| CELEX | 52025IP0299 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 26 novembre 2025 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/1708 | 24.4.2026 |
P10_TA(2025)0299
Protection des mineurs en ligne
Résolution du Parlement européen du 26 novembre 2025 sur la protection des mineurs en ligne (2025/2060(INI))
(C/2026/1708)
Le Parlement européen,
| — | vu le règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) (1), |
| — | vu sa résolution du 12 décembre 2023 sur la conception addictive des services en ligne et la protection des consommateurs dans le marché unique de l’Union (2), |
| — | vu sa résolution du 12 mars 2009 sur la protection des consommateurs, et en particulier des mineurs, en ce qui concerne l’utilisation des jeux vidéo (3), |
| — | vu sa résolution du 18 janvier 2023 sur la protection des consommateurs dans les jeux vidéo en ligne: approche à l’échelle du marché unique européen (4), |
| — | vu la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989, et l’observation générale no 25 (2021) du Comité des droits de l’enfant des Nations unies du 2 mars 2021 sur les droits de l’enfant en relation avec l’environnement numérique, |
| — | vu le règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) no 300/2008, (UE) no 167/2013, (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828 (règlement sur l’intelligence artificielle) (5), |
| — | vu la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur et modifiant la directive 84/450/CEE du Conseil et les directives 97/7/CE, 98/27/CE et 2002/65/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CE) no 2006/2004 du Parlement européen et du Conseil (directive sur les pratiques commerciales déloyales) (6), |
| — | vu le bilan de qualité de la législation de l’Union en matière de protection des consommateurs pour ce qui est de l’équité numérique réalisé par la Commission (7), |
| — | vu la communication de la Commission du 17 décembre 2021 intitulée «Orientations concernant l’interprétation et l’application de la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur» (8) (orientations relatives à la directive sur les pratiques commerciales déloyales), |
| — | vu la communication de la Commission du 7 octobre 2025 intitulée «Lignes directrices concernant des mesures visant à garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs en ligne, conformément à l’article 28, paragraphe 4, du règlement (UE) 2022/2065» (9), |
| — | vu le règlement (UE) 2017/2394 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2017 sur la coopération entre les autorités nationales chargées de veiller à l’application de la législation en matière de protection des consommateurs et abrogeant le règlement (CE) no 2006/2004 (10) (règlement sur la protection des consommateurs), |
| — | vu la directive (UE) 2018/1808 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2018 modifiant la directive 2010/13/UE visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive «Services de médias audiovisuels»), compte tenu de l’évolution des réalités du marché (11), |
| — | vu sa résolution du 9 mai 2023 sur l’application de la directive révisée «Services de médias audiovisuels» (12), |
| — | vu la communication de la Commission du 11 mai 2022 intitulée «Une décennie numérique pour les enfants et les jeunes: la nouvelle stratégie européenne pour un internet mieux adapté aux enfants» (COM(2022)0212), |
| — | vu le règlement (UE) 2024/1183 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 modifiant le règlement (UE) n° 910/2014 en ce qui concerne l’établissement du cadre européen relatif à une identité numérique (13) (règlement eIDAS2), |
| — | vu la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que contre les matériels relatifs à des abus sexuels sur enfants, et remplaçant la décision-cadre 2004/68/JAI du Conseil (COM(2024)0060), publiée par la Commission le 6 février 2024, |
| — | vu le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (14), |
| — | vu l’article 55 de son règlement intérieur, |
| — | vu l’avis de la commission de la culture et de l’éducation, |
| — | vu le rapport de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (A10-0213/2025), |
| A. | considérant que 97 % des jeunes utilisent l’internet quotidiennement; que 78 % des jeunes de 13 à 17 ans déclarent consulter leurs appareils au moins une fois par heure et 46 % presque constamment (15); que les jeunes de 16 à 24 ans passent en moyenne plus de sept heures par jour sur l’internet (16); que plus de la moitié des consommateurs de l’Union jouent régulièrement à des jeux vidéo et que, parmi les enfants âgés de 11 à 14 ans, ce chiffre atteint 84 % (17); que parmi les mineurs qui jouent aux jeux vidéo, 64 % d’entre eux dépensent en moyenne de 1 à 20 euros par mois pour des jeux, tandis qu’il y a eu une augmentation des dépenses mensuelles moyennes des enfants et des consommateurs en général, qui sont passées de 33 euros en 2020 à 39 euros en 2023 (18); |
| B. | considérant que l’on constate chez un enfant ou jeune sur quatre une utilisation «problématique» ou «dysfonctionnelle» du smartphone, caractérisée par des comportements qui rappellent ceux de la dépendance (19); que les mineurs sont plus vulnérables aux contenus générés par l’IA, aux compagnons d’IA et autres dialogueurs, car leurs capacités cognitives sont encore en développement; que la recherche montre que la consultation régulière des médias sociaux pourrait être associée chez les adolescents à des modifications de la sensibilité neuronale en ce qui concerne l’anticipation des récompenses et des punitions sociales; qu’il y aurait, selon certaines études, un lien entre l’augmentation des problèmes de santé mentale des adolescents et l’utilisation excessive des médias sociaux, et que la pression des médias sociaux a été reconnue comme l’une des cinq causes principales de troubles de la santé mentale chez les mineurs, tels que l’anxiété et la dépression accrues; que l’Organisation mondiale de la santé reconnaît la dépendance aux jeux vidéos comme un trouble de la santé mentale; que des études ont montré que l’utilisation excessive des médias sociaux peut avoir des effets sur le développement cérébral et les capacités cérébrales des mineurs; que des corrélations ont été constatées entre l’utilisation excessive des médias sociaux et le manque de contrôle des impulsions; |
| C. | considérant que les citoyens, en particulier les mineurs, utilisent de plus en plus les médias sociaux, les plateformes de partage de vidéos et de contenus et les agrégateurs en ligne, y compris pour la consommation de l’information; que les personnalités publiques et les influenceurs actifs sur ces plateformes en ligne ont acquis un poids déterminant dans l’orientation du débat public; que de nombreux utilisateurs, y compris des mineurs, éprouvent des difficultés à faire la distinction entre les vraies et les fausses informations dans les actualités en ligne; qu’il est impératif de faire en sorte que ces plateformes soient conçues et exploitées de manière responsable, tout en développant chez les mineurs l’esprit critique, l’éducation aux médias et l’habileté numérique; |
| D. | considérant que l’éducation au numérique et aux médias est essentielle pour renforcer la résilience des enfants face aux risques en ligne, y compris la désinformation et les contenus préjudiciables, tout en les dotant des compétences nécessaires pour naviguer dans le monde numérique, y contribuer et le façonner, de manière responsable et en toute confiance; que des programmes éducatifs complets et des campagnes de sensibilisation sont essentiels pour informer les mineurs, les parents, les tuteurs et les éducateurs des risques et des pratiques sûres en ligne; qu’ils doivent englober des mesures ciblées pour les mineurs, les parents, les tuteurs et les éducateurs, des techniques de prévention, des campagnes de sensibilisation, d’éducation aux médias et d’habileté numérique, ainsi que des informations sur les outils visant à limiter l’accès à des contenus inappropriés à l’âge ou préjudiciables; |
| E. | considérant que les technologies numériques et les services en ligne peuvent être bénéfiques pour les mineurs, en leur offrant de nouvelles occasions de s’exprimer, de créer et de développer leurs talents, tout en accompagnant leur parcours scolaire; qu’il est essentiel de garantir un droit d’accès des mineurs à l’internet car il participe à leur liberté d’expression, d’apprentissage, d’information et d’opinion; que les mineurs ne devraient pas être des consommateurs passifs de la technologie, mais contrôler activement les technologies qu’ils utilisent; que l’habileté numérique et l’éducation aux médias sont des facteurs clés de la participation active, créative et civique des enfants en ligne, leur permettant d’acquérir les compétences nécessaires pour participer activement au monde numérique de manière responsable et en toute confiance, en allant au-delà de la simple prévention des risques; |
| F. | considérant que le marché de la publicité d’influence en Europe a connu une croissance significative ces dernières années, sous l’effet de l’importance croissante des plateformes de médias sociaux, de l’augmentation des budgets de publicité numérique et de la préférence croissante des marques pour des formes de marketing plus authentiques; que les entreprises s’efforcent d’entrer en contact avec des consommateurs plus jeunes et plus férus de technologies, et que le marketing d’influence s’est imposé comme une stratégie clé pour développer la notoriété, la confiance et la crédibilité d’une marque; que le marché européen du marketing d’influence devrait croître à un taux annuel moyen d’environ 12 % au cours des cinq prochaines années et que, d’ici à 2030, la taille du marché devrait dépasser 6,4 milliards d’EUR, ce qui témoigne de perspectives de croissance robustes; que seulement 20 % des influenceurs indiquent systématiquement la nature commerciale du contenu partagé; |
| G. | considérant que de plus en plus de mineurs se transforment en créateurs de contenu ou en enfants influenceurs, ce qui implique parfois une commercialisation ou une exposition publique précoce, et peut conduire à une exploitation sans consentement; |
