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AccueilDroit européen52026XB01049
Communication52026XB01049

Le cadre d’éthique professionnelle de la BCE (Le présent texte remplace les textes publiés au Journal officiel C 204 du 20 juin 2015, p. 3, C 31 du 28 janvier 2016, p. 3, et C 375 du 6 novembre 2020, p. 25)

CELEX52026XB01049
TypeCommunication
Datejeudi 19 février 2026

Résumé IA

Cette communication de la Banque centrale européenne (BCE) établit un cadre d'éthique professionnelle actualisé, remplaçant les versions antérieures de 2015, 2016 et 2020. Elle définit les principes déontologiques applicables aux membres du personnel et aux organes de décision de la BCE, notamment en matière de conflits d'intérêts, d'activités extérieures et de transparence. Pour un professionnel du droit français, ce texte est pertinent car il harmonise les règles éthiques au sein de l'institution monétaire européenne, influençant potentiellement les interactions avec les acteurs nationaux et les obligations de conformité.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/1049

19.2.2026

LE CADRE D’ÉTHIQUE PROFESSIONNELLE DE LA BCE

(Le présent texte remplace les textes publiés au Journal officiel C 204 du 20 juin 2015, p. 3, C 31 du 28 janvier 2016, p. 3, et C 375 du 6 novembre 2020, p. 25)

(C/2026/1049)

I. LES CONDITIONS D’EMPLOI DU PERSONNEL DE LA BCE AU REGARD DU CADRE D’ÉTHIQUE PROFESSIONNELLE

Article 3

La conduite des membres du personnel ne doit ni compromettre leur indépendance et leur impartialité professionnelles, ni nuire à la réputation de la BCE.

Les membres du personnel:

a)

adhèrent aux normes les plus élevées d’éthique professionnelle et agissent avec loyauté envers l’Union et la BCE;

b)

respectent les valeurs communes de la BCE et se comportent, dans leurs vies professionnelle et privée, en accord avec le statut de la BCE en tant qu’institution européenne;

c)

exercent leurs fonctions en conscience, avec honnêteté et sans considération d’intérêts personnels ou nationaux.

Les membres du personnel demeurent liés par ces obligations lorsqu’ils sont en congé.

Les membres du personnel sont liés par le cadre d’éthique professionnelle de la BCE.

Article 4

Conformément à l’article 37 des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne (SEBC), les membres du personnel s’abstiennent, même après la cessation de leurs fonctions, de toute divulgation non autorisée d’informations dont ils ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions, sauf si ces informations ont déjà été rendues publiques.

Article 4 bis

Les membres du personnel s’abstiennent, sans autorisation préalable du directoire, de divulguer, pour quelque motif que ce soit, dans le cadre de toute procédure administrative ou judiciaire, des informations dont ils ont eu connaissance en raison de leurs obligations professionnelles. La BCE autorise la divulgation si a) celle-ci est compatible avec ses intérêts, et si b) le refus d’autoriser la divulgation pourrait entraîner des conséquences pénales pour le membre du personnel concerné. L’autorisation de divulgation n’est pas nécessaire si un membre du personnel est cité à comparaître comme témoin devant la Cour de justice de l’Union européenne dans le cadre d’une procédure opposant la BCE à un membre du personnel de la BCE actuel ou ancien.

Article 4 ter

Conformément aux conditions prévues par les règles applicables au personnel, certains membres du personnel qui ont l’intention d’exercer une nouvelle activité professionnelle après la cessation de leur emploi à la BCE s’abstiennent, pendant une durée déterminée, d’exercer toute activité professionnelle susceptible d’entrer en conflit avec les intérêts de la BCE (délai de carence).

