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AccueilDroit européen52025AR3540
Avis institutionnel52025AR3540

Avis du Comité européen des régions — Le programme Erasmus+ pour la période 2028-2034

CELEX52025AR3540
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 6 mai 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3464

24.7.2026

Avis du Comité européen des régions — Le programme Erasmus+ pour la période 2028-2034

(C/2026/3464)

Rapporteur

:

Roberto PELLA (IT/PPE), maire de Valdengo (BI) et vice-président de l’Association nationale des communes italiennes (ANCI)

Texte de référence

:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme Erasmus+ pour la période 2028-2034 et abrogeant les règlements (UE) 2021/817 et (UE) 2021/888

COM(2025) 549 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

COM(2025) 549 final — Considérant 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Dans un environnement économique, social et géopolitique en constante évolution, l’expérience a montré la nécessité d’un cadre financier pluriannuel et de programmes de dépenses de l’Union plus flexibles. À cet effet, et conformément aux objectifs du programme Erasmus+, le financement devrait tenir dûment compte de l’évolution des besoins stratégiques et des priorités de l’Union recensés dans les documents pertinents publiés par la Commission, dans les conclusions du Conseil et dans les résolutions du Parlement européen, tout en garantissant une prévisibilité suffisante pour l’exécution du budget.

Dans un environnement économique, social et géopolitique en constante évolution, l’expérience a montré la nécessité d’un cadre financier pluriannuel et de programmes de dépenses de l’Union plus flexibles. À cet effet, et conformément aux objectifs du programme Erasmus+, le financement devrait tenir dûment compte de l’évolution des besoins stratégiques et des priorités de l’Union recensés dans les documents pertinents publiés par la Commission, dans les conclusions du Conseil et dans les résolutions du Parlement européen, tout en garantissant une prévisibilité suffisante pour l’exécution du budget. La prévisibilité est garantie par la création de lignes budgétaires claires correspondant aux trois secteurs d’Erasmus+, à savoir (1) éducation et formation, (2) jeunesse et (3) sport.

Exposé des motifs

Les parties prenantes des différents secteurs devraient disposer d’outils permettant une planification à long terme, et notamment de lignes budgétaires clairement définies. À aucun moment il ne devrait y avoir de dimension de concurrence entre les trois secteurs.

Amendement 2

COM(2025) 549 final — Considérant 10

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le programme devrait soutenir la mise en œuvre de l’union des compétences et de l’encadrement stratégique global pour la coopération au sein de l’Union dans les domaines de l’éducation et de la formation, notamment les programmes de mesures en matière scolaire, d’enseignement supérieur, d’enseignement et de formation professionnels et d’éducation des adultes, y compris le perfectionnement et la reconversion professionnels, afin de permettre aux citoyens d’acquérir des compétences et des aptitudes à toutes les étapes de leur vie pour s’épanouir dans la société.

Le programme devrait soutenir la mise en œuvre de l’union des compétences et de l’encadrement stratégique global pour la coopération au sein de l’Union dans les domaines de l’éducation et de la formation, notamment les programmes de mesures en matière scolaire, d’enseignement supérieur, d’enseignement et de formation professionnels et d’éducation des adultes, y compris le perfectionnement et la reconversion professionnels, afin de permettre aux citoyens d’acquérir des compétences et des aptitudes à toutes les étapes de leur vie pour s’épanouir dans la société. Il conviendrait également de s’efforcer de réduire les obstacles structurels socio-économiques, géographiques et d’autre nature qui entravent la participation au programme, en veillant à ce que les apprenants moins favorisés puissent accéder au programme Erasmus+ et en bénéficier au même titre que les autres. Il convient de soutenir ces interventions par des actions de sensibilisation ciblées, des procédures d’accès simplifiées et des mesures de soutien adaptées, ainsi que par un meilleur suivi de la participation dans l’ensemble des territoires et des groupes socio-économiques.