| H. | considérant qu’à l’heure actuelle, aucun texte législatif de l’Union ne couvre de manière complète la protection des mineurs dans les écosystèmes numériques; que les mineurs devraient bénéficier d’une protection égale quel que soit leur lieu de résidence; que les plateformes et les applications en ligne présentent des finalités, des services, des conceptions, des interfaces et des caractéristiques variées, impliquant des risques distincts pour les mineurs, et qu’il convient dès lors d’appliquer des mesures proportionnées et une évaluation fondée sur une analyse des risques; que les mineurs devraient bénéficier d’un niveau plus élevé de protection en ligne, ce qui exige une approche européenne harmonisée; qu’il convient de trouver un équilibre entre une meilleure protection des mineurs et le respect de leur droit d’accéder à l’information et de participer à des communautés en ligne; |
| I. | considérant que le règlement sur les services numériques reconnaît la protection des mineurs comme un objectif stratégique important de l’Union et comprend des dispositions essentielles visant à garantir une meilleure protection des mineurs en ligne, telles que l’article 14, paragraphe 3, l’article 28, l’article 34, paragraphe 1, point d), l’article 35, paragraphe 1, point j), et l’article 44, paragraphe 1, point j); que les lignes directrices de la Commission sur les mesures visant à garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs en ligne, conformément à l’article 28, paragraphe 4, du règlement (UE) 2022/2065, précisent les règles relatives à la protection des mineurs en ligne; |
| J. | considérant que la directive «Services de médias audiovisuels» fait de la protection des mineurs un objectif majeur de l’action publique et prévoit des dispositions pour renforcer leur sécurité en ligne, notamment sur les plateformes de partage de vidéos; |
| K. | considérant que le système PEGI est un système européen de classification du contenu des jeux vidéo qui aide les consommateurs, en particulier les parents, à prendre des décisions en connaissance de cause quant à la pertinence des jeux vidéo et des applications pour différents groupes d’âge; |
| L. | considérant que des études menées dans plusieurs pays de l’Union montrent que les mineurs ont accès à des contenus pornographiques, parfois involontairement, dès leur plus jeune âge; que le visionnage de pornographie peut exposer les enfants à des contenus violents et inadaptés à leur âge, une circonstance dont il a été démontré qu’elle contribue à l’augmentation des agressions et de la violence sexuelle et qu’elle peut déclencher des comportements sexuels préjudiciables chez les enfants et les adolescents; |
| M. | considérant que le règlement sur les services numériques reconnaît que les outils de contrôle parental font partie des mesures d’atténuation des risques pour les plateformes en ligne accessibles aux mineurs, comme le prévoit l’article 35, paragraphe 1, point j), et qu’ils jouent donc un rôle important dans la gestion des risques pour la sécurité, la vie privée et le bien-être des mineurs dans l’environnement numérique; |
| N. | considérant que le nombre de jeunes femmes victimes de violences sexistes augmente d’année en année, en particulier dans la sphère en ligne; que l’absence d’action et la persistance des abus en ligne poussent les jeunes femmes hors de la sphère numérique et portent atteinte à leur liberté d’expression; |
| O. | considérant qu’il est urgent de mettre en œuvre et de faire appliquer efficacement la législation en vigueur de l’Union et de relever les défis qui subsistent afin de créer un environnement en ligne sûr pour tous les utilisateurs, en particulier les mineurs; considérant que la collaboration avec les États membres est nécessaire pour garantir une mise en œuvre et une application cohérentes des mesures de protection dans l’ensemble de l’Union; que l’application de la législation européenne existante reste assortie de ressources insuffisantes dans les États membres, ce qui se traduit par une mise en œuvre fragmentée et des disparités au niveau de la protection en ligne dont ont besoin les mineurs; que la coopération internationale avec les pays tiers et les organisations mondiales est essentielle pour faire face à la nature transfrontière des risques et des préjudices en ligne; |
| P. | considérant que plusieurs États membres ont demandé l’élaboration d’une approche commune sur la majorité numérique et ont déjà adopté des lois nationales en la matière; |
| Q. | considérant que la protection des données des mineurs est de la plus haute importance, afin que leurs données ne soient pas utilisées de manière abusive ou exploitées, et qu’un niveau élevé de protection de leur vie privée, de leur sécurité et de leur sûreté soit garanti dans toutes les interactions en ligne, conformément au règlement sur les services numériques; |
| R. | considérant que la liberté d’expression et d’information, garantie par le règlement sur les services numériques, n’empêche pas la mise en œuvre de mesures efficaces de protection des mineurs en ligne; |
| S. | considérant que la Commission s’est engagée, dans ses lettres de mission et ses auditions, à proposer un règlement sur l’équité numérique pour lutter contre les techniques et les pratiques commerciales contraires à l’éthique liées aux interfaces trompeuses, au marketing par les influenceurs des médias sociaux, à la conception addictive des produits et services numériques et au profilage en ligne, en particulier lorsque les vulnérabilités des consommateurs sont exploitées à des fins commerciales, et ce pour l’ensemble des consommateurs, y compris les mineurs; |
Mise en œuvre et exécution de la législation en vigueur
| 1. | souligne que le règlement sur les services numériques impose aux plateformes en ligne accessibles aux mineurs de mettre en place des mesures appropriées et proportionnées pour garantir que les mineurs bénéficient d’un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité lorsqu’ils utilisent leurs services; |
| 2. | prend acte des lignes directrices de la Commission sur les mesures visant à garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs en ligne, conformément à l’article 28, paragraphe 4, du règlement sur les services numériques; se félicite du large champ d’application des lignes directrices, qui comprennent des principes tels que le respect de la vie privée et la sécurité dès la conception et des orientations pratiques sur l’application des mécanismes de confirmation selon une approche fondée sur les risques, y compris la recommandation visant à ce que les plateformes à haut risque adoptent des mécanismes précis, solides et respectueux de la vie privée pour vérifier l’âge; se félicite, en outre, que les lignes directrices soient favorables aux paramètres de protection par défaut, réaffirment la responsabilité des fournisseurs d’applications, indépendamment de la délégation aux opérateurs de systèmes d’exploitation, et plaident en faveur d’outils existants tels que les codes de sécurité dès la conception en ligne et les analyses d’impact sur les droits de l’enfant; |
| 3. | estime que les lignes directrices de la Commission pourraient être encore améliorées, en particulier en ce qui concerne la protection des mineurs contre la conception addictive, les recommandations fondées sur le profilage et les recommandations fondées sur l’engagement; note également que ces lignes directrices ne sont pas juridiquement contraignantes et qu’une action législative supplémentaire pourrait être nécessaire; |
| 4. | souligne qu’il importe de mettre en œuvre rapidement et d’appliquer de manière effective le règlement sur les services numériques et les autres actes législatifs de l’Union en la matière, y compris la directive «Services de médias audiovisuels», si l’on veut atteindre l’objectif consistant à garantir un environnement en ligne sûr pour les mineurs; se félicite des enquêtes ouvertes par la Commission au titre du règlement sur les services numériques dans le domaine de la protection des mineurs en ligne, qui portent notamment sur les comportements addictifs, le phénomène de la «spirale infernale» (rabbit hole), les mécanismes de confirmation de l’âge et les systèmes de recommandation; demande instamment à la Commission de conclure ses enquêtes dans les plus brefs délais et de prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires, notamment l’imposition d’amendes et de mesures correctives efficaces, conformément aux règles établies par le règlement sur les services numériques; |
| 5. | rappelle que la Commission européenne a ouvert, le 27 mai 2025, une procédure formelle à l’encontre des principales plateformes pornographiques pour violation des obligations découlant du règlement sur les services numériques; souligne que les enquêtes de la Commission portent spécifiquement sur la protection des mineurs en ligne et sur l’absence de mesures efficaces pour vérifier l’âge des utilisateurs; rappelle que les contenus pornographiques, ainsi que les contenus violents et les contenus qui perpétuent des opinions misogynes, racistes ou homophobes, peuvent avoir des conséquences physiques, sociales et émotionnelles extrêmement graves pour les mineurs, avec des effets néfastes sur leur développement psychologique; |
| 6. | souligne l’importance des actions coordonnées du réseau de coopération pour la protection des consommateurs (CPC) dans le domaine de la protection des mineurs en ligne, qui se concentrent notamment sur les appels directs aux enfants dans les publicités, l’utilisation de techniques commerciales agressives, le manque d’informations claires et transparentes et le marketing d’influence; |
| 7. | exprime sa préoccupation face à la diffusion, sur les plateformes en ligne, de tendances et de défis dangereux, ainsi que de campagnes de désinformation ciblées, soulignant que ces phénomènes peuvent avoir des effets néfastes sur les mineurs; souligne le manque de sensibilisation des parents et des tuteurs, dont la capacité à réagir avant que les dommages soient survenus reste souvent limitée; invite instamment les plateformes en ligne à évaluer en amont les risques que leurs services présentent pour les mineurs, conformément au cadre législatif en vigueur, et à détecter rapidement l’apparition de tendances et de défis dangereux; invite la Commission à mettre en place, en coopération avec les centres pour un internet plus sûr, un mécanisme d’alerte rapide efficace au niveau de l’Union européenne pour détecter ces problèmes et exiger des plateformes qu’elles prennent des mesures d’atténuation; invite la Commission à recommander aux plateformes d’afficher des encarts d’information sur les ressources disponibles en cas de crise, indiquant les coordonnées de services tiers spécialisés, tels que les associations de prévention du suicide ou de lutte contre les troubles alimentaires; |
