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AccueilDroit européen52025AR3311
Avis institutionnel52025AR3311

Avis du Comité européen des régions — Règlement établissant le mécanisme — pour l’interconnexion en Europe pour la période 2028-2034

CELEX52025AR3311
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 7 mai 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3466

24.7.2026

Avis du Comité européen des régions — Règlement établissant le mécanisme — pour l’interconnexion en Europe pour la période 2028-2034

(C/2026/3466)

Rapporteur

:

Juraj DROBA (SK/ECR), président de la région autonome de Bratislava

Textes de référence

:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le mécanisme pour l’interconnexion en Europe pour la période 2028-2034, modifiant le règlement (UE) 2024/1679 et abrogeant le règlement (UE) 2021/1153 [2025/0221 (COD)]

COM(2025) 547 final

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de mesures visant à faciliter le transport d’équipements, de marchandises et de personnel militaires dans l’ensemble de l’Union

COM(2025) 847 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT [COM(2025) 547 final]

Amendement 1

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

L’Union devrait faciliter les projets dans les régions défavorisées, moins bien connectées, rurales, insulaires, côtières, périphériques, congestionnées, ultrapériphériques ou isolées afin de permettre l’accès aux réseaux transeuropéens d’énergie et de transport tout en apportant des avantages à l’ensemble de l’Union sur le plan de la sécurité, de la compétitivité ainsi que de la cohésion sociale, économique et territoriale. Le règlement (UE) 2024/1679 du Parlement européen et du Conseil identifie l’infrastructure du réseau transeuropéen de transport, définit les exigences auxquelles cette infrastructure doit répondre et prévoit des mesures pour leur mise en œuvre. Ledit règlement prévoit l’achèvement du réseau central du réseau transeuropéen de transport d’ici à 2030 et du réseau central étendu d’ici à 2040 grâce à la création de nouvelles infrastructures ainsi qu’à l’amélioration et à la remise en état substantielles de l’infrastructure existante. Il en résultera un réseau performant pour le transport de passagers et de marchandises.

L’Union devrait faciliter les projets dans les régions défavorisées, moins bien connectées , transfrontalières , rurales, faiblement peuplées, insulaires, côtières, montagneuses, périphériques et périphériques méridionales , congestionnées, ultrapériphériques , situées aux frontières orientales ou isolées afin de permettre l’accès aux réseaux transeuropéens d’énergie et de transport tout en apportant des avantages à l’ensemble de l’Union sur le plan de la sécurité, de la compétitivité ainsi que de la cohésion sociale, économique et territoriale , et en réduisant le risque de dépeuplement, contribuant ainsi au droit de rester . À cette fin, le programme devrait tenir compte des coûts structurels plus élevés et des contraintes permanentes auxquels ces régions sont confrontées, ainsi que de l’absence d’alternatives modales équivalentes et de la dépendance structurelle à l’égard de certains modes de transport, pour s’assurer qu’elles puissent bénéficier des avantages du mécanisme. Le règlement (UE) 2024/1679 du Parlement européen et du Conseil identifie l’infrastructure du réseau transeuropéen de transport, définit les exigences auxquelles cette infrastructure doit répondre et prévoit des mesures pour leur mise en œuvre. Ledit règlement prévoit l’achèvement du réseau central du réseau transeuropéen de transport d’ici à 2030 et du réseau central étendu d’ici à 2040 grâce à la création de nouvelles infrastructures ainsi qu’à l’amélioration et à la remise en état substantielles de l’infrastructure existante. Il en résultera un réseau performant pour le transport de passagers et de marchandises.

Exposé des motifs

Le mécanisme pour l’interconnexion en Europe devrait tenir compte des coûts structurels plus élevés et des contraintes permanentes auxquels ces régions sont confrontées, ainsi que de l’absence d’alternatives modales équivalentes et de la dépendance structurelle à l’égard de certains modes de transport, pour s’assurer qu’elles puissent bénéficier de ses avantages.

Amendement 2

Nouveau considérant 3 bis

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Il y a lieu d’accorder une attention particulière aux contraintes spécifiques auxquelles sont confrontées les régions ultrapériphériques, compte tenu de leurs caractéristiques structurelles, sociales et économiques, ainsi que de leur isolement par rapport aux réseaux continentaux. Pour pouvoir surmonter les difficultés précitées, il importe que ces régions puissent accéder au programme, et notamment aux projets visant le stockage de l’énergie et la production d’énergies renouvelables. Des critères d’éligibilité spécifiques pourraient aussi être établis en conséquence. En outre, s’agissant d’évaluer la dimension transfrontière, les actions entreprises dans les régions ultrapériphériques doivent également être analysées à la lumière de leurs contributions indirectes aux objectifs du programme, à savoir, entre autres, l’amélioration de la sécurité de l’approvisionnement, la résilience, l’intégration des systèmes ou encore la décarbonation.

