| CELEX | 52026AR0033 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 5 mars 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/2610 | 20.5.2026 |
Avis du Comité européen des régions — Train de mesures sur les réseaux européens
(C/2026/2610)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant les directives (UE) 2018/2001, (UE) 2019/944 et (UE) 2024/1788 en ce qui concerne l’accélération des procédures d’octroi de permis
Modifications de la directive (UE) 2018/2001 (directive sur les énergies renouvelables)
Amendement 1
Ajouter un nouveau considérant 4 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Les procédures accélérées d’octroi de permis garantissent la participation effective du public à un stade précoce, notamment grâce à l’accès aux informations pertinentes et à une consultation constructive, conformément au droit de l’Union; |
Amendement 2
Ajouter un nouveau considérant 11 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| La simplification des procédures d’autorisation ne peut donner lieu à un quelconque abaissement des normes de protection de l’environnement ni à un affaiblissement des exigences en matière de participation du public établies au titre du droit environnemental de l’Union; |
Amendement 3
Ajouter un nouveau considérant 16 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Afin d’accélérer les procédures d’octroi de permis tout en garantissant l’acceptation par le public et la cohérence territoriale, les États membres devraient soutenir les collectivités locales et régionales au moyen d’une approche d’actions et de réalisations locales dans le domaine de l’énergie («Local Energy Action and Delivery» — LEAD). Un soutien administratif et une coordination fondés sur la proximité, qui mettent l’accent sur une participation locale qui apporte une valeur ajoutée, sont à même de réduire considérablement les retards et d’améliorer la qualité des décisions d’octroi de permis. Le cadre «LEAD» devrait promouvoir en outre l’intégration d’évaluations de l’impact paysager et culturel aux premiers stades de la planification des projets, en veillant à ce que les solutions énergétiques mises en place au niveau local demeurent compatibles avec la préservation du patrimoine artistique et naturel. Cette approche exige un soutien financier spécifique afin de renforcer les capacités nécessaires à une telle participation locale au niveau pertinent. |
Exposé des motifs
Le cadre «Local energy action and delivery» (LEAD) renforcera les capacités régionales en matière d’octroi de permis, faisant ainsi en sorte que les collectivités locales et régionales puissent mettre en œuvre et gérer efficacement le déroulement des procédures d’octroi de permis.
Amendement 4
Ajouter un nouveau considérant 16 ter
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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Amendement 5
Ajouter un nouveau considérant 26 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| La planification du réseau à l’échelle de l’Union suit une approche ascendante, qui s’appuie sur les processus de planification nationaux et régionaux et garantit la participation active des gestionnaires de réseau de transport, dans le respect des responsabilités nationales et locales en matière de planification du système énergétique; |
Amendement 6
Article 1er, paragraphe (3) — article 15 quinquies, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres adoptent des mesures visant à assurer qu’une partie des avantages des projets d’énergie renouvelable dont la capacité installée est supérieure à 10 MW soit répercutée, directement ou indirectement , sur les citoyens et les communautés à l’échelon local situés à proximité de ces projets . | Les États membres veillent à associer officiellement les collectivités locales et régionales à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des mécanismes de partage des avantages touchant à des projets d’énergie renouvelable dont la capacité installée est supérieure à 5 MW , conformément aux compétences que le droit national confère à celles-ci. Une telle association prévoit pour lesdites collectivités notamment la possibilité de proposer, d’adopter ou de coconcevoir des mécanismes de partage des avantages qui tiennent compte des objectifs de développement local et régional, de la production, de la consommation («local4local») et de la flexibilité locales, de la protection de l’environnement ou des mesures visant à atténuer la précarité énergétique, et qui visent à assurer qu’une partie proportionnée des avantages revienne aux citoyens et aux communautés situés à proximité des projets, en vue d’accroître l’acceptation sociale et la cohésion territoriale. |
Exposé des motifs
Élargir la portée des mécanismes de partage des avantages de sorte à couvrir la plupart des projets pourrait améliorer l’acceptation de ceux-ci par le public.
Amendement 7
Article 1er, paragraphe (3) — article 15 quinquies, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres désignent et financent un facilitateur indépendant chargé de promouvoir le dialogue entre le promoteur de projet et le grand public pour les projets d’énergie renouvelable dont la capacité installée est supérieure à 10 MW . Le facilitateur intervient uniquement à la demande de l’une des parties concernées et: (a) facilite les consultations publiques, en tant que de besoin, y compris les consultations précoces au cours de la phase précédant la demande d’autorisation; (b) s’efforce de trouver des solutions pour répondre aux préoccupations potentielles soulevées par les communautés locales; (c) assure un soutien et la transparence dans le choix du type de mesure de partage des avantages, le cas échéant. Les États membres peuvent mettre en place une redevance, versée par les promoteurs de projet, pour financer les services du facilitateur.»; | Les États membres désignent et financent , en coopération avec les collectivités locales et régionales compétentes, un facilitateur indépendant chargé de promouvoir le dialogue entre le promoteur de projet et le grand public pour les projets d’énergie renouvelable dont la capacité installée est supérieure à 5 MW . Le facilitateur intervient uniquement à la demande du promoteur de projet, de la collectivité locale ou régionale concernée ou de l’une des parties intéressées et: (a) facilite les consultations publiques, en tant que de besoin, y compris les consultations précoces au cours de la phase précédant la demande d’autorisation , dans le respect des procédures d’aménagement du territoire et de consultation en vigueur aux niveaux local et régional ; (b) s’efforce de trouver des solutions pour répondre aux préoccupations potentielles soulevées par les communautés locales; (c) assure un soutien et la transparence dans le choix du type de mesures de partage des avantages et/ou de flexibilité et de production locales , le cas échéant. Les États membres peuvent mettre en place une redevance, versée par les promoteurs de projet, pour financer les services du facilitateur , à condition que ces redevances soient proportionnées et n’engendrent pas de contraintes excessives, en particulier pour les petits projets ou ceux menés par les acteurs locaux; (d) les États membres veillent à ce que les collectivités locales et régionales disposent de l’assistance technique et du soutien administratif nécessaires pour s’acquitter correctement de leurs tâches .»; |
Exposé des motifs
L’amendement renforce le rôle des collectivités locales et régionales dans les domaines de l’éducation, de la facilitation et du dialogue public, conformément au principe de subsidiarité, assurant ainsi une coordination efficace avec les procédures locales existantes et une mise en œuvre proportionnée, sans charges administratives ou financières injustifiées.