| 8. | se dit préoccupé par le recrutement de mineurs par des réseaux criminels sur des plateformes en ligne; s’inquiète de l’absence de mesures d’atténuation plus ambitieuses pour protéger les mineurs, en particulier en ce qui concerne les procédures de détection et d’action, les algorithmes de recommandation hyperpersonnalisés et fondés sur l’engagement conduisant à des comportements addictifs, et les interfaces truquées; s’alarme de la tendance récente de certaines grandes plateformes en ligne à assouplir leurs pratiques strictes de modération des contenus; craint fortement que cette tendance expose davantage les mineurs et d’autres utilisateurs vulnérables à des contenus nuisibles, illégaux ou inappropriés, sapant ainsi les efforts déployés pour garantir un environnement en ligne sûr; |
| 9. | souligne l’importance des dispositions du règlement sur les services numériques relatives à l’évaluation des risques, et attire l’attention sur le fait que les évaluations des risques relatives à la sécurité des mineurs en ligne effectuées par les très grandes plateformes en ligne et les très grands moteurs de recherche sont souvent insuffisantes, qu’elles ne dépassent pas les informations déjà accessibles au public, sont rarement soumises à un contrôle véritablement indépendant et sous-estiment les dangers auxquels les mineurs sont exposés; invite la Commission à utiliser pleinement les outils disponibles en vertu du règlement sur les services numériques pour remédier à ces problèmes et veiller à ce que les obligations en matière d’évaluation des risques et les mesures d’atténuation correspondantes soient pleinement respectées; invite la Commission à vérifier, dans le cadre de ses pouvoirs d’exécution au titre du règlement sur les services numériques, que les plateformes en ligne s’engagent à respecter leurs propres conditions générales; invite la Commission à envisager, en dernier recours, d’interdire les sites ou applications qui persistent dans le non-respect des règles; invite la Commission à fournir des orientations, des critères, des repères et un cadre clair pour les audits indépendants; |
| 10. | invite la Commission à renforcer la solidité des évaluations des risques en précisant les informations, données et analyses à intégrer dans les évaluations systémiques, par exemple les données comparant les recettes de publicités personnalisées destinées aux enfants par rapport à des publicités non personnalisées, une évaluation des risques pour les mineurs, ainsi que l’influence des algorithmes sur l’expérience des utilisateurs mineurs, en particulier la façon dont ces algorithmes peuvent exposer les mineurs à des contenus illicites ou à des fonctionnalités à visée addictive; souligne qu’il importe d’inclure les mineurs, les tuteurs et tous les experts concernés dans les évaluations des risques afin de veiller à ce que l’intérêt supérieur et les besoins des mineurs soient dûment pris en considération lors de la conception du service; s’inquiète fortement de l’incapacité persistante des grandes plateformes numériques à protéger correctement les mineurs sur leurs services, comme l’ont montré les lanceurs d’alerte qui ont révélé des infractions graves et des pratiques préjudiciables; invite la Commission à s’engager activement auprès des lanceurs d’alerte qui ont fait part de leurs préoccupations concernant la protection des mineurs sur les plateformes numériques, afin de bénéficier de leur expertise et de leurs connaissances en vue d’améliorer l’efficacité des politiques et des mécanismes d’application de l’Union visant à protéger les mineurs en ligne; |
| 11. | rappelle que la Commission et les États membres partagent la responsabilité de l’application du règlement sur les services numériques; s’inquiète des retards importants dans la désignation et/ou l’autonomisation des coordinateurs pour les services numériques dans plusieurs États membres, ce qui nuit considérablement à la protection des consommateurs, y compris des mineurs, dans l’ensemble de l’Union européenne; se félicite des procédures en manquement engagées contre un certain nombre d’États membres qui n’ont pas désigné et/ou habilité de coordinateurs pour les services numériques; demande instamment aux États membres qui ne l’ont pas encore fait de désigner et d’habiliter sans délai des coordinateurs pour les services numériques et d’allouer des ressources adéquates à ces coordinateurs et aux autres autorités compétentes chargées de l’application du règlement sur les services numériques; souligne la nécessité de veiller, dans le cadre financier pluriannuel, à ce que les autorités disposent de toutes les ressources nécessaires pour accomplir leur travail correctement et efficacement; |
| 12. | invite la Commission à assurer une approche harmonisée des mesures d’application prises par les États membres, y compris grâce à des procédures opérationnelles harmonisées pour les coordinateurs pour les services numériques, afin d’éviter la fragmentation du marché intérieur; invite la Commission, le comité européen des services numériques et les autorités nationales compétentes à suivre de près et à évaluer l’efficacité des mesures prises par les plateformes en ligne pour protéger les mineurs; invite instamment la Commission à faciliter la coopération entre les coordinateurs pour les services numériques et les autorités chargées de la coopération en matière de protection des consommateurs au niveau des États membres et à fournir des orientations pour aider les États membres à structurer cette coopération; |
| 13. | salue les efforts déployés par le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs, notamment dans le domaine du commerce en ligne et des jeux vidéo, pour protéger les mineurs contre les pratiques préjudiciables, ainsi que la poursuite du dialogue avec le secteur des jeux vidéo; invite instamment la Commission à proposer une révision du règlement sur la coopération en matière de protection des consommateurs (CPC) afin de garantir que la Commission dispose de pouvoirs d’enquête et d’exécution centralisés dans l’ensemble de l’Union en cas d’infraction généralisée à la législation européenne en matière de consommation; |
| 14. | se félicite du bilan de qualité du droit des consommateurs que la Commission a réalisé en ce qui concerne l’«équité numérique»; souligne que certaines questions restent en suspens en ce qui concerne la protection des consommateurs en ligne, les mineurs étant considérés comme particulièrement vulnérables aux pratiques déloyales et manipulatrices en ligne; invite la Commission à renforcer la protection des mineurs en ligne au moyen du futur règlement sur l’équité numérique; estime que les technologies de persuasion utilisées par les acteurs en ligne, telles que la publicité ciblée, la publicité d’influence, la conception addictive, les boîtes à butin, les monnaies dans les applications et les interfaces trompeuses, devraient relever du règlement sur l’équité numérique, qui devrait combler les lacunes juridiques et être cohérent avec les instruments juridiques actuels afin de mieux protéger les consommateurs en ligne, en particulier les mineurs, en tenant compte de la nécessité d’éviter les charges réglementaires inutiles; |
Vérification de l’âge
| 15. | relève que les disparités des mesures adoptées actuellement en matière de confirmation de l’âge (vérification, estimation ou autodéclaration) entraînent une fragmentation du marché intérieur; reconnaît que certains États membres ont mis en œuvre des mesures avancées pour améliorer la protection des mineurs en ligne; regrette que les différentes approches nationales puissent entraîner un niveau inégal de protection des mineurs en ligne dans l’Union; reconnaît l’importance des discussions en cours sur cette question, tant au niveau national qu’au niveau de l’Union, en vue de déterminer la meilleure façon de régler cette question au niveau européen; |
| 16. | souligne que les normes culturelles, les valeurs sociétales et les sensibilités du public concernant les outils numériques et l’utilisation des données varient considérablement d’un État membre à l’autre, ce qui influence la manière dont les sociétés perçoivent, acceptent et font confiance à des mesures telles que la vérification de l’âge; relève que ces différences doivent être soigneusement prises en compte afin de garantir que toute initiative au niveau européen respecte les contextes nationaux et la confiance du public, tout en fournissant des outils efficaces pour protéger les mineurs; |
| 17. | se félicite de l’approche fondée sur les risques adoptée par la Commission dans ses orientations relatives aux mécanismes de confirmation de l’âge, qui devront être efficaces, proportionnés et préserver la confidentialité afin de protéger les mineurs en ligne, conformément au règlement sur les services numériques; souligne que la Commission considère le recours à des restrictions d’accès s’appuyant sur des méthodes de vérification de l’âge comme une mesure appropriée et proportionnée pour garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs; invite la Commission à présenter, si nécessaire, des mesures législatives appropriées pour assurer la sécurité juridique et garantir une approche harmonisée en ce qui concerne des mécanismes sûrs et fiables de confirmation de l’âge, pour tenir compte des lignes directrices de la Commission sur la protection des mineurs dans l’ensemble de l’Union et garantir un niveau égal de protection des mineurs dans toute l’Union; |
| 18. | prend toutefois acte des inquiétudes quant aux éventuelles répercussions involontaires sur les libertés et les droits de l’enfant que pourraient avoir les mécanismes de confirmation de l’âge; demande, dès lors, que toute mesure législative dans ce domaine fasse l’objet d’une évaluation approfondie de son incidence sur les droits fondamentaux, qu’elle évite de consacrer les pratiques de surveillance et qu’elle garantisse que les solutions proposées privilégient les mesures les plus efficaces et les moins invasives et ne soient adoptées que lorsqu’elles sont strictement nécessaires, proportionnées et assorties de garanties solides; |
| 19. | invite la Commission à veiller à ce que les différents actes législatifs de l’Union en la matière soient cohérents sur le plan de la sécurité des mineurs en ligne; |
| 20. | souligne que les mécanismes de confirmation de l’âge ne constituent pas une solution miracle pour protéger les mineurs contre les nombreux risques auxquels ils font face en ligne; insiste sur le fait que ces outils ne peuvent pas décharger les plateformes de leur responsabilité de veiller à ce que leurs produits soient sûrs et adaptés aux mineurs dès leur conception et par défaut; encourage le développement de versions adaptées aux mineurs des services de médias sociaux; |
