sociaux, selon lequel «toute personne ne disposant pas de ressources suffisantes a droit à des prestations de revenu minimum adéquates pour vivre dans la dignité [...]»; |
| 74. | fait observer que les régimes nationaux de revenu et les services d’assistance qui leur sont liés constituent le moyen à utiliser en dernier recours pour pouvoir assurer une existence décente; |
| 75. | reconnaît qu’une grande partie des personnes en situation de pauvreté est temporairement ou définitivement dans l’incapacité de travailler suffisamment pour vivre; |
| 76. | observe que, dans de nombreux États membres, des prestations ciblées empêchent les personnes de tomber dans la pauvreté (10); |
| 77. | constate que les allocations familiales constituent souvent un soutien essentiel pour les familles à faibles revenus et que dans les pays européens, les systèmes de transfert de revenus réduisent en moyenne la pauvreté infantile de 42,4 % (11); |
| 78. | rappelle la nécessité d’une législation adéquate pour garantir un revenu minimum au moins supérieur au seuil de pauvreté, qui tienne compte de l’inflation et du coût de la vie (12). Sa conception et son application devraient se faire dans le cadre d’un dialogue avec les collectivités locales et régionales et tenir compte des différences régionales en matière de coût de la vie; |
| 79. | réitère les recommandations formulées dans l’avis CDR-5495-2022:
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| 80. | invite la Commission à élaborer une directive sur un revenu minimum adéquat comprenant des normes minimales en matière de couverture, d’accessibilité (notamment pour les jeunes), d’adéquation et d’ajustement automatique au coût de la vie; |
| 81. | encourage les États membres et les autorités locales et régionales à mettre en place des dispositifs d’attribution automatique des aides sociales, en s’appuyant sur l’interconnexion des données administratives. Ce principe de solidarité à la source permettrait de lutter efficacement contre le non-recours aux droits sociaux et de garantir que les personnes en situation de précarité reçoivent l’aide à laquelle elles ont droit, sans démarche supplémentaire; |
La pauvreté des travailleurs
| 82. | rappelle que le risque de pauvreté augmente considérablement pour les chômeurs (66,3 %), mais que ce problème touche également les personnes occupant un emploi (11,3 %) ou les travailleurs indépendants (23,6 %) ainsi que les propriétaires de petites entreprises; |
| 83. | insiste sur l’importance des compétences et de la formation car elles constituent des conditions préalables à l’embauche; rappelle qu’après l’entrée dans le monde du travail, les dispositifs de formation et d’apprentissage tout au long de la vie sont déterminants pour la résilience des travailleurs et le succès de leurs transitions professionnelles; |
| 84. | demande que la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté favorise une accessibilité accrue des dispositifs de formation tant sur le lieu de travail qu’en dehors, que ce soit à l’intention des personnes en situation de pauvreté ou pour prévenir cette dernière; |
| 85. | observe que le travail ne protège pas contre la pauvreté, que la pauvreté des travailleurs ne cesse d’augmenter et qu’elle concerne un nombre important de travailleurs dans l’Union (au moins un sur dix); |
| 86. | constate que le travail à temps partiel subi et la faible intensité de travail engendrent la pauvreté des travailleurs, qui touche souvent des secteurs où les femmes et les travailleurs migrants sont surreprésentés; |
| 87. | rappelle que les travailleurs sont exposés au risque de pauvreté au travail lorsque leur revenu disponible annuel équivalent est inférieur à 60 % du revenu médian national des ménages; |
| 88. | réaffirme son soutien aux garanties d’emploi locales et aux initiatives en faveur des chômeurs de longue durée et réitère l’appel adressé, dans son avis de 2022, à la Commission à mettre en place un fonds de garantie européenne pour l’emploi ad hoc de 750 millions d’euros sur cinq ans en vue de lutter contre le chômage de longue durée (13); |
| 89. | souligne que le seuil de 60 % du revenu médian national des ménages sert de référence dans la directive de l’Union relative à des salaires minimaux adéquats et demande la mise en œuvre rapide et correcte de cette directive dans l’ensemble de l’Union; |
