| CELEX | 52025AR3541 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 6 mai 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3465 | 24.7.2026 |
Avis du Comité européen des régions — AgoraEU
(C/2026/3465)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Amendement 1
Préambule, considérant 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La culture et les médias, ainsi que la promotion et le respect des valeurs de l’Union, sont des éléments essentiels à une Union libre, équitable et diversifiée, caractérisée par l’inclusion et la cohésion. La participation et la mobilisation des citoyens, dans le respect des valeurs de l’Union, constituent la base de la vie démocratique de l’Union, et les médias jouent un rôle crucial dans la formation de l’opinion publique ainsi que dans la liberté des débats. Les œuvres audiovisuelles et toutes les autres formes d’expression culturelles et créatives, y compris le patrimoine culturel, sont essentielles à la diversité de l’Europe et à la résilience de la société ainsi qu’à la compréhension mutuelle entre les citoyens et communautés européens. | La culture et les médias, ainsi que la promotion et le respect des valeurs de l’Union, sont des éléments essentiels à une Union libre, équitable et diversifiée, caractérisée par l’inclusion et la cohésion. La participation et la mobilisation des citoyens, dans le respect des valeurs de l’Union, constituent la base de la vie démocratique de l’Union, et les médias jouent un rôle crucial dans la formation de l’opinion publique ainsi que dans la liberté des débats. Les œuvres audiovisuelles et toutes les autres formes d’expression culturelles et créatives, y compris le patrimoine culturel, sont essentielles à la diversité de l’Europe et à la résilience de la société ainsi qu’à la compréhension mutuelle entre les citoyens et communautés européens. La promotion de ces valeurs relève de la responsabilité commune de tous les échelons de gouvernement de l’Union et nécessite la participation effective et la prise en compte du vécu des groupes sous-représentés, tels que — sans s’y limiter — les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, les minorités ethniques, nationales, linguistiques ou sexuelles, les personnes vivant dans des territoires défavorisés et d’autres groupes marginalisés. |
Exposé des motifs
Appliquer le principe de subsidiarité.
Amendement 2
Préambule, considérant 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les secteurs de la culture et de la création, y compris les arts du spectacle (tels que le théâtre et la danse), la littérature et l’édition de livres, la musique, les arts visuels, le patrimoine culturel matériel et immatériel, l’architecture, les archives, les bibliothèques et les musées, l’artisanat et le design (y compris le design de mode), constituent un «bien public», qui génèrent du sens et incarnent les valeurs de l’Union. Ils constituent également un atout majeur pour l’Union et ses régions, en attirant le tourisme durable et en projetant l’image d’un continent dynamique sur la scène mondiale. Le programme devrait tenir compte, d’une part, de leur valeur intrinsèque et artistique et, d’autre part, de leurs contributions économiques et sociales extrinsèques, notamment à la cohésion sociale et territoriale, au bien-être et à la santé, à la croissance et à la création d’emplois, à la compétitivité, à la créativité et à l’innovation. | Les secteurs de la culture et de la création, y compris les arts du spectacle (tels que le théâtre et la danse), la littérature et l’édition de livres, la musique, les arts visuels, le patrimoine culturel matériel et immatériel, l’architecture, les archives, les bibliothèques et les musées, l’artisanat et le design (y compris le design de mode), constituent un «bien public», qui génèrent du sens et incarnent les valeurs de l’Union. Ils constituent également un atout majeur pour l’Union et ses régions, en attirant le tourisme durable et en projetant l’image d’un continent dynamique sur la scène mondiale. Le programme devrait tenir compte, d’une part, de leur valeur intrinsèque et artistique et, d’autre part, de leurs contributions économiques et sociales extrinsèques, notamment à la cohésion sociale et territoriale, au bien-être et à la santé, à la croissance et à la création d’emplois, à la compétitivité, au développement durable, à des emplois valorisants et de qualité, à la créativité et à l’innovation. C’est pourquoi le programme devrait œuvrer en partenariat étroit avec les États membres et les niveaux local et régional, en se fondant sur les principes de partenariat et de gouvernance à plusieurs niveaux. |
Exposé des motifs
Mettre davantage l’accent sur l’importance d’emplois valorisants, gratifiants et de qualité plutôt que sur la croissance économique et la compétitivité.
Amendement 3
Préambule, considérant 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les secteurs de la culture et de la création sont toutefois fragmentés sur les plans national et linguistique au sein de l’Union. Ils sont par ailleurs confrontés à de multiples difficultés, telles que les atteintes à la liberté d’expression artistique, la précarité des conditions de travail, les transformations numériques marquées par la montée de l’intelligence artificielle et la nécessité de s’adapter au changement climatique. Le programme devrait aider les secteurs en question à surmonter ces difficultés, à exploiter pleinement leur potentiel et à se projeter résolument dans l’avenir, tout en garantissant la participation la plus large possible, y compris celle des acteurs locaux et régionaux, par différents canaux et formats. | Les secteurs de la culture et de la création sont toutefois fragmentés sur les plans national et linguistique au sein de l’Union. Ils sont par ailleurs confrontés à de multiples difficultés, telles que les atteintes à la liberté d’expression artistique, la précarité des conditions de travail des artistes et des professionnels de la culture , les transformations numériques marquées par la montée de l’intelligence artificielle et la nécessité de s’adapter au changement climatique. Le programme devrait contribuer à aider les secteurs en question à surmonter ces difficultés, notamment l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle, à exploiter pleinement leur potentiel et à se projeter résolument dans l’avenir, tout en garantissant la participation la plus large possible, y compris celle des acteurs locaux et régionaux, par différents canaux et formats. |
Exposé des motifs
Indiquer quels sont les travailleurs exposés au risque de devoir exercer dans des conditions précaires et mentionner des difficultés potentielles.