Amendement 8
Article 1er, paragraphe (3) — article 15 quinquies, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| à l’article 15 quinquies, les paragraphes 3 et 4 suivants sont ajoutés: | à l’article 15 quinquies, les paragraphes 3, 4 et 5 suivants sont ajoutés: [...] |
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| 5. Les États membres mettent en place un cadre d’actions et de réalisations locales dans le domaine de l’énergie («Local Energy Action and Delivery» — LEAD) afin d’appuyer la mise en œuvre de la production locale, les mesures de flexibilité et les procédures d’octroi de permis à l’échelon local et régional. Ledit cadre comprend des mécanismes de consultation obligatoires pour les autorités chargées de la sauvegarde du patrimoine artistique et paysager, et ce, dès les premiers stades de tous les projets d’énergie renouvelable et de réseau susceptibles d’avoir une incidence visuelle ou territoriale significative. Ce cadre «LEAD» procure aux collectivités locales et régionales qui participent aux mesures locales en matière de production et de flexibilité et aux procédures d’autorisation au titre de la présente directive un appui technique, administratif, financier et de coordination, ainsi que des outils normalisés et des mesures de renforcement des capacités. La Commission publie des orientations de mise en œuvre dans un délai de 12 mois à compter de l’entrée en vigueur de la présente directive, de sorte à aider les États membres à mettre en œuvre des solutions locales fondées sur la proximité, y compris dans les domaines de la production d’énergie et de la flexibilité, et à rationaliser les procédures d’octroi de permis. |
Exposé des motifs
L’amendement renforce le rôle des collectivités locales et régionales dans les domaines de l’éducation, de la facilitation et du dialogue public, conformément au principe de subsidiarité, assurant ainsi une coordination efficace avec les procédures locales existantes et une mise en œuvre proportionnée, sans charges administratives ou financières injustifiées.
Amendement 9
Article 1 — paragraphe 3 — article 15 quinquies — paragraphe 6 (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes désignées en vertu du présent article coordonnent les procédures d’octroi de permis avec les processus nationaux, régionaux et locaux de planification dans les domaines de l’énergie et de l’aménagement du territoire, y compris ceux qui figurent dans les plans nationaux en matière d’énergie et de climat et dans les stratégies régionales pertinentes en matière d’énergie. Cette coordination fait en sorte que l’octroi de permis pour les infrastructures de réseau tienne compte de la planification intégrée du système énergétique, laquelle englobe notamment l’électricité, le chauffage et le refroidissement, l’efficacité énergétique, la flexibilité de la demande et les solutions locales spécifiques en matière de production et de flexibilité, ainsi que des plans d’aménagement du territoire. |
Amendement 10
Article 1er, paragraphe (3) — article 15 quinquies, paragraphe 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Les États membres veillent à ce que les coûts de l’expansion du réseau soient répartis équitablement entre l’ensemble des utilisateurs, tout en protégeant pleinement les ménages à faibles revenus. Ils veillent en outre à ce que ces mêmes coûts ne pèsent pas de manière disproportionnée sur les régions où la production d’énergie renouvelable tient une part supérieure à la moyenne, en particulier lorsque ces investissements présentent un intérêt suprarégional ou transfrontalier. Dans de tels cas, les mécanismes de partage des coûts reflètent la manière dont se répartissent les avantages entre les régions et les États membres, et tiennent compte des éléments suivants: a) la mesure dans laquelle l’infrastructure de réseau dessert plusieurs régions ou permet des flux énergétiques transfrontaliers; b) la manière dont la région qui abrite cette infrastructure contribue aux objectifs climatiques de l’Union grâce à sa production d’énergie renouvelable; c) la nécessité d’éviter de pénaliser la compétitivité des industries à forte intensité énergétique dans les régions où la production d’énergie renouvelable est importante; d) le principe de solidarité et celui du partage équitable des coûts, conformément au règlement RTE-E. |
Exposé des motifs
Absorber de grandes quantités d’énergies renouvelables nécessite d’investir de manière conséquente dans les infrastructures de réseau. Alors que ces dernières ne servent pas uniquement à approvisionner la région où elles trouvent, ce sont principalement les consommateurs de cette région qui en supportent le coût.
Amendement 11
Article 1er, paragraphe (4) — article 16, paragraphe 3 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres mettent en place un portail numérique unique au niveau national pour toutes les étapes des procédures d’octroi de permis relatives aux projets d’énergie renouvelable, de stockage et de réseau. | Les États membres mettent en place un portail numérique unique au niveau national , de manière coordonnée avec les collectivités locales et régionales, les agences locales de l’énergie et les guichets uniques, pour toutes les étapes des procédures d’octroi de permis relatives aux projets d’énergie renouvelable, de stockage et de réseau. Ce portail prévoit également l’accès à des services de conseil en matière de patrimoine paysager et artistique, de sorte à favoriser la compatibilité des projets avec les valeurs culturelles et paysagères. |
Exposé des motifs
L’amendement favorise une coordination efficace entre les autorités nationales, régionales et locales et limite les retards inutiles dans la mise en œuvre des projets.
Amendement 12
Article 1er, paragraphe (7) — article 16 quinquies, point (b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres n’exigent aucun permis administratif, y compris en ce qui concerne les aspects environnementaux, à l’exception des permis de raccordement au réseau, pour l’installation d’équipements d’énergie solaire et de stockage colocalisé de l’énergie dont la capacité installée totale est inférieure ou égale à 100 kW. Sans préjudice du paragraphe 1, les États membres limitent l’application du présent paragraphe dans les zones Natura 2000 et les autres zones relevant de régimes de protection nationaux et dans les zones protégées du patrimoine culturel ou historique; | Les États membres n’exigent aucun permis administratif, y compris en ce qui concerne les aspects environnementaux, à l’exception des permis de raccordement au réseau, pour l’installation d’équipements d’énergie solaire et de stockage colocalisé de l’énergie dont la capacité installée totale est inférieure ou égale à 100 kW , dès lors qu’il est tenu compte des plans locaux et régionaux d’aménagement du territoire . Sans préjudice du paragraphe 1, les États membres limitent l’application du présent paragraphe dans les zones Natura 2000 et les autres zones relevant de régimes de protection nationaux et dans les zones protégées du patrimoine culturel ou historique; |
Exposé des motifs
Les installations d’énergie solaire de 100 kW peuvent excéder 500 m2 de surface de panneaux et avoir ainsi une incidence considérable sur les environnements sensibles. Elles doivent par conséquent être conformes aux plans locaux et régionaux d’aménagement du territoire et à la législation des États membres.