Exposé des motifs

L’amendement proposé entend garantir que les contraintes spécifiques auxquelles se heurtent les régions ultrapériphériques soient dûment prises en compte dans la mise en œuvre du programme.

Amendement 3

Considérant 4

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Afin d’atteindre les objectifs fixés dans le règlement (UE) 2024/1679, il est nécessaire de soutenir financièrement le développement transfrontalier, y compris celui des ports et de leurs connexions avec l’arrière-pays, ainsi que le déploiement des carburants alternatifs et l’élimination des liaisons manquantes et d’assurer, le cas échéant, la cohérence des actions soutenues par le programme avec les plans de travail des corridors établis conformément à l’article 54 du règlement (UE) 2024/1679 et avec le développement global du réseau sur les plans de la performance et de l’interopérabilité.

Afin d’atteindre les objectifs fixés dans le règlement (UE) 2024/1679, il est nécessaire de soutenir financièrement le développement transfrontalier, y compris celui des ports et de leurs connexions avec l’arrière-pays, ainsi que le déploiement des carburants alternatifs et l’élimination des liaisons manquantes et des goulets d’étranglement le long des corridors, surtout au niveau des nœuds urbains, et d’assurer, le cas échéant, la cohérence des actions soutenues par le programme avec les plans de travail des corridors établis conformément à l’article 54 du règlement (UE) 2024/1679 et avec le développement global du réseau sur les plans de la performance , de la multimodalité et de l’interopérabilité.

Exposé des motifs

Les nœuds urbains et l’infrastructure pour carburants alternatifs sont indispensables à la performance des corridors et ont été inclus dans les périodes précédentes du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Leur omission crée des interruptions dans la connectivité multimodale.

Amendement 4

Article 2 — Définitions, ajouter un nouveau paragraphe 7 bis.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«infrastructures de transport à double usage»: des infrastructures de transport qui répondent aux normes et spécifications de la mobilité tant civile que militaire;

Exposé des motifs

Il importe d’inclure la définition des «infrastructures de transport à double usage».

Amendement 5

Article 2 — Définitions, ajouter un nouveau paragraphe 11 bis.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«projet stratégique dans des régions à faible densité de population»: un projet déployé dans des régions NUTS 2 présentant une densité de population inférieure à 30 habitants/km2 ou dans des régions NUTS 3 dont la densité de population est inférieure à 25 habitants/km2.

Exposé des motifs

Il est essentiel de garantir l’accessibilité aux infrastructures de transport de personnes et de préserver le tissu productif dans les régions rurales et les zones à faible densité de population, en renforçant la compétitivité de leurs activités et en ralentissant les processus de dépeuplement auxquels elles font face.

Amendement 6

Article 2 — Définitions, ajouter un nouveau paragraphe 12.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

12. Les groupements européens de coopération territoriale et les autres structures reconnues de coopération transfrontière sont considérés comme des entités légales éligibles aux fins du présent règlement.

Exposé des motifs

L’amendement vise à garantir que les groupements régionaux transfrontières, qui jouent un rôle central dans la planification, l’octroi de permis et la mise en œuvre au niveau local et qui possèdent une connaissance primordiale du territoire, soient clairement éligibles pour participer aux actions financées par le mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Amendement 7

Article 3 — Objectifs du programme, paragraphe 2, point a).

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

2. Le programme poursuit les objectifs spécifiques suivants:

2. Le programme poursuit les objectifs spécifiques suivants:

a)

dans le secteur des transports:

a)

dans le secteur des transports:

i)

contribuer au développement de projets d’intérêt commun relatifs à des réseaux de transport interconnectés, interopérables, décarbonés, intelligents, sûrs, durables, résilients, sécurisés et multimodaux conformément au règlement (UE) 2024/1679, en particulier par:

i)

contribuer au développement de projets d’intérêt commun relatifs à des réseaux de transport interconnectés, interopérables, décarbonés, intelligents, sûrs, durables, résilients, sécurisés et multimodaux , soutenus par des systèmes numériques de gestion du trafic et des solutions fondées sur des données interopérables, conformément au règlement (UE) 2024/1679, en particulier par:

(1)

des actions relatives aux projets d’intérêt commun à dimension transfrontière mettant en œuvre le réseau transeuropéen de transport, y compris les actions sur les tronçons indicatifs énumérés à l’annexe du présent règlement;

(1)

des actions relatives aux projets d’intérêt commun à dimension transfrontière — notamment les liaisons nationales manquantes qui libèrent la fonctionnalité des corridors et l’élimination d’autres goulets d’étranglement transfrontières — mettant en œuvre le réseau transeuropéen de transport, y compris les actions sur les tronçons indicatifs énumérés à l’annexe du présent règlement;