Exposé des motifs

Il est essentiel d’offrir les mêmes possibilités à tous les jeunes Européens pour qu’ils puissent acquérir les compétences et les connaissances nécessaires. Le programme Erasmus étant la plus célèbre des initiatives de l’Union, il est important que tous les jeunes puissent en bénéficier. En insistant sur la nécessité de réduire les obstacles structurels socio-économiques, géographiques et d’autre nature, l’ajout proposé entend contribuer à permettre aux bénéficiaires finaux, et en particulier aux personnes moins favorisées, d’avoir un accès équitable et effectif à ces possibilités. Cela renforce le caractère inclusif du programme et favorise l’égalité d’accès dans la pratique.

Amendement 3

COM(2025) 549 final — Considérant 30

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le programme devrait soutenir la mission éducative principale des alliances «universités européennes» afin d’obtenir un effet systémique plus efficace grâce à une action à long terme au niveau de l’Union, en vue notamment de renforcer l’excellence, de réduire la fragmentation et d’accroître l’attractivité et le caractère inclusif des systèmes d’enseignement supérieur de l’UE, mettre au point des instruments innovants pour améliorer la qualité de l’apprentissage et de l’enseignement, développer des aptitudes et des compétences tournées vers l’avenir (telles que l’IA, la cybersécurité, la durabilité, les STIM), y compris dans les secteurs déjà recensés dans l’union des compétences, grâce à des programmes pertinents et à l’épreuve du temps, à l’innovation pédagogique, aux diplômes conjoints, à l’apprentissage tout au long de la vie et aux microcertifications, afin de cultiver et d’attirer les talents et de faciliter la coopération transnationale dans le domaine de l’éducation, également avec les entreprises et l’industrie.

Le programme devrait soutenir la mission éducative principale des alliances «universités européennes» afin d’obtenir un effet systémique plus efficace grâce à une action à long terme au niveau de l’Union, en vue notamment de renforcer l’excellence, de réduire la fragmentation et d’accroître l’attractivité , l’accessibilité et le caractère inclusif des systèmes d’enseignement supérieur de l’UE, mettre au point des instruments innovants pour améliorer la qualité de l’apprentissage et de l’enseignement, développer des aptitudes et des compétences tournées vers l’avenir (telles que l’IA, la cybersécurité, la durabilité, les STIM), y compris dans les secteurs déjà recensés dans l’union des compétences, grâce à des programmes pertinents et à l’épreuve du temps, à l’innovation pédagogique, aux diplômes conjoints, à l’apprentissage tout au long de la vie et aux microcertifications, afin de cultiver et d’attirer les talents et de faciliter la coopération transnationale dans le domaine de l’éducation, également avec les entreprises et l’industrie.

Il est essentiel de garantir aux établissements d’enseignement supérieur de tous les États membres des possibilités égales et inclusives de participer aux alliances «universités européennes» et, partant, leur permettre de bénéficier de la coopération européenne et internationale. Il convient d’accorder une attention particulière à la participation d’établissements de régions moins représentées ou qui dispensent des services éducatifs à des étudiants moins favorisés. Pour compléter cette démarche, le programme devrait également favoriser l’éducation civique, les enseignements culturels et linguistiques, les activités artistiques et la liberté académique, en aidant les étudiants à développer les compétences démocratiques, créatives et sociales nécessaires à une participation pleine et entière à la société européenne. Le programme devrait également garantir une répartition géographique équilibrée des établissements participants et renforcer la transparence dans l’allocation des fonds aux diverses priorités, afin d’éviter une concentration des ressources et de garantir un accès équitable entre États membres et entre régions.

Exposé des motifs

Il est essentiel d’offrir les mêmes possibilités à tous les jeunes Européens pour qu’ils puissent acquérir les compétences et les connaissances nécessaires. Le programme Erasmus étant la plus célèbre des initiatives de l’Union, il est important que tous les jeunes puissent en bénéficier sans restriction et que tout soit mis en œuvre pour prévenir les situations — et y remédier le cas échéant — dans lesquelles les établissements d’enseignement supérieur sont exclus de la coopération européenne dans le domaine de l’éducation, en particulier du programme Erasmus+, en raison de décisions politiques ou budgétaires qui ne leur sont pas imputables, en précisant davantage la nécessité de réduire les obstacles structurels socio-économiques, géographiques et d’autre nature qui empêchent la pleine accessibilité.