Article 36 bis

Conformément aux conditions prévues par les règles applicables au personnel, les membres du personnel auxquels le délai de carence interdit, après la cessation de leur emploi à la BCE, l’exercice d’une activité professionnelle déterminée et qui ne parviennent pas à trouver une autre activité professionnelle et se retrouvent, de ce fait, sans emploi, ont droit, pendant la durée de l’interdiction d’exercer ladite activité et tant qu’ils demeurent sans emploi, aux prestations suivantes:

a)

une allocation mensuelle spéciale égale à:

—

80 % du dernier salaire de base pour la première année,

—

60 % du dernier salaire de base pour l’année suivante;

b)

l’allocation de foyer et l’allocation pour enfant;

c)

le maintien de la couverture prévue par les régimes d’assurance maladie, de soins de longue durée et d’accident de la BCE, sous réserve du paiement des cotisations correspondantes;

d)

une allocation scolaire, conformément à l’article 19, dans la limite d’un remboursement maximal de 393 EUR par mois, à l’exception des enfants justifiant de besoins éducatifs impérieux, tels que définis dans les règles applicables au personnel, auquel cas le remboursement est porté à un maximum de 764 EUR par mois. L’allocation n’est versée que jusqu’à la fin de l’année académique au cours de laquelle le membre du personnel se retrouve sans emploi et à condition que l’enfant continue de fréquenter le même établissement scolaire jusqu’à la fin de l’année académique en question;

e)

l’accumulation des annuités pendant la période mentionnée au point a). Durant cette période, ils restent membres du plan de retraite, et la «cotisation de la BCE», la «cotisation obligatoire» et la «cotisation volontaire», selon le cas, sont calculées en fonction de l’allocation mensuelle spéciale visée au point a), en lieu et place du salaire de base.

Les prestations susmentionnées remplacent, le cas échéant, les indemnités de chômage prévues à l’article 36 et complètent toute autre prestation de même nature provenant d’autres sources, y compris les indemnités de chômage. Les membres du personnel sollicitent et déclarent ces prestations, lesquelles sont déduites de celles dues par la BCE.

Les prestations susmentionnées ne sont pas versées aux membres du personnel qui prennent leur retraite.

II. LES CONDITIONS D’EMPLOI DU PERSONNEL DE LA BCE SOUS CONTRAT DE COURTE DURÉE AU REGARD DU CADRE D’ÉTHIQUE PROFESSIONNELLE

Article 2

La conduite des employés sous contrat de courte durée ne doit ni compromettre leur indépendance et leur impartialité professionnelles, ni nuire à la réputation de la BCE. Les employés sous contrat de courte durée se conforment aux dispositions du cadre d’éthique professionnelle de la BCE énoncées dans les règles applicables au personnel.

Les employés sous contrat de courte durée:

a)

adhèrent aux normes les plus élevées d’éthique professionnelle et agissent avec loyauté envers l’Union et la BCE;

b)

respectent les valeurs communes de la BCE et se comportent, dans leurs vies professionnelle et privée, en accord avec le statut de la BCE en tant qu’institution européenne;

c)

exercent leurs fonctions en conscience, avec honnêteté et sans considération d’intérêts personnels ou nationaux.

Les employés sous contrat de courte durée demeurent liés par ces obligations lorsqu’ils sont en congé.

Article 3

Conformément à l’article 37 des statuts du SEBC, les employés sous contrat de courte durée s’abstiennent, même après la cessation de leurs fonctions, de toute divulgation non autorisée d’informations dont ils ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions, sauf si ces informations ont déjà été rendues publiques.

Article 4

Les employés sous contrat de courte durée s’abstiennent, sans autorisation préalable du directoire, de divulguer, pour quelque motif que ce soit, dans le cadre de toute procédure administrative ou judiciaire, des informations dont ils ont eu connaissance en raison de leurs obligations professionnelles. La BCE autorise la divulgation si a) celle-ci est compatible avec ses intérêts, et si b) le refus d’autoriser la divulgation pourrait entraîner des conséquences pénales pour l’employé sous contrat de courte durée concerné. L’autorisation de divulgation n’est pas nécessaire si un employé sous contrat de courte durée est cité à comparaître comme témoin devant la Cour de justice de l’Union européenne dans le cadre d’une procédure opposant la BCE à un membre du personnel de la BCE actuel ou ancien.

