Initiative législative52025IR2023

Avis du Comité européen des régions — Renforcer la dimension territoriale des relations entre l’UE et la Suisse

CELEX52025IR2023
TypeInitiative législative
Datemercredi 15 octobre 2025

Résumé IA

Cet avis du Comité européen des régions propose d'intégrer une dimension territoriale et locale dans le futur accord-cadre entre l'UE et la Suisse, en soulignant le rôle des collectivités régionales dans la mise en œuvre des politiques européennes. Il recommande notamment la création de mécanismes de consultation et de coopération transfrontalière pour les régions frontalières, ainsi qu'une meilleure prise en compte des spécificités locales dans les négociations bilatérales. Pour un professionnel du droit français, ce texte pourrait influencer les futures relations transfrontalières et la participation des collectivités territoriales françaises aux accords avec la Suisse.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/6324

3.12.2025

Avis du Comité européen des régions — Renforcer la dimension territoriale des relations entre l’UE et la Suisse

(C/2025/6324)

Rapporteur

:

Matteo Luigi BIANCHI (Italie/ECR), assesseur de la commune de Morazzone (province de Varèse)

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CDR)

Introduction

1.

estime que, du fait de la situation géopolitique complexe qui prévaut actuellement, il est de plus en plus nécessaire que l’Union européenne (UE) entretienne des relations étroites avec des partenaires partageant le même système de valeurs et de principes démocratiques;

2.

espère que l’Union coopérera plus étroitement avec les pays tiers du continent européen et souligne, dans ce contexte, que la Suisse est un partenaire important, compte tenu des relations de coopération qu’elle entretient avec elle depuis plusieurs décennies, de leurs liens linguistiques et culturels, de l’importance de leurs échanges économiques et du flux de travailleurs qui circulent entre elles, plus particulièrement entre la Suisse et ses États frontaliers;

3.

souligne que l’Union européenne et la Suisse sont des alliés ayant une optique commune et qu’elles partagent les mêmes principes et valeurs, tels que la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, la protection des minorités, l’égalité sociale ainsi que la durabilité sociale et environnementale; fait également observer que l’Union et la Suisse constituent des partenaires économiques importants, intéressés par la prospérité économique commune et unis par leur engagement à relever les défis communs qui se posent au niveau mondial;

Contexte

4.

rappelle que la Suisse est membre de l’Association européenne de libre-échange (AELE) et fait partie de l’espace Schengen depuis le 12 décembre 2008; souligne également qu’en 2023, l’Union était le premier partenaire commercial de la Suisse, dont elle représentait 59 % du volume des échanges, la Suisse occupant quant à elle le 4e rang parmi les partenaires commerciaux de l’Union (6 %);

5.

insiste sur l’importance considérable que revêtent les chiffres relatifs à la circulation des personnes: quelque 1,4 million de citoyens de l’UE vivent en Suisse, ce qui représente environ 16 % de la population du pays, et environ 400 000 ressortissants suisses vivent dans l’UE. Chaque jour, ce sont environ 340 000 citoyens de l’Union qui franchissent les frontières nationales pour aller travailler en Suisse (1);

6.

rappelle que, pour régir ces importantes relations politiques, économiques et sociales, l’Union et la Suisse ont conclu au cours des 50 dernières années plus de 120 accords bilatéraux, soit le nombre le plus élevé d’accords que l’UE ait conclu avec un pays tiers; lesdits accords bilatéraux portent plus particulièrement sur la libre circulation des personnes, la reconnaissance mutuelle des normes de produits, la libéralisation des marchés publics, le libre accès des compagnies aériennes suisses au marché déréglementé de l’aviation civile de l’UE, l’ouverture des marchés du transport routier et ferroviaire de voyageurs et de marchandises, la recherche, la sécurité intérieure, l’asile, la coopération en matière politique et dans les secteurs de l’innovation, de la culture, de l’éducation, de la lutte antifraude, du commerce des produits agricoles transformés, et de l’harmonisation de la collecte de données statistiques;

7.

