| CELEX | 52026AR0189 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 5 mars 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/2604 | 20.5.2026 |
Avis du Comité européen des régions — Bien-être des enfants et allocations familiales — Cartographie des systèmes d’allocations familiales dans les États membres de l’UE
(C/2026/2604)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CDR)
OBSERVATIONS LIMINAIRES
| 1. | fait observer que promouvoir le bien-être des enfants et éradiquer la pauvreté infantile constituent des objectifs fondamentaux de l’Union européenne, fermement ancrés dans l’article 3, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne, l’article 24 de la charte des droits fondamentaux, le socle européen des droits sociaux et la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant; |
| 2. | se félicite de l’engagement résolu de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne en faveur des droits et du bien-être des enfants, et en particulier de son attachement à lutter contre la pauvreté des enfants et à faire progresser la garantie européenne pour l’enfance; |
| 3. | approuve les priorités de la présidence chypriote visant à lutter contre la pauvreté des enfants, à élargir l’accès à des services, à la fois abordables et de qualité, d’éducation et d’accueil de la petite enfance, à améliorer le bien-être numérique des enfants et leur sécurité en ligne, et à renforcer leur protection contre la violence, les abus et l’exploitation, tant en ligne que hors ligne; |
| 4. | note avec inquiétude qu’en dépit d’efforts considérables, la pauvreté des enfants demeure chose courante dans l’Union européenne, et que dans certains cas, elle s’aggrave; ainsi, presque un enfant sur quatre, soit 19,5 millions d’enfants en 2024, est exposé au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale; |
| 5. | souligne que si les enfants, qui sont des citoyens à part entière, représentent près d’un cinquième de la population de l’Union, ils n’en continuent pas moins de compter parmi les groupes les plus exposés à la pauvreté et à l’exclusion sociale du fait de situations sur lesquelles ils n’ont aucune prise, sans par ailleurs disposer de l’autonomie nécessaire pour vaincre de leurs propres forces la pauvreté et l’exclusion; souligne dans ce contexte l’importance de faire en sorte que les enfants et les adolescents participent à l’élaboration et aux mécanismes de prise de décision des politiques qui les concernent; |
| 6. | réaffirme toute la validité du modèle d’investissement social et rappelle ce faisant que les inégalités des chances se forment pour une large part au cours de la petite enfance, ainsi que notamment au sein de l’environnement familial dans lequel l’enfant naît et grandit, et qu’elles se perpétuent au fil des générations; reconnaît que la famille constitue le pilier fondamental de la société et le premier environnement au sein duquel les enfants s’épanouissent, se sentent protégés et bénéficient d’un soutien émotionnel; fait valoir qu’il s’impose d’investir dans les familles, au moyen de politiques de soutien stables et prévisibles; dans ce contexte, met en avant le rôle central que jouent les écoles pour favoriser l’égalité des chances grâce à l’éducation; souligne que les politiques de bien-être des enfants doivent être comprises comme des investissements sociaux à long terme, et que pour briser les cycles intergénérationnels de la pauvreté et de l’inégalité, il est capital, en sus de faire participer les enfants, d’investir à un stade précoce dans la sécurité des revenus, des services de qualité et des milieux familiaux épanouissants, ainsi que de favoriser des conditions de départ plus égales; |
| 7. | souligne que pris ensemble, le socle européen des droits sociaux, la stratégie de l’Union sur les droits de l’enfant et la garantie européenne pour l’enfance forment un cadre juridique et opérationnel complet pour garantir l’accès des enfants à l’éducation, aux soins de santé, à l’alimentation, au logement et aux services de la petite enfance, moyennant l’appui des mécanismes de financement et de coordination du FSE+; |
| 8. | est d’avis que la promotion du bien-être des enfants présente un rendement social important en matière de renforcement du capital humain, de progression de l’égalité des chances et de mise en place d’un modèle de protection sociale plus durable, fondé sur une croissance économique plus inclusive et plus équitable; |