Article 4 bis

Conformément aux conditions prévues par les règles applicables au personnel, certains employés sous contrat de courte durée qui ont l’intention d’exercer une nouvelle activité professionnelle après la cessation de leur emploi à la BCE s’abstiennent, pendant une durée déterminée, d’exercer toute activité professionnelle susceptible d’entrer en conflit avec les intérêts de la BCE (délai de carence).

Article 31 bis

Conformément aux conditions prévues par les règles applicables au personnel, les employés sous contrat de courte durée auxquels le délai de carence interdit, après la cessation de leur emploi à la BCE, l’exercice d’une activité professionnelle précise et qui ne parviennent pas à trouver une autre activité professionnelle et se retrouvent, de ce fait, sans emploi, ont droit, pendant la durée de l’interdiction d’exercer ladite activité et tant qu’ils demeurent sans emploi, aux prestations suivantes:

a)

une allocation mensuelle spéciale égale à:

—

80 % du dernier salaire de base pour la première année,

—

60 % du dernier salaire de base pour l’année suivante;

b)

une couverture prévue par les régimes d’assurance maladie, de soins de longue durée et d’accident de la BCE, sous réserve du paiement des cotisations correspondantes.

Les prestations susmentionnées complètent toute autre prestation de même nature provenant d’autres sources, y compris les indemnités de chômage. Les employés sous contrat de courte durée sollicitent et déclarent ces prestations, lesquelles sont déduites de celles dues par la BCE.

Les prestations susmentionnées ne sont pas versées aux employés sous contrat de courte durée qui prennent leur retraite.

III. SECTION 0 DES RÈGLES APPLICABLES AU PERSONNEL DE LA BCE AU REGARD DU CADRE D’ÉTHIQUE PROFESSIONNELLE

0.1. Dispositions générales et principes

0.1.1.

Les privilèges et immunités dont jouissent les membres du personnel en vertu du protocole sur les privilèges et immunités de l’Union européenne sont accordés exclusivement dans l’intérêt de la BCE. Ces privilèges et immunités ne dispensent en aucun cas les membres du personnel de s’acquitter de leurs obligations privées ni d’observer les lois et les règlements de police applicables. Chaque fois qu’un différend concernant ces privilèges et immunités survient, les membres du personnel concernés sont tenus d’en informer immédiatement le directoire.

0.1.2.

En principe, les membres du personnel en provenance d’une autre organisation ou institution, qui sont détachés ou en congé afin de travailler pour la BCE sur la base d’un contrat de travail avec la BCE, sont intégrés au personnel de la BCE, ont les mêmes obligations et droits que les autres membres du personnel, et exercent leurs obligations professionnelles exclusivement au profit de la BCE.

0.2. Indépendance

0.2.1. Conflits d’intérêts

0.2.1.1.

Les membres du personnel évitent les conflits d’intérêts dans l’exercice de leurs obligations professionnelles.

0.2.1.2.

On entend par «conflit d’intérêts» toute situation dans laquelle les membres du personnel ont des intérêts personnels susceptibles, ou qui semblent susceptibles, d’influencer l’exercice impartial et objectif de leurs obligations professionnelles. On entend par «intérêts personnels» tout avantage réel ou potentiel, à caractère financier ou non, accordé aux membres du personnel, aux membres de leur famille au sens large ou à leur cercle d’amis et de connaissances proches.

0.2.1.3.

Les membres du personnel qui ont connaissance d’un conflit d’intérêts dans l’exercice de leurs obligations professionnelles en informent immédiatement leur supérieur hiérarchique. Ce dernier peut, après avoir sollicité les conseils du bureau de conformité et de gouvernance, prendre toute mesure appropriée afin d’éviter un tel conflit d’intérêts. Si le conflit ne peut pas être résolu ou atténué par d’autres mesures appropriées, le supérieur hiérarchique peut exonérer le membre du personnel de sa responsabilité eu égard à la question concernée. Si le conflit d’intérêts est lié à une procédure de passation de marchés, le supérieur hiérarchique en informe, selon le cas, le bureau central des marchés publics ou le comité des marchés publics, qui décide alors des mesures à prendre.

