COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 3.6.2026
SWD(2026) 201 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport 2026 pour la Belgique
accompagnant le document:
Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL
concernant les politiques en matière économique, sociale, structurelle, budgétaire et d'emploi de la Belgique
{COM(2026) 201 final} - {SWD(2026) 200 final}
Une croissance économique modérée
L’inflation augmente, à la suite de la flambée des prix de l’énergie. Les événements récents au Moyen-Orient ont entraîné une hausse des prix de l’énergie. En fonction de la durée des récentes perturbations des marchés de l’énergie, les pressions inflationnistes devraient avoir une incidence négative sur la consommation privée et les investissements, portant l’inflation à 3,4 % en 2026. La croissance des salaires devrait ralentir.
De fortes disparités régionales continuent de caractériser le marché du travail. Si d’importantes réformes du marché du travail ont été adoptées récemment, le taux d’emploi reste inférieur à la moyenne de l’UE, en particulier pour les personnes peu qualifiées, les personnes issues de l’immigration, les personnes handicapées et les travailleurs âgés (voir section 4). En outre, les disparités sur le plan des taux d’emploi entre les différentes régions figurent parmi les plus élevées de l’UE. Le chômage à Bruxelles (11,8 %) et en Wallonie (7,4 %) est supérieur à la moyenne de l’UE (5,9 %), tandis que les pénuries de main-d’œuvre sont significatives en Flandre. Les faibles taux d’emploi constituent un problème pour la croissance et augmentent les risques de pauvreté.
Les finances publiques continuent de poser problème
La dette publique continue d’augmenter en raison de déficits constamment élevés. Le déficit des administrations publiques a grimpé à 5,2 % du PIB en 2025 et devrait se stabiliser à 5,2 % du PIB en 2026 avant de repartir à la hausse en 2027. Selon les prévisions, la dette publique devrait continuer d’augmenter, pour passer de 107,9 % du PIB en 2025 à 112,8 % en 2027.
Des efforts d’assainissement supplémentaires sont nécessaires pour réduire le déficit et ramener la dette publique sur une trajectoire descendante. Dans le cadre de son plan budgétaire et structurel à moyen terme pour 2025-2029, la Belgique s’engage à limiter la croissance des dépenses nettes, en visant à ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB, conformément à sa procédure concernant les déficits excessifs, et à placer la dette sur une trajectoire descendante (voir annexe 2). Selon le plan, cela impliquerait une amélioration du solde primaire structurel de 2,4 points de pourcentage du PIB entre 2025 et 2029. Les mesures prises par les pouvoirs publics devraient ralentir la croissance des dépenses en 2026, en particulier les coûts liés au vieillissement et les subventions. Toutefois, la faible croissance des recettes, la hausse des paiements d’intérêts et l’augmentation des dépenses de défense continuent de peser sur la balance des finances publiques. Des efforts d’assainissement supplémentaires sont nécessaires pour réduire le déficit structurellement élevé et ramener le ratio de la dette au PIB sur une trajectoire descendante. La mise en œuvre rapide des réformes et des investissements prévus dans le plan budgétaire et structurel à moyen terme pourrait soutenir cet effort (voir annexe 2).
Les dépenses de défense ont fortement augmenté ces dernières années pour atteindre la norme OTAN de 2 % en 2025. Le gouvernement a intensifié ses efforts pour augmenter les dépenses de défense afin de respecter l’engagement pris par l’OTAN. Les dépenses totales en matière de défense sont passées de 0,9 % en 2021 à 1,4 % en 2025 et devraient atteindre 1,8 % en 2027 (). Afin de soutenir les dépenses publiques de défense, le Conseil a activé la clause dérogatoire nationale à la demande de la Belgique (). Dans le cadre du plan ReArm Europe, la Belgique a demandé 8,3 milliards d’euros de prêts de l’UE au titre de l’instrument «Agir pour la sécurité de l’Europe» (SAFE) pour des marchés publics de défense.
| Graphique 1.1: Postes de dépenses présentant les écarts le plus importants par rapport aux principaux pays voisins, en points de pourcentage du PIB, 2023 |
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