Amendement 4

COM(2025) 549 final — Considérant 35

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

La mise en œuvre décentralisée par l’intermédiaire d’une ou de plusieurs agences nationales est un atout majeur d’Erasmus+, car elle permet la proximité avec les bénéficiaires, la sensibilisation des nouveaux arrivants et des petites organisations, et la prise en compte effective de la diversité régionale, culturelle et linguistique, en particulier dans les régions frontalières et celles où des minorités sont présentes. Dans les États membres dotés de structures de gouvernance fédérales ou régionales, la possibilité de désigner plus d’une agence nationale est propre à contribuer à une mise en œuvre efficace du programme, à renforcer l’inclusion et l’impact local, et à préserver le caractère de terrain du programme.

Exposé des motifs

L’un des principaux avantages du programme Erasmus+ est son accessibilité directe au public. Cet atout devrait continuer à être garanti à l’avenir, en veillant à ce que les infrastructures administratives et de mise en œuvre puissent être ancrées au niveau local, en fonction des dispositions constitutionnelles.

Amendement 5

COM(2025) 549 final — Considérant 37

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Compte tenu de la diversité des domaines couverts par le programme, il convient de maintenir l’ambition que les domaines de la jeunesse et du sport contribuent de manière utile aux objectifs du programme et atteignent ses groupes cibles.

Compte tenu de la diversité des domaines couverts par le programme, il convient de maintenir l’ambition que les domaines de la jeunesse et du sport contribuent de manière utile aux objectifs du programme et atteignent ses groupes cibles. À cette fin, il convient d’introduire des lignes budgétaires claires pour garantir la sécurité de la planification et éviter la concurrence entre les trois secteurs suivants: (1) éducation et formation, (2) jeunesse et (3) sport.

Exposé des motifs

Les parties prenantes des différents secteurs devraient disposer d’outils permettant une planification à long terme, et notamment de lignes budgétaires clairement définies. À aucun moment il ne devrait y avoir de dimension de concurrence entre les trois secteurs.

Amendement 6

COM(2025) 549 final — Article 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

Bourses Erasmus+ dans des domaines d’éducation stratégiques, y compris dans le cadre de programmes d’études conjoints;

a)

Bourses Erasmus+ dans des domaines d’éducation et de formation stratégiques, y compris dans le cadre de programmes d’études conjoints et de l’enseignement et la formation professionnels (EFP) ;

Exposé des motifs

Pour atteindre ses objectifs à grande échelle, Erasmus+ doit maintenir des procédures plus simples, des formats de mobilité flexibles adaptés aux véritables programmes de formation et un soutien pratique aux entreprises. Par exemple, en soutenant la mobilité dans l’enseignement et la formation professionnels (EFP), le programme aidera les collectivités locales à doter les jeunes de compétences pratiques correspondant aux besoins du marché du travail local, en contribuant à renforcer la compétitivité régionale et à réduire la fuite des cerveaux des régions moins développées, ainsi qu’à répondre rapidement et efficacement à l’évolution des besoins économiques et sociaux des communautés locales. Intégrer davantage les étudiants de l’enseignement et de la formation professionnels dans le programme Erasmus+ contribuera également à une véritable union des compétences.

Amendement 7

COM(2025) 549 final — Article 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le programme soutient:

Le programme soutient:

a)

l’expérimentation, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de mesures et outils de l’Union dans les domaines des compétences, de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport;

a)

l’expérimentation, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de mesures et outils de l’Union dans les domaines des compétences, de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport . Il consacre une part spécifique de son budget au sport, car il s’agit d’une infrastructure socio-éducative d’importance majeure ;

b)

la mise en œuvre du programme, y compris les synergies avec d’autres politiques et programmes de l’Union, les plateformes en ligne, les outils de coopération virtuelle et les outils visant à faciliter la mobilité à des fins d’éducation et de formation, et le soutien à ces politiques et programmes;

b)

la mise en œuvre du programme, y compris les synergies avec d’autres politiques et programmes de l’Union, les plateformes en ligne, les outils de coopération virtuelle et les outils visant à faciliter la mobilité à des fins d’éducation et de formation, et le soutien à ces politiques et programmes;

c)

la diffusion et la communication.