0.2.1.4.

Préalablement à la nomination d’un candidat, l’autorité investie du pouvoir de nomination, telle que définie à l’article 1 bis 1.1, point a), évalue, conformément aux règles de sélection et de nomination, l’existence éventuelle d’un conflit d’intérêts résultant des précédentes activités professionnelles du candidat ou de ses relations personnelles étroites avec des membres du personnel, des membres du directoire ou des membres d’autres organes internes de la BCE. L’autorité investie du pouvoir de nomination sollicite les conseils du bureau de conformité et de gouvernance si elle constate un conflit d’intérêts.

0.2.2. Dons et hospitalité

0.2.2.1.

Les membres du personnel ne peuvent ni solliciter ni accepter, pour eux-mêmes ou pour toute autre personne, un avantage lié de quelque manière que ce soit à leur emploi à la BCE.

0.2.2.2.

On entend par «avantage» tout don, acte d’hospitalité ou autre bénéfice, à caractère financier ou non, qui améliore objectivement la situation financière, juridique ou personnelle du bénéficiaire ou de toute autre personne, et auquel le bénéficiaire n’a pas légalement droit. L’hospitalité de modeste importance offerte au cours d’une réunion de travail n’est pas considérée comme un avantage. Un «avantage» est considéré comme lié à l’emploi du bénéficiaire au sein de la BCE s’il est offert en raison de son poste au sein de la BCE et non à titre personnel.

0.2.2.3.

Par dérogation à l’article 0.2.2.1, les avantages suivants peuvent être acceptés, sous réserve qu’ils ne soient pas fréquents et ne proviennent pas de la même source:

a)

un acte d’hospitalité offert par le secteur privé d’une valeur maximale de 50 EUR, s’il s’inscrit dans le cadre d’un événement lié au travail. Cette dérogation ne s’applique pas à un acte d’hospitalité offert par des fournisseurs actuels ou potentiels ni par des établissements de crédit lors d’inspections ou d’audits sur place effectués par la BCE, auxquels cas aucun acte d’hospitalité ne peut être accepté;

b)

les avantages offerts par d’autres banques centrales, des organismes publics nationaux et des organisations européennes et internationales, qui ne vont pas au-delà de ce qui est d’usage et considéré approprié;

c)

les avantages offerts dans des circonstances particulières dans lesquelles leur refus aurait pu heurter ou sérieusement compromettre la relation professionnelle.

0.2.2.4.

Les membres du personnel enregistrent, sans retard injustifié, auprès du bureau de conformité et de gouvernance:

a)

tout avantage accepté conformément à l’article 0.2.2.3, point c);

b)

tout avantage dont la valeur ne peut pas être clairement établie comme étant inférieure aux seuils prévus à l’article 0.2.2.3;

c)

toute offre de tiers proposant des avantages dont l’acceptation est interdite.

Les membres du personnel remettent à la BCE tout don accepté conformément à l’article 0.2.2.3, point c). La BCE en devient la propriétaire.

0.2.2.5.

En tout état de cause, l’acceptation d’un don n’altère ni n’influence l’objectivité et la liberté d’action des membres du personnel.

0.2.3. Passation de marchés

Les membres du personnel veillent au bon déroulement des procédures de passation de marchés en préservant l’objectivité, la neutralité et l’équité, et en garantissant la transparence de leurs actes. Ils respectent notamment l’ensemble des règles générales et particulières relatives à la prévention et à la déclaration des conflits d’intérêts, à l’acceptation d’avantages et au secret professionnel.