Amendement 4
Préambule, considérant 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le programme devrait en outre apporter un soutien financier aux actions relatives au label du patrimoine européen et aux capitales européennes de la culture, qui célèbrent et préservent la richesse de la diversité et du patrimoine culturels de l’Europe, en les ancrant dans la réalité locale et en contribuant aux stratégies de développement axées sur la culture. | Le programme devrait en outre apporter un soutien financier aux actions relatives au label du patrimoine européen et aux capitales européennes de la culture, qui célèbrent et préservent la richesse de la diversité et du patrimoine culturels de l’Europe, en les ancrant dans la réalité locale et régionale et en contribuant aux stratégies de développement axées sur la culture. |
Exposé des motifs
Il importe de préciser que le programme ne se limite pas aux niveaux européen, national et local, mais doit aussi tenir compte de l’échelon régional.
Amendement 5
Préambule, considérant 13
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Dans l’ensemble de l’Union, les médias d’information et les journalistes sont soumis à une pression de plus en plus importante, notamment du fait de l’essor des plateformes en ligne mondiales, de la modification des habitudes de consommation et de la propagation croissante de la désinformation. Ces défis ont une incidence sur les recettes et la distribution de l’information, sapent la viabilité des médias d’information et la confiance que le public accorde à ces derniers et limitent l’accès des citoyens aux contenus journalistiques européens diversifiés et produits de manière professionnelle. L’Union devrait soutenir un écosystème d’information viable, indépendant et diversifié, protéger les journalistes menacés, promouvoir la liberté et le pluralisme des médias et renforcer l’intégrité de l’espace consacré à l’information, en favorisant des mesures et en consolidant la coopération visant à lutter contre la désinformation et à soutenir l’éducation numérique ainsi que l’éducation aux médias, y compris pour les jeunes. | Dans l’ensemble de l’Union, les médias d’information et les journalistes sont soumis à une pression de plus en plus importante, notamment du fait de l’essor des plateformes en ligne mondiales, de la modification des habitudes de consommation , de la propagation croissante de la désinformation et de la mésinformation, ainsi que de problèmes politiques mondiaux, y compris l’émergence de tendances autoritaires susceptibles d’avoir une incidence sur l’indépendance et la liberté de la presse . Une attention particulière doit être portée à la protection des journalistes exposés à des risques, notamment ceux qui exercent aux niveaux local et régional. Ces défis ont une incidence sur les recettes et la distribution de l’information, sapent la viabilité des médias d’information et la confiance que le public accorde à ces derniers et limitent l’accès des citoyens aux contenus journalistiques européens diversifiés et produits de manière professionnelle. L’Union devrait soutenir un écosystème d’information viable, indépendant et diversifié, protéger les journalistes menacés, promouvoir la liberté et le pluralisme des médias et renforcer l’intégrité de l’espace consacré à l’information, en favorisant des mesures et en consolidant la coopération visant à lutter contre la désinformation et à soutenir l’éducation numérique ainsi que l’éducation aux médias, y compris pour les jeunes. |
Exposé des motifs
Attirer l’attention sur la situation spécifique des journalistes exposés à des risques, sans faire référence à des situations qui ne sont pas clairement définies et ne font pas l’objet d’une définition commune.
Amendement 6
Préambule, considérant 15
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| La protection et la promotion des droits fondamentaux contribuent à la construction d’une Union plus démocratique. La non-discrimination est un principe fondamental de l’Union, consacré à l’article 19 du TFUE et à l’article 21 de la charte. Œuvrer en faveur d’une société égalitaire, où la discrimination n’existe pas, permet d’exploiter le potentiel des individus dans toute leur diversité et de favoriser la croissance culturelle, économique et sociale. Cela permet également de lutter contre les causes profondes et importantes de la violence à l’égard des groupes vulnérables, qui constitue une attaque frontale contre l’égalité. Par conséquent, le programme devrait promouvoir des actions visant à lutter contre toutes les formes de discrimination et d’intolérance, à savoir la discrimination directe et indirecte, en accordant une attention particulière aux formes spécifiques de la discrimination structurelle et intersectionnelle, en vue de soutenir les cadres stratégiques pertinents de l’Union. Le programme devrait soutenir des actions visant à prévenir et à combattre toutes les formes de xénophobie et de racisme, l’antisémitisme et la haine antimusulmane, l’homophobie, la biphobie, la transphobie, l’interphobie, l’intolérance et la discrimination fondées sur l’identité de genre, l’intolérance à l’égard des personnes appartenant à des minorités, y compris les Roms, ainsi que les discours de haine. Il devrait également permettre à l’Union d’honorer l’engagement qu’elle a pris en tant que partie à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 13 décembre 2006[1], de promouvoir, de protéger et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales par toutes les personnes handicapées. | La protection et la promotion des droits fondamentaux contribuent à la construction d’une Union plus démocratique. La non-discrimination est un principe fondamental de l’Union, consacré à l’article 19 du TFUE et à l’article 21 de la charte. Œuvrer en faveur d’une société égalitaire, où la discrimination n’existe pas, permet d’exploiter le potentiel des individus dans toute leur diversité et de favoriser la croissance culturelle, économique et sociale. Cela permet également de lutter contre les causes profondes et importantes de la violence à l’égard des groupes vulnérables, qui constitue une attaque frontale contre l’égalité. Par conséquent, le programme devrait promouvoir des actions visant à lutter contre toutes les formes de discrimination et d’intolérance, à savoir la discrimination directe et indirecte, en accordant une attention particulière aux formes spécifiques de la discrimination structurelle et intersectionnelle, en vue de soutenir les cadres stratégiques pertinents de l’Union. Les actions soutenues au titre du programme — dans tous ses volets — devraient combattre de manière explicite la discrimination structurelle et intersectionnelle et promouvoir l’égalité de genre ainsi que l’égalité de traitement à l’égard des personnes LGBTIQ. Le programme devrait soutenir des actions visant à prévenir et à combattre toutes les formes de xénophobie et de racisme, l’antisémitisme et la haine antimusulmane, l’homophobie, la biphobie, la transphobie, l’interphobie, l’intolérance et la discrimination fondées sur l’identité de genre, l’intolérance à l’égard des personnes appartenant à des minorités, y compris les Roms et les minorités ethniques, nationales et linguistiques , ainsi que les discours de haine — en s’attaquant explicitement à la discrimination structurelle et intersectionnelle notamment, et ce dans tous les volets . Il devrait également permettre à l’Union d’honorer l’engagement qu’elle a pris en tant que partie à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 13 décembre 2006[1], de promouvoir, de protéger et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales par toutes les personnes handicapées. | ||||
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Exposé des motifs
Mettre en évidence la discrimination à l’égard des communautés marginalisées, en se focalisant sur l’intersectionnalité.