| 9. | souligne l’importance que revêtent les initiatives complémentaires de l’Union, notamment les mesures visant à protéger les enfants contre la violence, la traite et les abus, y compris dans les espaces numériques, ainsi que la stratégie européenne en matière de soins et l’action récente de l’Union visant à améliorer l’accès à un logement adéquat et abordable, en particulier les efforts entrepris pour lutter contre le sans-abrisme; |
| 10. | appelle de ses vœux une approche préventive qui s’attache avant tout à favoriser le bien-être, à déceler les risques pour les éviter et à intervenir à un stade précoce, tout en reconnaissant qu’un soutien efficace à la parentalité et au développement de l’enfant relève de politiques publiques coordonnées et constitue une responsabilité collective et partagée qui incombe tant à la société qu’aux autorités publiques; |
| 11. | demande à la Commission européenne d’allouer au moins 20 milliards d’euros dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) afin d’appuyer la mise en œuvre de la garantie européenne pour l’enfance, et de mettre ce faisant l’accent sur le renforcement des capacités des collectivités locales et régionales; souligne que les progrès réalisés en matière de garantie pour l’enfance ne sauraient être remis en question du fait de réaffectations de moyens au profit d’autres programmes de l’Union, et invite la présidence chypriote à soutenir cet objectif; |
| 12. | demande que le Fonds social européen plus (FSE+) soit robuste, clairement identifiable et bien financé, car il s’agit du principal instrument dont dispose l’Union pour investir dans le capital humain, l’inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté; souligne qu’il est indispensable de disposer d’un FSE+ distinct et discernable dans le cadre de la politique de cohésion afin de préserver la cohésion sociale et territoriale, de garantir une gestion partagée et de permettre aux collectivités locales et régionales de réaliser des investissements sociaux territorialisés en vertu du prochain CFP; |
| 13. | note qu’en dépit de certaines avancées, les taux de pauvreté des enfants continuent de se maintenir à des niveaux à la fois élevés et disparates dans l’Union; invite la Commission, le Parlement européen et la présidence chypriote du Conseil à prendre acte du fait que l’Union n’est pas en bonne voie d’atteindre l’objectif du socle européen des droits sociaux consistant à sortir 5 millions d’enfants de la pauvreté d’ici à 2030, un constat qui met en évidence la nécessité de redoubler à nouveau d’efforts; |
| 14. | souligne que les objectifs à l’échelle de l’Union ne sont crédibles que s’ils s’assortissent d’engagements francs et réalistes à investir en tenant compte des besoins sur le terrain; |
| 15. | réitère les thèses que le CdR a formulées dans de précédents avis touchant au bien-être des enfants, et souligne ce fait qu’il est nécessaire de passer d’une simple réduction de la pauvreté infantile à son éradication complète au moyen de ressources adaptées, d’approches intégrées et d’une gouvernance à plusieurs niveaux robuste qui donne aux collectivités locales et régionales les moyens d’agir, renforce la participation des enfants et améliore leur qualité de vie; fait valoir dans ce contexte qu’il importe de donner la priorité à des approches préventives plutôt qu’à des mesures correctives, afin de réduire de manière durable la pauvreté infantile et ses effets à long terme, au moyen d’une utilisation efficace des ressources, de politiques intégrées et d’une gouvernance à plusieurs niveaux robuste, fondée sur la responsabilité, la coopération entre les collectivités locales et régionales et la prise en considération des réalités locales; |
II. LA PAUVRETÉ DES ENFANTS: UN DÉFI MULTIDIMENSIONNEL ET TERRITORIAL
