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Avis institutionnel52025AR4240

Avis du Comité européen des régions — Simplification du cadre législatif numérique et stratégie pour une union des données

CELEX52025AR4240
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 7 mai 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3469

24.7.2026

Avis du Comité européen des régions — Simplification du cadre législatif numérique et stratégie pour une union des données

(C/2026/3469)

Rapporteur général

:

Pehr GRANFALK (PPE), conseiller municipal de Solna

Textes de référence

:

Communication de la Commission au Parlement européen et au Conseil — Stratégie pour une union des données — faciliter l’accès aux données pour l’intelligence artificielle

[COM(2025) 835 final]

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant les règlements (UE) 2024/1689 et (UE) 2018/1139 en ce qui concerne la simplification de la mise en œuvre des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle (train de mesures omnibus numérique sur l’IA)

[COM(2025) 836 final]

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant les règlements (UE) 2016/679, (UE) 2018/1724, (UE) 2018/1725 et (UE) 2023/2854 ainsi que les directives 2002/58/CE, (UE) 2022/2555 et (UE) 2022/2557 en ce qui concerne la simplification du cadre législatif numérique, et abrogeant les règlements (UE) 2018/1807, (UE) 2019/1150 et (UE) 2022/868 ainsi que la directive (UE) 2019/1024 (règlement omnibus numérique)

[COM(2025) 837 final]

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

COM(2025) 836 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Ajouter un nouveau paragraphe:

Article 1er, paragraphe (2 bis)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(2 bis) À l’article 3, le paragraphe 3) est remplacé par le texte suivant:

3) «fournisseur», une personne physique ou morale, une autorité publique, une agence ou tout autre organisme qui développe ou fait développer un système d’IA ou un modèle d’IA à usage général et le met sur le marché ou met le système d’IA en service sous son propre nom ou sa propre marque, à titre onéreux ou gratuit. Aux fins du présent règlement, une région, une collectivité locale ou une ville de moins de 50 000 habitants n’est pas considérée comme un «fournisseur» pour les systèmes d’IA qui ne relèvent pas des catégories à haut risque énumérées à l’annexe III.

Exposé des motifs

Afin d’éviter que des charges administratives ne viennent ralentir le rythme du développement, il convient de prendre des mesures de sorte à assouplir les obligations qui pèseraient sur de petites collectivités régionales ou locales si elles devaient passer du statut de déployeur de systèmes d’IA à celui de fournisseur ou de concepteur.

Amendement 2

COM(2025) 836 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Ajouter un nouveau paragraphe:

Article 1er, paragraphe (12 bis)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(12 bis) À l’article 41, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

1. La Commission adopte au plus tard le 2 décembre 2027 des actes d’exécution établissant des spécifications communes pour les exigences énoncées à la section 2 du présent chapitre ou, le cas échéant, pour les obligations énoncées au chapitre V, sections 2 et 3, lorsque les conditions suivantes sont remplies:

Exposé des motifs

Il convient de garantir l’indispensable clarté juridique par la voie de normes harmonisées applicables dans les 27 États membres de l’Union.

Amendement 3

COM(2025) 836 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Modifier comme suit

Article 1er, paragraphe (17)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(17) L’article 57 est modifié comme suit:

(17) L’article 57 est modifié comme suit:

(a)

le paragraphe 3 bis suivant est inséré:

(a)

le paragraphe 3 bis suivant est inséré:

«3 bis Le Bureau de l’IA peut également mettre en place un bac à sable réglementaire de l’IA au niveau de l’Union pour les systèmes d’IA relevant de l’article 75, paragraphe 1. Ce bac à sable réglementaire de l’IA est mis en œuvre en étroite coopération avec les autorités compétentes concernées, en particulier lorsque le respect de la législation de l’Union autre que le présent règlement est supervisé dans le cadre du bac à sable réglementaire de l’IA, et fournit un accès prioritaire aux PME.»;