relève que, le 20 décembre 2024, après plus de 200 cycles de négociation, la Commission européenne et la Suisse ont achevé les négociations sur un nouveau vaste ensemble d’accords, comprenant à la fois une mise à jour des cinq accords existants accordant à la Suisse l’accès au marché intérieur (transport aérien et terrestre, libre circulation des personnes, évaluation de la conformité et échanges de produits agricoles, règlement des différends et dispositions en matière d’aides d’État), ainsi que d’autres accords qui permettront à la Suisse de participer à l’Agence spatiale européenne et aux programmes ouverts à l’association de pays tiers (comme Horizon Europe et Erasmus+, entre autres), ainsi qu’au marché intérieur de l’électricité de l’Union (2);

8.

souligne que la Suisse est appelée à contribuer à la cohésion de l’UE à hauteur de 375 millions d’EUR par an à compter de la ratification du paquet d’accords et jusqu’en 2036, et qu’elle verse 140 millions d’EUR par an depuis 2024, en soutenant des projets à des fins de développement et afin de réduire les disparités économiques dans les régions des pays devenus membres de l’UE depuis 2004; elle offre donc des possibilités aux collectivités locales et régionales de l’UE dans des domaines tels que la transition écologique, la formation professionnelle et l’innovation;

9.

estime qu’il convient d’accorder une attention particulière aux régions transfrontalières et multilingues où résident d’importantes minorités nationales ou ethniques; fait valoir, dans le même temps, que la participation des régions moins développées aux programmes transfrontaliers et aux initiatives conjointes avec les cantons suisses peut contribuer à réduire les disparités régionales et à promouvoir la cohésion sociale et économique;

Pertinence des relations UE-Suisse pour les collectivités locales et régionales de l’UE

10.

attire l’attention sur les liens économiques, sociaux et culturels étroits qui existent entre les régions européennes et les cantons suisses et ont, dans un certain nombre de cas, été cultivés dans le cadre d’organismes de coopération institutionnalisés, tels que la Communauté de travail des régions alpines (Arge-Alp) (3), la Stratégie de l’UE pour la région alpine (SUERA) (4), la Conférence internationale du lac de Constance, la Communauté de travail Regio Insubrica, les structures institutionnelles de la région trinationale du Rhin supérieur et plusieurs groupements européens de coopération territoriale (GECT) créés entre différents territoires (5) pour faire face à des problèmes et défis communs;

11.

souligne que, pour les communautés locales vivant dans des territoires transfrontaliers, les domaines d’intérêt commun sont nombreux, et que, pour ce qui est de la coopération territoriale européenne financée par le Fonds européen de développement régional (FEDER), la Suisse participe à dix programmes Interreg sur ses ressources propres;

12.

rappelle que parmi les différents domaines d’intérêt commun, il faut compter aussi les services publics transfrontaliers, qui facilitent la mobilité quotidienne des citoyens, dont celle des étudiants et de nombreux travailleurs (6);

13.

réitère qu’une coopération de plus en plus efficace entre les collectivités locales et régionales de l’UE et les cantons suisses est nécessaire pour protéger et préserver la biodiversité des lacs qui se trouvent dans les zones transfrontalières et ressortissent donc à l’intérêt commun et à la gestion commune;

14.

fait observer que, dans les régions transfrontalières, la coopération entre les collectivités locales de l’UE et les cantons suisses est essentielle pour garantir que la protection de la biodiversité couvre aussi les grandes espèces et favorise la connectivité écologique; souligne que la préservation de la biodiversité et de l’équilibre naturel devrait être soutenue par des politiques de coexistence efficaces qui tiennent compte de la sécurité publique;

15.

souligne qu’il est nécessaire de supprimer les obstacles juridiques et administratifs qui limitent la coopération transfrontalière entre les services d’urgence (7) et que les zones proches des frontières subissent souvent des phénomènes climatiques imprévisibles et extrêmes, qui causent des dommages et des désagréments aux populations qui y habitent;

16.