Amendement 7
Article 17
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le programme est mis en œuvre au moyen de programmes de travail visés à l’article 110 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Les programmes de travail déterminent, le cas échéant, les activités et les montants connexes du soutien de l’Union à mettre en œuvre au moyen de l’instrument InvestEU au titre du FEC. | Le programme est mis en œuvre au moyen de programmes de travail visés à l’article 110 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Les programmes de travail déterminent, le cas échéant, les activités et les montants connexes du soutien de l’Union à mettre en œuvre au moyen de l’instrument InvestEU au titre du FEC. Le programme comprend des indicateurs relatifs à la participation territoriale et à la répartition des financements pour permettre d’évaluer sa contribution à la cohésion et à la gouvernance à plusieurs niveaux. |
Exposé des motifs
Promouvoir une approche territoriale conforme aux principes du CdR.
Amendement 8
Préambule, considérant 21
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Encourager les citoyens à jouer un rôle plus actif dans la vie démocratique à l’échelle de l’Union renforcera la société civile européenne et favorisera l’émergence d’une identité européenne. Il convient par conséquent d’aider la société civile à promouvoir et à préserver les valeurs de l’Union, ainsi qu’à sensibiliser à celles-ci, et à donner son concours à la jouissance réelle des droits consacrés par le droit de l’Union. Lorsque les citoyens de l’Union participent à la vie démocratique de l’UE, ils contribuent à faire de la démocratie représentative une réalité, principe sur lequel repose le fonctionnement de l’Union et qui concrétise la valeur de la démocratie consacrée à l’article 2 du TUE. | Encourager les citoyens à jouer un rôle plus actif dans la vie démocratique à l’échelle de l’Union renforcera la société civile européenne et favorisera l’émergence d’une identité européenne. Il convient par conséquent d’aider la société civile à promouvoir et à préserver les valeurs de l’Union, ainsi qu’à sensibiliser à celles-ci, et à donner son concours à la jouissance réelle des droits consacrés par le droit de l’Union , avec la participation active des collectivités locales et régionales de l’Union . Cela doit se faire au moyen notamment de dispositifs participatifs et délibératifs aux niveaux local et régional, dont la participation des jeunes et la sensibilisation auprès des communautés défavorisées ou marginalisées. Lorsque les citoyens de l’Union participent à la vie démocratique de l’UE, ils contribuent à faire de la démocratie représentative une réalité, principe sur lequel repose le fonctionnement de l’Union et qui concrétise la valeur de la démocratie consacrée à l’article 2 du TUE. |
Exposé des motifs
Clarifier le rôle des collectivités locales et régionales.
Amendement 9
Préambule, considérant 23
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les organisations de la société civile et d’autres acteurs de l’espace civique, tels que les organismes indépendants de défense des droits de l’homme, les organismes de promotion de l’égalité et les institutions de médiation, jouent un rôle essentiel en contribuant à la mise en œuvre des politiques, en encourageant la participation des citoyens, en veillant à ce que les institutions rendent des comptes et en favorisant le changement positif. Le programme devrait contribuer à garantir des ressources suffisantes et un environnement propice au fonctionnement indépendant, libre, sûr et efficace de ces acteurs. À cette fin, le financement de l’Union devrait compléter les efforts déployés au niveau national en les soutenant, en les protégeant, en donnant les moyens d’agir et en renforçant les capacités, comme le soulignent la résolution du Parlement européen du 19 avril 2018 ainsi que les conclusions du Conseil du 10 mars 2023 et du 7 mars 2025. En outre, la société civile joue un rôle important dans la mise en œuvre efficace de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil en promouvant une culture de l’expression d’opinions et un environnement favorable aux lanceurs d’alerte. | Les organisations de la société civile et d’autres acteurs de l’espace civique, tels que les organismes indépendants de défense des droits de l’homme, les organismes de promotion de l’égalité et les institutions de médiation, jouent un rôle essentiel en contribuant à la mise en œuvre des politiques, en encourageant la participation des citoyens, en veillant à ce que les institutions rendent des comptes et en favorisant le changement positif. Le programme devrait contribuer à garantir des ressources suffisantes et un environnement propice au fonctionnement indépendant, libre, sûr et efficace de ces acteurs. À cette fin, le financement de l’Union devrait compléter les efforts déployés aux niveaux national , régional et local en les soutenant, en les protégeant, en donnant les moyens d’agir et en renforçant les capacités, comme le soulignent la résolution du Parlement européen du 19 avril 2018 ainsi que les conclusions du Conseil du 10 mars 2023 et du 7 mars 2025. En outre, la société civile joue un rôle important dans la mise en œuvre efficace de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil en promouvant une culture de l’expression d’opinions et un environnement favorable aux lanceurs d’alerte. |
Exposé des motifs
Il importe de préciser que le programme ne se limite pas aux niveaux européen, national et local, mais doit aussi tenir compte de l’échelon régional.
