| CELEX | 52025IP0267 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 13 novembre 2025 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/1675 | 22.4.2026 |
P10_TA(2025)0267
Accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique (résolution)
Résolution non législative du Parlement européen du 13 novembre 2025 sur la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique (05853/2025 – C10-0094/2025 – 2025/0009M(NLE))
(C/2026/1675)
Le Parlement européen,
| — | vu le traité sur l’Union européenne, notamment son titre V, qui porte sur l’action extérieure de l’Union, |
| — | vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), notamment son article 207, lu en liaison avec son article 218, paragraphe 6, point a) v), |
| — | vu le projet de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique (05853/2025), |
| — | vu l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique, signé le 7 mai 2025, |
| — | vu la proposition de la Commission du 31 janvier 2025 portant sur une décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union, de l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique (COM(2025)0023), |
| — | vu la demande d’approbation présentée par le Conseil conformément à l’article 207, paragraphe 4, premier alinéa, et à l’article 218, paragraphe 6, deuxième alinéa, point a), du traité FUE (C10-0094/2025), |
| — | vu l’avis 4/2025 du Contrôleur européen de la protection des données sur les propositions de décisions du Conseil relatives à la signature et à la conclusion, au nom de l’Union, de l’accord sur le commerce numérique entre l’Union européenne et la République de Singapour, |
| — | vu l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la République de Singapour (1), entré en vigueur le 21 novembre 2019, |
| — | vu l’accord de protection des investissements entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et la République de Singapour, d’autre part, dont le Parlement a approuvé la conclusion le 13 février 2019, |
| — | vu l’accord de partenariat et de coopération UE-Singapour, signé le 19 octobre 2018, |
| — | vu l’avis 2/15 de la Cour de justice de l’Union européenne du 16 mai 2017 (2), rendu en vertu de l’article 218, paragraphe 11, du traité FUE, demandé par la Commission le 10 juillet 2015, |
| — | vu les principes régissant le commerce numérique UE-Singapour, élément clé du partenariat numérique UE-Singapour (3), |
| — | vu la communication de la Commission du 9 mars 2021 intitulée «Une boussole numérique pour 2030: l’Europe balise la décennie numérique» (COM(2021)0118), |
| — | vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 16 septembre 2021 intitulée «La stratégie de l’UE pour la coopération dans la région indo-pacifique» (JOIN(2021)0024), |
| — | vu la communication de la Commission du 18 février 2021 intitulée «Réexamen de la politique commerciale - Une politique commerciale ouverte, durable et ferme» (COM(2021)0066), |
| — | vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 20 juin 2023 intitulée «La stratégie européenne en matière de sécurité économique» (JOIN(2023)0020), |
| — | vu la déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission européenne du 23 janvier 2023 intitulée «Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique» (4), |
| — | vu sa résolution du 13 février 2019 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la République de Singapour (5), |
| — | vu sa résolution du 5 juillet 2016 sur une nouvelle stratégie d’avenir novatrice en matière de commerce et d’investissement (6), |
| — | vu l’initiative de l’Organisation mondiale du commerce liée à la déclaration conjointe sur le commerce électronique, |
| — | vu la décision (UE) 2022/1643 du Conseil du 20 septembre 2022 relative à la signature, au nom de l’Union, de l’accord global dans le domaine du transport aérien entre les États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et l’Union européenne et ses États membres (7), |
| — | vu la décision du Conseil du 22 décembre 2009 d’engager des négociations bilatérales avec les États membres de l’ASEAN, à commencer par Singapour, en vue de la conclusion d’accords de libre-échange, |
| — | vu les mandats de négociation du 23 avril 2007 en vue d’un accord de libre-échange interrégional avec les États membres de l’ASEAN, |
| — | vu sa résolution législative du 13 novembre 2025 (8) sur le projet de décision du Conseil, |
| — | vu l’article 107, paragraphe 2, de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission du commerce international (A10-0190/2025), |
| A. | considérant que l’Union européenne et Singapour partagent des valeurs importantes, notamment la démocratie, l’état de droit, le respect des droits de l’homme et de la diversité culturelle et linguistique, et un fort attachement aux échanges commerciaux ouverts et fondés sur des règles ainsi qu’au système commercial multilatéral; |