Amendement 13
Article 1er, paragraphe (9) — article 16 decies, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres n’exigent aucun permis administratif, y compris en ce qui concerne les aspects environnementaux, à l’exception des permis de raccordement au réseau, pour l’installation de stations de recharge dotées d’une capacité installée totale inférieure ou égale à 100 kW. | Les États membres n’exigent aucun permis administratif, y compris en ce qui concerne les aspects environnementaux, à l’exception des permis de raccordement au réseau, pour l’installation de stations de recharge dotées d’une capacité installée totale inférieure ou égale à 100 kW , dès lors que celle-ci est notifiée au préalable aux collectivités locales, qu’elle est cohérente avec le plan local et régional d’occupation des sols et qu’elle n’entre pas en conflit avec des exigences touchant à l’aménagement de l’espace, à l’environnement ou à la protection du patrimoine . |
Amendement 14
Article 2 — article 8, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres établissent ou désignent un ou plusieurs points de contact pour les gestionnaires de réseau de transport ou de distribution. Ces points de contact guident et aident, gratuitement, tout demandeur qui en fait la demande, durant l’ensemble de la procédure d’autorisation, pour les activités visées au paragraphe 1, jusqu’à la décision finale des autorités responsables. Le demandeur n’est pas tenu de contacter plus d’un point de contact pour l’ensemble de la procédure . | Les États membres établissent ou désignent un ou plusieurs points de contact pour les gestionnaires de réseau de transport ou de distribution. Ces points de contact guident, gratuitement, tout demandeur qui en fait la demande, et facilitent la coordination avec l’ensemble des autorités locales, régionales et nationales compétentes durant toute la procédure d’autorisation, pour les activités visées au paragraphe 1, jusqu’à la décision finale des autorités responsables. Le demandeur n’est pas tenu de contacter plus d’un point de contact pour l’ensemble de la procédure ; |
Exposé des motifs
Le présent amendement renforce le principe de subsidiarité en associant explicitement les collectivités locales et régionales au processus d’autorisation.
Amendement 15
Article 3 — article 8, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Dans les cas où la construction ou l’exploitation d’installations de gaz naturel, d’installations de production d’hydrogène et d’infrastructures de système d’hydrogène nécessitent une autorisation, telle qu’une licence, un permis, une concession, un accord ou une approbation, les États membres, ou toute autorité compétente qu’ils désignent, accordent des autorisations de construction ou d’exploitation de ces installations, infrastructures, conduites ou équipements connexes sur leur territoire, conformément aux paragraphes 2 à 11 et au paragraphe 16. Les États membres, ou toute autorité compétente qu’ils désignent, peuvent également octroyer, sur la même base, des autorisations pour la fourniture de gaz naturel et d’hydrogène et des autorisations à des clients grossistes. | Dans les cas où la construction ou l’exploitation d’installations de gaz naturel, d’installations de production d’hydrogène et d’infrastructures de système d’hydrogène nécessitent une autorisation, telle qu’une licence, un permis, une concession, un accord ou une approbation, les États membres, ou toute autorité compétente qu’ils désignent, y compris les collectivités locales et régionales dans les limites de leurs compétences, accordent des autorisations de construction ou d’exploitation de ces installations, infrastructures, conduites ou équipements connexes sur leur territoire, conformément aux paragraphes 2 à 11 et au paragraphe 16. Les États membres, ou toute autorité compétente qu’ils désignent, y compris les collectivités locales et régionales le cas échéant, peuvent également octroyer, sur la même base, des autorisations pour la fourniture de gaz naturel et d’hydrogène et des autorisations à des clients grossistes. |
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant des orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes, modifiant les règlements (UE) 2019/942, (UE) 2019/943 et (UE) 2024/1789 et abrogeant le règlement (UE) 2022/869
Amendement 16
Considérant 12
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Il convient d’établir des groupes régionaux (ci-après les «groupes») chargés de proposer et de réexaminer les projets d’intérêt commun et les projets d’intérêt mutuel afin de dresser des listes régionales de projets d’intérêt commun et de projets d’intérêt mutuel. Afin d’assurer un large consensus, ces groupes devraient prévoir et assurer une coopération étroite entre les États membres, les autorités de régulation nationales, les promoteurs de projets et les parties prenantes pertinentes. Dans le cadre de cette coopération, les autorités de régulation nationales devraient, au besoin, conseiller les groupes, notamment sur le réalisme des aspects réglementaires nationaux des projets proposés et du calendrier proposé pour la décision réglementaire d’approbation. | Il convient d’établir des groupes régionaux (ci-après les «groupes») chargés de proposer et de réexaminer les projets d’intérêt commun et les projets d’intérêt mutuel afin de dresser des listes régionales de projets d’intérêt commun et de projets d’intérêt mutuel. Afin d’assurer un large consensus, ces groupes devraient prévoir et assurer une coopération étroite entre les États membres, les autorités de régulation nationales, les collectivités locales et régionales, les promoteurs de projets et les parties prenantes pertinentes , ainsi qu’encourager spécifiquement les solutions locales complémentaires en matière de production et de flexibilité . Dans le cadre de cette coopération, les autorités de régulation nationales devraient, au besoin, conseiller les groupes, notamment sur le réalisme des aspects réglementaires nationaux des projets proposés et du calendrier proposé pour la décision réglementaire d’approbation. |
Amendement 17
Ajouter un nouveau considérant 46 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Il est nécessaire d’évaluer les répercussions au niveau local des projets énergétiques de grande envergure et de renforcer la participation des collectivités locales et régionales à la planification et au développement d’infrastructures énergétiques transfrontières; |
Amendement 18