«3 bis Le Bureau de l’IA peut également mettre en place un bac à sable réglementaire de l’IA au niveau de l’Union pour les systèmes d’IA relevant de l’article 75, paragraphe 1. Ce bac à sable réglementaire de l’IA est mis en œuvre en étroite coopération avec les autorités compétentes concernées, en particulier lorsque le respect de la législation de l’Union autre que le présent règlement est supervisé dans le cadre du bac à sable réglementaire de l’IA, et fournit un accès prioritaire aux PME et aux collectivités locales et régionales, en particulier lorsqu’elles développent ou mettent à l’essai des solutions d’IA pour les services publics, l’industrie ou les politiques territoriales .»;

Exposé des motifs

Les bacs à sable réglementaires de l’IA mis en place à l’échelon de l’Union devraient également être ouverts aux collectivités locales et régionales.

Amendement 4

COM(2025) 836 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Ajouter un nouveau paragraphe:

Article 1er, paragraphe (29 bis)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(29 bis) à l’article 99, paragraphe 4, le point e) est remplacé par le texte suivant:

e)

les obligations incombant aux déployeurs en vertu de l’article 26, sauf si le déployeur est une collectivité régionale ou locale de moins de 50 000 habitants qui utilise des systèmes d’IA qui ne relèvent pas des catégories à haut risque énumérées à l’annexe III;

Exposé des motifs

Les amendes prévues par l’article 99 du règlement sur l’intelligence artificielle pourraient avoir des effets dévastateurs pour les collectivités locales et régionales. En outre, en l’absence de procédures internes en cas de non-respect dudit règlement, il serait impossible de déterminer à qui incombe personnellement la responsabilité de telles amendes.

Amendement 5

COM(2025) 836 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Modifier comme suit

Article 1er, paragraphe (31)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(31) L’article 113 est modifié comme suit:

(31) L’article 113 est modifié comme suit:

(a)

au troisième alinéa, le point d) suivant est ajouté:

(a)

au troisième alinéa, le point d) suivant est ajouté:

«d)

le chapitre III, sections 1, 2 et 3, s’applique après l’adoption d’une décision de la Commission confirmant que des mesures adéquates à l’appui du respect du chapitre III sont disponibles, à partir des dates suivantes :

«d)

le chapitre III, sections 1, 2 et 3, s’applique:

i)

6 mois après l’adoption de ladite décision en ce qui concerne les systèmes d’IA classés comme étant à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 2, et de l’annexe III, et

ii)

12 mois après l’adoption de ladite décision en ce qui concerne les systèmes d’IA classés à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 1, et de l’annexe I.

En l’absence d’adoption de la décision au sens du premier alinéa, ou lorsque les dates ci-après sont antérieures à celles qui suivent l’adoption de cette décision, le chapitre III, sections 1, 2 et 3, s’applique:

i)

le 2 décembre 2027 en ce qui concerne les systèmes d’IA classés comme étant à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 2, et de l’annexe III, et

i)

le 2 décembre 2027 en ce qui concerne les systèmes d’IA classés comme étant à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 2, et de l’annexe III, et

ii)

le 2 août 2028 en ce qui concerne les systèmes d’IA classés à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 1, et de l’annexe I.»;

ii)

le 2 août 2028 en ce qui concerne les systèmes d’IA classés à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 1, et de l’annexe I.»;

Exposé des motifs

Il convient de simplifier les modalités d’entrée en vigueur des dispositions concernées du règlement sur l’intelligence artificielle.

Amendement 6

COM(2025) 837 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Modifier comme suit

Article 1er, paragraphe 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

7. L’article 15 bis suivant est inséré:

7. L’article 15 bis suivant est inséré:

«Article 15 bis

«Article 15 bis

Obligation incombant aux détenteurs de données de mettre des données à disposition sur le fondement d’une situation d’urgence

Obligation incombant aux détenteurs de données de mettre des données à disposition sur le fondement d’une situation d’urgence

