| CELEX | 52025IR3427 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 11 décembre 2025 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/766 | 24.2.2026 |
Avis du Comité européen des régions — La contribution des villes et des régions au programme de simplification
(C/2026/766)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CDR)
Considérations fondamentales
| 1. | prend bonne note de la lettre de la présidence danoise du Conseil et réaffirme son soutien sans réserve aux recommandations politiques que celle-ci contient; |
| 2. | se félicite des conclusions du Conseil européen du 23 octobre 2025, qui invitent à présenter continûment des propositions visant à simplifier le cadre réglementaire de l’Union européenne; |
| 3. | renvoie au rapport Draghi de 2024, qui met en avant les effets délétères de la complexité du cadre réglementaire de l’Union sur la compétitivité globale de l’Union; soutient de ce fait les objectifs du programme de simplification; souligne qu’aux fins de la compétitivité, il est donc capital de simplifier les règles tout en préservant la stabilité réglementaire; rappelle que le marché intérieur de l’Union se fonde sur une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et à un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement; |
| 4. | s’engage à contribuer davantage au programme de simplification en rendant compte des expériences de ses membres et de ses réseaux, tels que le réseau des pôles régionaux ou le groupe d’experts sur la subsidiarité, concernant la mise en œuvre quotidienne de la législation de l’Union, et en proposant des orientations pratiques pour les futures réformes législatives; de même, s’engage à faire valoir les mesures de simplification dans ses avis, le cas échéant; |
Principes fondamentaux du programme de simplification
| 5. | souligne qu’il est parfaitement justifié que les collectivités locales et régionales, et donc le CdR, participent à la mise en œuvre du programme de simplification. Les représentants de ces collectivités sont confrontés jour après jour à la modicité de leurs ressources, à l’impératif de gérer rationnellement les finances publiques et à la nécessité de réduire les formalités administratives. Face aux crises, ils constituent souvent les premiers maillons des chaînes de décision. De ce fait, ils disposent à la fois de l’expérience et des compétences pratiques nécessaires pour simplifier les procédures et accroître l’efficacité de la gestion. Il convient d’ajouter que le programme de simplification devrait non seulement viser à réduire les obligations administratives, mais aussi, dans la mesure du possible, à en réduire les coûts. Le CdR avertit en outre que les mesures de simplification, dès lors qu’elles prévoient un transfert de responsabilités de l’Union vers l’échelon national et/ou régional, doivent tenir compte des ressources dont disposent les niveaux régional et local, telles que les capacités administratives, l’expertise et d’autres capacités qui contribuent à la faisabilité d’un tel transfert. Réduire la charge administrative à l’échelon de l’Union ne doit pas conduire à augmenter les charges qui pèsent sur l’échelon régional ou local ni à y accroître excessivement la réglementation; |
| 6. | fait observer que mettre en œuvre effectivement le programme de simplification nécessite de renforcer le rôle institutionnel des collectivités locales et régionales, ainsi que celui du CdR, dans les processus décisionnels de l’Union européenne. Cet impératif découle directement des principes posés par le traité, en particulier celui de subsidiarité, qui détermine la répartition des compétences entre les différents échelons (local, national et européen) des pouvoirs publics de l’Union, conformément au principe d’attribution. Le CdR déplore dans ce contexte que la Commission ne prévoie pas de faire systématiquement participer ni les collectivités locales et régionales ni le CdR à ses dialogues stratégiques et de mise en œuvre; |
| 7. | se félicite de l’intention de la Commission européenne de poursuivre ses travaux en matière de simplification, comme elle le fait valoir dans son programme de travail annuel pour 2026, notamment en son chapitre 3 «Des règles plus simples, de meilleurs résultats»; rappelle que le protocole révisé sur la coopération entre la Commission européenne et le CdR (https://webapi2016.cor.europa.eu/v1/documents/cor-2024-00909-00-01-tcd-ref-fr.docx/content) engage ces deux parties, en leur qualité d’institutions, à œuvrer en étroite concertation sur la question de l’amélioration de la législation et estime que la simplification devrait faire partie de cette coopération; |