| B. | considérant qu’il s’agit du premier accord autonome sur le commerce numérique que l’Union ait conclu avec un pays partenaire, mais aussi du premier accord bilatéral sur le commerce numérique conclu entre l’Union et un État membre de l’ASEAN; qu’il constitue donc une étape importante vers des règles plus ambitieuses encadrant le commerce numérique à l’échelle mondiale, en particulier dans l’ensemble de la région indo-pacifique, en ce qu’il établit des normes pour le commerce numérique, les flux de données, la protection des données et les droits des consommateurs en ligne; que cet accord servira aussi de référence pour les accords que l’Union négocie actuellement avec les autres économies de l’Asie du Sud-Est; |
| C. | considérant qu’en 2024, Singapour était le 21e partenaire commercial de l’Union pour les biens, et son deuxième partenaire commercial parmi les pays de l’ASEAN; que 1 % des échanges de marchandises de l’Union se faisaient avec Singapour; que l’Union était le cinquième partenaire commercial de Singapour, dont 7,9 % des échanges de marchandises se faisaient avec l’Union; que ces échanges représentaient un peu moins du tiers des échanges de biens et de services entre l’Union et l’ASEAN, et environ deux tiers du montant total des investissements entre ces deux régions; |
| D. | considérant que Singapour est une destination majeure pour les investissements européens en Asie et le premier pays asiatique en volume d’investissements dans l’Union; qu’en 2023, le stock d’investissements directs étrangers (IDE) de l’Union à Singapour s’élevait à 262,9 milliards d’euros, faisant de l’Union la deuxième source d’IDE à Singapour, tandis que le stock d’IDE de Singapour dans l’Union représentait 313,5 milliards d’euros, dans la lignée de la tendance expansionniste observée au cours des années précédentes; |
| E. | considérant qu’en 2023, les échanges de services entre l’Union et Singapour se sont élevés à 80,6 milliards d’euros; |
| F. | considérant que Singapour est membre du partenariat transpacifique global et progressiste et du partenariat économique régional global; |
| G. | considérant que Singapour fait partie des pays avec lesquels il est le plus facile de nouer des relations d’affaires; qu’il dispose de l’une des économies les plus compétitives et les moins corrompues au monde; |
| H. | considérant que le commerce numérique représente environ 25 % de l’ensemble du commerce international et plus de la moitié du commerce international de services; que sa croissance a été plus rapide que celle du commerce traditionnel; que l’Union est au premier rang mondial en exportations comme en importations de services pouvant être fournis par voie numérique; |
| I. | considérant que les relations commerciales bilatérales actuelles entre l’Union et Singapour, encadrées par l’accord de libre-échange UE-Singapour, doivent être approfondies et soutenues par une mise à jour de la réglementation numérique; |
| J. | considérant que le réexamen de la politique commerciale de l’Union effectué en 2021 a reconnu la contribution de la politique commerciale numérique de l’Union à la transition numérique de cette dernière; qu’elle a conduit l’Union à annoncer son intention d’intensifier ses contacts bilatéraux et d’explorer des cadres de coopération plus solides sur les questions numériques liées au commerce avec des partenaires partageant les mêmes valeurs; que la recherche de partenariats avec des pays partageant les mêmes valeurs est également conforme à l’objectif de la stratégie européenne en matière de sécurité économique de 2023; |
| K. | considérant que la stratégie de l’Union pour la coopération dans la région indo-pacifique constate que cette région est à l’avant-garde de l’économie numérique; que cette stratégie propose d’établir des partenariats numériques avec des partenaires clés dans la région, dont Singapour; |
| L. | considérant que cet accord est conforme à l’objectif de l’Union d’établir des règles modernes en matière de commerce numérique avec ses partenaires mondiaux, comme en témoignent les chapitres consacrés au commerce numérique inclus dans les récents accords de libre-échange conclus avec le Royaume-Uni, le Chili et la Nouvelle-Zélande, ainsi que dans l’accord sur les flux transfrontières de données conclu avec le Japon. |
| M. | considérant que l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique vise à renforcer la confiance des consommateurs dans le marché numérique, en améliorant l’accès à l’information, la sécurité et les mécanismes de recours, tout en offrant prévisibilité et sécurité juridique aux entreprises; |
| N. | considérant que les petites et moyennes entreprises (PME), qui ont démontré leur capacité à tirer parti de la numérisation, sont souvent confrontées à davantage d’obstacles que les grandes entreprises dans l’économie numérique et le commerce numérique, en raison du manque de ressources, de compétences et de financement; |
