| Cette initiative soulève trois questions essentielles liées A) au champ d’application des nouvelles règles, B) aux conditions de compatibilité pour les aides au fonctionnement et à l’interopérabilité (catégories d’aides figurant déjà dans les lignes directives de 2008) et C) aux conditions de compatibilité pour la catégorie nouvellement codifiée d’aides à l’acquisition de véhicules. Pour chacune de ces questions essentielles, le rapport d’analyse d’impact recense les options disponibles, présentées ci-dessous. Elles sont évaluées par rapport au scénario de référence (règles actuelles inchangées). A.Champ d’application des règles révisées applicables au TTD L’option A1 élargit le champ d’application des lignes directrices révisées de manière à couvrir la pratique décisionnelle actuelle, c’est-à-dire tous les acteurs du TTD et d’autres types d’aides, telles que les aides en faveur des véhicules et les aides en faveur des installations. Le champ d’application du RECT correspondrait au champ d’application plus restreint des lignes directrices de 2008, qui ne couvrent que les aides au fonctionnement et à l’interopérabilité. Dans le cadre de l’option A2, le champ d’application des lignes directrices révisées et du RECT serait élargi pour couvrir la pratique décisionnelle actuelle. L’option A3 élargit encore le champ d’application des lignes directrices révisées afin de couvrir également les services publics de fret ferroviaire. Le RECT couvrirait la pratique décisionnelle actuelle comme dans le cadre de l’option A2. L’option privilégiée est l’option A3. La mise en place d’un corpus réglementaire complet pour tous les types d’aides ainsi que pour tous les modes et acteurs de transport qui contribuent aux solutions en matière de TTD améliore les conditions de concurrence au sein du TTD et facilite la mise en œuvre de mesures d’aide d’État, car les États membres ne sont pas tenus d’examiner la pratique décisionnelle de la Commission pour savoir quelles conditions sont nécessaires à la compatibilité. L’élargissement de ce champ d’application au RECT garantit une simplification administrative généralisée et est justifié par la vaste pratique décisionnelle de la Commission pour tous les secteurs liés au TTD et tous les types d’aides, qu’ils soient couverts ou non par les lignes directrices de 2008. L’établissement de règles pour les services publics dans le secteur du fret ferroviaire renforce la sécurité juridique et améliore le transfert modal, en facilitant les aides susceptibles de contribuer à étendre et à compléter les services offerts par les opérateurs. Les règles sont fondées sur les règles existantes applicables aux services d’intérêt économique général (ci-après les «SIEG»), pour lesquelles la Commission dispose d’une vaste pratique décisionnelle. B.Conditions de compatibilité pour les aides au fonctionnement et à l’interopérabilité L’option B1 simplifie les aides au fonctionnement en supprimant la catégorie actuelle des «aides pour les coûts d’infrastructure» et en ne conservant qu’une seule catégorie liée aux coûts externes. Elle supprime le plafond du coût total du transport qui s’applique actuellement à ce type d’aide, tout en relevant le plafond de l’intensité de l’aide pour les coûts externes et en obligeant les États membres à s’attaquer aux contraintes de capacité pesant sur les infrastructures du mode de TTD bénéficiant d’un soutien, si ces contraintes sont susceptibles d’entraver les effets de l’aide sur le transfert modal. L’option B1 introduit également des limites de distance au-delà desquelles les activités de TTD ne seraient pas admissibles au bénéfice de l’aide (en titre du RECT), ou au-delà desquelles les États membres doivent démontrer que la route reste une alternative compétitive (au titre des lignes directrices révisées). En ce qui concerne les aides à l’interopérabilité, des intensités d’aide supérieures aux 50 % actuels seraient systématiquement autorisées, si une évaluation du déficit de financement démontre que des aides plus importantes sont nécessaires. Bien que la Commission ait accepté un tel niveau d’aide plus élevé dans sa pratique décisionnelle actuelle, ce niveau serait énoncé dans les règles dans le cadre de l’option B1, ce qui apporterait plus de clarté et de transparence aux États membres. L’option B2 adopte une approche plus généreuse en ce qui concerne les conditions de compatibilité pour les catégories d’aides au fonctionnement et à l’interopérabilité, en se concentrant sur des montants d’aide autorisés plus élevés tout en maintenant les garanties à un minimum. Elle diffère de l’option B1 sur deux points importants: i) en ce qui concerne les aides au fonctionnement, elle supprime les limites de distance; ii) en ce qui concerne les aides à l’interopérabilité, il ne serait pas nécessaire de procéder à une analyse du déficit de financement pour aller au-delà de l’intensité d’aide de 50 % et les aides dont l'intensité est de 90 % maximum seraient même autorisées pour certaines technologies de base en matière d’interopérabilité. L’option B3 impliquerait la même approche généreuse des conditions de compatibilité pour les aides au fonctionnement que l’option B2 et, en outre, conserverait également la catégorie des aides au fonctionnement en faveur de l’utilisation des infrastructures (tout en supprimant le plafond des aides pour le coût total du scénario de référence), ce qui permettrait d’accorder globalement des montants d’aide au fonctionnement plus élevés. Pour les aides à l’interopérabilité, l’option B3 est équivalente à l’option B2. L’option privilégiée est l’option B2, car elle simplifie l’appréciation de l’aide tout en calibrant soigneusement les garanties, de manière à éviter une surcompensation et à ne pas introduire de charge administrative excessive. Elle veille à ce que l’aide au fonctionnement ne dépasse pas les coûts externes évités grâce au TTD et, par conséquent, à ce que l’aide accordée ne dépasse pas les avantages pour la société. C.Conditions de compatibilité pour les aides à l’acquisition de véhicules L’option C1 limite les aides à l’investissement pour l’acquisition de véhicules aux aides sous forme de garanties en faveur des entreprises plus petites et plus récentes. L’option C2 autorise toutes les formes d’aides à l’investissement pour l’acquisition de véhicules (subventions ou prêts également) en faveur des entreprises plus petites et plus récentes. L’option C3 limite les aides à l’investissement pour l’acquisition de véhicules aux garanties et toutes les entreprises sont admissibles. L’option privilégiée est l’option C1. Les garanties traitent un déséquilibre constaté dans le secteur ferroviaire, à savoir que les opérateurs historiques bénéficient d’une garantie implicite de l’État (réelle ou perçue) et peuvent donc accéder au financement des véhicules à des conditions avantageuses, ainsi que dans le secteur des VNI, qui est dominé par les PME, celles-ci ayant demandé des garanties pour faciliter l’accès au financement. Cette option favorise l’entrée sur le marché et des conditions de concurrence équitables dans le TTD. |