(2)

des actions relatives aux projets d’intérêt commun à dimension européenne portant sur la réalisation d’un réseau transeuropéen de transport intelligent, résilient, décarboné et durable;

(2)

des actions relatives aux projets d’intérêt commun à dimension européenne portant sur la réalisation d’un réseau transeuropéen de transport intelligent, résilient, décarboné et durable;

(3)

des actions relatives aux projets d’intérêt commun à dimension transfrontière avec des pays tiers mettant en œuvre le réseau transeuropéen de transport conformément à l’article 9 du règlement (UE) 2024/1679;

(3)

des actions relatives aux projets d’intérêt commun à dimension transfrontière avec des pays tiers mettant en œuvre le réseau transeuropéen de transport conformément à l’article 9 du règlement (UE) 2024/1679;

(4)

des actions relatives aux projets stratégiques dans les régions à faible densité de population, y compris les actions sur les tronçons indicatifs énumérés à l’annexe du présent règlement;

ii)

adapter certaines parties du réseau transeuropéen de transport à la double utilisation de l’infrastructure de transport en vue d’améliorer la mobilité tant civile que militaire, en se concentrant sur les quatre corridors de mobilité militaire prioritaires de l’UE recensés par les États membres à l’annexe II des besoins militaires pour la mobilité militaire à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union, tels qu’approuvés par le Conseil le 18 mars 2025 sous la référence ST 6728/25 ADD1;

ii)

adapter et développer certaines parties du réseau transeuropéen de transport de telle sorte qu’elles permettent la double utilisation de l’infrastructure de transport en vue d’améliorer la mobilité tant civile que militaire, en se concentrant sur les quatre corridors de mobilité militaire prioritaires de l’UE recensés par les États membres à l’annexe II des besoins militaires pour la mobilité militaire à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union, tels qu’approuvés par le Conseil le 18 mars 2025 sous la référence ST 6728/25 ADD1 , ainsi que sur les régions situées aux frontières orientales ;

iii)

soutenir le développement et la modernisation des nœuds urbains, y compris de leurs infrastructures d’accès multimodal, de l’infrastructure pour carburants alternatifs, des plateformes logistiques et multimodales et des dessertes du dernier kilomètre, afin d’assurer le fonctionnement efficace du réseau RTE-T;

Exposé des motifs

L’efficacité et la capacité du réseau RTE-T dépendent de plus en plus non seulement des infrastructures physiques, mais aussi des systèmes numériques qui permettent la gestion du trafic et l’échange de données entre les différents modes de transport et par-delà les frontières.

Il est crucial de s’attaquer aux liaisons nationales manquantes qui libèrent la fonctionnalité des corridors afin d’éliminer les goulets d’étranglement, mais aussi de soutenir la compétitivité, la résilience et la cohésion européennes.

Il est également important d’améliorer l’infrastructure de transport dans les régions rurales et à faible densité de population pour qu’elles puissent faire face à leurs problèmes démographiques.

Les nœuds urbains et l’infrastructure pour carburants alternatifs sont indispensables à la performance des corridors et ont été inclus dans les périodes précédentes du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Leur omission crée des interruptions dans la connectivité multimodale et risque de causer la perte de l’expertise technique acquise au sein de l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA).

Amendement 8

Article 3 — Objectifs du programme, paragraphe 2, point b) i).

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

contribuer au développement de projets d’intérêt commun et de projets d’intérêt mutuel tels que définis à l’article 18 du règlement (UE) 2022/869, en vue de promouvoir l’achèvement de l’union de l’énergie, l’intégration d’un marché intérieur de l’énergie efficace et compétitif et l’interopérabilité des réseaux par-delà les frontières et les secteurs, de faciliter la décarbonation de l’économie , de promouvoir l’efficacité énergétique et d’assurer la résilience et la sécurité de l’approvisionnement;

contribuer au développement de projets d’intérêt commun et de projets d’intérêt mutuel tels que définis à l’article 18 du règlement (UE) 2022/869, ainsi que de projets à petite échelle, en vue de promouvoir l’achèvement de l’union de l’énergie, l’intégration d’un marché intérieur de l’énergie efficace et compétitif et l’interopérabilité des réseaux par-delà les frontières et les secteurs, de faciliter la décarbonation des économies locales et régionales , de promouvoir l’efficacité énergétique et d’assurer la résilience et la sécurité de l’approvisionnement , et soutenir les projets de diversification conformément au règlement REPowerEU. Le programme vise un déploiement équilibré sur le plan géographique de l’infrastructure dorsale énergétique, en vue de renforcer la sécurité d’approvisionnement, de rendre l’énergie plus abordable et de stimuler la compétitivité industrielle dans toutes les régions de l’Union, tout en évitant la désindustrialisation des zones périphériques ;

Exposé des motifs

L’amendement vise à préciser que les projets énergétiques à petite échelle ancrés au niveau local contribuent également aux objectifs de l’union de l’énergie et sont essentiels pour permettre la décarbonation et la résilience aux niveaux régional et local. Au vu des objectifs énoncés dans le règlement RePowerEU et de ses incidences négatives prévues sur la sécurité énergétique et le marché de l’énergie, surtout dans les pays enclavés d’Europe centrale, il convient de s’assurer que des fonds de l’Union sont disponibles pour soutenir les infrastructures d’hydrocarbures qui contribuent à la diversification et à la sécurité de l’approvisionnement.