Dans la mesure du possible, les membres du personnel ne communiquent avec les fournisseurs participant à une procédure de passation de marchés que par des canaux officiels et par écrit.

0.2.4. Récompenses, distinctions honorifiques et décorations

Les membres du personnel obtiennent l’autorisation du bureau de conformité et de gouvernance avant d’accepter des récompenses, distinctions honorifiques ou décorations liées à leur travail au sein de la BCE.

0.2.5. Interdiction d’accepter des paiements de tiers pour l’exercice d’obligations professionnelles

Les membres du personnel n’acceptent pour eux-mêmes aucun paiement de la part de tiers en rapport avec l’exercice de leurs obligations professionnelles. Si des paiements sont proposés par des tiers, ils sont versés à la BCE.

Les activités liées aux missions de la BCE ou aux attributions du membre du personnel sont présumées faire partie de l’ensemble des obligations professionnelles du membre du personnel. En cas de doute, le supérieur hiérarchique responsable évalue et détermine s’il y a lieu de considérer l’activité comme une obligation professionnelle.

0.2.6. Activités extérieures

0.2.6.1.

Les membres du personnel obtiennent une autorisation écrite avant de s’engager dans une activité extérieure d’ordre professionnel ou qui va au-delà de ce qui peut être raisonnablement considéré comme une activité de loisir.

Le directeur général des ressources humaines ou son adjoint, après consultation du bureau de conformité et de gouvernance ainsi que des supérieurs hiérarchiques concernés, accorde cette autorisation si l’activité extérieure ne nuit en aucune manière à l’exercice des obligations professionnelles du membre du personnel à l’égard de la BCE et ne constitue pas une source probable de conflit d’intérêts.

Cette autorisation est accordée pour une durée maximale de cinq ans à la fois.

0.2.6.2.

Par dérogation à l’article 0.2.6.1, aucune autorisation n’est requise pour les activités extérieures qui:

i)

ne sont pas rémunérées, et

ii)

relèvent du domaine de la culture, de la science, de l’éducation, du sport, des œuvres caritatives, de la religion, des œuvres sociales ou d’autres activités bénévoles, et

iii)

ne sont pas liées à la BCE ou aux obligations professionnelles du membre du personnel au sein de la BCE.

0.2.6.3.

Sans préjudice des articles 0.2.6.1 et 0.2.6.2 ci-dessus, les membres du personnel peuvent exercer des activités politiques et syndicales, mais, ce faisant, ils ne tirent pas avantage de leur position au sein de la BCE et ils indiquent expressément que leur point de vue personnel ne reflète pas nécessairement celui de la BCE.

0.2.6.4.

Les membres du personnel qui ont l’intention de se porter candidats à une charge publique, ou qui sont élus ou nommés à de telles fonctions, en informent le directeur général des ressources humaines ou son adjoint, lequel, après consultation du bureau de conformité et de gouvernance, décide, eu égard à l’intérêt du service, à l’importance de la charge publique et aux obligations y afférentes, ainsi qu’à la rémunération perçue et au remboursement des dépenses exposées dans l’accomplissement de ladite charge, si le membre du personnel concerné:

a)

devrait être tenu de présenter une demande de congé non rémunéré pour convenance personnelle;

b)

devrait être tenu de présenter une demande de congé annuel;

c)

peut être autorisé à s’acquitter de ses obligations professionnelles à temps partiel;

d)

peut continuer de s’acquitter de ses obligations professionnelles comme auparavant.

Si un membre du personnel est tenu de prendre un congé non rémunéré pour convenance personnelle ou s’il est autorisé à s’acquitter de ses obligations professionnelles à temps partiel, la durée de ce congé ou de l’accord de travail à temps partiel correspond à la durée du mandat.

0.2.6.5.

Les membres du personnel exercent leurs activités extérieures en dehors des heures de travail. À titre exceptionnel, le directeur général des ressources humaines ou son adjoint peut accorder des dérogations à cette règle.

0.2.6.6.