| 21. | souligne l’initiative de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, de créer un groupe d’experts chargé d’évaluer rapidement, entre autres, la question des limites d’âge numérique et les services en ligne qui devraient être couverts; |
| 22. | estime que, lorsqu’elle exige la confirmation de l’âge des utilisateurs, la Commission ne devrait exiger que les mécanismes les plus précis, les plus robustes et les plus respectueux de la vie privée; estime que l’utilisation de tels mécanismes devrait être systématique pour les plateformes en ligne ou les services numériques qui vendent des produits ou des services qui sont soumis à une restriction d’âge en vertu de la législation de l’Union ou de la législation nationale, ainsi que pour les plateformes de médias sociaux, les plateformes de partage de vidéos et les compagnons d’IA, qui présentent un risque pour les mineurs; |
| 23. | encourage la collaboration entre les États membres qui ont déjà développé des outils numériques de vérification de l’âge efficaces et la Commission pour élaborer un outil de vérification de l’âge solide et efficace au niveau de l’Union, en veillant à ce que les spécifications techniques qui découlent du règlement eIDAS 2 soient pleinement respectées; |
| 24. | salue les efforts de la Commission pour fournir une solution à l’échelle de l’Union en développant une application de vérification de l’âge et le portefeuille d’identité numérique de l’Union; recommande à la Commission d’investir davantage dans des systèmes préservant la vie privée, tels que les protocoles de preuve de l’absence de connaissance, en s’appuyant sur les principes d’exposition minimale et de minimisation des données; invite la Commission à veiller à ce que les mécanismes de confirmation de l’âge qui sont déployés soient précis, efficaces, fiables, solides, non intrusifs, respectueux de la vie privée et non discriminatoires dès la conception, et n’encouragent pas le développement de technologies qui reposent sur la surveillance des utilisateurs, en particulier des mineurs, ni le déploiement d’autres pratiques technologiques contraires à l’éthique; |
| 25. | souligne que les particuliers devraient avoir accès par défaut aux plateformes en ligne qui utilisent l’option la plus simple, la plus sûre et la plus respectueuse de la vie privée; estime qu’à ce jour, le portefeuille d’identification électronique répond à ces objectifs; invite la Commission à veiller à ce qu’aucun mécanisme de confirmation de l’âge mis sur le marché pour permettre l’accès aux services en ligne ne soit fondé sur le suivi ou le profilage des personnes et qu’ils respectent tous un niveau maximal de protection de la vie privée et de précision pour la vérification de l’âge des utilisateurs; souligne la nécessité de veiller à ce que les plateformes en ligne ne reçoivent qu’une réponse affirmative ou négative à une requête demandant si un utilisateur a bien l’âge requis, sans que l’utilisateur ne soit identifié; invite la Commission à introduire un principe de non-rattachement afin de veiller à ce que ni les gouvernements ni les plateformes en ligne ne puissent déterminer quels utilisateurs de services ont été soumis à leur outil de confirmation de l’âge; |
| 26. | souligne qu’il est de la responsabilité première du fournisseur de garantir la confirmation de l’âge pour les mineurs qui accèdent à ses services; se félicite que la Commission considère qu’il incombe au fournisseur de s’assurer que la méthode utilisée par un tiers est efficace; |
| 27. | note que plusieurs fournisseurs de plateformes en ligne ont mis en place des mécanismes afin de contrôler et/ou de vérifier qui peut avoir accès à leurs services, dont certains présentent de graves lacunes en matière d’exactitude et de respect de la vie privée ou reposent sur des mécanismes partiaux; relève, en outre, que certaines plateformes en ligne ont déjà indiqué dans leurs conditions générales que leurs services ne peuvent pas être utilisés par des mineurs de moins de 13 ans; insiste sur le fait que, malgré ces mécanismes, les mineurs sont, dans une large mesure, exposés à des contenus qui ne sont pas adaptés à leur âge, qui leur sont activement recommandés ou qui les ciblent, ou sont exposés à des risques tels que l’addiction aux médias sociaux, aux plateformes de partage de vidéos ou aux jeux vidéo; souligne que les mécanismes actuels peuvent être facilement contournés et que leur utilisation doit être complétée par des garanties solides et appropriées afin d’assurer un niveau suffisant de protection des mineurs en ligne; |
| 28. | demande la mise en place d’une limite d’âge numérique européenne harmonisée de 16 ans en tant que seuil par défaut en dessous duquel l’accès aux plateformes de médias sociaux en ligne ne devrait pas être autorisé sans l’accord des parents ou des tuteurs; demande que la même limite d’âge s’applique aux plateformes de partage de vidéos et aux compagnons d’IA qui présentent des risques pour les mineurs; demande, en outre, une limite d’âge numérique européenne harmonisée de 13 ans, âge en dessous duquel aucun mineur ne peut accéder aux plateformes de médias sociaux; invite le groupe d’experts chargé par la présidente von der Leyen d’évaluer, dans le cadre de son mandat, l’application d’une limite d’âge de 13 ans pour les services de partage de vidéos et les compagnons d’IA; souligne qu’elle servirait de mesure de protection pour aider les parents à gérer la présence numérique de leurs enfants et à veiller à ce que leur engagement en ligne soit adapté à leur âge; |
| 29. | demande en outre à la Commission d’envisager l’introduction d’une responsabilité personnelle des instances dirigeantes en cas de non-respect grave et persistant des dispositions relatives à la protection des mineurs énoncées aux articles 34 et 35 du règlement sur les services numériques, afin d’inciter à un meilleur respect de ces dispositions; |
| 30. | souligne que si les plateformes en ligne mettent en place des mécanismes de confirmation de l’âge, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour rendre les services en ligne sûrs pour les mineurs en particulier, mais aussi pour le reste de la société; conclut que les fonctionnalités à visée addictive et les autres mécanismes problématiques ne peuvent subsister et doivent être traités de toute urgence; |
Contrôle parental
| 31. | plaide pour une plus grande collaboration entre les parents et les fournisseurs de communications, les sociétés de médias, les éditeurs et développeurs de jeux vidéo, et les plateformes lorsqu’il s’agit de détecter les menaces pour la sécurité des enfants en ligne et d’échanger les meilleures pratiques dans ce domaine; |
| 32. | attire l’attention sur le fait que le règlement sur les services numériques impose aux plateformes en ligne de veiller à ce que des garanties efficaces soient en place pour protéger les groupes vulnérables, tels que les mineurs; souligne que les fournisseurs de plateformes en ligne accessibles aux mineurs peuvent mettre en place des mesures de contrôle parental faciles à comprendre et à utiliser pour aider les parents et les tuteurs à protéger les mineurs contre le risque d’exposition à des contenus préjudiciables; rappelle que la directive «Services de médias audiovisuels» impose des obligations similaires aux plateformes de partage de vidéos; souligne que les mesures de contrôle parental devraient être efficaces et conçues dans le respect de la vie privée et éviter un contrôle excessif des activités en ligne des mineurs; estime que l’utilisation de ces outils devrait être facultative pour les parents; souligne que les outils de contrôle parental sont sans préjudice de la responsabilité des plateformes en ligne de veiller à ce que leurs produits soient sûrs et adaptés aux mineurs dès leur conception ou par défaut, par exemple en fixant par défaut les paramètres de sécurité et de confidentialité les plus élevés pour les comptes détenus par des mineurs, ou en concevant des mécanismes de signalement clairs, concis et faciles d’accès, en particulier pour les mineurs; |
| 33. | s’inquiète du fait que les parents manquent souvent de connaissances, de compétences et d’outils adéquats et efficaces pour surveiller et gérer les activités en ligne des mineurs ou ne connaissent pas les outils dont ils disposent; constate que même lorsque des outils de contrôle parental sont utilisés, ils ne sont pas toujours faciles à trouver ou à gérer et que les mineurs peuvent facilement les contourner; souligne qu’il importe de veiller à ce que ces outils soient conviviaux, intuitifs et faciles à comprendre et à trouver par tous les parents et tuteurs, y compris ceux en situation de handicap; demande instamment aux plateformes d’assumer une plus grande responsabilité dans la promotion et l’amélioration de l’efficacité des systèmes de contrôle parental et les invite à publier des données pertinentes sur l’efficacité de ces systèmes; |
| 34. | estime que si les outils de contrôle parental offrent une solution pour limiter l’exposition des enfants à des contenus et services inappropriés ou à un temps d’écran excessif, ils restent fragmentés entre différentes plateformes et différents appareils, et sont souvent difficiles à utiliser efficacement pour le parent ou le tuteur moyen; invite la Commission à encourager les plateformes en ligne et autres services numériques à mettre au point des outils interopérables de contrôle parental, y compris un ensemble de fonctionnalités interopérables de base, afin de remédier à la fragmentation des systèmes d’exploitation et des dispositifs et de permettre aux parents de gérer l’appareil et l’accès à l’application de leurs enfants indépendamment de la marque ou du système d’exploitation; considère que cette approche devrait également faire partie des lignes directrices actualisées de la Commission sur la protection des mineurs; |
| 35. | souligne l’importance des initiatives existantes en matière de sensibilisation du public lancées par certains États membres pour aider les parents et les tuteurs à assurer la sécurité des mineurs sur l’internet et les plateformes de médias sociaux en fournissant des informations et en les sensibilisant à l’utilisation d’outils de contrôle parental; |
Combler les lacunes de la législation actuelle de l’Union européenne
Dépendance au numérique