Amendement 9

Article 5 — Ressources supplémentaires, paragraphe 1.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Les États membres, les institutions, organes et organismes de l’Union, les pays tiers, les organisations internationales, les institutions financières internationales ou d’autres tiers peuvent apporter des contributions financières ou non financières supplémentaires au programme, sans préjudice des articles 107 et 108 du TFUE. Les contributions financières supplémentaires constituent des recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 2, points a), d) ou e), ou de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.

Les États membres, les institutions, organes et organismes de l’Union, les collectivités locales et régionales, les pays tiers, les organisations internationales, les institutions financières internationales ou d’autres tiers peuvent apporter des contributions financières ou non financières supplémentaires au programme, sans préjudice des articles 107 et 108 du TFUE. Les contributions financières supplémentaires constituent des recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 2, points a), d) ou e), ou de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.

Exposé des motifs

L’amendement proposé est explicite.

Amendement 10

Article 5 — Ressources supplémentaires, paragraphe 2.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

2. Les ressources allouées aux États membres dans le cadre de la gestion partagée peuvent, à la demande de ceux-ci, être mises à la disposition du programme. La Commission exécute ces ressources en mode direct ou indirect, conformément à l’article 62, paragraphe 1, points a) ou c), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Elles s’ajoutent au montant visé à l’article 4, paragraphe 1, du présent règlement. Ces ressources sont utilisées au profit de l’État membre concerné. Lorsque la Commission n’a pas conclu d’engagement juridique dans le cadre de la gestion directe ou indirecte pour les montants supplémentaires ainsi mis à la disposition du programme, les montants non engagés correspondants peuvent, à la demande de l’État membre concerné, être retransférés vers le ou les programmes depuis lesquels ils ont été transférés ou les programmes qui ont succédé à ceux-ci.

Exposé des motifs

Le transfert de ressources allouées dans le cadre de la gestion partagée vers le mécanisme pour l’interconnexion en Europe risque d’affaiblir la politique de cohésion, de réduire la prévisibilité pour les régions et de compromettre la cohésion territoriale. Une séparation stricte préserve l’intégrité de la rubrique 1 du cadre financier pluriannuel et la capacité d’investissement des régions.

Amendement 11

Article 6 — Financement alternatif, combiné et cumulé, paragraphe 2.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

2. Il est possible de mener, au titre du programme, des procédures d’attribution conjointe, dans le cadre d’une gestion directe ou indirecte, avec des États membres, des institutions, organes et organismes de l’Union, des pays tiers, des organisations internationales, des institutions financières internationales ou d’autres tiers («partenaires dans le cadre de la procédure d’attribution conjointe»), pour autant que la protection des intérêts financiers de l’Union soit assurée. Ces procédures sont soumises à un ensemble unique de règles et aboutissent à la conclusion d’engagements juridiques uniques. À cette fin, les partenaires dans le cadre de la procédure d’attribution conjointe peuvent mettre des ressources à la disposition du programme conformément à l’article 5 du présent règlement, ou les partenaires peuvent se voir confier la mise en œuvre de la procédure d’attribution, le cas échéant conformément à l’article 62, paragraphe 1, point c), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Dans les procédures d’attribution conjointes, des représentants des partenaires dans le cadre de la procédure d’attribution conjointe peuvent également être membres du comité d’évaluation visé à l’article 153, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.

2. Il est possible de mener, au titre du programme, des procédures d’attribution conjointe, dans le cadre d’une gestion directe ou indirecte, avec des États membres, des institutions, organes et organismes de l’Union, des collectivités locales et régionales, des pays tiers, des organisations internationales, des institutions financières internationales ou d’autres tiers («partenaires dans le cadre de la procédure d’attribution conjointe»), pour autant que la protection des intérêts financiers de l’Union soit assurée. Ces procédures sont soumises à un ensemble unique de règles et aboutissent à la conclusion d’engagements juridiques uniques. À cette fin, les partenaires dans le cadre de la procédure d’attribution conjointe peuvent mettre des ressources à la disposition du programme conformément à l’article 5 du présent règlement, ou les partenaires peuvent se voir confier la mise en œuvre de la procédure d’attribution, le cas échéant conformément à l’article 62, paragraphe 1, point c), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Dans les procédures d’attribution conjointes, des représentants des partenaires dans le cadre de la procédure d’attribution conjointe peuvent également être membres du comité d’évaluation visé à l’article 153, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.