Amendement 10
Préambule, considérant 39
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étant donné que les objectifs du présent règlement ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres mais peuvent, en raison de la nature transnationale des défis, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. | Étant donné que les objectifs du présent règlement ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres mais peuvent, en raison de la nature transnationale des défis, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. Il importe de respecter, dans la mise en œuvre du programme, les principes de partenariat, de gouvernance à plusieurs niveaux et de subsidiarité, de sorte à garantir une participation significative des collectivités locales et régionales tout au long du cycle du programme. La proportionnalité doit être garantie sur le plan administratif également, au moyen de procédures simplifiées et d’un soutien sur mesure pour les petits bénéficiaires et les acteurs de terrain. |
Exposé des motifs
Faire référence aux principes de partenariat et de gouvernance à plusieurs niveaux.
Amendement 11
Article 3, paragraphe 2, point a), ajouter un nouveau sous-point après I.
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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Exposé des motifs
L’échange d’expériences est essentiel au renforcement des capacités interterritoriales.
Amendement 12
Article 3, paragraphe 2, point c), sous-point III.
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La démocratie locale, et non seulement nationale ou européenne, est fondamentale.
Amendement 13
Article 4, point b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| améliorer l’accès et la participation à la culture et au patrimoine culturel pour tous, notamment pour les jeunes, et renforcer la résilience et la cohésion sociales, en particulier l’équité intergénérationnelle, l’égalité et la diversité, grâce à l’engagement culturel; | garantir l’abordabilité de la culture et du patrimoine culturel, ainsi que l’accès et la participation à ceux-ci pour tous, notamment pour les jeunes , les groupes à faibles revenus et les personnes handicapées , et renforcer la résilience et la cohésion sociales, en particulier l’équité intergénérationnelle, l’égalité et la diversité, grâce à l’engagement culturel , particulièrement aux niveaux local et régional ; |
Exposé des motifs
Mettre l’accent sur les collectivités locales et régionales.
Amendement 14
Article 4, point d)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
L’amendement proposé recentre le texte sur l’apport d’une valeur ajoutée tangible pour les citoyens en donnant la priorité à l’accès à la culture, aux compétences et à la mobilité, et renforce la dimension territoriale tout en supprimant les références spécifiques à l’action climatique, qui ne sont pas directement liées aux objectifs de l’initiative.
Amendement 15
Article 4, ajouter un nouveau point après le point d)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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Exposé des motifs
Le patrimoine vivant et l’artisanat traditionnel sont les reflets du caractère varié de la connaissance culturelle en Europe, et favorisent l’éducation et la cohésion sociale. Leur reconnaissance explicite permet de garantir un soutien équitable et accessible aux praticiens, renforçant ainsi la continuité entre les générations, en particulier dans les régions confrontées à des problèmes démographiques.
Amendement 16
Article 5, point c)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| créer des publics pour les œuvres audiovisuelles européennes, notamment par l’intermédiaire d’un réseau de cinémas, de festivals et de campagnes de sensibilisation européens, et s’adresser en particulier aux jeunes Européens et aux communautés mal desservies; | créer des publics pour les œuvres audiovisuelles européennes, notamment par l’intermédiaire d’un réseau de cinémas, de festivals et de campagnes de sensibilisation européens, mettre en réseau et soutenir les festivals locaux et régionaux de cinéma, ainsi que les festivals audiovisuels, et s’adresser en particulier aux jeunes Européens et aux communautés mal desservies; |
Exposé des motifs
Les questions locales et régionales doivent elles aussi être au centre des préoccupations.
Amendement 17
Article 5, ajouter un nouveau point après le point e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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Exposé des motifs
Alors que les médias locaux et régionaux contribuent à une citoyenneté informée et à la défense de la démocratie, leur rentabilité varie d’un État membre à l’autre. Dans les petites villes et les zones rurales, la fragilité des bases économiques crée des «déserts médiatiques» qui compromettent la vie civique. Des financements ciblés et proportionnés sont indispensables pour conserver des écosystèmes d’information pluralistes.
Amendement 18
Article 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La protection des minorités devrait être mentionnée dans le texte sans qu’il soit nécessaire de clarifier plus avant. Elle figurait initialement dans l’amendement portant sur l’article 8 de la proposition.
Amendement 19
Article 8, point a)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La prévention de la violence et la réaction à celle-ci passent aussi par les collectivités locales et régionales. Il importe de mettre davantage l’accent sur la lutte contre les causes profondes de la violence afin de la prévenir efficacement, et de promouvoir la redevabilité, ce qui déplacerait l’engagement des individus vers un niveau institutionnel plus élevé.
Amendement 20
Article 10, point a)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
Clarifier le texte.
Amendement 21
Article 11, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’enveloppe financière visée au paragraphe 1 du présent article et les montants des ressources supplémentaires visés à l’article 12 peuvent également être utilisés pour l’assistance technique et administrative destinée à la mise en œuvre du programme, par exemple des activités de préparation, de suivi, de contrôle, d’audit et d’évaluation, les systèmes et plateformes informatiques internes, les activités d’information et de communication, y compris la communication institutionnelle sur les priorités politiques de l’Union, ainsi que pour toutes les autres dépenses d’assistance technique et administrative ou de personnel engagées par la Commission pour la gestion du programme. | L’enveloppe financière fixée au paragraphe 1 du présent article et les montants des ressources supplémentaires visés à l’article 12 peuvent également être utilisés pour l’assistance technique et administrative destinée à la mise en œuvre du programme, par exemple des activités de préparation, de suivi, de contrôle, d’audit et d’évaluation, les systèmes et plateformes informatiques internes, les activités d’information , de communication et de diffusion , y compris la communication institutionnelle sur les priorités politiques de l’Union et sur les possibilités qu’offre le programme , ainsi que pour toutes les autres dépenses d’assistance technique et administrative ou de personnel engagées par la Commission pour la gestion du programme. |
Exposé des motifs
Clarifier la proposition sur la base des résultats de la consultation des parties prenantes.