Le directeur général des ressources humaines ou son adjoint peut, à tout moment et après consultation du bureau de conformité et de gouvernance et, dans la mesure du possible, après avoir entendu le membre du personnel, exiger que celui-ci mette fin aux activités extérieures susceptibles de nuire de quelque manière que ce soit à l’exercice de ses obligations professionnelles envers la BCE ou de constituer une source probable de conflit d’intérêts, même si ces activités ont été préalablement autorisées. Dans ce cas, un délai raisonnable est accordé aux membres du personnel pour mettre fin aux activités extérieures, sauf si une cessation immédiate est nécessaire dans l’intérêt du service.

0.2.7. Activité professionnelle rémunérée du conjoint ou du partenaire reconnu

Les membres du personnel informent le bureau de conformité et de gouvernance de toute activité professionnelle rémunérée exercée par leur conjoint ou partenaire reconnu susceptible de donner lieu à un conflit d’intérêts. Si la nature de l’activité professionnelle conduit à un conflit d’intérêts avec les obligations professionnelles du membre du personnel, le bureau de conformité et de gouvernance informe en premier lieu le supérieur hiérarchique responsable et le conseille sur les mesures appropriées à prendre pour atténuer ledit conflit, y compris, si nécessaire, décharger le membre du personnel de sa responsabilité eu égard à la question concernée.

0.2.8. Restrictions postérieures à l’emploi

Négociations relatives à des activités professionnelles futures

0.2.8.1.

Les membres du personnel font preuve d’intégrité et de discrétion lors de toute négociation relative à des activités professionnelles futures. Ils informent le bureau de conformité et de gouvernance si la nature de l’activité professionnelle future est susceptible de donner lieu à un conflit d’intérêts avec leurs obligations professionnelles. En cas de conflit d’intérêts, le bureau de conformité et de gouvernance informe le supérieur hiérarchique responsable et le conseille sur les mesures appropriées à de prendre pour atténuer ledit conflit, y compris, si nécessaire, décharger le membre du personnel de sa responsabilité eu égard à la question concernée.

Obligations de notification

0.2.8.2.

Les membres du personnel actuels et anciens informent le bureau de conformité et de gouvernance avant d’accepter toute activité professionnelle pendant les périodes de notification suivantes:

a)

pour les membres du personnel aux grades de salaire I et supérieurs qui participent à des activités de surveillance prudentielle: deux ans à compter de la date à laquelle leur participation auxdites activités a cessé;

b)

pour les membres du personnel aux grades de salaire F/G à H qui participent à des activités de surveillance prudentielle: six mois à compter de la date à laquelle leur participation auxdites activités a cessé;

c)

pour les autres membres du personnel aux grades de salaire I et supérieurs: un an à compter de la date à laquelle ils ont effectivement été déchargés de leurs obligations professionnelles.

Délais de carence

0.2.8.3.

Les membres du personnel suivants sont soumis à des délais de carence:

a)

les membres du personnel qui, durant leur emploi au sein de la BCE, ont participé à des activités de surveillance prudentielle pendant au moins six mois ne peuvent commencer à travailler pour:

1)

un établissement de crédit dont ils ont directement assuré la surveillance prudentielle, qu’au terme d’un délai:

i)

d’un an s’ils sont aux grades de salaire I ou supérieurs (ce délai pouvant, à titre exceptionnel, être porté à deux ans conformément à l’article 0.2.8.7);

ii)

de six mois s’ils sont aux grades de salaire F/G à H

à compter de la date à laquelle leur participation directe à la surveillance prudentielle de l’établissement de crédit a cessé;