| 8. | rappelle que les institutions et organes de l’Union européenne sont tenus de garantir le droit à une bonne administration, tel que l’établit la charte des droits fondamentaux de l’Union en son article 41; ce droit, associé aux dispositions pertinentes des traités de l’Union, doit constituer la base des relations entre les institutions de l’Union et les citoyens, les entreprises, les syndicats et les organisations de la société civile; relève qu’en ce sens, la bonne administration comprend les principes de légalité, d’égalité, d’impartialité, de proportionnalité, de sécurité juridique, de respect des délais, de participation, de respect de la vie privée et de transparence; |
| 9. | souligne que les mesures de simplification devraient s’appliquer à l’ensemble des domaines qui s’y prêtent de la législation et des procédures décisionnelles de l’Union, et notamment: 1) aux procédures législatives, qui doivent tenir plus largement compte du point de vue des collectivités locales et régionales, tel qu’exprimé notamment par le CdR; 2) aux principes de gestion des financements et des programmes, qui devraient s’appuyer, selon l’esprit de la subsidiarité active, sur le principe de partenariat, l’approche territoriale et la flexibilité, de sorte à adapter les politiques et les interventions aux conditions qui prévalent à l’échelon régional et local; |
| 10. | avertit que les mesures de simplification ne sauraient déboucher sur une centralisation de l’Union européenne. Un tel développement irait à l’encontre des principes d’attribution, de subsidiarité et de proportionnalité posés par les traités. La centralisation ne favorise qu’en apparence la simplification; dans les faits, elle conduit à des conflits politiques, entrave la coopération entre les échelons des pouvoirs publics et nuit à la légitimité démocratique des décisions prises par les institutions et organes de l’Union, car elle ignore les principes de gouvernance à plusieurs niveaux et de subsidiarité active; |
| 11. | estime que la simplification devrait s’appuyer sur une numérisation complète et une utilisation sûre de l’intelligence artificielle (IA) afin d’automatiser les processus, de réduire les charges administratives et de garantir l’interopérabilité entre les différents niveaux de gouvernement. Le recours à des systèmes d’enregistrement électronique unique et de déclaration numérique, favorisant l’accessibilité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, stimulerait cette simplification; |
| 12. | avertit également que les mesures de simplification ne sauraient être simplement synonymes de déréglementation. De telles mesures peuvent et doivent conduire à réviser les règles qui régissent les différents secteurs et branches, par exemple les transports, garantissant ainsi la sécurité juridique. Cela n’implique pas systématiquement de les déréglementer, mais seulement de repenser la forme que prennent les interventions de sorte à passer d’une approche au cas par cas à une démarche fondée sur des principes, des normes et des prescriptions. À cet égard, il est essentiel de réexaminer la législation en vigueur afin de déterminer si elle est toujours appropriée et nécessaire, ainsi que d’évaluer les effets que toute nouvelle législation que l’on souhaite mettre en œuvre peut avoir sur les différentes parties prenantes, en jaugeant la proportionnalité de ses moyens au regard des objectifs et en prévoyant, en tout état de cause, des modalités d’évaluation de son efficacité; |