| O. | considérant que la vie privée et la protection des données sont des droits fondamentaux distincts, mais interdépendants, consacrés dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; que la politique commerciale numérique de l’Union doit protéger ces deux droits à part entière; |
| P. | considérant qu’aucune analyse d’impact n’a été réalisée sur la manière dont les accords sur le commerce numérique pourraient modifier les réglementations existantes ou contribuer à la nécessité d’en adopter de nouvelles à l’avenir; |
| Q. | considérant que plusieurs organisations de la société civile et experts en protection des données ont exprimé leurs préoccupations quant à l’autonomie réglementaire de l’Union au vu des dispositions relatives au commerce numérique, en particulier celles concernant les flux de données et le code source; que la mise en œuvre de l’accord devrait répondre à ces préoccupations; |
| R. | considérant que le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a recommandé de modifier l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique et d’y préciser que chaque partie peut adopter et maintenir les garanties qu’elle juge appropriées pour assurer la protection des données à caractère personnel et de la vie privée, y compris au moyen de règles relatives au transfert transfrontière de données à caractère personnel, afin d’indiquer explicitement que rien dans cet accord ne nuit à la protection des données à caractère personnel et de la vie privée assurée par les garanties respectives des parties et que les «objectifs légitimes d’intérêt public» permettant aux autorités de régulation d’exiger l’accès au code source comprennent non seulement ceux qui sont actuellement énumérés dans cet accord, mais aussi la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel; |
| 1. | se félicite de la signature de l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique, qui a eu lieu le 7 mai 2025 à Singapour; |
| 2. | constate que cet accord établit des règles contraignantes en matière de commerce de biens et de services réalisé par voie électronique; relève que ces règles renforceront les relations commerciales bilatérales entre l’Union européenne et Singapour, ce qui accroîtra la confiance des consommateurs et garantira la prévisibilité et la sécurité juridique pour les entreprises pratiquant le commerce numérique; |
| 3. | rappelle que cet accord devrait profiter aux consommateurs, aux citoyens, aux travailleurs et aux PME, et que toutes les entités opérant dans le marché unique doivent se conformer à la réglementation de l’Union, en respectant les normes les plus élevées en matière de droits fondamentaux, qui comprennent les droits du travail et les droits numériques ainsi que l’équité du marché, ce qui favorise la confiance envers l’économie numérique; prend note des préoccupations exprimées par les organisations de la société civile, qui affirment que les garanties apportées pourraient ne pas suffire à protéger ces droits; |
| 4. | rappelle que l’accord s’applique à tous les types d’échanges commerciaux réalisés par voie électronique et qu’il vise à garantir la prévisibilité et la sécurité juridique du commerce en ligne, tout en laissant une certaine marge de manœuvre politique aux parties, étant donné qu’il vise à imposer les normes strictes de l’Union en matière de protection des données à caractère personnel et de la vie privée et que les deux parties conservent le droit de mettre en œuvre et de maintenir des mesures visant à protéger les données à caractère personnel et la vie privée; |
| 5. | fait observer que l’avis du CEPD souligne que la protection des données à caractère personnel est un droit fondamental dans l’Union et qu’elle ne peut faire l’objet de négociations dans le cadre des accords commerciaux de l’Union; renvoie aux dispositions horizontales convenues entre le Parlement, le Conseil et la Commission, qui n’autorisent les négociations sur les flux de données que dans la mesure où elles ne compromettent pas la capacité de l’Union à protéger la vie privée et les données à caractère personnel pour les flux de données transfrontières et la protection des données à caractère personnel et de la vie privée; prend également note des inquiétudes exprimées par le CEPD quant à l’absence de dispositions juridiquement contraignantes équivalentes aux dispositions horizontales relatives aux flux de données transfrontières et à la protection des données à caractère personnel et de la vie privée adoptées par l’Union en 2018; |