Amendement 22
Article 16
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. Les procédures d’attribution qui ont une incidence sur la sécurité ou l’ordre public, en particulier en ce qui concerne les actifs et intérêts stratégiques de l’Union ou de ses États membres, sont restreintes conformément à l’article 136 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. | 4. Les procédures d’attribution qui ont une incidence sur la sécurité ou l’ordre public, en particulier en ce qui concerne les actifs et intérêts stratégiques de l’Union ou de ses États membres, sont restreintes conformément à l’article 136 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Les procédures d’admissibilité et d’attribution doivent garantir une juste répartition géographique et faciliter l’accès pour les collectivités locales et régionales et les plus petits opérateurs, notamment au moyen de mesures appropriées de renforcement des capacités. |
Exposé des motifs
Une pratique équilibrée du point de vue territorial s’impose.
Amendement 23
Article 17
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le programme est mis en œuvre au moyen de programmes de travail visés à l’article 110 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Les programmes de travail déterminent, le cas échéant, les activités et les montants connexes du soutien de l’Union à mettre en œuvre au moyen de l’instrument InvestEU au titre du FEC. | Le programme est mis en œuvre au moyen de programmes de travail visés à l’article 110 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Les programmes de travail déterminent, le cas échéant, les activités et les montants connexes du soutien de l’Union à mettre en œuvre au moyen de l’instrument InvestEU au titre du FEC. Les programmes de travail reposent sur l’engagement systématique des principales parties prenantes et des collectivités locales et régionales. Le programme comprend des objectifs clairs relatifs à l’équilibre territorial du soutien et de la participation, à l’inclusion sociale et à la répartition des ressources financières pour permettre d’évaluer sa contribution à la cohésion, à l’égalité et à la gouvernance à plusieurs niveaux. |
Exposé des motifs
Promouvoir une approche territoriale conforme aux principes du CdR.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR)
| 1. | insiste sur le fait qu’une compréhension globale de la culture et de l’identité européennes doit également tenir compte de l’impact historique des fondements coloniaux de l’Europe et de leurs répercussions sociales, culturelles et économiques à long terme, y compris leur rôle dans la structuration de la production culturelle, des systèmes de connaissance et des inégalités mondiales; souligne l’importance de promouvoir une conscience historique critique, le dialogue interculturel et des récits inclusifs qui soient le reflet de cette responsabilité; |
| 2. | se félicite que le nouveau programme, conçu de manière véritablement globale, préserve et mette explicitement en évidence, jusque dans son nom, les racines historiques de la démocratie européenne, de la sphère publique, de l’égalité civique et du mode de pensée européen. Ces fondements de notre monde contemporain ont été établis dans une ville bien précise, Athènes, et dans un lieu spécifique, l’agora. Cette référence symbolique souligne en elle-même le rôle central et distinctif des collectivités locales et régionales en tant que premiers espaces d’expression, de concrétisation et de renouvellement de la démocratie; |
| 3. | considère le programme AgoraEU comme une occasion majeure, sur le plan législatif, de s’assurer de reconnaître les collectivités locales et régionales en leur qualité de partenaires chargés de défendre concrètement les valeurs de l’Union, de promouvoir la diversité culturelle et de renforcer l’engagement démocratique et l’égalité des chances; |
| 4. | demande que le programme définisse et mette en œuvre de manière claire le concept de valeur ajoutée européenne, y compris sa dimension territoriale, de manière à s’assurer que les financements de l’Union soient orientés vers des actions qui ne peuvent être réalisées de manière suffisante par les seuls États membres, régions ou villes et qui produisent des avantages concrets aux niveaux européen, national, régional et local, tout en promouvant l’inclusion sociale, la participation démocratique et l’égalité des chances dans tous les territoires; |
| 5. | invite la Commission européenne, dans ce contexte et compte tenu des menaces intérieures et extérieures de plus en plus répandues qui pèsent sur la culture, les valeurs et l’espace intellectuel et démocratique en Europe, à faire en sorte que les ressources financières allouées à AgoraEU dans le prochain cadre financier pluriannuel soient à la hauteur du niveau d’ambition du programme et suffisantes pour préserver sa capacité de dépense en termes réels, compte tenu de l’inflation et des objectifs élargis du programme; souligne que tout renforcement d’AgoraEU devrait être réalisé au moyen de ressources globales adéquates au titre du CFP et, le cas échéant, d’un système renforcé de ressources propres, et non en procédant à des réaffectations en provenance de la politique de cohésion ou d’autres programmes d’investissement sociaux et culturels clés; |
| 6. | appelle la Commission à engager des consultations ciblées avec les collectivités locales et régionales ainsi que les organisations de la société civile européennes, en tenant compte des inégalités structurelles et territoriales observées sous les programmes précédents. Cette démarche est essentielle pour s’assurer que le programme puisse véritablement atteindre ses objectifs dans toutes les régions. L’expérience montre de manière nette que les régions laissées en dehors du champ d’application des politiques publiques sont beaucoup plus vulnérables à la propagation d’opinions extrémistes et exposées à des risques accrus d’instabilité politique; cela s’avère particulièrement important dans les contextes où les inégalités socio-économiques, la pauvreté et l’exclusion sociale sapent la confiance dans les institutions et alimentent la polarisation; |
| 7. | souligne que ce programme constitue l’âme même du prochain cadre financier pluriannuel et incarne les valeurs fondamentales et l’esprit communs de l’Europe; recommande donc de garantir l’accès à ses ressources aux demandeurs issus de tous les États membres, sans restrictions injustifiées. Le Comité rappelle ainsi qu’afin de garantir l’accès au programme pour les collectivités locales et régionales et les autres organisations locales et régionales éligibles, y compris dans un contexte de difficultés ou de conflits politiques au niveau des États membres, le soutien doit être conçu de manière à atteindre les bénéficiaires sans aucune ingérence ni entrave liée à des questions propres aux États membres, dans le plein respect de l’état de droit, de la conditionnalité et de la protection des valeurs de l’Union; |