| 13. | rappelle que les mesures de simplification ne sauraient amoindrir la transparence des processus de prise de décision au sein de l’Union européenne. Tout spécialement, les procédures législatives devraient demeurer pleinement ouvertes, transparentes et soumises au contrôle des citoyens. La transparence et l’accès à l’information sont des conditions préalables pour asseoir la légitimité de l’Union et la confiance que placent les citoyens en ses actes. De ce fait, la simplification ne saurait mener à renforcer le pouvoir des grands opérateurs économiques au détriment des institutions de l’Union et des procédures démocratiques, ni à affaiblir les PME, qui constituent l’épine dorsale de l’économie européenne. Le principe de l’égalité d’accès au processus de prise de décision devrait également s’appliquer dans les relations avec les groupes de pression organisés et les sociétés de conseil. Dans le même temps, la transparence et les résultats des contrôles devraient être placés sous le signe de la simplicité et faire l’objet d’une communication dans un langage aisément compréhensible et accessible; |
| 14. | insiste fermement sur la nécessité de s’efforcer de maintenir le niveau de vie des citoyens de l’Union européenne, notamment pour ce qui est de leur accès aux services fournis tant par les pouvoirs publics que par les écosystèmes. La simplification ne saurait davantage être synonyme de détricotage des politiques de l’Union européenne ou des normes juridiques en vigueur; |
«Mieux légiférer»
| 15. | souligne que l’élaboration du droit de l’Union européenne nécessite une nouvelle approche. Les actes législatifs devraient se fonder sur des principes et prescriptions de portée générale qui découlent de l’acquis de l’Union. Une telle approche permet d’accroître la souplesse du droit et ainsi de mieux répondre à la diversité et aux mutations politiques, sociales et économiques, en évitant des règles trop détaillées, qui entraînent une bureaucratisation excessive et inutile; |
| 16. | estime que la simplification devrait comporter différents volets: la simplification de la réglementation, la réduction des charges administratives et le recours à de nouvelles technologies. Prise dans son ensemble, la simplification permet d’améliorer l’efficience et l’efficacité des administrations, de réduire les coûts et de faire gagner du temps aux citoyens dans leurs démarches administratives; |
| 17. | estime qu’il convient d’adopter les mesures de simplification en les dotant de la forme juridique appropriée et adaptée à leur finalité. Le choix de l’instrument du règlement ou de celui de la directive devrait découler d’une analyse de leur efficacité et de leur faisabilité; |
| 18. | est conscient qu’au fil des avancées de l’intégration européenne, la Commission a souvent proposé d’abord des instruments flexibles ou des dispositions juridiques générales afin d’atteindre des objectifs convenus d’un commun accord, mais qu’ensuite, la réglementation est progressivement devenue plus détaillée en raison de la persistance des disparités de sa mise en œuvre dans les différents États membres. La simplification peut donc également nécessiter de confirmer derechef les objectifs communs et de prendre des engagements crédibles pour les atteindre, afin de garantir des conditions de concurrence équitables dans l’ensemble de l’Union; |
| 19. | invite la Commission européenne et les colégislateurs à contrôler activement le respect du principe de subsidiarité. À cet égard, les collectivités locales et régionales sont des partenaires incontournables, puisqu’il leur incombe au premier chef de mettre en œuvre le droit de l’Union. Il conviendrait donc d’associer officiellement le CdR aux négociations trilatérales («trilogues») afin de contrôler le respect du principe de subsidiarité et d’éviter une réglementation excessive; |
| 20. | affirme résolument la nécessité d’évaluer le caractère actuel et effectif du «protocole (no 2) sur l’application des principes de subsidiarité et de proportionnalité». Dans le cadre de la procédure législative, celui-ci devrait jouer un rôle non pas purement formel, mais avant tout pratique. À cet égard, le CdR devrait disposer d’attributions conférées par le droit positif, notamment la faculté de procéder à un audit de la réglementation fondé sur le principe de subsidiarité, ainsi qu’à une évaluation d’impact territorial. Il conviendrait de doter le CdR d’instruments juridiques concrets afin qu’il obtienne une influence réelle sur la procédure législative; |