| 36. | reconnaît que certaines fonctionnalités de conception peuvent également offrir des avantages, notamment celles qui aident les utilisateurs à trouver des contenus pertinents et de haute qualité et qui permettent une évaluation de la qualité des contenus par les utilisateurs eux-mêmes; insiste toutefois sur le fait que l’utilisation addictive des produits et services numériques risque de porter économiquement préjudice aux mineurs et d’attenter à leur intégrité physique et psychique; souligne que les fonctionnalités à visée addictive sont souvent inhérentes au modèle économique des plateformes, notamment des réseaux sociaux, ainsi qu’à certains services et jeux en ligne, mais qu’elles sont également utilisées par des fournisseurs de services qui ne relèvent pas du champ d’application du règlement sur les services numériques, ce qui entraîne l’exploitation commerciale des mineurs; souligne en outre que certaines fonctionnalités à visée addictive pourraient également se manifester dans des systèmes de recommandation algorithmiques qui privilégient les contenus émotionnels, extrêmes, inappropriés ou (hyper)personnalisés afin de maximiser l’interaction des utilisateurs; se déclare préoccupé par le fait que les plateformes en ligne puissent pousser des mineurs dans de dommageables «spirales infernales» aux contenus toxiques ou prendre avantage des vulnérabilités des mineurs au moyen de la publicité; note que la Commission a déjà lancé des enquêtes concernant les conceptions à visée addictive dans le cadre du règlement sur les services numériques; demande l’application effective des dispositions existantes du règlement sur les services numériques qui traitent des fonctionnalités à visée addictive dans le cadre des obligations en matière d’évaluation et d’atténuation des risques; invite la Commission à proposer une règlementation qui impose une conception adaptée à l’âge des enfants, la sécurité dès la conception et par défaut, imposant à toutes les plateformes et aux autres professionnels d’intégrer les garanties nécessaires et fondées sur les risques dans leurs systèmes de recommandation, de bannir les algorithmes de recommandation basés sur l’engagement pour les mineurs, d’interdire les pratiques addictives les plus préjudiciables et de désactiver par défaut d’autres fonctionnalités à visée addictive pour les mineurs, le cas échéant; |
| 37. | souligne que des fonctionnalités telles que le «défilement infini» (infinite scrolling) (20), la «lecture automatique» (auto play) (21), le «tirer pour rafraîchir» (pull to refresh), les «stories» qui disparaissent, les récompenses et les fonctionnalités incitatives pour une utilisation continue ou répétée et les sanctions en cas d’inactivité, les «streaks» et les notifications «push» excessives, les mécanismes similaires aux jeux de hasard (boîtes à butin) et les pratiques préjudiciables de ludification visent, dès la conception, à influencer la prise de décision des mineurs, en les attirant par des stratégies manipulatrices visant à accroître leur engagement ainsi que le temps qu’ils consacrent en ligne et l’argent qu’ils y dépensent et pouvant créer une addiction; souligne que de telles fonctionnalités peuvent avoir une incidence négative sur la capacité des mineurs à se concentrer et à appréhender sainement le contenu en ligne; relève que des fonctionnalités telles que la lecture automatique sont déjà utilisées pour les contenus vidéo destinés aux mineurs; réitère la demande du Parlement de s’attaquer efficacement à la conception addictive dans tous les services en ligne et pour tous les âges dans le cadre de la révision de la législation sur la protection des consommateurs et demande d’urgence l’adoption de mesures ambitieuses au niveau de l’Union à cet égard; |
| 38. | souligne que certaines fonctionnalités des services numériques, telles que le mécanisme «j’aime», les boucles de validation sociale et les «accusés de lecture», peuvent être considérées comme favorisant les comportements de recherche d’approbation et la comparaison sociale et comme nuisant à l’acceptation de soi et à l’estime de soi lorsque les réactions souhaitées ne sont pas obtenues, et attire l’attention sur le fait qu’elles sont utilisées par les plateformes en ligne et les professionnels comme un puissant facteur d’engagement, en particulier pour les mineurs; |
| 39. | demande à la Commission de veiller à ce que les systèmes de recommandation des fournisseurs de médias sociaux et de plateformes de partage de vidéos ne présentent pas de contenu aux mineurs sur la base d’un profilage; souligne que cette mesure contribue à protéger la santé mentale des mineurs, à réduire les comportements addictifs et à encourager des expériences hors ligne plus significatives; |
| 40. | souligne les effets sur la santé mentale et physique d’un temps d’écran excessif et d’une utilisation problématique des smartphones; se félicite de l’annonce faite par la présidente de la Commission, dans son discours sur l’état de l’Union de 2025, de convoquer avant la fin de l’année un groupe d’experts sur l’accès des enfants aux médias sociaux; invite la Commission à convoquer de toute urgence ce groupe et à veiller à ce qu’elle travaille en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et les autorités sanitaires nationales des États membres, ainsi qu’avec les représentants des jeunes et des parents, afin de publier des lignes directrices européennes fondées sur des données probantes et les plus à la pointe concernant le temps passé par les mineurs devant les écrans, afin d’améliorer la protection de ces derniers en tant que consommateurs en ligne, en s’appuyant sur les travaux déjà réalisés en France, en Suède et aux Pays-Bas; note que ces lignes directrices devraient inclure des conseils sur un temps d’écran adapté à l’âge, y compris un temps maximum par âge, des recommandations par type de service en ligne selon les catégories d’âge, un âge minimum recommandé pour l’utilisation des smartphones et, le cas échéant, d’autres appareils et, par exemple, des recommandations sur l’utilisation des smartphones à l’école; souligne l’urgence de progresser sur les conclusions de l’enquête européenne relative à l’incidence des médias sociaux, qui devraient couvrir le temps passé devant l’écran de manière plus complète, et pourraient servir de base à de nouvelles actions visant à protéger les mineurs; invite la Commission et les États membres à se pencher sur la question du brouillage du contrôle des utilisateurs sur leur temps passé en ligne et sur le temps excessif passé devant un écran, et à sensibiliser les parents aux effets et aux risques d’un temps excessif passé devant un écran et d’une utilisation problématique d’Internet, le cas échéant, sur la base des présentes lignes directrices; |
| 41. | souligne le problème croissant de la diffusion en ligne de contenus extrêmes qui peuvent être considérés comme illicites; estime que ce phénomène est souvent étroitement lié à la conception commerciale de certaines plateformes en ligne, qui peuvent inclure des fonctionnalités favorisant l’addiction au numérique, maximisant l’engagement et portant atteinte au discours civique; note que les mineurs peuvent être particulièrement vulnérables à ces contenus en raison de facteurs de développement, tels qu’une activité émotionnelle accrue, un manque de jugement critique ou des problèmes de contrôle des impulsions; souligne que, les mineurs passant beaucoup de temps en ligne, leur exposition à des contenus extrêmes en ligne peut contribuer progressivement à la normalisation de certaines formes d’extrémisme; considère qu’il convient de s’attaquer d’urgence à ce problème croissant dans le cadre des évaluations et des mesures d’atténuation des risques visées aux articles 34 et 35 du règlement sur les services numériques, qui mentionnent explicitement les violences sexistes, la protection des mineurs, le bien-être mental et l’importance de la modération des contenus et de l’amplification algorithmique à cet égard; relève qu’il y a eu une augmentation notable de l’activité extrémiste parmi les mineurs au cours des dernières années; |
Interfaces trompeuses
| 42. | souligne que 97 % (22) des sites internet et applications les plus populaires utilisés par les consommateurs de l’Union recourent à au moins une interface trompeuse (dark pattern); insiste sur le fait que les mineurs sont particulièrement vulnérables aux interfaces trompeuses; précise qu’en raison de leur stade de développement et de leur vulnérabilité psychologique, les mineurs sont plus facilement manipulables, par exemple pour partager des données à caractère personnel, effectuer des achats en ligne non intentionnels ou installer des applications; souligne la nécessité d’une application rigoureuse des dispositions pertinentes, en particulier celles de la directive sur les pratiques commerciales déloyales et du règlement sur les services numériques, afin d’empêcher la conception d’interfaces manipulatrices, en particulier lorsqu’elles sont destinées à des utilisateurs vulnérables; |
| 43. | rappelle avec insistance qu’il n’existe pas de réglementation européenne globale unique sur les interfaces trompeuses; rappelle que l’Union a pris des mesures pour lutter contre les interfaces trompeuses au moyen de divers instruments juridiques comme la directive sur les pratiques commerciales déloyales et le règlement sur les services numériques; attire toutefois l’attention sur le fait que le champ d’application de l’interdiction des interfaces trompeuses dans le règlement sur les services numériques est limité aux plateformes en ligne alors que les interfaces trompeuses sont largement utilisées dans tous les secteurs; rappelle que la directive sur les pratiques commerciales déloyales prévoit une interdiction générale des interfaces trompeuses et que seules certaines interfaces trompeuses sont directement interdites par la liste noire de ladite directive et qu’aucune des interdictions actuelles ne concerne spécifiquement les interfaces numériques; s’inquiète du fait que cela entraîne une insécurité juridique pour les consommateurs, y compris les mineurs, les entreprises et les autorités; |
| 44. | demande dès lors instamment à la Commission de clarifier l’interaction entre la législation existante régissant les interfaces truquées et d’envisager de revoir la liste des pratiques commerciales déloyales figurant à l’annexe I de la directive sur les pratiques commerciales déloyales afin de combler, le cas échéant, les lacunes juridiques restantes; pointe en particulier les pratiques telles que celles mettant davantage en évidence certains choix lorsqu’ils demandent aux consommateurs de prendre une décision, celles de préselectionner des options, celles demandant aux consommateurs de faire un choix qui a déjà été fait, celles entravant le libre choix, par exemple en supprimant tous les signaux d’arrêt, rendant difficile la modification des paramètres par défaut, celles utilisant un langage émotionnel pour orienter les consommateurs vers certains choix, celles utilisant un langage ambigu pour confondre les consommateurs lorsqu’ils leur demandent une décision, celles indiquant fallacieusement que d’autres utilisateurs s’intéressent actuellement également à certains produits ou services ou qu’il ne reste que quelques articles, créant ainsi un sentiment d’urgence, ou celles indiquant que de nombreuses personnes ont récemment acheté un produit particulier; |