| 6. | souligne que cet accord facilitera les transactions électroniques, en introduisant des signatures et une authentification électroniques, et favorisera un environnement en ligne sûr, en protégeant les consommateurs et leurs données; insiste, dans ce contexte, sur la nécessité de garantir la protection des consommateurs dans l’économie en ligne et hors ligne; estime en outre que l’accord garantira la sécurité juridique pour les entreprises, grâce à la protection du code source et à l’interdiction des transferts forcés de technologie, améliorera l’accès au commerce électronique, simplifiera le commerce numérique et réduira la charge administrative qui pèse sur le commerce en ligne, en permettant la facturation électronique et le commerce dématérialisé; se félicite que cet accord encourage la coopération réglementaire sur les questions liées au commerce numérique, afin de promouvoir le développement du commerce numérique et de garantir l’inclusion numérique pour les PME; souligne qu’il est essentiel de compléter cet accord par des conditions techniques et réglementaires qui rendent le commerce numérique accessible au plus grand nombre d’acteurs possible, en particulier pour garantir que les PME puissent bénéficier de l’accord; reconnaît en particulier la nécessité de réduire la charge administrative pesant sur les PME, ce qui est essentiel pour leur compétitivité sur les marchés numériques; se félicite de cet accord, qui devrait constituer la première étape vers l’élimination des obstacles et des difficultés rencontrés par les PME, mais aussi faciliter le commerce numérique; |
| 7. | souligne que les dispositions de l’accord sur les messages électroniques commerciaux non sollicités devraient, à l’avenir, élargir la définition du pourriel en y incluant toutes les communications, ce qui pérenniserait ces dispositions face aux technologies émergentes, tout en traitant le problème actuel du démarchage téléphonique; |
| 8. | souligne que la mise en œuvre cet accord doit pleinement respecter les réglementations actuelles et à venir de l’Union en matière de confidentialité des données, de données à caractère personnel, de protection des consommateurs et d’IA, et qu’elle ne devrait pas affaiblir la capacité de l’Union à maintenir son autorité réglementaire, à faire respecter la législation et à protéger les droits fondamentaux; souligne la nécessité de permettre aux organismes de régulation de s’assurer que les entreprises respectent la législation de l’Union, telle que le règlement sur l’IA (9), de veiller à la pleine application de ladite législation numérique et de protéger les droits des citoyens, renforçant ainsi la sécurité et la confiance des consommateurs; demande la mise en place de mesures visant à interdire les transferts forcés de technologies liées aux droits de propriété intellectuelle dans le code source; |
| 9. | se félicite que les dispositions de l’accord relatives aux flux transfrontières de données s’appliquent à tous les secteurs et garantissent la libre circulation des données; souligne que ces dispositions s’appuient sur la pratique établie et s’accompagnent d’une certaine marge de manœuvre réglementaire, qui permet aux régulateurs et aux autorités de surveillance d’exercer leur droit de protéger les données, la vie privée et d’autres objectifs de politique publique; |
| 10. | souligne qu’il est nécessaire de protéger le cadre européen en matière de données et de droits numériques, comme indiqué dans la déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique; insiste sur le fait que les dispositions de l’accord relatives à la libre circulation des données doivent être mises en œuvre conformément au niveau de protection en vigueur dans l’Union, afin de garantir une protection solide des données à caractère personnel; |
| 11. | constate que les dispositions relatives au code source figurant dans cet accord sont légèrement plus avancées que celles des accords précédents, ce qui renforce encore le rôle de la protection du code source; estime que cela est essentiel pour protéger les petites et moyennes entreprises ainsi que les jeunes entreprises contre les transferts de technologie forcés; souligne qu’il importe de veiller à ce que les PME puissent participer efficacement au commerce numérique et bénéficier d’un accès équitable au marché; rappelle, à cet égard, les objectifs stratégiques de l’Union en faveur de l’industrialisation et de la souveraineté technologique; souligne toutefois que la surveillance réglementaire et une certaine marge de manœuvre politique sont toutes deux nécessaires; insiste sur la nécessité de veiller à ce que l’accord ne compromette pas l’application de la réglementation numérique de l’Union; fait observer que, bien que l’accord interdise aux pays tiers d’exiger le code source des entreprises de l’Union afin de prévenir le vol de propriété intellectuelle, certains craignent que la formulation actuelle ne limite la capacité des régulateurs à faire respecter la législation, notamment le règlement sur l’IA; souligne que la protection de la propriété intellectuelle ne doit pas se faire au détriment de l’application effective du droit de l’Union; |