| 21. | rappelle qu’il convient de faire prospérer les pratiques qui favorisent la création d’un cadre réglementaire simple et efficace. À cet égard, il convient de renvoyer aux avis antérieurs du CdR sur les thèmes «Une Europe plus simple et plus rapide» [rapporteure: Jelena DRENJANIN (SE/PPE), COR-2025-00975] (1), «La subsidiarité active: un principe fondamental dans le programme “Mieux légiférer” de l’Union européenne» [rapporteur: Mark SPEICH (DE/PPE), COR-2023-05624] (2), «La prospective stratégique en tant qu’instrument de gouvernance et d’amélioration de la réglementation de l’UE» [rapporteur: Giorgio MAGLIOCCA (IT/PPE), COR-2021-04071] (3) et «Une meilleure réglementation: unir nos forces pour améliorer la législation» [rapporteur: Piero Mauro ZANIN (IT/PPE), COR-2021-04071] (4). Il y a lieu d’accorder la priorité à l’élaboration d’une méthodologie législative uniforme et d’un ensemble commun de principes pour la technique législative, prévoyant entre autres: des techniques législatives plus simples, notamment une législation fondée sur les résultats, qui définit des objectifs et non chacun des différents moyens pour les réaliser; des clauses de limitation dans le temps, qui prévoient l’expiration automatique des dispositions dès lors que celles-ci ne sont pas renouvelées; des audits menés à intervalles réguliers de la cohérence de la réglementation, de sorte à éviter les contradictions et à garantir une véritable valeur ajoutée du droit de l’Union; des évaluations de l’impact territorial; des évaluations de la mise en œuvre qui permettent de jauger l’efficacité de la législation dans la pratique; |
| 22. | regrette qu’à l’occasion de sa phase actuelle de relance ou de reprise en main, le programme «Mieux légiférer» de l’Union ait assez fortement gagné en opacité; alors que se sont multipliés les outils d’amélioration de la réglementation, tels que les dialogues sur la mise en œuvre, les dialogues stratégiques, les vérifications sur le terrain ou l’évaluation de la législation dans le cadre du programme de travail de la Commission pour 2026, ces exercices semblent se dérouler «à la carte» et ne prévoient pas de représentation structurée ou institutionnelle ni des collectivités locales et régionales ni du CdR; |
Accès aux fonds et programmes de l’Union européenne
| 23. | fait valoir avec la plus grande détermination que la simplification ne saurait être synonyme de centralisation; aussi y a-t-il lieu de noter avec inquiétude les propositions de la Commission européenne visant à fusionner les Fonds dans le contexte du cadre financier pluriannuel 2028-2034. De telles mesures conduisent à centraliser à l’excès des domaines d’action essentiels, notamment la politique de cohésion et la politique agricole commune, et en réduisent ce faisant le degré d’ambition et compromettent simultanément les objectifs stratégiques de l’Union, notamment la compétitivité; |
| 24. | estime qu’en matière de programmation, il convient de préserver l’approche territoriale, la diversité des objectifs et le principe de flexibilité, ce qui implique nécessairement de tenir dûment compte des collectivités locales et régionales. Le rôle des régions dans le budget de l’Union européenne ne saurait être affaibli; aussi s’impose-t-il de garantir la participation des collectivités locales et régionales à la gestion des fonds de l’Union, comme c’est le cas jusqu’à présent dans le cadre de la politique de cohésion. La mise en œuvre des programmes par les collectivités locales et régionales accroît la visibilité de l’Union sur le terrain et contribue à susciter le soutien de la société en faveur du processus d’intégration européenne, tout particulièrement dans les régions moins développées, rurales et frontalières, où il est indispensable que l’Union investisse de manière concrète pour gagner la confiance des citoyens; |
| 25. | recommande d’adopter un corpus réglementaire unique régissant l’ensemble des fonds et programmes de l’Union européenne. Celui-ci devrait établir des règles communes, limiter la fragmentation et prévenir l’apparition d’exigences nationales supplémentaires («surréglementation»). Dans le même temps, il convient de laisser suffisamment de souplesse pour adapter les dispositions spécifiques lorsque les caractéristiques du programme l’exigent; |