Jeux vidéo
| 45. | attire l’attention sur le fait que les jeux vidéo en ligne relèvent du champ d’application du règlement sur les services numériques dans la mesure où ils peuvent être considérés comme un service intermédiaire ou une plateforme; invite la Commission à veiller à la mise en œuvre rigoureuse des dispositions pertinentes du règlement sur les services numériques; souligne toutefois que les fournisseurs de jeux vidéo en ligne qui ne sont pas considérés comme des services intermédiaires ou des plateformes ne sont pas soumis aux règles énoncées dans le règlement sur les services numériques; demande à la Commission de veiller, le cas échéant, à ce qu’il existe des obligations équivalentes à celles prévues par le règlement sur les services numériques pour tous les jeux vidéo en ligne, qu’ils soient ou non considérés comme des plateformes en ligne au sens du règlement sur les services numériques; invite la Commission à exiger des évaluations de l’impact sur les enfants des jeux en ligne destinés aux mineurs afin de déceler et d’atténuer en permanence les risques pour les enfants; |
| 46. | souligne l’engagement à l’autorégulation de l’industrie des jeux vidéo, comme en témoigne la mise en œuvre de systèmes de recommandation d’âge, qui joue un rôle dans la protection des jeunes publics et la promotion de pratiques de jeu responsables; rappelle que tous les jeux vidéo fournis en Europe devraient respecter les règles du code de conduite du PEGI; |
| 47. | se déclare préoccupé par le fait que les jeux vidéo constituent de plus en plus un environnement commercial pour les mineurs, encouragent souvent les dépenses indésirables et impliquent la vente d’articles virtuels, y compris des récompenses basées sur l’incertitude et des mécanismes similaires aux jeux de hasard tels que les boîtes à butin, et l’utilisation de monnaies virtuelles intermédiaires dans les applications, ce qui est susceptible de compliquer l’évaluation de la valeur réelle de la transaction et le prix réel de chaque achat individuel; |
| 48. | souligne que les jeux vidéo qui comportent des boîtes de dialogue permettant la communication entre utilisateurs présentent un risque pour les enfants et les rendent susceptibles d’être subrepticement incités à acheter des articles et à partager des données à caractère personnel, y compris des coordonnées bancaires; |
| 49. | regrette qu’il n’existe aucune législation de l’Union qui réglemente spécifiquement des fonctionnalités telles que les éléments virtuels ou les monnaies dans les applications; souligne que certains États membres ont adopté des lois nationales pour réglementer davantage les jeux et que cela entraîne une fragmentation du marché, préjudiciable aux consommateurs et aux entreprises de l’Union; invite la Commission à évaluer ces initiatives nationales afin de déterminer si une initiative au niveau de l’Union est nécessaire pour éviter la fragmentation du marché et garantir un niveau de protection harmonisé et élevé dans l’ensemble de l’Union; |
| 50. | note que de nombreux mineurs sont spectateurs de compétitions e-sportives; déplore, mis à part le parrainage légitime d’équipes ou de compétitions e-sportives, l’augmentation du parrainage d’équipes, de compétitions ou de joueurs e-sportifs par des sites internet tiers qui permettent d’échanger ou d’acheter et de vendre des articles virtuels contre de l’argent réel grâce à l’utilisation de logiciels d’automatisation (bots), faussant ainsi l’économie des jeux et compromettant la concurrence loyale; rappelle que cette pratique enfreint souvent les conditions générales des éditeurs de jeux vidéo; invite les éditeurs de jeux vidéo à prendre des mesures pour prévenir ces pratiques en cas de violation des conditions générales; |
| 51. | souligne que les mineurs en situation de handicap devraient pouvoir jouer aux jeux vidéo en ligne; prend acte des efforts déployés par les entreprises de jeux vidéo en faveur de l’accessibilité et encourage celles-ci à poursuivre leurs efforts; demande à la Commission, de présenter, en lien avec les éditeurs de jeux vidéo, des initiatives pour améliorer l’accessibilité des jeux vidéo en ligne pour les personnes en situation de handicap; |
| 52. | demande instamment à la Commission de garantir un niveau élevé de protection aux mineurs qui jouent aux jeux vidéo, notamment en interdisant les boîtes à butin, ainsi que d’autres contenus aléatoires, tels que les roues de la fortune, les roues de prix aléatoires, les jeux de cartes en échange d’argent réel dans des jeux susceptibles d’être accessibles aux mineurs, ainsi qu’à prendre des mesures relatives aux risques liés aux monnaies intégrées au jeu, aux microtransactions, aux mécanismes «payer pour progresser» et «payer pour gagner» qui sont accessibles aux mineurs et peuvent être présentés d’une manière qui encourage les dépenses excessives ou les comportements de jeu, ou qui sont intégrés dans la dynamique de base du jeu, et donc imposés aux utilisateurs; |
Jouets
| 53. | souligne que les jouets intégrant l’intelligence artificielle (IA) peuvent présentent des risques pour la santé physique et mentale des enfants, ainsi que pour la vie privée, la protection des données et la sécurité; souligne que, conformément au futur règlement relatif à la sécurité des jouets (23), les jouets contenant des systèmes d’IA en tant que composants de sécurité sont considérés comme des systèmes d’IA à haut risque et doivent faire l’objet d’une évaluation de la conformité par un organisme tiers, à moins que des normes harmonisées pertinentes n’aient été appliquées; invite les fabricants à se conformer au règlement relatif à la sécurité des jouets et au règlement sur l’intelligence artificielle (règlement sur l’IA), en mettant en œuvre une gestion efficace des risques, la transparence, la surveillance humaine et une solide gouvernance des données afin de protéger les mineurs en ligne; |
Publicité ciblée
| 54. | souligne que le suivi et le ciblage renforcent l’asymétrie entre les mineurs, d’une part, et les professionnels et les fournisseurs de services numériques, d’autre part, et augmentent le risque de pratiques commerciales déloyales, notamment la manipulation; note que le suivi des mineurs en ligne peut également présenter un risque pour la sécurité, par exemple en les rendant plus vulnérables à la fraude, à la manipulation ou à l’influence étrangère si les données collectées à leur sujet sont utilisées contre eux; souligne que les mineurs sont particulièrement vulnérables à cet égard, car ils peuvent être plus facilement exploités ou trompés; invite dès lors la Commission et les États membres à accorder une attention particulière à la persistance de tels risques, en particulier dans les initiatives à venir; |
| 55. | souligne que des études ont montré que les mineurs peuvent encore être ciblés par des publicités au moyen de catégories de proxy malgré les protections juridiques existantes dans le règlement sur les services numériques; souligne des recherches ont révélé que de nombreuses pratiques publicitaires étaient dissimulées et frauduleuses et pouvaient donc induire en erreur les mineurs en particulier (24); invite la Commission à accorder une attention particulière à ces éventuels contournements de la directive sur les pratiques commerciales déloyales en ce qui concerne la protection des mineurs lors de l’application des dispositions pertinentes du règlement sur les services numériques et à remédier à d’éventuelles déficiences; |
| 56. | attire l’attention sur le fait que les mineurs ont besoin d’une protection accrue contre la surveillance, le profilage et l’influence comportementale; rappelle que le règlement sur les services numériques interdit la publicité ciblée auprès des mineurs sur la base d’un profilage sur les plateformes en ligne; invite la Commission à ouvrir des enquêtes en cas de violation de cette interdiction; souligne que cette interdiction ne s’applique actuellement pas aux autres professionnels et aux services numériques susceptibles de faire de la publicité personnalisée; attire l’attention sur le fait que les mineurs devraient bénéficier d’un niveau de protection élevé et cohérent, quel que soit le type de service; invite la Commission à introduire des obligations de cet ordre qui seraient applicables à tous les services numériques et les professionnels; |
| 57. | souligne le fait que si les communications d’intérêt public telles que la promotion des lignes d’assistance téléphonique pour la protection des mineurs peuvent utiliser des canaux et des techniques similaires à ceux de la publicité, elles ne constituent pas toujours de la publicité, en particulier si leur objectif premier est d’informer ou d’aider le public plutôt que de réaliser un gain commercial; note toutefois que l’interdiction de la publicité ciblée destinée aux mineurs énoncée dans le règlement sur les services numériques pourrait empêcher de telles communications; invite la Commission à évaluer cette question et à examiner comment ces communications d’intérêt public visant à protéger les mineurs peuvent continuer à être efficacement diffusées; |
Marketing des influenceurs
| 58. | attire l’attention sur le fait que le droit de la consommation de l’Union ne traite que partiellement les problèmes posés par le marketing des influenceurs et que la promotion de modes de vie non réalistes, de produits ou de services dangereux ou néfastes pour la santé auprès des mineurs par les influenceurs et les pratiques commerciales préjudiciables liées au marketing des influenceurs restent une réalité; |
| 59. | relève aussi l’utilisation préoccupante de l’image des mineurs par des «parents influenceurs» ou des «familles influenceuses» en dehors de tout cadre légal ou éthique, souvent en échange d’une rémunération financière, ce qui soulève de graves questions sur le consentement, la vie privée et l’exploitation commerciale des mineurs; |
| 60. | souligne le fait qu’en dépit des exigences des plateformes de médias sociaux en matière d’âge minimal, des mineurs plus jeunes sont actifs sur ces plateformes et se présentent comme des enfants influenceurs; met en évidence cette présence massive de mineurs et la tendance croissante au «kidfluencing» (phénomène des enfants influenceurs) parmi les mineurs de tous âges; |