1. Lorsqu’un organisme du secteur public, la Commission, la Banque centrale européenne ou un organe de l’Union démontre l’existence d’un besoin exceptionnel d’utiliser certaines données pour exercer ses fonctions statutaires à des fins d’intérêt public dans le cadre de la réaction à une situation d’urgence, de l’atténuation d’une situation d’urgence ou du soutien au rétablissement à la suite d’une situation d’urgence, il ou elle peut demander aux détenteurs de données qui sont des personnes morales, autres que des organismes du secteur public, de mettre ces données à disposition, y compris les métadonnées nécessaires à l’interprétation et à l’utilisation de ces données. Sur la base d’une telle demande dûment motivée, les détenteurs de données mettent les données et métadonnées à la disposition de l’organisme du secteur public demandeur, de la Commission, de la Banque centrale européenne ou de l’organe de l’Union. Ces demandes peuvent également être présentées lorsque la production de statistiques officielles est requise dans le cadre d’une situation d’urgence.

1. Lorsqu’un organisme du secteur public, la Commission, la Banque centrale européenne ou un organe de l’Union démontre l’existence d’un besoin exceptionnel d’utiliser certaines données pour exercer ses fonctions statutaires à des fins d’intérêt public dans le cadre de la prévention d’une situation d’urgence imminente ou de la réaction à une situation d’urgence, de l’atténuation d’une situation d’urgence ou du soutien au rétablissement à la suite d’une situation d’urgence, il ou elle peut demander aux détenteurs de données qui sont des personnes morales, autres que des organismes du secteur public, de mettre ces données à disposition, y compris les métadonnées nécessaires à l’interprétation et à l’utilisation de ces données. Sur la base d’une telle demande dûment motivée, les détenteurs de données mettent les données et métadonnées à la disposition de l’organisme du secteur public demandeur, de la Commission, de la Banque centrale européenne ou de l’organe de l’Union. Ces demandes peuvent également être présentées lorsque la production de statistiques officielles est requise dans le cadre d’une situation d’urgence.

2. Lorsque les données demandées sont nécessaires pour réagir à une situation d’urgence et que l’organisme demandeur visé au paragraphe 1 n’est pas en mesure d’obtenir ces données par d’autres moyens en temps utile et de manière efficace et dans des conditions équivalentes, la demande porte sur des données à caractère non personnel. Lorsque la fourniture de données à caractère non personnel est insuffisante pour faire face à la situation d’urgence, des données à caractère personnel peuvent également être demandées et, si possible, mises à disposition sous une forme pseudonymisée, sous réserve que leur protection soit garantie par des mesures techniques et organisationnelles appropriées.

2. Lorsque les données demandées sont nécessaires pour réagir à une situation d’urgence et que l’organisme demandeur visé au paragraphe 1 n’est pas en mesure d’obtenir ces données par d’autres moyens en temps utile et de manière efficace et dans des conditions équivalentes, la demande porte sur des données à caractère non personnel. Lorsque la fourniture de données à caractère non personnel est insuffisante pour faire face à la situation d’urgence, des données à caractère personnel peuvent également être demandées et, si possible, mises à disposition sous une forme pseudonymisée, sous réserve que leur protection soit garantie par des mesures techniques et organisationnelles appropriées.

3. Lorsque les données demandées sont nécessaires pour atténuer une situation d’urgence ou soutenir le rétablissement à la suite d’une situation d’urgence, un organisme demandeur visé au paragraphe 1 agissant sur la base du droit de l’Union ou du droit national peut demander des données à caractère non personnel spécifiques, dont l’absence l’empêche d’atténuer une situation d’urgence ou de soutenir le rétablissement à la suite d’une situation d’urgence. Ces demandes n’ont pas pour destinataires des microentreprises et de petites entreprises.».

3. Lorsque les données demandées sont nécessaires pour prévenir ou atténuer une situation d’urgence ou soutenir le rétablissement à la suite d’une situation d’urgence, un organisme demandeur visé au paragraphe 1 agissant sur la base du droit de l’Union ou du droit national peut demander des données à caractère non personnel spécifiques, dont l’absence l’empêche de prévenir ou d’atténuer une situation d’urgence ou de soutenir le rétablissement à la suite d’une situation d’urgence. Ces demandes n’ont pas pour destinataires des microentreprises et de petites entreprises.».