| 8. | recommande, lors de la mise en œuvre et de la diffusion d’actions à petite et très petite échelle, de mettre en place des outils adéquats prévoyant également un renforcement des capacités et un mentorat, y compris au moyen de structures de soutien locales et régionales. Afin de garantir une mise en œuvre équilibrée sur le plan territorial de ces initiatives, le CdR demande en outre de prévoir des cadres de gouvernance efficaces qui soient suffisamment souples et tiennent dûment compte des caractéristiques et des besoins spécifiques des niveaux local et régional; |
| 9. | regrette qu’à l’inverse des règlements précédents, la proposition actuelle ne contienne pas de liste indicative de mesures ou d’actions, et en souligne l’importance pour garantir la clarté et la transparence, et permettre aux acteurs ciblés de se préparer en amont et de participer de manière significative au programme. Le Comité estime par ailleurs que l’inclusion d’une liste indicative contribuerait à prévenir le risque que des interprétations ultérieures ne s’écartent des objectifs initiaux du programme; |
| 10. | encourage la création, la coopération, la participation et l’accessibilité transfrontières dans le domaine de la culture, ainsi que la circulation par-delà les frontières d’œuvres culturelles diverses et variées; soutient également le recours flexible aux programmes-cadres, programmes en cascade et programmes conjoints, conçus de manière à répondre à des besoins communs qui se font ressentir sur l’ensemble des territoires — comme ceux des cinémas d’art et d’essai, des théâtres, des music-halls et des lieux culturels du même type — tout en contribuant à réduire les déséquilibres territoriaux. Ces approches devraient pouvoir tenir compte des spécificités territoriales, des capacités et besoins des groupes cibles ainsi que des dernières techniques en date, sur la base de pratiques éprouvées et fondées sur des données probantes; |
| 11. | encourage les réseaux transnationaux de jumelage de villes, les partenariats municipaux transfrontières et les initiatives interrégionales visant à promouvoir la participation démocratique directe, les échanges culturels et la solidarité intercommunautaire, grâce à un financement spécifique en faveur d’une coopération pluriannuelle soutenue; |
| 12. | estime que l’innovation, la culture et le patrimoine culturel, y compris la protection du patrimoine, constituent des domaines d’action d’égale importance. S’il convient d’encourager le développement de synergies entre eux, le CdR souligne que l’innovation sectorielle dans le domaine social et pour ce qui touche aux entreprises et aux services doit elle aussi être soutenue de manière résolue, sans se limiter à la seule innovation technologique, compte tenu notamment du rôle des secteurs de la culture et de la création pour promouvoir des approches durables sur les plans social et environnemental dans le cadre des transitions écologique et numérique. Le Comité considère dans le même temps que ces domaines — en particulier le patrimoine culturel et la protection du patrimoine — devraient aussi être considérés comme des volets d’action distincts et à part entière, et refléter ainsi le rôle de premier plan que l’Europe joue de longue date au niveau mondial dans ce domaine, notamment dans les différentes formes de son patrimoine bâti; |
| 13. | demande, en ce qui concerne plus spécifiquement la production médiatique locale et régionale et la presse, y compris la presse écrite et les émissions de télévision et de radio, et plus particulièrement la radiodiffusion de service public, la mise en place de mécanismes de soutien spécifiques adaptés à l’importance de ces fonctions et à leur rôle essentiel; |
| 14. | propose, en vue d’améliorer l’équilibre territorial et de contribuer à une meilleure reconnaissance de la valeur de la culture dans les stratégies de développement territorial et local, que le programme apporte un soutien ciblé aux initiatives locales fondées sur la subsidiarité. Lorsqu’une ville, une zone ou une région dispose d’une stratégie de développement bien conçue, participative et fondée sur la culture — comparable, par exemple, à celles des capitales européennes de la culture ou au label du patrimoine européen — un soutien spécifique devrait être mis à sa disposition, y compris par l’intermédiaire de groupes d’action locale dans le cadre du développement local mené par les acteurs locaux (DLAL) ou du programme LEADER dans les zones rurales et urbaines. Une telle approche renforcerait le caractère territorialisé des politiques, les rendrait mieux alignées sur les réalités territoriales et mobiliserait les communautés locales et leurs ressources à l’appui des objectifs du programme; |
| 15. | affirme qu’AgoraEU repose sur des données factuelles et est fidèle à sa vision stratégique: garantir la préservation des valeurs européennes et de la vitalité culturelle grâce à une forte participation locale, à des financements accessibles et à une coopération à plusieurs niveaux. Se référant à ces conclusions, le CdR réitère son appel en faveur d’une plus grande participation des collectivités locales et régionales à la gouvernance, au suivi et à la mise en œuvre des programmes, en veillant à exploiter pleinement les avantages d’AgoraEU dans toutes les régions et au sein de toutes les communautés de l’Union européenne; |
| 16. | réclame un cadre de performance renforcé et axé sur les résultats, comprenant une méthodologie claire, mesurable et pertinente permettant d’évaluer non seulement les réalisations, mais aussi les résultats et l’impact du programme aux niveaux local, régional et national, notamment en ce qui concerne la participation démocratique, la liberté des médias et les droits fondamentaux, ou encore la contribution du programme à la cohésion sociale et territoriale et à l’égalité des chances; |
| 17. | demande que soient établies des normes et des orientations claires concernant la collecte, la vérification et l’agrégation des données, y compris aux niveaux local et régional, de sorte à garantir la qualité, la fiabilité et la vérifiabilité des données relatives à la performance dans tous les volets du programme, y compris, dans la mesure du possible et si nécessaire, une ventilation qui mette en évidence les lacunes en matière de participation et d’accès touchant les femmes, les jeunes, les personnes handicapées et les régions défavorisées ou sous-représentées; |