| 16. | fait valoir l’urgence de prendre conscience du fait que la pauvreté infantile constitue un phénomène multidimensionnel qui appelle un ensemble plus large de réponses politiques au-delà des seules mesures fondées sur le revenu et qui est étroitement liée aux conditions de logement, à l’accès à l’éducation et à l’accueil de la petite enfance, aux inégalités en matière de santé, fondées sur le genre, l’origine ethnique ou nationale, l’orientation sexuelle (en particulier chez les adolescents), le handicap, le statut migratoire et/ou les situations économiques, à l’insécurité alimentaire, à l’exclusion numérique et aux obstacles à la participation à la vie de la société et de la collectivité; fait également valoir qu’il est essentiel que la stratégie visant à réduire la pauvreté infantile se concentre sur les familles, étant donné que les enfants vivent dans un microsystème familial dont dépend fondamentalement leur bien-être; souligne par ailleurs que toutes les politiques relatives au bien-être des enfants et aux allocations familiales devraient être conçues, mises en œuvre et évaluées dans le cadre d’une approche fondée sur les droits de l’enfant, en veillant en priorité à l’intérêt supérieur des enfants et en les reconnaissant, ainsi que les adolescents, comme des citoyens actifs dotés de droits; |
| 17. | insiste sur le fait que la pauvreté des enfants se répartit de manière inégale au sein des États membres, des régions et des communautés locales et entre eux; ainsi, elle frappe tout particulièrement les quartiers urbains défavorisés, les zones rurales, reculées et insulaires, les régions en dépeuplement et les territoires exposés aux chocs économiques; |
| 18. | fait observer que les collectivités locales et régionales sont souvent les premières à détecter l’apparition des symptômes de la pauvreté des enfants et qu’elles sont des partenaires incontournables pour les enfants et leurs familles; insiste donc sur la nécessité de les associer systématiquement à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des mesures concernant les enfants, notamment les plans d’action nationaux de garantie pour l’enfance et la toute première stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, qui sera prochainement présentée; |
| 19. | souligne que la pauvreté des enfants résulte à la fois de la situation de leur famille et du contexte plus général dans lequel vit leur communauté; met par conséquent en relief toute l’importance que revêt une aide globale aux familles, en particulier à celles qui sont confrontées à de multiples vulnérabilités, afin de s’assurer de faire des droits de l’enfant et de la cohésion sociale des réalités effectives à l’échelon local et régional; reconnaît dès lors le rôle fondamental que joue la famille en tant que premier environnement de protection, de soins et de développement des enfants, et souligne la nécessité de politiques publiques qui apportent un soutien à l’éducation des enfants dans une logique de prévention, de responsabilité partagée et de cohésion; |
III. LE RÔLE DES SYSTÈMES D’ALLOCATIONS FAMILIALES POUR FAVORISER LE BIEN-ÊTRE DES ENFANTS
| 20. | reconnaît que les systèmes d’allocations familiales constituent une pierre angulaire de la protection sociale des familles, dont le rôle est essentiel pour réduire la pauvreté monétaire, stabiliser les revenus des ménages et soutenir le développement des enfants; |
| 21. | demande aux États membres, moyennant l’appui de la Commission européenne, de garantir des systèmes d’allocations familiales universelles qui fournissent une aide au revenu adéquate, stable et prévisible, qui sont compatibles avec d’autres régimes d’aide au revenu et qui tiennent compte du coût réel de la vie; |
| 22. | insiste sur l’importance d’associer des allocations familiales universelles à une aide supplémentaire ciblée en faveur des enfants qui se trouvent dans des situations de vulnérabilité, notamment ceux qui vivent dans des ménages monoparentaux, sont porteurs de handicap, appartiennent à une famille nombreuse, appartiennent à des minorités ethniques, en particulier les Roms, sont issus de l’immigration ou sont réfugiés, ainsi que ceux qui subissent l’insécurité en matière de logement et qui sont placés, tout en remédiant aux discriminations structurelles et aux obstacles de nature intersectionnelle qui limitent l’accès aux prestations et aux services, afin de faire en sorte que tous les enfants puissent effectivement exercer leurs droits et bénéficier de l’égalité des chances; |