Article 4, paragraphe 5, point (a)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| l’urgence et la contribution de chaque proposition de projet au regard de la réalisation des objectifs spécifiques de l’Union en matière d’énergie et de climat et de son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, d’intégration du marché, de concurrence, de durabilité et de sécurité de l’approvisionnement; | l’urgence et la contribution de chaque proposition de projet au regard de la réalisation des objectifs spécifiques de l’Union en matière d’énergie et de climat et de son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, d’intégration du marché, de prise en compte de la dimension territoriale (notamment la compatibilité paysagère et la sauvegarde du patrimoine culturel), de concurrence, de durabilité , de réduction des coûts et de sécurité de l’approvisionnement en énergie fiable et abordable issue de diverses sources, tout en soutenant la croissance économique et la cohésion sociale ; |
Amendement 19
Article 1er, paragraphe 1, point (e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Amendement 20
Article 5, paragraphe 4, point (d) (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Amendement 21
Article 6, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission transmet le rapport du coordonnateur européen visé au premier alinéa, point e), au Parlement européen et aux groupes concernés. | La Commission transmet le rapport du coordonnateur européen visé au premier alinéa, point e), au Parlement européen , au Comité européen des régions et aux groupes concernés. |
Amendement 22
Article 7, paragraphe 9
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres veillent à la participation du public en ce qui concerne le plan de développement national conformément aux articles 6 et 7 de la directive 2001/42/CE, y compris en recensant le public touché ou susceptible d’être touché ainsi que les États membres susceptibles d’être touchés par la mise en œuvre de ce plan et les projets inscrits sur la liste de l’Union relevant des catégories d’infrastructures visées à l’annexe II, point 1), du présent règlement prévus dans ledit plan. | Les États membres , de concert avec les collectivités locales et régionales, veillent à la participation du public en ce qui concerne le plan de développement national conformément aux articles 6 et 7 de la directive 2001/42/CE, y compris en recensant le public touché ou susceptible d’être touché ainsi que les États membres susceptibles d’être touchés par la mise en œuvre de ce plan et les projets inscrits sur la liste de l’Union relevant des catégories d’infrastructures visées à l’annexe II, point 1), du présent règlement prévus dans ledit plan. |
Amendement 23
Article 8, paragraphe 1, point (a)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Chaque État membre veille à ce qu’une seule autorité nationale compétente soit chargée: | 1. Chaque État membre veille à ce qu’une seule autorité nationale compétente soit chargée: | ||||
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Amendement 24
Article 8, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. L’autorité nationale compétente veille à ce que la décision globale soit rendue dans les délais fixés à l’article 10, paragraphes 1 et 2. | 3. L’autorité nationale compétente , après consultation obligatoire des collectivités locales et régionales, veille à ce que la décision globale soit rendue dans les délais fixés à l’article 10, paragraphes 1 et 2. |
| Les États membres choisissent parmi les schémas suivants, en tenant compte du schéma le plus efficace au regard du droit national et des spécificités des procédures nationales de planification et d’octroi des autorisations et en vérifiant s’il peut être mis en œuvre d’une façon qui contribue à ce que la décision globale soit prise de la manière la plus efficace possible et en temps utile: | Les États membres choisissent parmi les schémas suivants, en tenant compte du schéma le plus efficace au regard du droit national et des spécificités des procédures nationales de planification et d’octroi des autorisations et en vérifiant s’il peut être mis en œuvre d’une façon qui contribue à ce que la décision globale soit prise de la manière la plus efficace possible et en temps utile: |
| [...] | [...] |
Amendement 25
Article 11, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport pour l’électricité (REGRT pour l’électricité), le réseau européen des gestionnaires de réseau d’hydrogène (REGRH), le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport pour le gaz (REGRT pour le gaz) et les États membres fournissent, à la demande de la Commission, les données et informations nécessaires à l’élaboration du scénario central visé au paragraphe 1. Cela comprend, sans s’y limiter, les données relatives au marché et au réseau, telles que les projections de l’offre et de la demande, les caractéristiques de la production d’électricité, les réseaux et la production d’hydrogène, les sources de flexibilité, les hypothèses relatives aux importations, ainsi que les données climatiques annuelles. La Commission fixe un délai raisonnable pour la fourniture des données et des informations, en tenant compte de la complexité et de l’urgence des données et des informations requises. Si un destinataire ne fournit pas les informations demandées dans le délai fixé par la Commission ou les fournit de façon incomplète, la Commission peut demander par voie de décision que les informations lui soient fournies. La Commission peut demander à l’Agence de vérifier les données qui lui ont été soumises, y compris en vérifiant les données nationales avec les autorités de régulation nationales compétentes. | Le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport pour l’électricité (REGRT pour l’électricité), le réseau européen des gestionnaires de réseau d’hydrogène (REGRH), le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport pour le gaz (REGRT pour le gaz) , l’entité européenne pour la coopération des gestionnaires de réseau de distribution d’électricité dans l’Union européenne (entité des GRD de l’Union) et les États membres fournissent, à la demande de la Commission, les données et informations nécessaires à l’élaboration du scénario central visé au paragraphe 1. Cela comprend, sans s’y limiter, les données relatives au marché et au réseau, telles que les projections de l’offre et de la demande, les caractéristiques de la production d’électricité, les réseaux et la production d’hydrogène, les sources de flexibilité, les hypothèses relatives aux importations, ainsi que les données climatiques annuelles. La Commission fixe un délai raisonnable pour la fourniture des données et des informations, en tenant compte de la complexité et de l’urgence des données et des informations requises. Si un destinataire ne fournit pas les informations demandées dans le délai fixé par la Commission ou les fournit de façon incomplète, la Commission peut demander par voie de décision que les informations lui soient fournies. La Commission peut demander à l’Agence de vérifier les données qui lui ont été soumises, y compris en vérifiant les données nationales avec les autorités de régulation nationales compétentes. |
Exposé des motifs
Il s’impose de préserver le rôle des gestionnaires de réseau de distribution, ainsi que la flexibilité nécessaire à la planification locale.