| 18. | insiste sur le fait que le choix d’une consolidation fondée sur des objectifs des programmes précédents [Europe créative, «Citoyens, égalité, droits et valeurs» (CERV)+] au sein du nouveau programme AgoraEU ne doit pas porter atteinte aux différents volets (culture, médias, engagement des citoyens, égalité et droits); |
| 19. | se félicite de l’augmentation proposée des financements, tout en soulignant que le programme AgoraEU s’inscrit dans le cadre d’une proposition plus large relative au prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034). L’issue des négociations sur la proposition budgétaire aura donc une incidence considérable sur la forme et le contenu définitifs du programme. Il est dès lors essentiel d’éviter de réduire sa part dans le budget de l’Union; |
| 20. | rappelle que les procédures de gestion administrative liées aux programmes actuels (candidature, évaluation et établissement de rapports) restent très chronophages et contraignantes pour un nombre important de bénéficiaires (potentiels), y compris des jeunes créateurs et des professionnels des médias, en plus des organisations de petite taille et des collectivités locales et régionales, en particulier dans les zones défavorisées; fait part de ses préoccupations quant au fait que ces exigences risquent d’exclure de manière disproportionnée des bénéficiaires potentiels issus de milieux défavorisés ou de communautés disposant de ressources limitées, réduisant ainsi leur capacité à accéder aux programmes, à soumettre leur candidature à ceux-ci et à en bénéficier; |
| 21. | souligne la nécessité de défendre la liberté artistique et la liberté des médias, et demande un soutien renouvelé et continu aux films et productions indépendants, en s’appuyant sur l’expérience fructueuse des mécanismes de soutien existants; |
| 22. | estime que pour ce faire, les collectivités locales et régionales devraient être systématiquement consultées dans le cadre de l’élaboration, de la mise en œuvre et de la gouvernance des mesures, priorités et actions destinées à fournir des financements aux secteurs connexes partout en Europe; |
| 23. | juge nécessaire, compte tenu de la nature multidimensionnelle du développement régional et du fait que les traités visent la cohésion économique, sociale et territoriale, de réexaminer les politiques pertinentes de l’Union sous un angle local et régional, en tenant compte de leurs incidences et implications potentielles sur la croissance, la création d’emplois de qualité et de perspectives de développement, le bien-être social et l’égalité des chances pour tous, mais aussi la durabilité et la qualité de l’environnement dans les villes et régions de l’Union; |
| 24. | considère que les collectivités locales et régionales constituent des partenaires essentiels pour atteindre ces objectifs, sachant qu’elles gèrent la plupart des infrastructures, soutiennent les écosystèmes liés et promeuvent la participation démocratique au moyen d’initiatives civiques locales. Pour s’assurer que la proposition soit conforme au principe de subsidiarité active, les collectivités locales et régionales devraient être associées de manière significative aux étapes de programmation, de mise en œuvre et d’évaluation; |
| 25. | admet que l’ampleur et les conséquences des enjeux justifient une coordination européenne, mais souligne dans le même temps que la proportionnalité doit aussi être évaluée du point de vue administratif. Pour les petites communes et les organisations de terrain, des procédures de candidature complexes et une gestion centralisée risquent en effet de créer des charges disproportionnées. L’inclusion de mesures de renforcement des capacités, de formats de subvention simplifiés (qui ont prouvé leur utilité, comme le processus de candidature en deux étapes ou les subventions en cascade), d’une communication accessible et de points de contact AgoraEU — au niveau national à tout le moins, mais également au niveau régional le cas échéant — garantirait le respect de la proportionnalité non seulement dans la portée du programme, mais aussi dans son accessibilité et son caractère inclusif; |
| 26. | exprime sa préoccupation concernant le recours prévu au financement non lié aux coûts en tant que mécanisme de financement par défaut, qui risque d’affaiblir la transparence, la redevabilité et le lien entre les dépenses et les résultats, notamment pour les collectivités locales et régionales et les petits bénéficiaires, y compris les organisations de terrain, les acteurs culturels indépendants et les organisations de la société civile dans les zones défavorisées ou disposant de ressources limitées; demande une évaluation au cas par cas du modèle de financement le plus approprié afin de garantir un contrôle et une surveillance financière adéquats; |
| 27. | suggère, pour les initiatives et mesures à petite échelle et de terrain, que la contribution propre requise n’excède pas 10 % du total des coûts éligibles. Il devrait être possible de couvrir cette contribution propre au moyen d’un cofinancement national, régional ou local, de manière à garantir l’accessibilité pour les organisations de plus petite taille, les groupes informels et les acteurs locaux aux moyens financiers limités, et pour éviter d’exclure des initiatives ascendantes à haute valeur sur les plans social et démocratique; |
| 28. | estime que pour s’assurer que la proposition «AgoraEU» respecte entièrement les principes de subsidiarité active et de gouvernance à plusieurs niveaux, il convient de modifier le projet de règlement de manière à reconnaître le rôle des collectivités locales et régionales dans la gouvernance du programme, introduire des indicateurs de participation territoriale et lier les critères d’évaluation à la cohésion territoriale et à l’engagement des citoyens; |
| 29. | insiste sur l’importance de disposer de mécanismes clairs en matière de gouvernance, de gestion et de contrôle dans le cadre du programme, y compris des dispositions explicites relatives à la redevabilité, à la transparence et à la traçabilité des dépenses, avec une participation adéquate et l’engagement des collectivités locales et régionales, de manière à garantir une bonne gestion financière et une protection efficace des intérêts financiers de l’Union, tout en préservant un accès équitable au financement et en évitant des déséquilibres territoriaux structurels lors de la mise en œuvre; |