Exposé des motifs

L’amendement proposé est explicite.

Amendement 12

Article 6 — Financement alternatif, combiné et cumulé, ajouter un nouveau paragraphe 3.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

3. Lors des procédures d’attribution conjointe concernant des projets ayant une dimension territoriale, régionale ou locale importante, les collectivités locales et régionales concernées sont dûment consultées et peuvent, le cas échéant, participer en tant que partenaires à ladite procédure ou en tant qu’observatrices au processus d’évaluation. La Commission et les partenaires participants veillent au respect des principes de gouvernance multi-niveaux et de cohésion territoriale, tels que définis à l’article 174 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et à ce que soient prises en compte les caractéristiques et contraintes spécifiques des régions ultrapériphériques conformément à l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne durant toutes les étapes de l’attribution et de la mise en œuvre.

Exposé des motifs

L’amendement vise à assurer que les procédures d’attribution conjointe ayant une dimension territoriale respectent la gouvernance multi-niveaux. L’association des collectivités locales et régionales permet d’améliorer la conception des projets, la cohésion territoriale et la sécurité juridique, tout en garantissant la proportionnalité et la compatibilité avec la gestion directe de l’Union.

Amendement 13

Article 6 — Financement alternatif, combiné et cumulé, ajouter un nouveau paragraphe 4.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

4. Le cas échéant, les États membres peuvent inclure les projets de création de réservoirs de projets et de développement de corridors dans leurs mécanismes d’investissement territorial intégré (ITI), afin de créer des synergies entre le programme et d’autres instruments de financement de l’Union, surtout ceux qui relèvent des plans de partenariat national et régional (plans PNR), et de veiller à utiliser les ressources de l’Union de façon coordonnée et efficace.

Exposé des motifs

Les investissements territoriaux intégrés fournissent un cadre approprié pour recenser les investissements stratégiques sur un territoire donné et aligner les instruments de financement au moyen d’une planification intégrée axée sur les parties prenantes. Leur utilisation faciliterait les synergies entre le mécanisme pour l’interconnexion en Europe et les fonds de la politique de cohésion et favoriserait un déploiement plus cohérent et plus efficace des ressources de l’Union.

Amendement 14

Article 9 — Éligibilité, paragraphe 2.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

2. Dans le cadre des procédures d’attribution, en gestion directe ou indirecte, une ou plusieurs des entités juridiques suivantes peuvent être éligibles à fournir ou recevoir un soutien de l’Union:

2. Dans le cadre des procédures d’attribution, en gestion directe ou indirecte, une ou plusieurs des entités juridiques suivantes peuvent être éligibles à fournir ou recevoir un soutien de l’Union:

a)

les entités établies dans un État membre;

a)

les entités établies dans un État membre , y compris les collectivités locales et régionales, les groupements européens de coopération territoriale (GECT), les organismes de droit public gérant les plateformes logistiques ou les nœuds multimodaux et les entités de coopération régionale transfrontière ;

Exposé des motifs

L’amendement vise à reconnaître explicitement que les collectivités locales et régionales et les groupements européens de coopération territoriale sont éligibles, remédiant ainsi aux obstacles structurels à la participation qui ont été mis en évidence lors des précédents cycles du mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Amendement 15

Article 9 — Éligibilité, paragraphe 5.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

5. En ce qui concerne les actions visées à l’article 3, paragraphe 2, point a) du présent règlement, lors de l’évaluation des propositions au regard des critères d’attribution, il est veillé, le cas échéant, à ce que les actions proposées soient compatibles avec les plans de travail et les actes d’exécution relatifs aux corridors visés aux articles 54 et 55 du règlement (UE) 2024/1679, et il est tenu compte de l’avis consultatif du coordonnateur européen responsable en vertu de l’article 52, paragraphe 9, dudit règlement.

5. En ce qui concerne les actions visées à l’article 3, paragraphe 2, point a) du présent règlement, lors de l’évaluation des propositions au regard des critères d’attribution, il est veillé, le cas échéant, à ce que les actions proposées soient compatibles avec les plans de travail et les actes d’exécution relatifs aux corridors visés aux articles 54 et 55 du règlement (UE) 2024/1679, et il est tenu compte de l’avis consultatif du coordonnateur européen responsable en vertu de l’article 52, paragraphe 9, dudit règlement. Les procédures d’attribution tiennent également compte de l’accessibilité et des caractéristiques territoriales, notamment l’éloignement, la faible densité démographique, le caractère insulaire ou montagneux et la dimension transfrontière, de la contribution du projet à la connectivité des nœuds stratégiques, des zones d’arrière-pays et des nœuds urbains, même lorsque ces zones ne font pas partie du réseau central ou étendu du RTE-T, ainsi que de la situation et des besoins de développement spécifiques des régions situées aux frontières orientales.