Amendement 26
Article 12, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le REGRT pour l’électricité et le REGRH, respectivement, élaborent un rapport de recensement des besoins en infrastructures afin de déterminer les lacunes en matière d’infrastructures qui ont une incidence sur les objectifs de l’Union liés à l’électricité et à l’hydrogène. [...] | Le REGRT pour l’électricité, le REGRH et l’entité des GRD de l’Union , respectivement, élaborent un rapport de recensement des besoins en infrastructures afin de déterminer les lacunes en matière d’infrastructures qui ont une incidence sur les objectifs de l’Union liés à l’électricité et à l’hydrogène. [...] |
| [...] | [...] |
| 3. Le REGRT pour l’électricité et le REGRH consultent respectivement les parties prenantes concernées sur les données supplémentaires, les hypothèses et leur utilisation aux fins de l’élaboration de leur rapport de recensement des besoins en infrastructures. | 3. Le REGRT pour l’électricité, le REGRH et l’entité des GRD de l’Union consultent respectivement les parties prenantes concernées sur les données supplémentaires, les hypothèses et leur utilisation aux fins de l’élaboration de leur rapport de recensement des besoins en infrastructures. |
| 4. Dans un délai de six mois à compter de la publication d’un scénario central en application de l’article 11, sauf si la publication se limite à ajouter une analyse de sensibilité, le REGRT pour l’électricité et le REGRH soumettent au groupe RTE-E leur projet respectif de rapport de recensement des besoins en infrastructures, comprenant l’évaluation de la manière dont les projets soumis en vue de leur insertion dans le plan décennal de développement du réseau dans l’ensemble de l’Union correspondent aux besoins recensés. Si la publication se limite à ajouter une analyse de sensibilité, la Commission peut demander au REGRT pour l’électricité et au REGRH d’élaborer un nouveau rapport de recensement des besoins en infrastructures conformément à la procédure prévue au présent article. [...] | 4. Dans un délai de six mois à compter de la publication d’un scénario central en application de l’article 11, sauf si la publication se limite à ajouter une analyse de sensibilité, le REGRT pour l’électricité , le REGRH et l’entité des GRD de l’Union soumettent au groupe RTE-E leur projet respectif de rapport de recensement des besoins en infrastructures, comprenant l’évaluation de la manière dont les projets soumis en vue de leur insertion dans le plan décennal de développement du réseau dans l’ensemble de l’Union correspondent aux besoins recensés. Si la publication se limite à ajouter une analyse de sensibilité, la Commission peut demander au REGRT pour l’électricité , au REGRH et à l’entité des GRD de l’Union d’élaborer un nouveau rapport de recensement des besoins en infrastructures conformément à la procédure prévue au présent article. [...] |
| [...] | [...] |
| 6. Dans un délai d’un mois après avoir été informés par l’Agence de la conformité des projets de rapports de recensement des besoins en infrastructures, les membres du groupe RTE-E, en tenant compte des contributions de l’Agence sur la conformité, peuvent formuler leurs observations et en informer respectivement le REGRT pour l’électricité et le REGRH. | 6. Dans un délai d’un mois après avoir été informés par l’Agence de la conformité des projets de rapports de recensement des besoins en infrastructures, les membres du groupe RTE-E, en tenant compte des contributions de l’Agence sur la conformité, peuvent formuler leurs observations et en informer respectivement le REGRT pour l’électricité et le REGRH. |
| 7. Dans un délai de deux mois à compter de la réception des observations des membres du groupe RTE-E, le REGRT pour l’électricité et le REGRH adaptent les projets de rapports de recensement des besoins en infrastructures, en tenant compte des observations du groupe RTE-E et de l’Agence, afin de garantir le respect total des exigences énoncées au paragraphe 2, et soumettent le rapport final de recensement des besoins en infrastructures à la Commission. | 7. Dans un délai de deux mois à compter de la réception des observations des membres du groupe RTE-E, le REGRT pour l’électricité , le REGRH et l’entité des GRD de l’Union adaptent les projets de rapports de recensement des besoins en infrastructures, en tenant compte des observations du groupe RTE-E et de l’Agence, afin de garantir le respect total des exigences énoncées au paragraphe 2, et soumettent le rapport final de recensement des besoins en infrastructures à la Commission. |
| 8. La Commission soumet le projet final de rapport de recensement des besoins en infrastructures à l’approbation de l’organe de décision du groupe RTE-E. Avant de soumettre les projets finaux de rapports de recensement des besoins en infrastructures à l’organe de décision du groupe RTE-E, la Commission peut demander des mises à jour et des améliorations dûment justifiées et dans un délai raisonnable, si elle constate que les projets finaux de rapports de recensement des besoins en infrastructures n’intègrent pas de manière appropriée les observations des membres du groupe RTE-E et afin de garantir le respect total des principes énoncés à l’annexe VII. Le REGRT pour l’électricité et le REGRH donnent respectivement toutes les suites qui s’imposent à ces demandes dans un délai d’un mois et soumettent de nouveau à la Commission les projets définitifs révisés de rapports de recensement des besoins en infrastructures. | 8. La Commission soumet le projet final de rapport de recensement des besoins en infrastructures à l’approbation de l’organe de décision du groupe RTE-E. Avant de soumettre les projets finaux de rapports de recensement des besoins en infrastructures à l’organe de décision du groupe RTE-E, la Commission peut demander des mises à jour et des améliorations dûment justifiées et dans un délai raisonnable, si elle constate que les projets finaux de rapports de recensement des besoins en infrastructures n’intègrent pas de manière appropriée les observations des membres du groupe RTE-E et afin de garantir le respect total des principes énoncés à l’annexe VII. Le REGRT pour l’électricité, le REGRH et l’entité des GRD de l’Union donnent respectivement toutes les suites qui s’imposent à ces demandes dans un délai d’un mois et soumettent de nouveau à la Commission les projets définitifs révisés de rapports de recensement des besoins en infrastructures. |
Exposé des motifs
L’entité des GRD de l’Union a pour mission de mettre à disposition les connaissances techniques sur les réseaux de distribution d’énergie électrique et de conforter la coopération des gestionnaires de réseau de distribution et des gestionnaires de réseau de transport. Il convient de l’associer plus avant à l’élaboration des rapports de recensement des besoins en infrastructures.
Amendement 27
Article 19, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les GRT réservent 25 % des recettes provenant de la gestion de la congestion qui n’ont pas été dépensées pour garantir la disponibilité réelle des capacités allouées conformément à l’article 19, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) 2019/943 et pour indemniser les exploitants de centrales de production d’électricité renouvelable en mer conformément à l’article 19, paragraphe 2, point c), du règlement (UE) 2019/943, aux fins d’investissements dans le réseau au profit de projets inscrits sur la liste de l’Union qui sont pertinents pour réduire la congestion des interconnexions conformément à l’article 19, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) 2019/943. | Les GRT s’acquittent d’une contribution prélevée sur les recettes provenant de la gestion de la congestion qui n’ont pas été dépensées pour garantir la disponibilité réelle des capacités allouées conformément à l’article 19, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) 2019/943 et pour indemniser les exploitants de centrales de production d’électricité renouvelable en mer conformément à l’article 19, paragraphe 2, point c), du règlement (UE) 2019/943, aux fins d’investissements dans le réseau au profit de projets inscrits sur la liste de l’Union qui sont pertinents pour réduire la congestion des interconnexions conformément à l’article 19, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) 2019/943 , pour les projets ayant une incidence directe sur la réduction de la congestion dans les régions contribuant aux recettes provenant de la gestion de la congestion . |
Exposé des motifs
Il serait absurde que les États membres et les régions qui ont choisi d’appliquer des rentes de congestion pour atténuer les effets d’une congestion régionale doivent utiliser ces recettes pour financer des projets sans aucun lien physique ou pratique avec ces régions.