c)

la diffusion et la communication , en accordant une attention particulière à la sensibilisation inclusive et à l’accessibilité pour toutes les parties prenantes, y compris celles disposant de moins de ressources ;

d)

la mise en œuvre, par l’intermédiaire des régions, de mesures pilotes d’assistance technique et de renforcement des capacités pour les municipalités et les organisations de taille modeste des régions rurales, montagneuses, reculées ou défavorisées., y compris la mise en place de points de contact régionaux Erasmus+ faisant office d’interfaces de premier accès et de prestataires de formation et de financement d’amorçage pour l’établissement de partenariats.

Exposé des motifs

Nous demandons que des références plus explicites soient faites à l’élaboration de la politique régionale et que les collectivités régionales et locales soient systématiquement associées aux activités d’apprentissage par les pairs, aux dialogues politiques et aux groupes de travail au niveau de l’Union, y compris en accordant une attention particulière aux actions de communication et aux initiatives pilotes d’accompagnement, d’assistance technique et de renforcement des capacités à l’intention des municipalités dans les régions intérieures. Nous demandons donc que les collectivités régionales soient reconnues comme de véritables laboratoires pour l’innovation dans les politiques d’éducation et de formation et comme des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre de l’union des compétences par l’intermédiaire d’Erasmus+ au niveau territorial. Nous demandons également qu’il soit prévu de consacrer une part spécifique du budget au sport, compte tenu de sa valeur en tant qu’infrastructure socio-éducative d’importance majeure.

Amendement 8

COM(2025) 549 final — Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. L’enveloppe financière indicative pour la mise en œuvre du programme pour la période 2028-2034 est établie à 40 827 000 000 EUR en prix courants.

1. L’enveloppe financière indicative pour la mise en œuvre du programme pour la période 2028-2034 est établie à 40 827 000 000 EUR en prix courants. Compte tenu de l’inflation et de l’extension des objectifs du programme, il convient qu’Erasmus+ soit financé à une hauteur qui, au moins, préserve son pouvoir d’achat sur la période 2028-2034 et soit proportionnée aux ambitions de l’Union en matière d’inclusion, de compétences, de participation des jeunes et de cohésion sociale. Tout ajustement à la hausse de l’enveloppe financière du programme et des plafonds de la rubrique correspondante du CFP devrait être géré de manière cohérente au niveau du cadre financier pluriannuel après 2027, de sorte à garantir qu’Erasmus+ soit protégé au moins en termes nominaux et qu’il soit renforcé par une enveloppe globale conséquente provenant du CFP et un système renforcé de ressources propres, et non par des réaffections de ressources de la politique de cohésion ou d’autres investissements sociaux.

Exposé des motifs

Le dépôt accru de candidatures au titre du volet «Sport» du programme Erasmus+ ces dernières années a rendu l’accès au financement de plus en plus difficile, en particulier pour les organisations sportives moins expérimentées, surtout à un niveau de base, qui constituent un groupe cible prioritaire du programme mais dépendent principalement de bénévoles. Pour les appels à propositions dans le cadre du programme Erasmus+ de 2025, 2 390 candidatures ont été soumises, nombre record qui représente une augmentation de 34 % par rapport à l’année précédente. Malgré cet intérêt considérable, seuls 330 projets environ devraient bénéficier d’un financement, soit un taux de sélection de seulement 14 %. Dans le même temps, les organisations sportives sont de plus en plus appelées à jouer un rôle dans le traitement de questions sociales et économiques essentielles et à contribuer aux priorités politiques européennes en matière de promotion de la santé et de prévention primaire. Par conséquent, il est essentiel de consacrer au moins 5 % du budget d’Erasmus+ pour la période 2028-2034 au sport, contre 1,9 % dans le cadre du programme actuel, afin de répondre à la demande croissante et de maximiser la contribution du sport à la société.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR)