| 23. | met en évidence le lien puissant entre la pauvreté des enfants et la participation de leurs parents au marché du travail, notamment lorsqu’il s’agit de femmes et de parents isolés; souligne l’importance que revêtent des emplois de qualité, des politiques d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, des services accessibles d’éducation et d’accueil de la petite enfance, ainsi que l’enseignement non formel en tant qu’outils de prévention contre la pauvreté des enfants; |
| 24. | invite les États membres à veiller à ce que toutes les prestations de protection sociale, au-delà de celles spécifiques aux enfants et aux familles, tiennent dûment compte de la présence d’enfants dans les ménages et renforcent leur effet protecteur pour les familles avec enfants; |
IV. LA GARANTIE EUROPÉENNE POUR L’ENFANCE ET LA GOUVERNANCE À PLUSIEURS NIVEAUX
| 25. | souligne qu’à elles seules, les allocations familiales ne permettront pas d’éradiquer la pauvreté des enfants, et qu’elles doivent s’inscrire dans un cadre global d’action politique qui garantit un accès effectif aux services essentiels conformément à la garantie européenne pour l’enfance; |
| 26. | souligne qu’il est nécessaire de renforcer la coordination entre l’aide au revenu et la prestation de services, de sorte que les allocations familiales servent de moyen d’accéder aux services plutôt que d’ersatz de la prestation de ces services par les pouvoirs publics; |
| 27. | réaffirme le rôle déterminant que joue pour la petite enfance un accès égal et abordable sur le plan financier à une éducation et à des soins de qualité afin de favoriser l’inclusion sociale, de réduire les inégalités et de lutter dès le plus jeune âge contre la pauvreté éducative; souligne l’importance que revêtent les 1 000 premiers jours de vie pour un développement sain de l’enfant et son bien-être; insiste dans le même temps sur le fait qu’un accès permanent à des services de qualité d’éducation et d’accueil de la petite enfance tout au long de cette période joue un rôle déterminant pour le développement cognitif, le bien-être, les résultats scolaires et la future participation active des enfants à la société; fait valoir que la petite enfance constitue une étape essentielle pour le développement et que les politiques publiques devraient garantir une combinaison appropriée d’aide au revenu, de services accessibles d’éducation et d’accueil de la petite enfance et de mesures de soutien aux familles dès la grossesse, afin de prévenir les inégalités et de briser les cycles intergénérationnels de la pauvreté et de l’exclusion; |
| 28. | attire l’attention sur la vulnérabilité croissante des adolescents et appelle de ses vœux des approches locales intégrées qui associent l’éducation, la santé mentale, les services à la jeunesse, le sport et l’orientation professionnelle; |
| 29. | souligne que la prévention du décrochage scolaire est l’un des outils les plus efficaces pour améliorer les perspectives de vie des enfants et des jeunes, et fait observer que le désengagement prolongé du système éducatif augmente considérablement le risque d’exclusion sociale, de chômage de longue durée et de comportements à risque; invite les collectivités locales et régionales à élaborer des réponses adaptées aux réalités territoriales, sur la base d’une coopération entre les établissements d’enseignement, les services sociaux, les services de l’emploi et les organisations de jeunesse; |
| 30. | réaffirme le rôle central que joue la garantie européenne pour l’enfance et demande d’en renforcer la mise en œuvre grâce à une meilleure gouvernance à plusieurs niveaux, à un suivi territorial et à un resserrement de la coopération des institutions de l’Union, des États membres et des collectivités locales et régionales; |
| 31. | demande aux États membres de garantir la participation systématique des collectivités locales et régionales à chacune des étapes prévues par les plans d’action nationaux de la garantie pour l’enfance, conformément aux principes de subsidiarité et de gouvernance à plusieurs niveaux, ainsi que de veiller à promouvoir la participation des enfants, en particulier par l’intermédiaire de conseils ou d’organes participatifs similaires; |