Exposé des motifs

Il est également essentiel de disposer d’un accès rapide aux données pour prévenir les situations d’urgence imminentes.

Amendement 7

COM(2025) 837 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Modifier comme suit

Article 1er, paragraphe 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

L’article 17 est modifié comme suit:

L’article 17 est modifié comme suit:

a)

le paragraphe 1 est modifié comme suit:

a)

le paragraphe 1 est modifié comme suit:

i)

la partie introductive est remplacée par le texte suivant:

i)

la partie introductive est remplacée par le texte suivant:

«Lorsqu’un organisme du secteur public, la Commission, la Banque centrale européenne ou un organe de l’Union demande des données en vertu de l’article 15 bis, il ou elle:»;

«Lorsqu’un organisme du secteur public, la Commission, la Banque centrale européenne ou un organe de l’Union demande des données en vertu de l’article 15 bis, il ou elle:»;

ii)

les points b) et c) sont remplacés par le texte suivant:

ii)

les points b) et c) sont remplacés par le texte suivant:

«b)

démontre que les conditions d’introduction d’une demande au titre de l’article 15 bis sont remplies;

«b)

démontre que les conditions d’introduction d’une demande au titre de l’article 15 bis sont remplies;

c)

explique la finalité de la demande, l’utilisation qu’il est prévu de faire des données demandées, y compris, le cas échéant, par un tiers conformément au paragraphe 4 du présent article, la durée de cette utilisation et, le cas échéant, la manière dont le traitement de données à caractère personnel doit répondre à la situation d’urgence;»;

c)

explique la finalité de la demande, l’utilisation qu’il est prévu de faire des données demandées, y compris, le cas échéant, par un tiers conformément au paragraphe 4 du présent article, la durée de cette utilisation et, le cas échéant, la manière dont le traitement de données à caractère personnel doit répondre à la situation d’urgence;»;

b)

le paragraphe 2 est modifié comme suit:

b)

le paragraphe 2 est modifié comme suit:

i)

le point c) est remplacé par le texte suivant:

i)

le point c) est remplacé par le texte suivant:

«c)

est proportionnée à la situation d’urgence et dûment motivée, en ce qui concerne la granularité et le volume des données demandées, ainsi que la fréquence d’accès aux données demandées;»;

«c)

est proportionnée à la situation d’urgence et dûment motivée, en ce qui concerne la granularité et le volume des données demandées, ainsi que la fréquence d’accès aux données demandées;»;

ii)

le point e) est supprimé;

ii)

le point e) est supprimé;

c)

les paragraphes 5 et 6 sont supprimés .

c)

le paragraphe 5 est supprimé .

Exposé des motifs

Dans sa proposition, la Commission entend supprimer l’obligation qui lui incombe d’élaborer un modèle de demande de mise à disposition de données; cette intention va à l’encontre de la demande du CdR d’obtenir davantage d’orientations. En outre, l’absence de procédures communes complique la coopération avec les entreprises, les universités ou les jeunes pousses, étant donné que de nombreux ensembles de données sont soumis à des restrictions contractuelles ou de propriété intellectuelle lorsqu’ils sont gérés par des tiers.

Amendement 8

COM(2025) 837 final — train de mesures omnibus numérique sur l’IA

Modifier comme suit

Article 1er, paragraphe 18

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

18. Les chapitres VII bis, VII ter et VII quater suivants sont insérés:

18. Les chapitres VII bis, VII ter et VII quater suivants sont insérés:

[…]

[…]

Article 32 sexvicies Redevances

Article 32 sexvicies Redevances

1)

Les organismes du secteur public qui autorisent la réutilisation de certaines catégories de données protégées peuvent percevoir des redevances pour autoriser la réutilisation de ces données.

1)

Les organismes du secteur public qui autorisent la réutilisation de certaines catégories de données protégées peuvent percevoir des redevances pour autoriser la réutilisation de ces données.