| 90. | souligne que la régularisation des travailleurs non déclarés contribue à la lutte contre la pauvreté des travailleurs et que la régularisation des travailleurs migrants peut soutenir la croissance économique; |
| 91. | se réfère au succès de la garantie pour la jeunesse qui parvient à aider les jeunes et les personnes sans emploi et ne suivant ni études ni formation (NEET) à entrer sur le marché de l’emploi et préconise de poursuivre son expansion; |
| 92. | souligne l’importance de renforcer les mécanismes de lutte contre le travail non déclaré, afin de prévenir les abus, protéger les droits des travailleurs, lutter contre la concurrence déloyale entre entreprises et garantir l’efficacité des politiques de régularisation; |
| 93. | demande que soit rapidement adoptée la directive sur les stages, afin de garantir la qualité des stages et d’interdire les pratiques d’exploitation (14); |
| 94. | préconise une mise en œuvre rapide de la directive sur la transparence des rémunérations et l’adoption de mesures supplémentaires pour remédier aux écarts de rémunération et de retraite entre les hommes et les femmes; demande que davantage d’investissements soient consacrés à l’accueil de la petite enfance, notamment en rendant ses structures ainsi que celles des soins de longue durée plus disponibles, plus abordables et plus accessibles, et en prenant des mesures qui favorisent la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle afin d’aider les parents isolés à accéder à l’emploi; |
| 95. | appelle de ses vœux la pleine mise en œuvre de la recommandation du Conseil de 2019 sur l’accès à la protection sociale des travailleurs et des indépendants et demande au Conseil d’émettre des recommandations sur l’accès universel et gratuit à la protection sociale et aux services essentiels dans l’Union. Il est crucial, dans ce contexte, de prendre également en compte les variations régionales en matière d’accès aux services sociaux, et de veiller à ce que les collectivités locales et régionales disposent des outils leur permettant de répondre aux besoins des différents groupes de population. Le CdR invite les États membres ainsi que les collectivités locales et régionales à garantir et à améliorer l’accès de tous aux services essentiels, sans discrimination fondée sur l’âge, l’origine ethnique ou les conditions de résidence; |
| 96. | espère que la feuille de route de l’Union pour des emplois de qualité permettra de lutter contre la pauvreté au travail, le travail à temps partiel involontaire ou imposé et les contrats précaires, et de garantir des conditions de travail décentes; affirme que des salaires équitables pour les travailleurs restent un moyen de sortir de la pauvreté; |
| 97. | invite la Commission à inclure un sous-objectif de réduction de la pauvreté des travailleurs dans le plan d’action sur le socle européen des droits sociaux; |
La pauvreté des enfants
| 98. | se félicite que tous les États membres aient présenté leurs plans d’action nationaux au titre de la garantie européenne pour l’enfance et demande qu’ils soient pleinement mis en œuvre; |
| 99. | rappelle qu’il a demandé instamment l’allocation de ressources suffisantes pour soutenir la garantie européenne pour l’enfance et souligne les effets positifs du soutien financier apporté aux familles avec enfants pour lutter contre la pauvreté infantile et pour briser la fatalité de la transmission de la pauvreté d’une génération à la suivante; |
| 100. | réitère ses recommandations formulées dans les avis CDR-0219-2024 et CDR-2601-2021 selon lesquelles:
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| 101. | demande que soit accru le financement de l’Union en faveur de la garantie pour l’enfance dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’Union et que soit augmentée l’affectation de 5 % dans le FSE+ pour la période après 2027; Dans l’éventualité d’une augmentation, il convient également de réfléchir à la manière d’accorder au niveau local et régional, souvent responsable des questions relatives aux droits de l’enfant, un rôle plus clair dans le modèle de financement; |
Le logement