| 61. | insiste sur le fait que les abonnés des enfants influenceurs sont généralement des mineurs eux-mêmes; note que l’exhortation directe des mineurs à acheter les produits faisant l’objet de la publicité ou à persuader leurs parents ou d’autres adultes d’acheter les produits faisant l’objet de la publicité pour eux est très susceptible de se produire via le marketing des enfants influenceurs et est donc contraire à la directive sur les pratiques commerciales déloyales (25); souligne qu’il est peu probable que les enfants influenceurs aient connaissance des règles juridiques régissant leurs activités; |
| 62. | souligne les défis auxquels les mineurs peuvent être confrontés en tant qu’influenceurs ou protagonistes du contenu généré par un autre influenceur (à savoir le «surpartage parental»); relève que cette activité rend les enfants influenceurs dépendants des plateformes, des réactions de la communauté telles que les mentions «j’aime», des données d’audience/notations et de la pression exercée pour créer constamment du contenu à des fins commerciales; |
| 63. | invite la Commission à protéger les mineurs contre l’exploitation commerciale, notamment en interdisant aux plateformes de monétiser ou d’offrir des incitations financières ou matérielles pour le «kidfluencing» (phénomène des enfants influenceurs); souligne que certains États membres ont étendu leurs régimes juridiques nationaux existants de protection des enfants acteurs aux influenceurs mineurs; recommande aux États membres d’envisager de mettre en place des niveaux équivalents de protection des mineurs en appliquant un cadre réglementaire similaire; |
| 64. | souligne que les consommateurs, y compris les mineurs, sont confrontés à un manque de transparence en ce qui concerne la promotion payante de produits par les influenceurs sur les médias sociaux et éprouvent des difficultés à faire la distinction entre les contenus commerciaux et non commerciaux; fait remarquer qu’un certain nombre d’États membres ont commencé à mettre en œuvre des règles pour les influenceurs au niveau national; souligne la nécessité d’un mécanisme de transparence et de divulgation à l’échelle de l’Union pour les contenus publicitaires promus par les influenceurs; insiste, en outre, sur la nécessité de réduire la fragmentation dans l’application et le contrôle des règles existantes et de renforcer davantage les règles de l’Union en matière de protection des consommateurs; attire l’attention sur le fait que les obligations de transparence devraient s’accompagner de règles claires sur la manière d’afficher des contenus payants aux consommateurs, en particulier aux mineurs, ce qui reflète la reconnaissance croissante de la nécessité d’obligations de transparence supplémentaires et d’une plus grande harmonisation au sein du marché unique; |
| 65. | se félicite du centre juridique pour les influenceurs de la Commission, qui fournit des ressources et des formations pour aider les influenceurs et les autres parties concernées à comprendre et à respecter le droit européen de la consommation et de la publicité; |
| 66. | demande à la Commission d’encourager les marques à collaborer avec des influenceurs qui souhaitent être certifiés afin d’assurer qu’ils disposent des connaissances des règles juridiques applicables à leurs activités, ce qui donnerait aux marques coopérant avec des influenceurs certifiés l’assurance que leurs produits sont commercialisés dans le respect de la loi et permettrait aux utilisateurs d’accorder une plus grande confiance aux influenceurs; |
| 67. | rappelle que la directive «Services de médias audiovisuels» protège les mineurs contre les communications commerciales encourageant les comportements préjudiciables à la santé ou à la sécurité des personnes; note toutefois que la directive «Services de médias audiovisuels» s’applique aux influenceurs dans la mesure où ils sont considérés comme des fournisseurs de services de médias; souligne que tous les influenceurs ne sont donc pas couverts par la directive «Services de médias audiovisuels»; relève, en outre, que les orientations de la Commission de 2021 relatives à la directive sur les pratiques commerciales déloyales ont précisé que les influenceurs peuvent être couverts par ladite directive, y compris l’interdiction des pratiques commerciales trompeuses et déloyales; constate toutefois que, dans son bilan de qualité 2024 sur l’équité numérique, la Commission a conclu qu’il existait toujours une incertitude juridique quant aux règles applicables et qu’il existait un risque de fragmentation réglementaire; invite dès lors la Commission à évaluer plus avant la nécessité de remédier aux incertitudes juridiques, notamment en harmonisant la définition du «marketing des influenceurs», et à renforcer, le cas échéant, l’interdiction des pratiques commerciales qui consistent, pour des influenceurs, à promouvoir des produits, des tendances, des défis ou des comportements susceptibles de mettre les mineurs en danger, notamment sur le plan sanitaire ou financier; |
| 68. | se déclare préoccupé par la diffusion rapide de contenus générés par l’IA qui usurpent l’identité de célébrités, de créateurs de contenus en ligne et de marques, et qui exploitent la confiance des utilisateurs à des fins commerciales ou pour diffuser de la désinformation; invite la Commission à classer les escroqueries et les usurpations d’identité parmi les risques systémiques potentiels dans le cadre du règlement sur les services numériques et du règlement sur l’intelligence artificielle, à envisager l’adoption de mesures visant à protéger les mineurs contre la désinformation et la tromperie, ainsi qu’à permettre aux entreprises et aux consommateurs victimes de ces escroqueries et usurpations d’identité d’exercer des voies de recours. |
| 69. | invite la Commission à adapter les règles de l’Union, notamment en précisant si nécessaire les responsabilités des plateformes, des influenceurs et des autres acteurs de la chaîne de valeur, tels que leurs agences, les marques dont les produits et services sont promus; |
Intelligence artificielle
| 70. | attire l’attention sur la facilité croissante d’accès aux outils d’IA générative, qui sont aussi accessibles aux mineurs; insiste sur les risques en matière de transparence, de données d’entraînement, de manipulation et d’anthropomorphisme de l’IA, aux deepfakes, aux dialogueurs de compagnie et aux agents IA, qui peuvent tous entraîner une distorsion de la réalité et une désinformation, nuire à la santé mentale, ce qui, dans certains cas, a déjà conduit à de graves tragédies, notamment des suicides, ou a entraîné des utilisateurs vers des achats en ligne et des partages de données personnelles non intentionnels; met en garde, en particulier, contre l’utilisation abusive des images d’enfants disponibles en ligne qui peuvent être exploitées par des technologies d’IA à des fins inappropriées ou préjudiciables, y compris la création de contenus manipulés ou abusifs; se déclare vivement préoccupé par le fait que des entreprises ont commencé à réduire leurs efforts pour tester les modèles d’IA (26) en ce qui concerne la sécurité et les droits fondamentaux, ce qui expose les mineurs à un risque particulier lorsqu’ils interagissent avec l’IA; souligne l’importance de la mise en œuvre et de l’application effective du règlement sur l’intelligence artificielle à cet égard; |
| 71. | souligne que les applications alimentées par l’IA peuvent collecter et traiter les données personnelles des enfants sans le consentement éclairé ou la connaissance de l’enfant ou de ses tuteurs légaux, en particulier en ce qui concerne les droits de l’enfant en tant que personne concernée; |
| 72. | insiste sur les risques potentiels liés à l’utilisation de programmes d’IA générative pour automatiser la sollicitation d’enfants à des fins sexuelles par des prédateurs, mais aussi de faux contenus sexualisés de mineurs utilisés dans le cadre de la cyberintimidation par des pairs, et la nécessité de lutter contre ce phénomène du côté des fournisseurs de services et des plateformes qui mettent ces outils à la disposition des utilisateurs; |
| 73. | reconnaît la menace importante que représentent les applications de nudité alimentées par l’IA, qui permettent aux utilisateurs de générer des images manipulées de personnes sans leur consentement, portant ainsi atteinte à la vie privée et à la dignité des personnes; reconnaît que ces technologies peuvent faciliter la cyberviolence à caractère sexiste; demande à la Commission d’agir de manière urgente pour répondre les défis éthiques et juridiques posés par ces technologies; |
| 74. | souligne que les mineurs sont particulièrement vulnérables aux fonctionnalités à visée addictive des applications et des jeux interactifs d’IA, qui peuvent souvent être délibérément conçues pour maximiser l’engagement; relève que les algorithmes de recommandation pilotés par l’IA peuvent conduire à un temps d’écran excessif et créer une dépendance, entravant ainsi le développement cognitif, émotionnel et social des mineurs et compromettant le développement des compétences individuelles; |
| 75. | souligne que le règlement sur l’IA est un instrument important pour faire face aux risques systémiques posés par les systèmes d’IA, en particulier pour la santé publique, la sûreté, les droits fondamentaux ou la société dans son ensemble (27), et pour établir un niveau minimum d’IA sûre et digne de confiance au sein de l’Union, y compris les systèmes d’IA utilisés dans la génération de contenus, les systèmes de recommandation et l’interaction des utilisateurs sur les plateformes en ligne; demande la mise en œuvre et le contrôle rapides de toutes les obligations découlant du règlement sur l’IA afin de garantir une IA sûre et digne de confiance, qui soit également sans danger pour les mineurs; demande à la Commission et aux autorités des États membres d’appliquer fermement les dispositions du règlement sur l’IA relatives aux dialogueurs manipulateurs et trompeurs; |
| 76. | souligne l’importance cruciale du code de bonnes pratiques pour les modèles d’IA à usage général en tant que pierre angulaire de la mise en œuvre effective des obligations d’atténuation du risque systémique prévues par le règlement sur l’IA, en particulier pour sauvegarder des droits fondamentaux et répondre aux risques posés aux mineurs; |