Amendement 28
Article 24, point (j) (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CDR)
| 1. | se félicite de la présentation du train de mesures sur les réseaux européens et de l’initiative «Autoroutes de l’énergie», y voyant une étape importante vers la modernisation du cadre de l’Union en matière d’énergie; souligne que la réalisation de la transition vers une énergie propre nécessite des mesures urgentes, des investissements publics et privés substantiels et une coordination renforcée afin d’accélérer la mise en œuvre des projets d’infrastructures énergétiques et d’éviter de longues procédures d’octroi de permis et des dépassements de coûts; insiste sur la nécessité de garantir la résilience, la sécurité et la fiabilité du système électrique face aux catastrophes naturelles telles que les inondations, les incendies de forêt, les sécheresses et les tempêtes d’une part, et aux attaques extérieures et aux menaces hybrides d’autre part; invite la Commission, les États membres et les autorités nationales à soutenir les gestionnaires de réseau dans leurs efforts visant à rendre le système plus résilient; met en avant l’importance de soutenir les activités en lien avec les évaluations des risques climatiques, la protection des infrastructures critiques, les outils de cybersécurité et les investissements nécessaires en vue de garantir la préparation et la capacité de rétablissement des réseaux; |
| 2. | déplore que le système centralisé proposé, largement fondé sur une approche descendante, ne tienne pas suffisamment compte de la contribution des collectivités locales et régionales lorsqu’il s’agit d’identifier et de planifier les besoins locaux en infrastructures de réseau et de développer des solutions locales en matière de flexibilité et de production contribuant à éviter des impératifs excessifs en matière d’infrastructures, entravant ainsi la démocratisation du système énergétique par la participation locale active, la propriété partagée et la prise de décision territorialisée; |
| 3. | souligne l’urgence de renforcer la résilience des réseaux électriques de l’Union à la lumière des récentes perturbations de grande ampleur, dont la panne généralisée qui a touché la péninsule Ibérique ou encore les incidents survenus à Berlin et dans certaines parties de la République tchèque, qui ont mis en évidence la vulnérabilité du système électrique interconnecté de l’Union face aux contraintes environnementales et de capacité, aux défaillances techniques et aux actes de malveillance; |
| 4. | demande d’accélérer les procédures d’octroi de permis pour les projets d’énergie renouvelable, rappelant que dans son rapport annuel de 2025 sur l’état des régions et des villes, il faisait déjà figurer les retards administratifs parmi les obstacles persistants à un déploiement en temps utile; invite instamment à mettre en place un système d’octroi de permis numérique à l’échelle de l’Union afin de réduire les charges administratives et de rendre plus rapides et plus efficaces les procédures d’approbation à l’échelon local; appelle à mettre en œuvre rapidement les zones d’accélération des énergies renouvelables; |
| 5. | recommande à la Commission et aux États membres d’intégrer de manière formelle les collectivités locales et régionales dans la gouvernance, la planification et la mise en œuvre de l’initiative «Autoroutes de l’énergie». La Commission doit veiller à ce que ladite gouvernance respecte des garanties environnementales ainsi que les principes de consultation publique et d’acceptation sociale, et à ce que la simplification et l’accélération ne compromettent pas la protection de l’environnement, la biodiversité, les considérations paysagères ni l’engagement des citoyens; |
| 6. | accueille favorablement les orientations pour des connexions efficaces au réseau et appelle la Commission à adopter des recommandations contraignantes ou des principes réglementaires qui lèvent les obstacles administratifs, accélèrent la mise en œuvre des projets et garantissent que le développement du réseau soutienne la production locale d’énergie et les objectifs régionaux de décarbonation; |
| 7. | souligne la nécessité de favoriser la coopération en matière de technologies et de politiques énergétiques dans le cadre de la transition propre, notamment pour garantir la stabilité et la sécurité des chaînes d’approvisionnement européennes en composants critiques des réseaux électriques; rappelle l’importance de respecter le principe de neutralité technologique, en particulier dans l’approche des gestionnaires de réseau de transport et de distribution en matière de production d’électricité, en incluant les énergies renouvelables, le nucléaire et le gaz, et de tenir compte des différentes incidences sur les infrastructures sur terre et en mer; |
| 8. | précise que les efforts visant à simplifier le règlement sur les réseaux transeuropéens d’énergie (RTE-E) et à accélérer les procédures d’octroi de permis ne doivent pas porter atteinte aux normes environnementales, entraver les consultations publiques ou nuire à la protection des communautés locales et de la diversité biologique; demande en outre d’éviter de fragmenter plus avant les modalités des procédures que prévoit le droit de l’Union ou bien de conférer une forme aussi identique que possible aux procédures d’octroi de permis que prévoit le droit de l’Union dans ses différentes branches; |
Cadre «Local energy action and delivery» (LEAD)
| 9. | demande que soit instauré un cadre «LEAD» pour soutenir la mise en œuvre des procédures d’octroi de permis et des solutions complémentaires aux niveaux local et régional; précise que celui-ci devrait s’inscrire dans un plan d’action visant à donner aux collectivités locales et régionales les moyens de concevoir, d’adapter et de superviser des méthodes d’octroi de permis adaptées aux besoins locaux et aux spécificités territoriales; met en relief la nécessité d’une assistance technique et d’un renforcement des capacités ciblés et pilotés au niveau local, au moyen notamment de guichets uniques, de lignes directrices harmonisées mais souples et d’outils numériques interopérables sous supervision locale; encourage la création de guichets uniques en vue de faciliter les échanges entre pairs et le partage de bonnes pratiques; demande un financement adéquat et flexible, aligné sur les instruments existants de l’Union en matière d’énergie et de cohésion, pour garantir que le soutien de l’Union renforce la prise de décision à l’échelon local; |
| 10. | demande un soutien sur mesure pour les territoires soumis à des contraintes spécifiques. Le cadre «LEAD» devrait inclure des mesures ciblées à l’intention des petites municipalités, des îles et des régions ultrapériphériques, comprenant des services de conseil et un accès prioritaire aux financements pour les infrastructures locales et les frais de personnel, conformément aux données probantes dont dispose le Comité concernant les obstacles à l’accès aux financements; |
| 11. | plaide pour que les collectivités locales et régionales soient officiellement reconnues comme des partenaires clés en matière de planification, de défense, d’octroi de permis et de suivi. Cette démarche est indispensable afin d’aligner l’expansion du réseau sur les priorités de développement local et les besoins d’adaptation au changement climatique; |