| 102. | se félicite de l’annonce du doublement du financement mis à la disposition par l’Union pour soutenir des projets de logement sur l’ensemble de son territoire; |
| 103. | invite la Commission à lutter, dans son plan pour des logements abordables, contre le sans-abrisme, y compris grâce au relogement et à la prévention, et à mettre l’accent sur le logement social; |
| 104. | suggère au Conseil de donner suite à l’initiative de la présidence belge visant à élaborer une recommandation du Conseil pour mettre fin au sans-abrisme; |
| 105. | exhorte les États membres à investir davantage dans le logement social et à assurer l’accès de tous au logement, en particulier les ménages monoparentaux et les familles dans le besoin; |
| 106. | préconise que la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté aborde le problème du sans-abrisme, y compris ses aspects liés au genre et intersectionnels, et concoure à l’objectif d’éradiquer ce phénomène d’ici à 2030; |
| 107. | souligne la nécessité pour les autorités locales et régionales de mettre en œuvre des politiques d’accès au logement prenant en compte la vulnérabilité des familles monoparentales, en particulier des mères isolées; recommande d’intégrer ce critère dans les dispositifs d’attribution de logements sociaux afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale des femmes et des enfants; |
| 108. | encourage la Commission à poursuivre le développement et le renforcement de la plateforme européenne sur la lutte contre le sans-abrisme; |
| 109. | reconnaît que le principe du «logement d’abord» constitue une bonne pratique permettant de lutter contre le sans-abrisme et en souligne le succès (15); |
| 110. | demande que les fonds structurels non engagés des États membres soient réaffectés à la lutte contre le sans-abrisme dans le cadre de l’actuel cadre financier pluriannuel; |
| 111. | réaffirme que l’amélioration de l’efficacité énergétique est l’une des principales missions des collectivités locales et régionales (16); estime que la stratégie de lutte contre la pauvreté devrait y contribuer en prévoyant un soutien technique et financier destiné aux sociétés locales et régionales de logement, ainsi qu’aux personnes à faibles revenus; |
| 112. | réclame que soit fourni un soutien financier direct à la rénovation des logements, en veillant à ce que les coûts initiaux ne créent pas d’obstacle pour les ménages les plus vulnérables; |
| 113. | demande l’inclusion de garanties sociales dans le système d’échange de quotas d’émission de l’Union afin de garantir que la tarification du carbone n’affecte pas de manière disproportionnée les ménages à faibles revenus ou de compenser cette incidence au moyen du Fonds social pour le climat (17); |
Le non-recours et les obstacles à l’accès aux prestations et services sociaux
| 114. | souligne le défi que représente le non-recours aux prestations et services sociaux existants, qui peut être défini comme «le fait que des personnes ne reçoivent pas les prestations auxquelles elles ont droit»; |
| 115. | souligne que, au-delà de ses conséquences individuelles, le non-recours menace l’efficacité de la protection sociale et de l’action publique; |
| 116. | souligne que l’organisation des services publics n’est pas sans incidence sur le recours ou non aux allocations et prestations, et que des incohérences et des exigences contradictoires de différents services sont susceptibles de décourager des personnes de solliciter ces allocations et prestations alors qu’elles peuvent y prétendre, voire de se muer en maltraitance institutionnelle à leur égard; |
| 117. | appelle de ses vœux des mesures ciblées aux niveaux national, régional et local pour lutter contre le non-recours aux prestations sociales, aux régimes de revenu minimum et aux services sociaux, telles que:
|
| 118. | invite les États membres ainsi que les collectivités locales et régionales à examiner attentivement — lors de l’élaboration des politiques de protection sociale fondées sur les données — les risques de surveillance et de discrimination dont pourraient pâtir les personnes en situation de pauvreté; |
| 119. | demande que soit garanti un financement adéquat des systèmes de protection sociale et que soit adoptée une approche en matière d’investissement social qui permette aux États membres d’exclure la prise en compte de ce financement, ainsi que des investissements consacrés aux logements publics et sociaux, dans la procédure de déficit excessif prévue par le pacte de stabilité et de croissance; |