1.

renouvelle son soutien au programme Erasmus+, en tant qu’il s’agit d’un instrument essentiel qui permet à l’Union d’apporter un appui particulièrement indispensable à ses bénéficiaires. Cet appui est d’autant plus important en cette période de grande incertitude socio-économique et géopolitique mondiale, et il gagnerait à se transformer en un outil de consolidation de la paix et de prévention des conflits; souligne, dans ce contexte, le rôle joué par Erasmus+ dans la promotion du dialogue, de l’inclusion sociale et de la résilience démocratique aux niveaux local et régional, ainsi que dans l’aide à la mobilité à des fins d’apprentissage, de développement des compétences et de création de relations interpersonnelles dans l’ensemble de l’Union;

2.

se félicite que la proposition de la Commission européenne procède à un ajustement du budget du programme, mais estime que le budget proposé n’est pas proportionné à l’ambition de celui-ci, au regard des objectifs qui lui sont impartis. Étant donné que, d’une part, le programme est une réussite tant pour l’Union que pour les jeunes (1), notamment en ce qui concerne la mobilisation de ceux-ci et l’accroissement de leur engagement, mais que, d’autre part, les jeunes Européens ont un faible niveau d’intérêt et de participation à la vie sociale et politique (2), le Comité recommande d’accroître la dotation budgétaire afin d’atteindre les objectifs d’une Union européenne plus compétitive, plus résiliente et plus cohésive. Tout accroissement devrait viser en priorité un élargissement de l’accès pour les apprenants défavorisés et les territoires confrontés à des contraintes structurelles, de sorte qu’Erasmus+ fonctionne comme un ascenseur social et non comme un programme de mobilité pour les mieux lotis;

3.

souligne que l’intégration de multiples instruments dans le programme Erasmus+ ne doit pas conduire à un manque de clarté en ce qui concerne l’allocation des fonds aux diverses priorités, et demande des structures budgétaires claires et transparentes pour garantir que chaque objectif politique soit soutenu de manière adéquate;

4.

souligne que toute réaffectation de fonds au sein du programme devrait être dûment justifiée, transparente et effectuée en coordination avec les États membres et les parties prenantes concernées, garantissant ainsi la prévisibilité et la planification à long terme pour les bénéficiaires;

5.

déplore que la proposition n’apporte pas suffisamment de clarté sur la manière dont les ressources seront réparties entre les priorités et actions du programme, et souligne que l’efficacité future de celui-ci dépendra de choix de mise en œuvre transparents et cohérents qui éviteront les répétitions et les chevauchements entre les objectifs, lesquels seraient susceptibles de compromettre la flexibilité, l’inclusion et la capacité du programme à répondre aux besoins sociaux et territoriaux émergents;

6.

insiste sur le fait que les priorités d’Erasmus+ doivent rester pleinement alignées sur les exigences qui ont présidé à la fondation du programme; il s’agit notamment d’étayer les synergies avec l’espace européen de l’éducation, afin de contribuer à renforcer la dimension européenne de l’enseignement et de la formation professionnels et à consolider la citoyenneté européenne;

7.

souligne qu’il importe de maximiser les synergies avec les instruments structurels pluriannuels et les instruments de cohésion, afin de renforcer la flexibilité et l’incidence que cette collaboration peut avoir sur la compétitivité et la cohésion; fait valoir que ces synergies devraient être guidées par les réalités territoriales et démographiques, notamment le vieillissement de la population, le dépeuplement, les disparités entre les zones urbaines et rurales et les déficits de compétences, en veillant à ce que les ressources allouées aient une incidence durable et à long terme;

8.

souligne que les synergies avec d’autres programmes et instruments de l’Union ne sauraient conduire à une substitution ou une dilution des objectifs d’Erasmus+, et demande une délimitation claire des rôles et de la valeur ajoutée entre les instruments de financement;

L’implication des autorités régionales et locales

9.