attire l’attention sur les initiatives de différentes régions européennes qui démontrent la nécessité d’un renforcement des relations avec la Confédération suisse au niveau des territoires (8);

Renforcer la dimension territoriale des relations entre l’Union européenne et la Suisse

17.

se félicite que la Commission européenne et le Conseil fédéral suisse soient parvenus à un consensus sur l’ensemble d’accords conclus en décembre 2024. Ce paquet représente une occasion importante non seulement de faire progresser la coopération bilatérale et de l’adapter à l’évolution et à la complexité du contexte international, mais aussi de ne pas nuire au volume des échanges commerciaux et économiques dans des secteurs clés, tels que l’industrie pharmaceutique, biomédicale, métallurgique et mécanique;

18.

note également que le paquet d’accords constitue une occasion de consolider à long terme les relations entre l’Union et la Suisse et, en ce sens, qu’il peut fournir un cadre juridique stable pour la coopération transfrontalière entre, d’un côté, les régions et les villes européennes et, de l’autre, les cantons et les villes suisses. Il convient d’être attentif, à cet égard, au fait que les accords bilatéraux doivent évoluer de façon dynamique et être durablement sécurisés sur le plan juridique pour produire pleinement leur effet;

19.

souligne que, grâce à une coopération ascendante et proche des citoyens, les relations entre l’Union et la Suisse peuvent être stabilisées, approfondies et développées;

20.

souligne qu’en raison de la structure fédérale de la Suisse, avec ses 26 cantons dotés de vastes pouvoirs dans des domaines comme la fiscalité, l’éducation, l’énergie et la coopération transfrontalière, ainsi que de la gouvernance à niveaux multiples de l’UE, les cantons susmentionnés de la première et les collectivités locales et régionales de la seconde ont naturellement rang d’interlocuteurs. Les pouvoirs publics cantonaux participent aux négociations internationales quand elles touchent à leurs intérêts, comme on a pu le voir dans le processus de négociations sur le train d’accords de 2024. De la même manière, les collectivités locales et régionales de l’Union, représentées par le CdR, jouent un rôle essentiel dans nombre de ses politiques, en particulier dans les régions frontalières, où la coopération avec la Suisse est plus intense;

21.

souligne qu’en coopération avec les cantons, le CdR peut contribuer à renforcer la coopération transfrontalière au sein de l’espace Schengen, en promouvant des politiques résilientes et tournées vers l’avenir pour la mise en œuvre desquelles les collectivités locales et régionales jouent un rôle crucial, grâce à des initiatives conjointes dans des domaines comme la sécurité, la mobilité, le développement régional, la gestion des migrations et l’intégration des migrants en situation régulière;

22.

appelle de ses vœux une coopération structurée entre le CdR et la Conférence des gouvernements cantonaux suisses, afin d’intégrer une perspective infranationale dans les processus de mise en œuvre et de suivi des accords bilatéraux, en mettant particulièrement l’accent sur le nouvel ensemble d’accords conclu en décembre 2024, dans les domaines où les collectivités locales et régionales peuvent jouer un rôle clé dans la traduction desdits accords en avantages concrets pour les régions et les communautés locales;

23.

souhaite que les collectivités locales et régionales et les cantons puissent contribuer activement au dialogue politique, économique et social grâce à une connaissance approfondie des problèmes et du potentiel des territoires transfrontaliers, au renforcement de la cohésion territoriale et au respect de la souveraineté suisse, permettant de réduire les écarts, de soutenir le développement socio-économique des territoires, d’assurer le plus haut niveau de protection des consommateurs et de l’environnement, de garantir une concurrence loyale, le développement durable et la sécurité sociale, le progrès économique et la justice;

24.

souligne qu’il importe d’intégrer les points de vue des collectivités locales et régionales dans les relations entre l’Union européenne et la Suisse, en veillant à ce que les politiques répondent aux besoins du monde réel, et en faisant en sorte que les spécificités territoriales soient dûment prises en compte et qu’elles contribuent à une approche plus inclusive et participative des citoyens dans les relations entre l’Union et la Suisse;

25.