| 12. | plaide pour que l’Union joue le rôle d’organisme mondial de normalisation en matière de gouvernance numérique fondée sur les droits; |
| 13. | souligne l’importance stratégique de cet accord, étant donné la position de Singapour en tant que point d’accès à l’ensemble de la région de l’ASEAN; reconnaît que l’incidence de cet accord dépasse les frontières de l’Union; réclame donc des dispositions strictes en matière de code source et de flux de données, afin de protéger les droits numériques; juge que cet accord marque une étape importante dans l’ambition de l’Union d’influencer la réglementation mondiale sur le commerce numérique, et ainsi de faire progresser sa vision de l’économie numérique; prend note de l’expérience antérieure de la République de Singapour en matière de conclusion d’accords bilatéraux sur le commerce numérique; |
| 14. | souligne l’importance de conclure des accords bilatéraux dans le contexte géopolitique actuel; invite donc la Commission et les États membres à étudier les possibilités de conclure des accords sur le commerce numérique avec d’autres partenaires; |
| 15. | rappelle que l’avis du CEPD contient des recommandations quant à la formulation précise de l’accord en ce qui concerne les données à caractère personnel et la vie privée, dont il conviendra de tenir compte dans les futurs accords sur le commerce numérique, si l’on veut renforcer la législation européenne relative à la protection de la vie privée et des données dans les litiges commerciaux; invite la Commission à examiner les moyens de compléter l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique; prie la Commission de tirer les enseignements de ces recommandations lors de la mise en œuvre de ce règlement ainsi que de la rédaction de futurs accords sur le commerce numérique; |
| 16. | fait remarquer l’absence d’analyse juridique sur la compatibilité entre l’accord entre l’Union européenne et la République de Singapour sur le commerce numérique, ou tout autre accord similaire, et la réglementation de l’Union en vigueur; demande donc à la Commission de mener une évaluation ex post de cet accord et des conséquences de ses dispositions sur l’espace réglementaire de l’Union; invite la Commission à faire rapport au Parlement sur la mise en œuvre de cet accord; |
| 17. | invite la Commission à veiller à la modernité du cadre réglementaire de l’Union en matière de commerce numérique, en élaborant une politique commerciale numérique tournée vers l’avenir qui préserve l’autonomie réglementaire, garantisse le contrôle démocratique et s’adapte aux évolutions technologiques; |
| 18. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu’au gouvernement et au Parlement de la République de Singapour. |
(1) Accord de libre-échange entre l’Union européenne et la République de Singapour (JO L 294 du 14.11.2019, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/agree_internation/2019/1875/oj).
(2) Avis 2/15 de la Cour de justice du 16 mai 2017, ECLI:EU:C:2017:376.
(3) Partenariat numérique UE-Singapour, 2023, https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/library/eu-singapore-digital-partnership.
(4) JO C 23 du 23.1.2023, p. 1.
(5) JO C 449 du 23.12.2020, p. 341.
(6) JO C 101 du 16.3.2018, p. 30.
(7) JO L 248 du 26.9.2022, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2022/1643/oj.
(8) Textes adoptés de cette date, P10_TA(2025)0266.
(9) Règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) no 300/2008, (UE) no 167/2013, (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828 (règlement sur l’intelligence artificielle) (JO L, 2024/1689, 12.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1675/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
P10_TA(2025)0340 — Enlèvement massif d’enfants au Nigéria, y compris à l’école catholique Saint Mary, à Papiri — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les enlèvements massifs d’enfants au Nigéria, y compris à l’école catholique Saint Mary, à Papiri (2025/3029(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0345 — Attaques hybrides continues de la Biélorussie contre la Lituanie — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les attaques hybrides continues de la Biélorussie contre la Lituanie (2025/3025(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0339 — Arrestations et jugements arbitraires en Azerbaïdjan des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les arrestations et jugements arbitraires en Azerbaïdjan des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov (2025/3028(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0343 — Mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l'état de droit — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur la mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l’état de droit (2025/2061(INI))
18/12/2025