Exposé des motifs

L’amendement confère un tour opérationnel à la cohésion territoriale dans la sélection des projets, garantit une concurrence loyale pour les régions géographiquement défavorisées et tient compte de l’importance des nœuds stratégiques et urbains.

Amendement 16

Article 11 — Projets transfrontières dans le domaine des énergies renouvelables, ajouter un nouveau paragraphe 6.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

6. Le programme soutient les mesures de renforcement des capacités et d’assistance technique visant à renforcer la capacité des collectivités locales et régionales et des autres entités infranationales à préparer, développer et mettre en œuvre des propositions de projets de haute qualité éligibles au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Exposé des motifs

De nombreuses collectivités locales et régionales ne disposent pas des capacités administratives et techniques requises pour accéder aux financements du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Un soutien ciblé garantit une participation territoriale plus équilibrée et améliore la qualité et la maturité des réservoirs de projets dans l’ensemble de l’Union.

Amendement 17

Article 13 — Actes délégués

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Sous réserve de l’article 172, deuxième alinéa, du TFUE, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 15 du présent règlement afin de modifier l’annexe du présent règlement concernant la liste indicative des projets.

Sous réserve de l’article 172, deuxième alinéa, du TFUE, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 15 du présent règlement afin de modifier l’annexe du présent règlement concernant la liste indicative des projets. Lors de la modification de l’annexe, la Commission autorise des modalités d’éligibilité spécifiques pour les États membres dont les frontières terrestres sont structurellement limitées ou qui sont soumis à de fortes contraintes géographiques, permettant de considérer les projets d’importance nationale présentant une valeur ajoutée européenne manifeste comme ayant une dimension transfrontière.

Exposé des motifs

L’amendement vise à assurer aux États membres géographiquement défavorisés un accès équitable lorsque les critères transfrontières conventionnels excluent des liaisons du RTE-T vitales pour un pays.

Amendement 18

Article 12 — Programme de travail, ajouter un nouveau paragraphe 4.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

4. Les programmes de travail sont élaborés sur la base d’une consultation structurée des collectivités locales et régionales concernées, surtout lorsque les infrastructures sont situées sur leur territoire.

Exposé des motifs

Les collectivités locales et régionales sont souvent responsables de l’octroi des permis, de l’aménagement du territoire et de la gestion des opérations. Une participation structurée améliore la capacité de réalisation.

Amendement 19

Article 15 — Procédure de comité, ajouter un nouveau paragraphe 6.

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

6. Le Comité européen des régions participe aux travaux du comité en qualité d’observateur, sans droit de vote.

Exposé des motifs

L’amendement vise à renforcer la gouvernance multi-niveaux en garantissant que les considérations territoriales se reflètent systématiquement dans la mise en œuvre du programme, sans affecter les pouvoirs de décision du comité.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR)

1.

se félicite de la poursuite du programme du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) après 2027 et souligne son rôle important dans la promotion du développement régional, surtout dans les zones transfrontières et métropolitaines, l’amélioration de la compétitivité de l’Union et le renforcement de la cohésion territoriale, soutenant la décarbonation du secteur de l’énergie, la transition vers une mobilité durable et le fonctionnement du marché unique de l’Union;

2.

se réjouit de la forte augmentation du budget du MIE, qui contribuera au parachèvement du réseau central et étendu du RTE-T et aidera à répondre à la menace géopolitique posée par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine; demande que le MIE soit mis en œuvre d’une manière qui ne porte pas atteinte aux objectifs de cohésion économique, sociale et territoriale énoncés à l’article 174 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;

3.

note que la stratégie relative à un réseau de transport ferroviaire à grande vitesse et la stratégie portuaire européenne, qui ont été publiées récemment, montrent l’ampleur du défi en matière d’investissement pour les infrastructures de transport européennes, et confirment que les ressources actuellement disponibles au titre du MIE ne constituent qu’une fraction des besoins d’investissement totaux;

4.

fait remarquer que, même s’il est mis en œuvre en gestion directe ou indirecte, le MIE revêt une importance capitale pour les collectivités locales et régionales, étant donné que la majorité des projets RTE-T et RTE-E se concrétisent au niveau territorial; souligne que le rôle et le potentiel des collectivités locales et régionales pour contribuer à de meilleurs résultats n’ont jusqu’à présent pas été pleinement exploités; plaide donc en faveur de leur reconnaissance formelle et de leur association structurelle à la conception, à la mise en œuvre, à la gouvernance, au suivi et à l’évaluation du MIE, étant donné que c’est leur participation qui détermine si les infrastructures financées par l’Union contribuent aux objectifs de cohérence territoriale et sont acceptées au niveau local; demande en outre que le CdR se voie accorder le statut d’observateur au sein des commissions concernées, afin de veiller à ce que la gouvernance multi-niveaux et la cohésion territoriale soient pleinement prises en compte tout au long de la mise en œuvre du MIE;