souligne que valoriser la dimension territoriale des relations entre l’UE et la Suisse suppose également de reconnaître la contribution et le rôle des niveaux de pouvoir infranationaux, tant du côté de l’UE que de la Suisse, et que cette démarche est cohérente avec l’application d’une approche de subsidiarité active dans les relations bilatérales;

Vers une participation significative des collectivités locales et régionales aux relations entre l’UE et la Suisse: aspects thématiques

26.

considère que les domaines d’action prioritaires pour les collectivités locales et régionales dans le cadre de la coopération entre l’Union et la Suisse sont la libre circulation des personnes, le marché du travail transfrontalier, les transports et la mobilité, l’innovation et la recherche, la sécurité alimentaire, la protection civile et la prévention des urgences sanitaires, la sécurité et le développement régional;

27.

souligne que parvenir à un réseau électrique européen intégré constitue une étape importante dans la coopération transfrontalière dans le domaine de l’énergie et que la Suisse, qui compte plus de 40 lignes électriques transfrontalières, est étroitement connectée au réseau électrique des pays qui jouxtent son territoire. L’intensification de la coopération dans le secteur de l’énergie est propre à soutenir la stabilité du réseau, la sécurité d’approvisionnement, la prévention des crises et le commerce de l’électricité, et elle peut favoriser le recours à d’autres sources telles que l’hydrogène et le gaz renouvelables, et partant, contribuer à l’objectif que s’est fixé l’Union de zéro émission nette d’ici à 2050 ainsi qu’à la décarbonation du système électrique. Elle est également susceptible de garantir une plus grande stabilité du réseau électrique, une sécurité d’approvisionnement accrue pour les deux parties et des conditions d’échanges plus efficaces. À cet égard, il y a lieu de signaler que les garanties apportées à la sécurité de l’approvisionnement énergétique constituent une valeur ajoutée à part entière et essentielle de cet accord;

28.

demande que les programmes de l’Union destinés à soutenir la coopération transfrontalière avec la Suisse, tels qu’Interreg, soient poursuivis et renforcés dans le prochain cadre financier pluriannuel et que l’accès à ces programmes soit facilité par la réduction des charges administratives et l’apport d’un concours pour appuyer les projets à petite échelle;

29.

constate que le nouvel ensemble d’accords lève les obstacles à la coopération économique et commerciale transfrontalière, ainsi que dans le secteur des services, ce qui renforce les entreprises et consolide la situation des travailleurs des deux parties; demande, à cet égard, que les règles du marché intérieur de l’Union constituent un cadre de référence partagé pour la coopération économique; appelle de ses vœux la suppression des obstacles pour les entreprises et les travailleurs européens exerçant leurs activités en Suisse;

30.

souligne qu’il importe de faciliter la mobilité transfrontalière des entrepreneurs en simplifiant et en harmonisant les règles fiscales et commerciales et en levant les obstacles en matière bancaire et d’assurance; espère que les entreprises seront soutenues dans la mise en place de programmes d’avantages salariaux susceptibles de contribuer à attirer des travailleurs hautement qualifiés;

31.

prend note de l’excellente coopération entre les instituts de recherche et les universités, en particulier au niveau régional et cantonal; estime qu’une telle coopération est importante pour renforcer la compétitivité de l’Europe et sa capacité à innover dans un contexte de concurrence mondiale accrue; se félicite dès lors que la Suisse puisse à nouveau participer pleinement au programme-cadre de recherche de l’Union «Horizon Europe» ainsi qu’à Erasmus+;

32.

invite la Suisse à réfléchir à sa participation au mécanisme de protection civile de l’Union (MPCU), conformément aux règles établies pour les pays tiers, compte tenu de l’importance croissante de la coopération transfrontalière dans ce domaine; dans ce contexte, propose que les deux parties examinent conjointement les modalités de son éventuelle participation à ce mécanisme;

33.