Veiller à ce que la stratégie dispose des moyens nécessaires pour réaliser ses ambitions
| 120. | rappelle que la lutte contre la pauvreté est un investissement et non une charge; |
| 121. | recommande d’allouer les fonds de cohésion et les fonds sociaux de l’Union de sorte à donner la priorité aux zones qui présentent des problèmes structurels persistants, notamment les régions montagneuses et celles à faible densité de population; ces zones nécessitent des investissements territoriaux accrus afin de remédier à leur sous-développement chronique et de garantir qu’elles puissent accéder à égalité aux possibilités et aux services; |
| 122. | encourage la Commission à mobiliser des ressources autres que le FSE+ provenant de ses fonds pour le climat, la lutte contre la discrimination, l’intégration et la cohésion, afin de soutenir la lutte contre la pauvreté; |
| 123. | appelle la Commission à veiller à ce qu’une part importante de ces fonds, à l’instar des 25 % affectés à l’inclusion sociale dans le cadre du FSE+, soit mobilisée et utilisée efficacement pour soutenir les initiatives locales de réduction de la pauvreté; |
| 124. | exhorte la Commission et les États membres à s’employer tout particulièrement à garantir le financement de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté et à atteindre ses objectifs lors de la conception et de l’adoption du prochain cadre financier pluriannuel de l’Union, tout en renforçant le niveau de financement de la politique de cohésion; |
| 125. | demande qu’une part plus importante des fonds européens soit allouée à l’investissement social et aux politiques de cohésion qui soutiennent les habitants les plus marginalisés et les plus vulnérables de l’Union; |
| 126. | suggère à la Commission de porter de 3 à 10 % l’affectation des crédits au titre de la privation matérielle aiguë et des mesures d’accompagnement dans le cadre du FSE+; |
| 127. | encourage les États membres à accorder la priorité à la protection des services publics, des prestations sociales, des dépenses sociales et des investissements publics en protégeant les personnes les plus exposées au risque de pauvreté et d’exclusion sociale de l’impact négatif des réductions; |
| 128. | appelle la Commission à subordonner l’accès aux fonds de l’Union destinés à la lutte contre la pauvreté à l’adoption de plans nationaux et locaux de lutte contre la pauvreté, en s’appuyant sur les conditions favorisantes actuelles pour le FSE+. |
Bruxelles, le 14 octobre 2025.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
(1) Nelson Mandela, discours prononcé lors du concert Live Aid à Johannesburg, Afrique du Sud, le 2 juillet 2005.
(2) CDR-5429-2022.
(3) CDR-3141-2017.
(4) Comme l’a fait la ville de Berchem-Sainte-Agathe, en Belgique, en publiant son rapport sur l’éradication de la pauvreté infantile.
(5) «Rapport sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe», 2024.
(6) CDR-5877-2018.
(7) CDR-5495-2022.
(8) CDR-5495-2022.
(9) S’inspirant de la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme (EPOCH).
(10) Il peut s’agir d’allocations de logement (APL en France), de prestations de vieillesse (GRAPA en Belgique), d’allocations pour les repas dans les cantines scolaires (Finlande), d’allocations scolaires ou d’allocations pour étudiants (Danemark).
(11) https://www.unicef.be/sites/default/files/2023-12/InnocentiReportCard_18_Embargoed.pdf.
(12) COR 166/2011.
(13) CDR-5490-2022.
(14) CDR-1795-2024, https://cor.europa.eu/fr/nos-travaux/les-avis/cdr-1795-2024.
(15) En Finlande, sa mise en œuvre entre 2008 et 2017 a permis de réduire le sans-abrisme de 76 % et il s’est également avéré efficace à Brno et à Ostrava, en République tchèque.
(16) CDR-5877-2018.
(17) CDR-4801-2021.
(18) Comme le projet «de porte à porte» dans le quartier de Gellerup, à Aarhus (Danemark) ou les maisons départementales des solidarités en France.
(19) Comme le service en ligne estonien qui gère les prestations familiales.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/6322/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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