2)

Lorsque les organismes du secteur public perçoivent des redevances, ils prennent des mesures pour inciter à la réutilisation de certaines catégories de données protégées à des fins non commerciales, par exemple à des fins de recherche scientifique, ainsi que par les jeunes pousses, les PME et les petites entreprises à moyenne capitalisation conformément aux règles de l’Union en matière d’aides d’État. À cet égard, les organismes du secteur public peuvent également mettre ces données à disposition moyennant une redevance réduite ou à titre gratuit, notamment pour les jeunes pousses, les PME et les petites entreprises à moyenne capitalisation, les organisations de la société civile, les organismes de recherche et les établissements d’enseignement. À cette fin, les organismes du secteur public peuvent établir une liste des catégories de réutilisateurs pour lesquelles les données ou les documents à des fins de réutilisation sont mis à disposition moyennant une redevance réduite ou à titre gratuit. Cette liste, ainsi que les critères utilisés pour l’établir, sont rendus publics.

2)

Lorsque les organismes du secteur public perçoivent des redevances, ils prennent des mesures pour inciter à la réutilisation de certaines catégories de données protégées à des fins non commerciales, par exemple à des fins de recherche scientifique, ainsi que par les jeunes pousses, les PME et les petites entreprises à moyenne capitalisation conformément aux règles de l’Union en matière d’aides d’État. À cet égard, les organismes du secteur public peuvent également mettre ces données à disposition moyennant une redevance réduite ou à titre gratuit, notamment pour les jeunes pousses, les PME et les petites entreprises à moyenne capitalisation, les organisations de la société civile, les organismes de recherche et les établissements d’enseignement , ainsi que les entreprises établies dans l’un des 27 États membres de l’Union . À cette fin, les organismes du secteur public peuvent établir une liste des catégories de réutilisateurs pour lesquelles les données ou les documents à des fins de réutilisation sont mis à disposition moyennant une redevance réduite ou à titre gratuit. Cette liste, ainsi que les critères utilisés pour l’établir, sont rendus publics.

[…]

[…]

Exposé des motifs

Les organismes publics devraient accorder des incitations aux entreprises établies dans l’Union européenne pour réutiliser certaines catégories de données protégées.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

Observations générales

1.

se félicite de l’orientation stratégique prise par la Commission européenne et des propositions «omnibus» qu’elle présente dans le dessein de fusionner, de simplifier et de clarifier les règlements en vigueur; constate que les exigences juridiques et la situation géopolitique ne cessent d’alourdir les obligations qui pèsent sur les collectivités locales et régionales, alors que par ailleurs, on insiste vivement sur la capacité d’innovation grâce aux données et à l’intelligence artificielle (IA);

2.

note que la charge cumulée liée au respect de multiples cadres réglementaires qui se chevauchent continue de peser lourdement sur les entreprises européennes et sur la compétitivité technologique de l’Union et qu’elle empêche dans les faits les collectivités locales de moindre taille d’adopter des améliorations de leurs services publics fondés sur l’IA, ce qui aggrave les fractures numériques existantes; fait valoir la nécessité de règles qui favorisent véritablement l’innovation et qui encouragent ainsi l’investissement et la prise de risque et permettent de passer du stade de la recherche et du développement à celui de technologies commercialisables;

3.

souligne que l’Union européenne doit rester quoi qu’il en soit un acteur mondial de premier plan en matière de réglementation de l’économie numérique, sachant qu’il s’agit là d’un impératif essentiel pour son autonomie stratégique, sa compétitivité et la protection de la démocratie; estime qu’il s’impose dans ce contexte que le cadre réglementaire de l’économie numérique reste centré sur l’humain et que les mesures de simplification se conforment pleinement à l’éthique, à la protection de la vie privée et des données, à la sécurité de l’information et à la bonne gouvernance;

4.

déplore que les trains de mesures «omnibus» dans le domaine du numérique et de l’intelligence artificielle n’ont pas fait l’objet, avant d’être présentés, d’évaluations d’impact appropriées ni de consultations publiques, de sorte à comprendre non seulement l’incidence de ces modifications techniques du point de vue de la simplification et de la réduction des coûts de mise en conformité, mais aussi les répercussions substantielles qu’elles pourraient produire sur les garanties en matière de droits fondamentaux;