souligne que la coopération entre les autorités locales, régionales et cantonales peut contribuer à surmonter les obstacles découlant de la coexistence de structures de gouvernance, d’administration et de gestion des fonds distinctes, contribuant ainsi au développement de solutions innovantes. Par exemple, on pourrait encourager la création de «bureaux de planification» transfrontaliers, conçus comme des structures fonctionnelles et stratégiques permettant de relever les défis communs en matière de planification et de programmation des actions et des interventions, pouvant porter également sur les infrastructures dans la zone frontalière, surtout en vue de renforcer des compétences spécifiques permettant d’opérer dans un environnement complexe, marqué par la disparité des réglementations et des pouvoirs dont disposent les différentes entités concernées;

34.

met en avant l’exemple de la Suisse qui, dans les régions à populations multilingues, encourage le multilinguisme institutionnel, en particulier dans les services publics, l’enseignement et la formation professionnelle, afin de garantir l’accessibilité et l’égalité des chances pour tous les citoyens;

Vers une participation significative des collectivités locales et régionales aux relations entre l’UE et la Suisse: aspects institutionnels

35.

estime qu’en raison du système de gouvernance à plusieurs niveaux de l’Union, du principe de subsidiarité et de la structure fédérale de la Suisse, où les cantons disposent de pouvoirs étendus dans des domaines tels que la fiscalité, l’éducation, l’énergie et la coopération transfrontalière, le dialogue entre les collectivités locales et régionales et les cantons suisses s’exerce naturellement et de manière constructive;

36.

fait observer qu’en dépit des multiples domaines d’intérêt commun, il n’existe actuellement aucune forme de coopération formelle entre le Comité européen des régions lui-même et la Suisse; par conséquent, soutient qu’il est nécessaire de promouvoir des formes concrètes de coopération entre des représentants du Comité et des collectivités locales et régionales suisses, afin de faciliter le dialogue sur des questions d’intérêt mutuel, en particulier dans le cadre de la coopération transfrontalière;

37.

estime que lui-même — le CdR — et les collectivités régionales et locales européennes peuvent contribuer à faire en sorte que les citoyens soient bien informés sur les avantages que peut revêtir une coopération renforcée entre l’UE et la Suisse, tout en contribuant à l’avenir à une mise en œuvre plus efficace des accords en cours de discussion;

38.

demande à être associé, une fois que le paquet d’accords sera entré en vigueur, aux mécanismes de leur évaluation et de leur mise en œuvre, et invite à faire en sorte qu’un certain nombre d’instruments — par exemple, des auditions, des groupes de travail et des dialogues thématiques — soient institutionnalisés afin de recueillir les points de vue des collectivités locales et régionales et des autorités cantonales;

39.

souligne l’importance de la coopération entre les assemblées politiques et demande à être invité en tant qu’observateur aux réunions interparlementaires UE-Suisse et associé à la commission parlementaire de partenariat qui sera créée par le Parlement européen pour la mise en œuvre et le suivi des accords.

Bruxelles, le 15 octobre 2025.

La présidente

du Comité européen des régions

Kata TÜTTŐ


(1) Source: L’Union européenne et la Suisse — SEAE.

(2) Un accord relatif à la participation de la Suisse aux programmes de l’Union a été paraphé le 2 avril 2025 et fait partie intégrante du paquet d’accords négociés en décembre 2024. Par conséquent, la Commission proposera des décisions du Conseil autorisant la signature de ces instruments et la conclusion du paquet, y compris l’accord sur les programmes de l’Union publié le 9 avril 2025.

(3) Créée en 1972, il s’agit d’une «communauté de travail» composée de 10 régions, provinces, cantons et Länder d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Suisse.

(4) Source: An EU Strategy for the Alpine Region — Inforegio.

(5) La Suisse participe à trois groupements européens de coopération territoriale (GECT): l’Alliance interrégionale pour le corridor Rhin-Alpes, Eucor — Le campus européen et la Wissenschaftsverbund Vierländerregion Bodensee.

(6) CDR-2615-2020.

(7) CDR-1609-2024.

(8) À titre d’exemple, on peut citer la commission des relations avec la Suisse créée par le conseil régional de Lombardie en Italie.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/6324/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)