| 30. | réaffirme son engagement à poursuivre les efforts visant à préserver la résilience démocratique, l’état de droit et les droits fondamentaux, compte tenu notamment des menaces croissantes d’ingérence dans l’ordre démocratique européen, notamment les discours de haine, les discriminations et les actions politiques à l’encontre de communautés marginalisées ou de minorités nationales, ethniques et linguistiques, et soutient fermement toutes les actions visant à garantir un débat politique ouvert, équitable, inclusif et pluraliste; |
| 31. | juge impératif d’investir dans l’éducation, la sensibilisation, le renforcement des capacités et la formation, et souligne la nécessité d’apporter un soutien au moyen de financements, de programmes et d’initiatives en vue d’aider les collectivités locales et régionales à bâtir une culture de l’état de droit, à promouvoir la participation démocratique et à protéger les valeurs de l’Union sur le terrain; |
| 32. | se félicite, à cet égard, de l’équilibre recherché entre la simplification et la pertinence des politiques, ainsi que des synergies et de la cohérence attendue dans le financement d’actions précédemment couvertes par des programmes multiples, par exemple en faveur de la liberté et du pluralisme des médias ou de la lutte contre la désinformation dans le cadre du volet «MÉDIA+»; |
| 33. | demande que soient recensées de manière claire et systématique les complémentarités et les synergies avec d’autres programmes et instruments de l’Union, ainsi qu’avec les dispositifs de financement nationaux, régionaux et locaux, de façon à éviter les doubles financements et à garantir une utilisation cohérente, efficace et percutante des ressources de l’Union à tous les niveaux de gouvernance, en accordant une attention particulière au renforcement de l’accès des plus petits bénéficiaires et des groupes plus exposés au risque d’exclusion du soutien de l’Union; |
| 34. | souligne qu’au moment de concevoir des appels à candidatures au titre d’AgoraEU, il importe de fixer des calendriers prévisibles et des délais réalistes pour accorder aux organisations intéressées suffisamment de temps en vue de soumettre des candidatures de qualité, en particulier lorsque celles-ci pourraient souhaiter participer de manière significative à plusieurs appels dans le cadre d’un même cycle de programme. Une annonce préalable claire des appels à candidatures et une planification coordonnée favoriseraient la qualité, l’inclusivité et une participation effective, sans alourdir la charge administrative; |
| 35. | déplore à cet égard que la proposition «AgoraEU» ne comprenne pas les mesures de préfinancement des initiatives dans le domaine des jumelages et des réseaux de villes prévues dans le cadre du volet «Engagement et participation des citoyens» du règlement établissant le programme CERV; invite la Commission à rétablir et renforcer ces actions, y compris les ressources destinées aux échanges de jeunes et à la participation inclusive des communes de plus petite taille et des zones rurales; |
| 36. | invite la Commission à mettre en place des flux de financement spécifiques pour les réseaux d’échange structurés consacrés au patrimoine vivant, à l’artisanat traditionnel et à la transmission des connaissances entre les générations. La Commission devrait examiner les synergies possibles avec Europa Nostra et le label du patrimoine européen afin d’en amplifier les effets et de garantir une complémentarité avec les mécanismes de protection du patrimoine; |
| 37. | exhorte la Commission à apporter un soutien spécifique aux stratégies de développement culturel territorialisées et à long terme, y compris les programmes «Capitale européenne de la culture» et les initiatives de type LEADER qui intègrent la cohésion territoriale, la protection du patrimoine et l’engagement communautaire en tant que solutions de substitution au financement individuel de projets; |
| 38. | appelle la Commission à s’assurer que les programmes de travail d’AgoraEU indiquent clairement quelles sont les mesures et priorités admissibles, et à élaborer des indicateurs de référence pour le suivi, ventilés selon des variables territoriales (zone urbaine ou rurale, région, indice de désavantage) afin d’assurer un suivi systématique de la répartition des fonds et de déceler les situations de sous-financement; |
| 39. | encourage la Commission à reconnaître les collectivités locales et régionales en tant que principaux forums de la participation démocratique, et à donner la priorité aux investissements visant à renforcer leur capacité à promouvoir la culture, l’éducation aux médias, l’éducation civique et la délibération participative pour conforter la confiance et soutenir l’état de droit au niveau territorial; |
| 40. | engage la Commission à soutenir des partenariats éducatifs associant médias locaux et écoles, bibliothèques et société civile en vue de dispenser des formations à l’éducation aux médias et aux compétences numériques critiques, en se concentrant plus particulièrement sur les communautés rurales et les populations vulnérables face à la désinformation; |
| 41. | invite la Commission à s’assurer que les comités d’évaluation d’AgoraEU incluent des représentants disposant d’une expertise en matière de développement culturel régional et d’innovation rurale, recrutés de manière proportionnelle parmi les États membres et représentatifs des contextes urbains, ruraux et frontaliers, et à veiller à ce que les critères d’évaluation fassent l’objet d’examens réguliers en vue de détecter les biais systématiques; |
| 42. | recommande à la Commission de s’assurer que le financement au titre d’AgoraEU soutienne les organisations de la société civile qui se trouvent en plein processus de renouvellement des générations, en proposant un mentorat sur mesure en matière de gouvernance et de durabilité institutionnelle pour faciliter le transfert des connaissances et multiplier les possibilités pour les jeunes et les femmes de prendre la tête d’initiatives civiques; |
| 43. | appelle la Commission à reconnaître explicitement la protection et la préservation du patrimoine culturel, y compris le patrimoine matériel et immatériel, le patrimoine archéologique et les archives, comme constituant un objectif prioritaire autonome doté de mécanismes de financement et d’une expertise propres, et non subordonné aux cadres de l’économie créative. |
Bruxelles, le 6 mai 2026.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3465/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0023
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.124070
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123830
27/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122731
27/07/2026