5.

accueille favorablement l’accent mis sur les infrastructures transfrontières, et fait remarquer que 127 régions NUTS 2 partagent des frontières intérieures, tout en réclamant des modalités d’éligibilité spécifiques pour les États membres ayant des frontières terrestres limitées, de sorte à éviter que leurs régions ne soient exclues en raison de contraintes géographiques ou de l’absence d’autres solutions multimodales;

6.

demande que les critères d’attribution reconnaissent la valeur ajoutée européenne des liaisons nationales manquantes qui libèrent la fonctionnalité des corridors, surtout dans les grandes régions de l’Union présentant une faible densité de population ou étant soumises à des contraintes géographiques; appelle à mettre en place des mécanismes visant à garantir une coordination et une mise en œuvre efficaces de ces projets, notamment en liant le financement de l’Union au respect des engagements et des calendriers de mise en œuvre convenus;

7.

prie instamment la Commission de reconnaître explicitement les groupements européens de coopération territoriale (GECT) et les groupements régionaux transfrontières comme des coordinateurs et des partenaires éligibles pour les actions financées par le MIE;

8.

insiste sur le fait qu’une coordination transparente à plusieurs niveaux est nécessaire dans les plans de travail des corridors et le développement de réservoirs de projets, afin de garantir que les besoins régionaux soient équilibrés par rapport aux priorités nationales et que les priorités reflètent les stratégies territoriales et les cadres macrorégionaux à long terme, rappelant le rôle clé des collectivités locales et régionales dans la programmation et l’octroi des permis, ainsi que dans la gestion opérationnelle des nœuds multimodaux, des infrastructures d’accès urbain et des réseaux capillaires; demande, en particulier, que les critères de sélection et d’attribution des projets tiennent davantage compte des liaisons capillaires reliant les zones rurales, reculées, insulaires et faiblement peuplées aux réseaux central et étendu;

9.

précise que certaines régions sont confrontées à des désavantages structurels en raison de leurs caractéristiques géographiques, et demande donc d’inclure davantage de critères territoriaux dans les décisions d’attribution du MIE, tenant compte de l’éloignement, de la faible densité démographique, des difficultés liées à la topographie, des contraintes en matière d’accessibilité et des incidences transfrontières, afin de garantir l’égalité d’accès de ces régions au MIE; fait remarquer que les dispositions relatives aux régions ultrapériphériques, y compris les règles d’éligibilité et les taux de cofinancement, ont été affaiblies par rapport au MIE actuel; invite à garantir l’accès continu de ces régions au programme, y compris en ce qui concerne les projets de stockage de l’énergie et d’énergies renouvelables, compte tenu de leur isolement par rapport aux réseaux continentaux; demande en outre d’envisager la réintroduction de critères d’éligibilité spécifiques pour les régions ultrapériphériques;

10.

invite instamment la Commission à fournir une assistance technique ciblée et à soutenir les collectivités locales et régionales dont les capacités administratives sont limitées, afin de combler le déficit de participation; enjoint en outre à la Commission de faire en sorte que, lorsqu’elle sélectionne des grands projets et des projets ayant une incidence territoriale significative, une analyse d’impact territorial appropriée soit réalisée, y compris en ce qui concerne les incidences sur les disparités de développement régional et la connectivité transfrontière;

11.

regrette vivement que, dans la proposition, les nœuds urbains ne comptent pas parmi les objectifs spécifiques du MIE, malgré leur rôle central dans la fonctionnalité du RTE-T et la connexion des corridors du RTE-T aux infrastructures urbaines locales; demande que les nœuds urbains soient explicitement réintroduits dans le règlement, de sorte à garantir la continuité avec les cycles précédents du MIE;

12.

souligne la nécessité d’intégrer la pertinence des nœuds urbains dans les critères de sélection et d’attribution des projets, pour refléter la concentration des goulets d’étranglement et des encombrements autour des zones métropolitaines dans le réseau RTE-T, compte tenu également de leur contribution au développement régional et à la cohésion territoriale. Cela devrait inclure, entre autres, les plateformes logistiques et multimodales, les solutions de desserte du dernier kilomètre, les infrastructures d’accès multimodal et les systèmes de distribution de marchandises en zone urbaine;

13.