| 12. | regrette que malgré la présentation du train de mesures sur les réseaux européens, ses incidences territoriales n’aient pas fait l’objet d’une évaluation adéquate; invite la Commission à s’assurer que la mise en œuvre du train de mesures intègre systématiquement les plans locaux et régionaux de décarbonation et s’appuie sur de solides analyses d’impact territorial, de manière à aligner le développement du réseau sur les besoins au niveau régional, l’aménagement du territoire et les capacités de mise en œuvre à l’échelon local; |
| 13. | recommande d’inclure obligatoirement et systématiquement les collectivités locales et régionales dans les organismes régionaux de planification des réseaux énergétiques et à toutes les phases des consultations relatives aux plans décennaux de développement du réseau, dans le cadre d’une coordination étroite avec les gestionnaires de réseau de transport et de distribution, les autres régions et les États membres; rappelle l’importance insigne de renforcer la dimension régionale dans la planification des infrastructures énergétiques pour garantir la cohérence entre les politiques énergétiques locales, les investissements dans les réseaux et les objectifs d’électrification; |
| 14. | estime que les collectivités locales et régionales doivent jouer un rôle officiel et permanent dans la planification énergétique tant au niveau de l’Union qu’à l’échelon national, y compris un rôle complémentaire dans la production locale et les solutions de flexibilité; invite instamment la Commission à proposer au Comité européen des régions de participer au groupe de travail sur l’union de l’énergie (1), de sorte que la dimension locale fasse partie du processus décisionnel de l’Union en matière d’énergie; |
| 15. | insiste sur le fait que la mise en œuvre efficace et sans heurts du pacte vert pour l’Europe et des politiques énergétiques actuelles dépend de l’existence d’agences locales et régionales de l’énergie bien équipées, de solutions locales adéquatement financées, d’actions de défense et de guichets uniques (2); |
Caractère abordable de l’énergie — coût de l’électricité
| 16. | rappelle que le caractère abordable de l’énergie est au cœur de la transition énergétique. Au vu du rôle crucial que jouent les réseaux dans l’intégration des énergies renouvelables et le soutien à l’électrification, leur développement doit apporter une réelle valeur ajoutée tout en contribuant manifestement à réduire les factures d’énergie, à lutter contre la précarité énergétique et à favoriser des prix abordables; souligne que les coûts de l’expansion du réseau doivent être répartis équitablement entre l’ensemble des utilisateurs, tout en protégeant pleinement les ménages à faibles revenus; insiste sur l’importance de veiller à ce qu’aucun territoire ne soit désavantagé de manière disproportionnée sur le plan financier lorsque les investissements dans les réseaux visent surtout à obtenir des avantages plus larges à l’échelle régionale, transfrontalière ou de l’ensemble du système; fait valoir que chacun des principaux consommateurs d’énergie devrait contribuer à hauteur de l’incidence de sa demande sur le système électrique, conformément aux principes d’équité et d’une tarification qui reflète les coûts; met en avant l’importance capitale de remédier à la congestion du réseau et d’accélérer la mise en place de solutions de flexibilité afin d’éviter de délester et de gaspiller de l’électricité renouvelable; réaffirme que la planification des infrastructures devrait faire correspondre les capacités de production et de stockage avec les zones où la demande en énergie est la plus forte; |
| 17. | fait remarquer que, selon les estimations, 1 200 milliards d’EUR devront être consacrés aux réseaux électriques de l’Union d’ici à 2040. Un tel investissement doit faire l’objet d’études de rentabilité rigoureuses, doit contribuer de manière avérée à l’abandon progressif des combustibles fossiles et doit être clairement bénéfique pour les consommateurs en rendant l’électricité abordable, en réduisant les coûts et en améliorant les avantages économiques au niveau local; demande qu’il soit tenu compte de la répartition territoriale des avantages dans le cadre des études de rentabilité et aux fins des mécanismes de partage solidaire des coûts qu’il convient d’appliquer lorsque les investissements dans les infrastructures poursuivent des finalités transrégionales ou transfrontalières; |
| 18. | prend acte de la proposition de la Commission de tripler le budget du mécanisme pour l’interconnexion en Europe, qui marque une véritable avancée dans le financement de la transition énergétique; précise cependant que la transition énergétique ne se borne pas aux seuls aspects techniques et financiers, mais constitue un processus de transformation qui exige un engagement résolu et une appropriation réelle aux niveaux régional et local; |
| 19. | invite la Commission à établir dans le cadre de la révision du règlement RTE-E des mécanismes concrets pour un financement solidaire des infrastructures de réseau transfrontalières et transrégionales, de sorte à garantir un partage équitable des coûts en fonction de la répartition géographique des avantages; propose que le mécanisme pour l’interconnexion en Europe dans le secteur de l’énergie (MIE-E) soutienne en priorité les projets qui aident les régions où la production d’énergie renouvelable est importante à intégrer le réseau et à accroître les capacités de transport; souligne que de telles régions jouent un rôle essentiel pour décarboner le système énergétique européen et que leurs investissements dans les infrastructures profitent à l’ensemble de l’Europe; |
| 20. | constate que de faibles coûts de l’énergie constituent pour un lieu d’implantation un avantage concurrentiel important; estime qu’au regard des objectifs ambitieux de la politique numérique et de la nécessité de développer les centres de données, lesquels sont considérés comme des infrastructures critiques au titre de la résilience de l’Europe et de sa compétitivité dans le domaine des technologies numériques, et présentent dans le même temps d’importantes possibilités d’accroître la durabilité, il convient de tester la validité de mesures d’allégement telles qu’une indemnisation liée au prix de l’électricité. Dans ce contexte, il convient également de moderniser la liste prévue par les lignes directrices concernant les aides d’État au climat, à la protection de l’environnement et à l’énergie, de sorte à l’adapter aux exigences de l’ère numérique; |
| 21. | invite la Commission à soutenir prioritairement les projets de réseaux de distribution de petite et moyenne taille ainsi que la production locale d’énergie à proximité des utilisateurs finaux, conformément à l’approche «local4local», afin de renforcer la souveraineté énergétique au niveau local, de réduire la congestion du réseau et de maximiser les retombées positives du déploiement énergétique pour les territoires; |