| 32. | encourage à poursuivre la mise en œuvre de plans d’action locaux intégrés de la garantie pour l’enfance, en favorisant la coopération intersectorielle entre les services sociaux, de santé, d’éducation, de logement et d’emploi, et en agissant en partenariat avec les organisations de la société civile et du tiers secteur, et le cas échéant avec d’autres acteurs pertinents, tout en veillant à ce que la prestation et la coordination des services continuent de relever en premier lieu de la responsabilité des pouvoirs publics; |
V. ACCESSIBILITÉ, SUIVI ET FINANCEMENT
| 33. | attire l’attention sur les obstacles persistants à l’accès aux allocations familiales et aux services, notamment la complexité administrative, le manque d’informations, les barrières linguistiques et la stigmatisation, qui touchent particulièrement les familles les plus vulnérables; |
| 34. | demande la promotion de mécanismes stables de participation des enfants et des adolescents à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques de protection sociale et des allocations familiales, adaptés à l’âge, à la maturité et à la diversité des mineurs; |
| 35. | souligne la nécessité de disposer de cadres de suivi solides et comparables pour évaluer l’efficacité et la prise sur le terrain des systèmes d’allocations familiales et de la garantie pour l’enfance, qui associent les collectivités locales et régionales et utilisent des indicateurs allant au-delà de la pauvreté monétaire de sorte à appréhender la privation matérielle, l’accès aux services et les résultats en matière de bien-être des enfants; |
| 36. | souligne la nécessité de renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux et les interventions de proximité, en dotant les collectivités locales et régionales de ressources stables, de capacités techniques suffisantes et de possibilités d’adaptation territoriale afin de garantir un accès effectif aux allocations et aux services; |
| 37. | encourage le recours aux plateformes européennes en place destinées aux collectivités locales et régionales, notamment le programme urbain pour l’Union, URBACT et le pacte rural, afin de favoriser les échanges de bonnes pratiques et les partenariats concernant la mise en œuvre de la garantie pour l’enfance; |
| 38. | est favorable à l’innovation et aux analyses d’impact; |
VI. UN COORDINATEUR DE LA GARANTIE EUROPÉENNE POUR L’ENFANCE ET UN INDICATEUR «ENFANT»
| 39. | demande à la Commission européenne, en étroite concertation avec le Parlement européen et le CdR, de renforcer la gouvernance de la garantie européenne pour l’enfance et de confier à cette fin à un commissaire ou à un vice-président exécutif de la Commission un mandat ad hoc pour coordonner ce dispositif sur le plan politique, qui confère clairement la responsabilité d’en surveiller la mise en œuvre et d’assurer la coordination intersectorielle des différents domaines d’action politique pertinents; demande par ailleurs qu’il soit mis en place un mécanisme interinstitutionnel ad hoc de coordination, qui rassemble la Commission, le Parlement européen, le CdR et la présidence du Conseil, dans le but d’assurer une direction politique forte, d’améliorer la coordination des différents échelons de gouvernance et de favoriser la mise en œuvre cohérente et la transposition à plus grande échelle de solutions territorialisées efficaces pour les enfants partout dans l’Union; |
| 40. | invite la Commission européenne à mettre en place un «indicateur “enfant”» dans les budgets de l’Union et de ses États membres afin d’améliorer la transparence, le traçage et le suivi de la dépense liée aux enfants, et de conforter l’obligation de rendre des comptes sur les engagements publics en faveur du bien-être des enfants; souligne qu’un tel mécanisme devrait prolonger les travaux de suivi exhaustifs menés par le comité de la protection sociale et son sous-groupe «Indicateurs» dans le cadre de la mise à jour du cadre de la garantie européenne pour l’enfance, garantir la cohérence avec le cadre de convergence sociale au sein du Semestre européen et renforcer la dimension territoriale des activités d’établissement de rapports, de sorte que les mécanismes de suivi et de responsabilité puissent effectivement se déployer aux échelons régionaux et locaux, là où sont fournis les services destinés aux enfants et où les investissements publics ont la plus grande incidence; |