précise que les ports génèrent une valeur ajoutée européenne et jouent un rôle stratégique et transfrontière, et plaide pour qu’une définition large de l’«incidence transfrontière» soit maintenue pour les investissements liés aux ports; demande que le MIE soutienne le développement de l’espace maritime européen au moyen d’une approche ciblée en ce qui concerne les bassins maritimes, en facilitant la création d’autoroutes de la mer et de services de transport maritime à courte distance qui relient les ports du réseau au reste de l’Union;

14.

insiste sur la nécessité de renforcer la connectivité des aéroports internationaux stratégiques et de leurs liaisons ferroviaires et routières avec le réseau global RTE-T, en particulier lorsqu’ils servent de portes d’entrée vers l’Union ou de nœuds de connexion intercontinentaux, ainsi que celle des aéroports régionaux, essentiels pour la cohésion territoriale, l’accessibilité et la compétitivité;

15.

est favorable à la forte augmentation du financement consacré à la mobilité militaire et au fait de faire de ce domaine une priorité du MIE; salue, dans le même ordre d’idées, le train de mesures sur la mobilité militaire, qui se penche sur la législation, les infrastructures et les capacités qui entravent une mobilité militaire fluide;

16.

souligne que le train de mesures sur la mobilité militaire examine plusieurs sources de financement pour les investissements à double usage en plus du MIE, et demande de garantir des synergies et une complémentarité lors de leur mise en œuvre, afin d’éviter à la fois les lacunes et les chevauchements;

17.

insiste sur le fait que les investissements à double usage dans la mobilité militaire doivent présenter des avantages civils connexes, surtout en ce qui concerne la connectivité et la résilience régionales. Les projets financés au titre du MIE, surtout dans les domaines du transport et de la mobilité militaire, ne devraient pas conduire à priver les régions moins développées, périphériques, insulaires, montagneuses et transfrontalières de ressources ou de visibilité;

18.

demande que les collectivités locales et régionales soient associées de façon transparente et structurée à la planification d’infrastructures à double usage telles que les ports, les aéroports, les routes et les ponts, en reconnaissant leur rôle opérationnel dans l’octroi des permis et l’aménagement du territoire;

19.

note que le règlement sur la mobilité militaire prévoit quatre corridors de mobilité militaire prioritaires de l’UE, mais que leur tracé précis et les «besoins militaires» sous-jacents n’ont en grande partie pas été publiés; demande qu’un juste équilibre soit assuré entre les exigences de confidentialité et la nécessité pour les collectivités locales et régionales de planifier les adaptations des infrastructures, sans compromettre les considérations de sécurité;

20.

insiste sur la nécessité de renforcer les grandes interconnexions énergétiques transfrontières, qui devraient être complétées par des projets à plus petite échelle, portant notamment sur les réseaux de distribution, équilibrés sur le plan territorial, renouvelables et ancrés dans les communautés, qui soutiennent la décentralisation stratégique, l’accessibilité financière de l’énergie et la résilience du système énergétique européen;

21.

se félicite de l’intention d’améliorer la coordination entre le MIE et les plans de partenariat national et régional (plans PNR), mais met en garde contre le fait que la proposition crée des risques en matière de gouvernance et de calendrier pour les collectivités locales et régionales; souligne qu’il importe d’assurer une complémentarité totale entre le MIE et les plans PNR, de se garder de modifier les priorités régionales en matière de transport et d’éviter les chevauchements, les lacunes ou la concurrence entre les instruments;

22.

rappelle les conclusions du rapport spécial 02/2026 de la Cour des comptes européenne sur les infrastructures de transport de l’UE, qui font état de retards importants et d’augmentations des coûts affectant de grands projets du RTE-T et indiquent que l’échéance de 2030 pour l’achèvement du réseau central du RTE-T a peu de chances d’être respectée; souligne dès lors la nécessité de renforcer les mécanismes de planification des projets, de gouvernance et de coordination, ce qui passe notamment par une meilleure harmonisation de la planification des investissements aux niveaux européen, national et régional, de sorte à assurer une mise en œuvre efficace et dans les délais du RTE-T et à optimiser l’efficacité du soutien apporté par le MIE; demande en outre de renforcer les mécanismes de coordination entre les coordinateurs de corridors, les autorités nationales et les collectivités locales et régionales, afin de garantir que les plans de corridors soient alignés sur les plans de mobilité durable aux niveaux territoriaux pertinents ainsi que sur les stratégies plus larges de développement territorial;

23.

souligne l’importance croissante des systèmes numériques de gestion du trafic et des données pour garantir l’efficacité, l’interopérabilité et la résilience des réseaux de transport, et précise qu’il convient d’y associer tous les niveaux de gouvernance — Union européenne, États membres, régions et villes.

Bruxelles, le 7 mai 2026.

La présidente

du Comité européen des régions

Kata TÜTTŐ


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3466/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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