| 26. | attire l’attention de la Commission européenne sur le fait que les bénéficiaires des financements de l’Union, parmi lesquels l’on compte des collectivités locales et régionales, des entreprises, des syndicats, des organisations de la société civile et des citoyens, se heurtent fréquemment à des difficultés d’ordre administratif et réglementaire qui découlent de la complexité des règles. En particulier, les collectivités locales, les PME et les organisations de la société civile de moindre envergure ne disposent que de ressources limitées pour s’orienter dans la jungle des règles de financement. Simplifier les procédures, en particulier à l’intention des petits bénéficiaires, renforcera l’association des partenaires à la mise en œuvre des programmes, accroîtra la visibilité des interventions et confortera la confiance dans la démocratie européenne; |
| 27. | souligne qu’il convient de favoriser les options de coûts simplifiés, y compris la comptabilisation des coûts à la lumière du résultat. Ces options faciliteront l’accès des bénéficiaires aux moyens financiers, réduiront les exigences en matière de rapports et d’audit et permettront l’emploi de l’approche fondée sur la gestion des risques. Dans le même temps, il convient de renforcer les services de conseil et d’assistance technique à l’intention des collectivités locales et des bénéficiaires les plus modestes, en particulier pour ce qui est des marchés publics, des audits et de l’établissement de rapports. Le CdR constate ce faisant que les propositions de la Commission en matière d’options de coûts simplifiés et de performance maintiennent un contrôle des dépenses réelles pour les projets soumis à aides d’État ou marchés publics. De fait, le futur système de gestion et de suivi de la performance superposera deux circuits de gestion distincts, avec leurs propres exigences en matière d’audit et de contrôle. Outre la complexité administrative, les collectivités locales et régionales craignent que ces dispositions nuisent à l’information des bénéficiaires; |
| 28. | fait valoir qu’aux fins du suivi, de l’obligation de rendre des comptes et d’autres exigences liées à la mise en œuvre de la législation, il est nécessaire de mettre à la disposition des utilisateurs finaux des tableaux de bord et des plateformes d’utilisation intuitive, facilement compréhensibles et accessibles. Faute de simplifier les obligations de déclaration en tant que telles, une mesure de simplification donnée risque de ne pas aboutir au résultat escompté. Les outils numériques intelligents et l’intelligence artificielle peuvent jouer un rôle important pour réduire la charge administrative liée auxdites obligations de déclaration; |
Marchés publics et aides d’État
| 29. | souligne avec force la nécessité de réviser et de simplifier toutes les règles pertinentes, notamment les textes législatifs sectoriels qui ont trait aux principes et aux modalités d’attribution des marchés publics et des aides publiques, dont la complexité excessive constitue souvent un obstacle pour les plus petits des collectivités locales et des bénéficiaires des financements de l’Union européenne et crée de l’insécurité juridique. Des procédures simplifiées accroîtront l’efficacité, la transparence et l’accessibilité des marchés publics dans l’ensemble de l’Union, en particulier pour les petites collectivités locales, les PME et les organisations de la société civile. Il convient d’éviter de nouvelles charges administratives et une réglementation trop spécifique, car elles limitent le développement, l’innovation et la concurrence nécessaires; |
| 30. | demande également de mettre en place des exemptions aux règles en matière d’aides d’État pour des programmes européens donnés, par exemple Interreg; réclame une présomption de conformité ou une exclusion du champ d’application des règles en matière d’aides d’État pour les projets qui ne dépassent pas un seuil donné, ou une exemption légale pour toutes les activités non économiques et les subventions de faible montant, ce qui permettrait de supprimer la nécessité de les évaluer individuellement ou d’appliquer les règles de minimis, lorsque la charge administrative est disproportionnée par rapport aux possibles effets sur le marché. La mise en place d’une disposition d’exclusion du champ d’application ou de présomption de conformité réduirait considérablement les formalités administratives pour les autorités de gestion, éliminant ainsi les contrôles inutiles sur des milliers de micro-opérations; |
Autres considérations