| 77. | constate que les agents IA, les compagnons et les dialogueurs pour mineurs sont de plus en plus présents en ligne et peuvent présenter des risques importants pour les droits et le développement sain des mineurs; souligne que la Commission devrait, dans le cadre de son évaluation en cours de la législation en matière de protection des consommateurs, envisager des garanties supplémentaires, des normes de transparence et une interdiction des fonctionnalités anthropomorphiques, afin d’éviter d’inciter les enfants à effectuer des achats et de veiller à assurer leur capacité à se désengager facilement des dialogueurs IA; |
| 78. | invite les États membres à désigner d’urgence des autorités compétentes chargées de faire respecter les pratiques interdites et à appliquer le règlement sur l’intelligence artificielle de manière ambitieuse et effective, en particulier, mais pas exclusivement, les dispositions concernant la protection des mineurs; souligne que les autorités compétentes devraient accorder une attention particulière aux systèmes d’IA, notamment ceux déployés par les plateformes de médias sociaux, et examiner si des systèmes d’IA susceptibles d’interagir avec des mineurs exploitent les vulnérabilités de ces derniers ou déforment leur comportement d’une manière qui cause ou est raisonnablement susceptible de causer un préjudice important à cette personne ou à une autre personne, comme l’interdit le règlement sur l’intelligence artificielle; |
| 79. | insiste sur l’importance du soutien à la recherche sur l’IA pour et avec les enfants, ainsi que sur le fait d’encourager les incitations visant à réduire la fracture numérique; |
Éducation au numérique et aux médias
| 80. | reconnaît l’importance des médias et de l’alphabétisation numérique pour permettre aux mineurs de naviguer dans les environnements en ligne de manière sûre et responsable et d’adopter un raisonnement critique; rappelle que les États membres et l’Union européenne disposent des compétences pour adopter des mesures spécifiques dans ce domaine, y compris dans un contexte éducatif; recommande l’inclusion de l’éducation aux médias et au numérique dans les programmes nationaux et l’élaboration de programmes de formation pour les enseignants et les éducateurs sur une base régulière; souligne la nécessité de lier l’éducation aux médias aux compétences de base, telles que la compréhension écrite, et souligne l’importance de la maîtrise de l’IA et de l’habileté numérique en tant que conditions préalables à la création d’un environnement internet plus sûr et à la reconnaissance des risques en ligne; souligne la nécessité d’évaluer à la fois les risques potentiels et les outils d’atténuation disponibles, tout en explorant le rôle positif que les environnements numériques peuvent jouer dans l’accès à l’information, à l’éducation et à la participation civique; reconnaît le rôle des médias de service public dans la fourniture de contenus diversifiés et de qualité aux mineurs, afin de renforcer les objectifs éducatifs et culturels; recommande que les plateformes numériques promeuvent les matériels pédagogiques et la diversité culturelle, en particulier ceux qui sont issus de créateurs européens et d’institutions publiques; |
| 81. | souligne que la protection des mineurs en ligne est une responsabilité partagée qui nécessite l’implication des parents, des tuteurs, des autorités publiques, des plateformes et des écoles; souligne la nécessité de ressources suffisantes et demande une coopération structurée entre les systèmes éducatifs, les plateformes numériques et les autorités de régulation afin de mettre en place des programmes de haute qualité en matière d’éducation numérique et aux médias; invite la Commission à encourager l’échange de bonnes pratiques et la coopération transfrontalière afin de garantir des environnements en ligne sûrs et responsables; |
| 82. | souligne la nécessité de fournir aux parents et aux tuteurs une formation et des conseils adéquats pour les aider à accompagner leurs enfants dans leur expérience numérique; appelle de ses vœux des initiatives de formation et de sensibilisation financées par l’Union pour les parents, les tuteurs, les enseignants et les éducateurs, y compris sur les effets de l’utilisation excessive des médias sociaux, de l’exposition à des contenus préjudiciables et de l’addiction en ligne; souligne que les mineurs sont particulièrement vulnérables à la désinformation en ligne en raison de leur stade de développement et de l’évolution de leurs compétences en matière d’éducation aux médias et d’esprit critique; souligne le besoin urgent de campagnes de sensibilisation adaptées à l’âge des élèves dans les écoles afin de donner les moyens aux mineurs de reconnaître les risques en ligne et d’en faire état; encourage les plateformes en ligne et les fournisseurs de services numériques à adopter des mesures et des outils volontaires qui contribuent à renforcer les compétences numériques, l’esprit critique et l’habileté numérique des mineurs et à aider les parents ou tuteurs à guider leur expérience en ligne; rappelle que les enfants les plus vulnérables hors ligne sont également souvent les plus vulnérables en ligne et souligne la nécessité d’un soutien ciblé pour les enfants vulnérables, y compris ceux issus de milieux à faibles revenus ou souffrant d’un handicap; encourage le soutien adapté à l’âge pour les mineurs créateurs de contenu numérique, afin de leur donner les compétences nécessaires, grâce à des orientations à l’intention des enseignants et des animateurs pour la jeunesse, ainsi qu’à des lignes directrices éthiques sur l’image des enfants et les récits autour des enfants en ligne; ° ° ° |
| 83. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres. |
(1) JO L 277 du 27.10.2022, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2022/2065/oj.
(2) JO C, C/2024/4164, 2.8.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4164/oj.
(3) JO C 87 E du 1.4.2010, p. 122.
(4) JO C 214 du 16.6.2023, p. 15.
(5) JO L, 2024/1689, 12.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj.
(6) JO L 149 du 11.6.2005, p. 22, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2005/29/oj.
(7) Document de travail des services de la Commission du 3 octobre 2024 intitulé «bilan de qualité de la législation de l’Union en matière de protection des consommateurs pour ce qui est de l’équité numérique» (SWD(2024)0230).
(8) JO C 526 du 29.12.2021, p. 1.
(9) JO C, C/2025/5519, 10.10.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/5519/oj.
(10) JO L 345 du 27.12.2017, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2017/2394/oj.
(11) JO L 303 du 28.11.2018, p. 69, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/1808/oj.
(12) JO C, C/2023/1062, 15.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1062/oj.
(13) JO L, 2024/1183, 30.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1183/oj.
(14) JO L 119 du 4.5.2016, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2016/679/oj.
(15) Maza, M, T., Fox, K., A., Kwon, S., J., Flannery, J., E., Lindquist, K., A., et al., «Association of Habitual Checking Behaviors on Social Media With Longitudinal Functional Brain Development», JAMA Network, (2023), https://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2799812.
(16) Statista, «Average daily time spent using the internet by 3rd quarter 2024, by age and gender», 22 mai 2023, https://www.statista.com/statistics/1378510/daily-time-spent-online-worldwide-by-age-and-gender/.
(17) Bureau européen des unions de consommateurs, «Consumer groups denounce video games’ manipulative spending tactics», 2024, https://www.beuc.eu/press-releases/consumer-groups-denounce-video-games-manipulative-spending-tactics.
(18) Bureau européen des unions de consommateurs, «Monetising Play – Regulating in-game and in-app Premium currencies», 2024, https://www.beuc.eu/sites/default/files/publications/BEUC-X-2024-061_Monetising_play_Regulating_in_game_and_in_app_premium_currencies.pdf.
(19) Lopez-Fernandez, O. et Kuss, D., «Harmful Internet Use Part I: Internet addiction and problems use», étude réalisée à la demande de l’unité de la prospective scientifique du service de recherche du Parlement européen, 31 janvier 2019, p. 51.
(20) L’élimination des points d’arrêt naturels par l’affichage automatique et continu de nouveaux contenus à mesure que le consommateur fait défiler la page.
(21) Lecture automatique de nouveaux contenus.
(22) Commission européenne: Direction générale de la justice et des consommateurs, Lupiáñez-Villanueva, F. et al., «Behavioural study on unfair commercial practices in the digital environment: dark patterns and manipulative personalisation: final report», Office des publications de l’Union européenne, 2022.
(23) Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la sécurité des jouets et abrogeant la directive 2009/48/CE [COM(2023)0462], présentée par la Commission le 28 juillet 2023, qui a fait l’objet d’un accord provisoire entre le Parlement et le Conseil en avril 2025.
(24) Auer, V., Krickl, J., Hölzl, I., Beltzung, L., «#KEINEWERBUNG? Schleichwerbung und problematische Marketingkommunikation auf TikTok», 2025, https://wien.arbeiterkammer.at/beratung/konsumentenschutz/achtungfalle/Schleichwerbung_auf_Tiktok_202505.pdf.
(25) Point 28 de l’annexe I de la directive sur les pratiques commerciales déloyales.
(26) Once, L., «OpenAI Wees AI model safety testing time», 2025, https://news.outsourceaccelerator.com/openai-safety-testing-time/#:~:text=CALIFORNIA%2C%20UNITED%20STATES%20%E2%80%94%20OpenAI%20has,being%20rushed%20without%20adequate%20safeguards.
(27) Article 3, paragraphe 65, du règlement sur l’intelligence artificielle.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1708/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
P10_TA(2025)0340 — Enlèvement massif d’enfants au Nigéria, y compris à l’école catholique Saint Mary, à Papiri — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les enlèvements massifs d’enfants au Nigéria, y compris à l’école catholique Saint Mary, à Papiri (2025/3029(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0345 — Attaques hybrides continues de la Biélorussie contre la Lituanie — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les attaques hybrides continues de la Biélorussie contre la Lituanie (2025/3025(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0339 — Arrestations et jugements arbitraires en Azerbaïdjan des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les arrestations et jugements arbitraires en Azerbaïdjan des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov (2025/3028(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0343 — Mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l'état de droit — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur la mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l’état de droit (2025/2061(INI))
18/12/2025