5.

se félicite de la mise en place d’un guichet unique normalisé et rationalisé pour signaler les incidents, et constate avec satisfaction qu’il s’agira d’un guichet unique compétent dans plusieurs domaines; relève avec tout autant de satisfaction que les signalements se limitent aux incidents présentant un risque élevé et qu’il est proposé de porter le délai pour y procéder de 72 heures à 96 heures; présume que ces signalements seront traités par l’entremise de l’équipe nationale de réponse aux urgences informatiques de chaque État membre, de sorte à éviter de dédoubler les signalements;

6.

prend acte de la proposition de ne pas ranger les données pseudonymisées parmi les données à caractère personnel, car elle permet à la fois d’alléger la charge administrative et d’ouvrir des perspectives pour la disponibilité et l’utilisation de telles données; souligne dans le même temps qu’il s’impose de maintenir les garanties existantes en raison du risque résiduel de désanonymisation;

7.

propose de faire figurer tant l’IA que la gestion des données et les services en nuage parmi les secteurs stratégiques clés du dispositif «Made in Europe», lequel est destiné à devenir un critère directeur pour les marchés publics; est d’avis que ce label peut permettre aux collectivités locales et régionales d’économiser de leur temps et de leurs ressources, puisqu’un organisme central aura contrôlé et approuvé au préalable la procédure de vérification;

Observations sur le train de mesures «omnibus» sur le numérique («acquis numérique»)

8.

s’inquiète du fait que les règlements appellent un degré élevé d’expertise locale en matière de droit, de technologies et de sécurité, ainsi que de solides capacités financières; fait observer que la pénurie de compétences dans le domaine de l’IA entraîne pour les collectivités locales de moindre taille des difficultés à renforcer leurs propres capacités et les place dans une situation où elles risquent fortement de se retrouver prisonnières pour longtemps de dépendances à l’égard de leurs fournisseurs;

9.

relève que les propositions à l’examen prévoient des modifications qui touchent à la passation des marchés publics et aux contrats qui lient les acheteurs et les fournisseurs; considère de ce fait qu’il convient de recourir à des modèles et à des contrats types avec les fournisseurs locaux, européens et mondiaux; demande de clarifier les modalités selon lesquelles sont traités les contrats conclus avec les fournisseurs mondiaux, et d’apporter des orientations claires concernant les demandes de pays tiers qui désirent accéder à des données;

10.

estime qu’il est grandement besoin de fournir des orientations touchant aux modifications apportées aux champs d’application du RGPD, du règlement sur les données et du règlement sur l’IA, sachant que les communes et les régions ont besoin d’un cadre unifié, opérationnel et juridique pour la mise en œuvre et l’application;

11.

avertit des effets que pourrait avoir sur les collectivités locales et régionales la proposition d’ajouter les ensembles de données de forte valeur à ceux qu’il est prévu de mettre gratuitement à disposition; demande à la Commission européenne de procéder, avant la publication de ses propositions, à l’analyse des incidences sur le plan des finances, des compétences et des techniques qu’entraînent les effets et les avantages de ces modifications;

12.

estime qu’il est besoin de disposer de lignes directrices opérationnelles, de modèles et de programmes de formation structurés destinés notamment aux collectivités locales et régionales en vue de mettre en œuvre les deux règlements «omnibus»;

13.

estime que le train de mesures «omnibus» numérique (acquis numérique) présente de nombreux avantages de taille, tels que les propositions visant à réduire les procédures administratives inutiles, les possibilités de faire payer les données aux entreprises et la simplification du traitement des incidents; propose toutefois, afin que les règlements fassent sentir tous leurs effets, que l’Union européenne fournisse un soutien financier aux programmes régionaux de formation visant à renforcer les compétences techniques spécialisées en matière de gouvernance des données, de cybersécurité et de mise en conformité avec la réglementation dans le domaine numérique; relève qu’il sera aussi besoin d’une formation spécifique sur l’utilisation des nouveaux outils numériques;