| 31. | souligne qu’il convient d’harmoniser autant que possible et partout dans l’Union européenne l’utilisation, dans le cadre des règles de simplification, des outils numériques modernes, de l’intelligence artificielle et des données. L’Union devrait jouer un rôle de premier plan dans la numérisation et dans l’utilisation sûre, éthique, réfléchie et efficace de l’intelligence artificielle et des données, en garantissant la protection des droits fondamentaux et de la vie privée ainsi que la cybersécurité. Il s’impose d’harmoniser les outils et procédures numériques entre les États membres, ainsi qu’entre les échelons européen, nationaux et locaux, de sorte à s’assurer de la cohérence et de l’interopérabilité des systèmes, en garantissant leur sécurité juridique et en évitant la fragmentation réglementaire. Par ailleurs, ces outils et procédures devraient être accessibles et compréhensibles pour les bénéficiaires, et éviter les obstacles numériques et les charges administratives supplémentaires; |
| 32. | estime qu’il est utile d’étoffer le débat sur la simplification de la réglementation au moyen de plateformes telles que le réseau des pôles régionaux pour l’examen de la mise en œuvre des politiques de l’Union (RegHub); s’inquiète dès lors de l’incertitude qui continue de peser jusqu’à présent sur les modalités selon lesquelles la plateforme «Prêts pour l’avenir» (F4F) sera prorogée ou sur les contours que prendrait le dispositif qui s’y substituerait le cas échéant, ainsi que sur la manière dont serait assurée la participation à part entière des collectivités locales et régionales par le truchement du CdR, sachant qu’il s’impose de lever cette incertitude de sorte à permettre des échanges continus d’expérience et une élaboration conjointe de solutions pour améliorer la législation; |
| 33. | demande que les mesures de simplification produisent une réelle incidence et gagnent en efficacité dans le contexte des nouvelles perspectives budgétaires de l’Union pour la période 2028-2034. Pour ce faire, il est nécessaire d’élaborer, d’adopter et de mettre en œuvre dès 2026 les réformes pertinentes d’ordre institutionnel et procédural, de sorte qu’elles puissent jouer à plein au cours du nouveau cycle financier. |
Bruxelles, le 11 décembre 2025.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
(1) Avis du Comité européen des régions — Une Europe plus simple et plus rapide (JO C, C/2025/4414, 29.8.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/4414/oj).
(2) Avis du Comité européen des régions — La subsidiarité active: un principe fondamental dans le programme Mieux légiférer de l’Union européenne (avis d’initiative) (JO C, C/2024/5366, 17.9.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5366/oj).
(3) Avis du Comité européen des régions sur le thème «La prospective stratégique en tant qu’instrument de gouvernance et d’amélioration de la réglementation de l’Union européenne» (JO C, C/2023/1327, 22.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1327/oj).
(4) Avis du Comité européen des régions — «Une meilleure réglementation: unir nos forces pour améliorer la législation» (JO C 97 du 28.2.2022, p. 10).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/766/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
P10_TA(2025)0340 — Enlèvement massif d’enfants au Nigéria, y compris à l’école catholique Saint Mary, à Papiri — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les enlèvements massifs d’enfants au Nigéria, y compris à l’école catholique Saint Mary, à Papiri (2025/3029(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0345 — Attaques hybrides continues de la Biélorussie contre la Lituanie — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les attaques hybrides continues de la Biélorussie contre la Lituanie (2025/3025(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0339 — Arrestations et jugements arbitraires en Azerbaïdjan des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur les arrestations et jugements arbitraires en Azerbaïdjan des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov (2025/3028(RSP))
18/12/2025
P10_TA(2025)0343 — Mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l'état de droit — Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2025 sur la mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l’état de droit (2025/2061(INI))
18/12/2025