| 41. | fait observer qu’il convient de considérer la résilience et la sécurité sociales comme des priorités qui se confortent mutuellement et que les enfants sont souvent ceux qui sont les plus durement touchés par les crises économiques, sanitaires, climatiques et géopolitiques; |
| 42. | attire l’attention sur les défis démographiques auxquels sont confrontées nombre de régions européennes; souligne également que la viabilité à long terme de la société et de l’économie de l’Europe est étroitement liée au bien-être, aux droits et aux conditions de vie des enfants et des familles; insiste sur le fait que la confiance des jeunes dans leur avenir et leur capacité à faire leurs propres choix de vie, notamment la fondation d’une famille, sont tributaires de l’accès à des services publics de qualité, d’un logement abordable, d’un emploi de qualité et d’un environnement social inclusif; met en avant la place centrale qu’occupent l’amélioration du bien-être des enfants et le renforcement des politiques d’aide aux familles dans le cadre de l’approche d’investissement social, ainsi que le concours qu’ils apportent ce faisant à la cohésion sociale, à l’égalité des chances et à un développement territorial durable; |
| 43. | demande que le bien-être des enfants et les investissements sociaux deviennent des éléments à part entière du programme européen de préparation et de résilience, étayés au moyen de données fiables et ventilées et du renforcement ciblé des capacités des collectivités locales et régionales; |
| 44. | souligne que des systèmes d’allocations familiales bien conçus et prévisibles peuvent contribuer à la stabilité sociale et économique en temps de crise, et invite les États membres à tenir compte de ce rôle stabilisateur lorsqu’ils évaluent et adaptent leurs systèmes de soutien aux familles, en fonction de leurs capacités budgétaires; |
| 45. | demande à la Commission européenne de faire en sorte que la prochaine stratégie européenne de lutte contre la pauvreté place les enfants en son centre en faisant de la garantie européenne pour l’enfance l’un de ses principaux piliers, en établissant des objectifs clairs et mesurables en vue de réduire la pauvreté des enfants et en assurant une action coordonnée entre les différents domaines d’action politique pertinents; demande par ailleurs une allocation spécifique de moyens du Fonds social européen plus afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale des enfants, de sorte à ancrer la garantie pour l’enfance à titre de priorité stratégique au sein du prochain cadre financier pluriannuel et à renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux grâce à une association de plein droit des collectivités locales et régionales à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des mesures connexes; |
| 46. | demande à la Commission européenne d’englober une approche globale des droits de l’enfant au sein du Semestre européen, en évaluant systématiquement la mise en œuvre de la garantie européenne pour l’enfance — y compris les plans d’action nationaux, l’adéquation du financement et les résultats visés — et en intégrant ces éléments, conformément au cadre de convergence sociale, dans les recommandations par pays adressées aux États membres; demande en outre que le comité de la protection sociale procède en 2026 au réexamen quinquennal prévu par la recommandation (UE) 2021/1004 (1) du Conseil établissant une garantie européenne pour l’enfance, en vue de fournir une évaluation complète des progrès accomplis par les États membres, des disparités territoriales et des lacunes dans sa mise en œuvre, et d’assurer un suivi structuré, la transparence et la responsabilité en recourant au cadre de suivi et d’établissement de rapports du Semestre européen. |
Bruxelles, le 5 mars 2026.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
(1) Recommandation (UE) 2021/1004 du Conseil du 14 juin 2021 établissant une garantie européenne pour l’enfance (JO L 223 du 22.6.2021, p. 14).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/2604/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52026AB0024
12/08/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.123095
31/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122996
28/07/2026
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122874
28/07/2026