| 22. | souligne que, pour favoriser les communautés énergétiques, il convient de prendre des mesures spécifiques, à des conditions transparentes et non discriminatoires, afin de faciliter leur accès au réseau, de prévoir des incitations à la production locale et des solutions de flexibilité qui limitent le besoin de nouveaux réseaux, mais aussi de promouvoir une utilisation optimale des capacités disponibles; insiste sur l’importance de renforcer l’acceptation à l’échelon régional et local, et pour ce faire, de démontrer de manière incontestable les avantages socio-économiques, environnementaux et territoriaux que procurent les communautés énergétiques, notamment pour ce qui est de créer de la valeur à l’échelle locale et de faire participer les citoyens; met l’accent sur le fait que de telles mesures devraient appuyer et accélérer le déploiement d’un système électrique décentralisé, résilient et axé sur les consommateurs; |
Remédier à la congestion du réseau
| 23. | soutient la proposition de la Commission visant à remplacer le modèle du «premier venu, premier servi» par un principe de «premier arrivé, premier servi» pour les connexions au réseau, en donnant la priorité aux projets parvenus à maturité et à ceux qui créent des emplois qualifiés et en évitant la spéculation et la thésaurisation du raccordement au réseau, notamment par la dissuasion des demandes de raccordement qui ne s’appuient pas sur un projet solide ou dont le promoteur ne peut démontrer un engagement suffisant à réaliser un projet, lesquels éléments pourraient constituer des critères en vue de l’octroi des droits de raccordement; estime que les communautés énergétiques et les projets locaux de partage de l’énergie devraient, chaque fois que nécessaire, bénéficier d’un accès prioritaire à la capacité du réseau, sauf impératif avéré lié à l’efficacité du système; insiste sur le fait que la définition des priorités devrait refléter les besoins locaux et régionaux et se félicite dès lors du cadre néerlandais, qui attribue l’accès au réseau sur la base de critères de sécurité et de valeur pour la société; |
| 24. | insiste sur le fait que les contrats d’écart compensatoire (CEC) doivent être adaptés aux besoins et aux capacités spécifiques des municipalités, et permettre aux collectivités locales de participer directement à des projets d’énergie renouvelable en partenariat et de réinvestir les recettes dans des projets locaux visant l’efficacité énergétique ou la modernisation du réseau; |
| 25. | déclare que les incitations et les mécanismes de marché qui visent la flexibilité grâce à la numérisation et aux technologies intelligentes au niveau local (système de distribution) sont essentiels pour maximiser l’efficacité du réseau de distribution existant et éviter que de nouvelles infrastructures inefficaces soient construites à des coûts excessifs; |
| 26. | fait observer que les îles, les régions de montagne et les régions ultrapériphériques sont confrontées à des défis spécifiques en matière de capacité du réseau et de congestion qui entravent leur transition énergétique et augmentent les coûts pour les consommateurs; demande à la Commission et aux États membres d’adopter des cadres réglementaires et d’investissement adaptés qui tiennent compte de ces spécificités; |
| 27. | rappelle que les systèmes électriques des régions ultrapériphériques sont isolés et ne peuvent être raccordés au réseau continental européen, ce qui limite leur flexibilité et entrave l’intégration d’énergies propres provenant de l’extérieur; souligne, à cet égard, que les investissements dans les infrastructures et le stockage des énergies renouvelables sont essentiels pour garantir la sécurité de l’approvisionnement et optimiser leur utilisation dans ces régions; fait valoir, dans cette optique, que les coûts associés dépassent la capacité d’investissement des seuls territoires; |
| 28. | fait valoir que les régions ultrapériphériques ne peuvent être exclues des politiques et des fonds européens destinés à la transition énergétique, car cela mettrait en péril leur cohésion sociale et territoriale ainsi que leur passage à une économie neutre en carbone; |
| 29. | reconnaît le rôle stratégique des grandes zones urbaines et métropolitaines en tant que nœuds critiques de flexibilité du système électrique; fait remarquer que, dans ces zones, la gestion active de la demande, la numérisation des réseaux de distribution, le stockage et l’électrification efficace sont susceptibles de réduire le besoin de nouvelles infrastructures, d’améliorer la stabilité du système et de renforcer l’autonomie énergétique européenne; |
Favoriser l’acceptation par le public de la transition énergétique
| 30. | souligne que la participation significative des collectivités locales et régionales n’est pas facultative, mais constitue une condition préalable à l’acceptation sociale; précise que les collectivités locales et régionales doivent être associées dès les premiers stades de la sensibilisation, du plaidoyer et de la planification, au moyen de mécanismes de consultation structurés et contraignants afin de réduire l’opposition à l’accélération de la mise en œuvre des projets; |
| 31. | insiste sur l’importance stratégique de donner la priorité aux technologies et équipements «fabriqués en Europe» lors du déploiement des réseaux afin de réduire la dépendance et de renforcer l’industrie de l’Union en stimulant le développement économique local; demande à l’Union et aux autorités nationales d’aligner les normes et les cadres de certification des marchés publics afin de faire passer les technologies européennes à l’échelle supérieure. Toutefois, les exigences juridiques doivent être proportionnées, ne comporter qu’une charge administrative limitée et ne pas porter atteinte à la fonction fondamentale des marchés publics, qui consiste à conclure des contrats et à acquérir des fournitures pour répondre aux besoins du pouvoir adjudicateur en fonction de ses moyens; |
| 32. | préconise de renforcer le rôle des collectivités locales et régionales dans les domaines de l’éducation, de la facilitation et du dialogue public concernant les projets énergétiques et de réseau, dans le plein respect du principe de subsidiarité, et insiste sur l’importance d’une coordination efficace avec les procédures locales existantes et d’une mise en œuvre proportionnée, sans charges administratives ou financières inutiles pour les collectivités locales; |
| 33. | ajoute que l’acceptation sociale dépend de la capacité des communautés à réaliser les infrastructures énergétiques locales et à en bénéficier; propose de mettre en place un partage exécutoire des avantages et un mécanisme obligatoire pour tous les projets d’une puissance supérieure à 5 MW. Les projets d’énergie conformes aux principes de partage des avantages devraient être prioritaires lors de l’octroi de permis et pour le raccordement au réseau. |
Bruxelles, le 5 mars 2026.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
(1) Avis du CdR sur le «Plan d’action pour une énergie abordable — Comment garantir une énergie abordable, stable et propre pour toutes les villes et régions de l’UE» — rapporteure: Hanna ZDANOWSKA.
(2) Enquête du CdR sur le thème «Accélérer la transition vers une énergie propre aux niveaux local et régional: les effets du paquet “Ajustement à l’objectif 55”».
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/2610/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0024
12/08/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123095
31/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874
28/07/2026