Observations sur le train de mesures omnibus numérique sur l’IA

14.

se félicite du train de mesures omnibus numérique sur l’IA et des multiples avantages qu’il présente en vue de réduire la charge administrative et d’abaisser les coûts de mise en conformité avec le règlement sur l’IA, notamment au moyen d’allégements pour les systèmes d’IA à haut risque et de la mise en place de bacs à sable et d’environnements d’essai pour l’IA, et qu’il est bien entendu nécessaire de mettre ces derniers à la disposition de l’échelon infranational et de les adapter aux situations qui y prévalent;

15.

avertit de la nécessité, pour ne pas entraver l’expansion des systèmes d’IA à haut risque, d’aider les collectivités locales et régionales dans des domaines tels que la mise en œuvre des audits algorithmiques, l’analyse des biais, le contrôle humain, les évaluations de l’explicabilité et les validations techniques; relève en outre qu’à cette même fin, des seuils et des amendes élevés pourraient avoir un effet dissuasif;

16.

considère que l’adjonction et la création de nouvelles réglementations dans le domaine de l’IA devraient être proportionnées, de sorte à éviter que des retards interviennent dans la mise en œuvre et l’utilisation de solutions européennes en matière d’IA, et qu’il convient de concevoir la réglementation de sorte qu’elle permette le développement d’initiatives locales plutôt que de profiter aux grandes entreprises technologiques qui dominent déjà le marché;

17.

met en relief l’empreinte environnementale des systèmes d’IA, notamment leur consommation d’énergie et d’eau; insiste également sur l’importance de garantir la cohérence avec les cadres existants de l’Union en matière de durabilité et d’information, ainsi que la disponibilité d’orientations et de normes appropriées;

18.

réitère, dans l’idée de remédier aux problèmes de financement, sa proposition de mettre en place un fonds pour l’IA destiné aux collectivités régionales et locales, lequel aurait pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de toutes les mesures prévues par le plan d’action pour un continent de l’IA et de renforcer les compétences des agents publics de l’échelon infranational dans le domaine de l’IA, ainsi que les autres capacités dont ceux-ci ont besoin;

19.

estime que les ambitions nourries aussi bien par la stratégie pour une union des données que par les propositions de règlement à l’examen vont dans le bon sens, mais qu’il convient encore de régler un certain nombre de problèmes; met en avant le risque que certaines parties de ces propositions s’avèrent contre-productives et se traduisent par des effets négatifs sur le rythme de l’expansion de l’IA et sur l’accès aux données en général; insiste derechef sur le manque criant de ressources et de compétences qui pourrait nuire gravement aux communes et aux régions;

20.

relève que la politique numérique, les infrastructures informatiques, la gestion des données, ainsi que la cybersécurité qu’elles impliquent, se sont muées en des aspects substantiels de la sécurité et de la souveraineté de l’Union; est donc convaincu que la nouvelle législation visant à simplifier l’acquis numérique et à renforcer la résilience et la sécurité des institutions, des entreprises et des citoyens de l’Union, apporte une pièce maîtresse à l’architecture de sécurité de l’Union;

21.

constate que pour l’heure, le règlement sur l’IA n’est pas encore applicable dans son entièreté et qu’il convient de continuer à rassembler des données probantes touchant à son incidence sur l’environnement de l’IA dans l’Union; met en avant les travaux que mène actuellement le réseau de pôles régionaux du CdR (#RegHub), grâce auxquels les expériences concrètes des collectivités locales sont en train d’être collectées dans le but de tirer les enseignements de la mise en œuvre du règlement sur l’IA par les villes et les régions; fait valoir que le CdR est prêt à apporter de manière systématique ses contributions au bilan de qualité numérique que la Commission prévoit de dresser.

Bruxelles, le 7 mai 2026.

La présidente

du Comité européen des régions

Kata TÜTTŐ


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3469/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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28/07/2026

Avis institutionnel52026AS124070

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.124070

28/07/2026

Avis institutionnel52026AS123830

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123830

27/07/2026

Avis institutionnel52026AS122731

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122731

27/07/2026

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