souligne que le programme actuel contribue à la cohésion sociale à tous les niveaux, dans le respect du principe de subsidiarité, et demande que, justement dans un souci de subsidiarité, les acteurs régionaux et territoriaux potentiels, et notamment les collectivités locales et régionales, les organisations de la société civile et les représentants des groupes sous-représentés, soient associés, directement et significativement, à la conception et à la mise en œuvre du programme, afin de garantir une gouvernance participative et une inclusivité véritables;

10.

réaffirme que les collectivités régionales et locales sont des acteurs clés de la mise en œuvre et du succès d’Erasmus+ et se dit favorable au maintien et au renforcement de la gestion décentralisée du programme afin qu’il réponde mieux aux réalités éducatives, sociales et économiques spécifiques des territoires; demande que des ressources suffisantes soient allouées aux organismes décentralisés afin de renforcer la sensibilisation, l’orientation et le renforcement des capacités, en particulier à destination des primo-demandeurs, des petites organisations, des initiatives dirigées par des jeunes et des bénéficiaires dans les territoires défavorisés;

11.

recommande de garantir l’égalité d’accès au programme pour tous les bénéficiaires potentiels, sans discrimination d’ordre politique ou d’autre nature;

Efficience et efficacité

12.

reconnaît qu’il est nécessaire de redoubler d’efforts pour simplifier le processus de mise en œuvre, qui a déjà fait l’objet d’une évaluation positive par la Commission (3), en y associant de manière systématique et systémique les collectivités régionales et locales, et soutient l’adoption de mécanismes visant à faciliter l’information et la procédure de candidature ainsi qu’à garantir l’application efficiente et efficace des mesures, et leur accessibilité à tous les bénéficiaires, par exemple par la mise en œuvre d’initiatives pilotes de soutien, d’assistance technique et de renforcement des capacités à l’intention des zones et territoires les plus vulnérables et défavorisés dans les régions intérieures ou (ultra)périphériques;

13.

estime que les indicateurs de performance actuels sont insuffisants pour évaluer pleinement l’incidence du programme et demande que soient élaborés des indicateurs plus solides, plus complets et plus respectueux des réalités territoriales, y compris en ce qui concerne l’inclusion, l’accessibilité et la participation régionale;

14.

propose qu’une nouvelle campagne de sensibilisation du public soit lancée, en étroite coopération avec les collectivités locales et régionales, la société civile, les partenaires sociaux et le monde de l’entreprise, afin de maximiser les effets du programme et d’encourager une adhésion accrue; recommande que les campagnes de ce genre ciblent explicitement les groupes sous-représentés, les régions souffrant de handicaps et les jeunes moins favorisés; fait observer que l’enseignement et la formation professionnels dotent les jeunes de compétences correspondant aux besoins du marché du travail régional, tout en soutenant le développement personnel, l’inclusion sociale et la mobilité ascendante. Le programme doit renforcer la mobilité de l’EFP, la formation en alternance et la coopération entre entreprises, en particulier dans les régions confrontées au chômage des jeunes, à la pénurie de compétences et au déclin démographique, et où la capacité d’adhérer au programme est moindre. Il convient, dans le cadre du programme, de leur apporter une aide plus soutenue, notamment un soutien accru aux déplacements, des points de contact régionaux, des procédures simplifiées et un renforcement ciblé des capacités.

Bruxelles, le 6 mai 2026.

La présidente

du Comité européen des régions

Kata TÜTTŐ


(1) D’après l’Eurobaromètre Flash 556, les jeunes placent «L’éducation et la formation, le développement des compétences» au deuxième rang des domaines dans lesquels l’Union européenne devrait investir le plus de ressources (Flash EuroBarometer 556, Défis et priorités de l’UE: le point de vue des jeunes, https://europa.eu/eurobarometer/surveys/detail/3373).

(2) A. Karimli, R. Pella, La nouvelle charte européenne sur la participation des jeunes à la vie locale et régionale, 2025.

(3) Rapport de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions sur l’évaluation intermédiaire du programme Erasmus+ 2021-2027 et l’évaluation finale du programme Erasmus+ 2014-2020 (2025).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3464/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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