2)

un concurrent direct d’un tel établissement de crédit, qu’au terme d’un délai:

i)

de six mois s’ils sont aux grades de salaire I ou supérieur;

ii)

de trois mois s’ils sont aux grades de salaire F/G à H

à compter de la date à laquelle leur participation directe à la surveillance prudentielle de l’établissement de crédit a cessé;

b)

les membres du personnel aux grades de salaire I ou supérieurs qui ont travaillé pendant au moins six mois à la direction générale Questions économiques, à la direction générale Études et recherche, à la direction générale Politique macroprudentielle et stabilité financière, à la direction générale Opérations de marché, à la direction Gestion des risques, à la direction générale Relations internationales et européennes, à la direction générale Secrétariat (à l’exception de la division Gouvernance de l’information), en tant que conseillers auprès du directoire, à la direction générale Affaires juridiques (à l’exception du responsable de la protection des données et des experts travaillant exclusivement au sein de son équipe), ou encore aux directions générales Établissements spécialisés et établissements moins importants, Établissements d’importance systémique et internationaux, Établissements universels et diversifiés, Surveillance horizontale, Inspections sur place et de modèles internes, Gouvernance et opérations du MSU ou Stratégie et risques prudentiels, ne peuvent commencer à travailler pour une société financière établie dans l’Union qu’au terme d’un délai de trois mois à compter de la date à laquelle leurs activités dans ces services ont cessé;

c)

les membres du personnel aux grades de salaire K ou supérieurs qui ont travaillé dans tout autre service de la BCE pendant au moins six mois ne peuvent commencer à travailler pour une société financière établie dans l’Union qu’au terme d’un délai de trois mois à compter de la date à laquelle leurs activités dans ces services ont cessé;

d)

les membres du personnel aux grades de salaire I ou supérieurs qui, durant leur emploi au sein de la BCE, ont participé à la surveillance de systèmes de paiement pendant au moins six mois ne peuvent commencer à travailler pour une entité dont ils assuraient directement la surveillance qu’au terme d’un délai de six mois à compter de la date à laquelle leur participation directe à la surveillance de ladite entité a cessé;

e)

les membres du personnel aux grades de salaire I ou supérieurs qui, durant leur emploi au sein de la BCE, ont directement participé à la sélection d’un fournisseur ou à la gestion d’un contrat avec un fournisseur ne peuvent commencer à travailler pour ce fournisseur qu’au terme d’un délai:

1)

de six mois si la valeur totale du ou des contrats avec ce fournisseur est supérieure à 200 000 EUR mais inférieure à 1 million d’EUR;

2)

d’un an si la valeur totale du ou des contrats avec ce fournisseur est supérieure ou égale à 1 million d’EUR

à compter du jour auquel leur participation a cessé;

f)

les membres du personnel aux grades de salaire I ou supérieurs ne peuvent, après leur emploi à la BCE, participer à des activités de lobbying et de plaidoyer auprès de la BCE sur des questions dont ils étaient responsables durant leur emploi à la BCE qu’au terme d’un délai de six mois à compter de la date à laquelle leurs responsabilités en la matière ont cessé;

g)

les membres du personnel aux grades de salaire I ou supérieurs qui, durant leur emploi à la BCE, ont été directement associés à un contentieux juridique ou à des relations très conflictuelles avec une autre entité ne peuvent commencer à travailler pour cette entité, ou pour toute autre partie agissant pour le compte de celle-ci, qu’au terme d’un délai de six mois à compter de la date à laquelle leur participation directe a cessé.

0.2.8.4.

Si deux délais de carence sont applicables à l’activité professionnelle envisagée, le délai de carence le plus long est retenu.

0.2.8.5.

Pour les membres du personnel qui travaillent à la BCE depuis quatre ans au plus, la durée des obligations de notification et des délais de carence prévue aux articles 0.2.8.2 et 0.2.8.3 ne dépasse pas la moitié de la durée de leur emploi à la BCE.

0.2.8.6.

À la demande d’un membre du personnel, le directoire peut exceptionnellement lever ou réduire les délais de carence visés à l’article 0.2.8.3 si des circonstances particulières excluent tout conflit d’intérêts résultant de l’activité professionnelle ultérieure. Le membre du personnel soumet au bureau de conformité et de gouvernance une demande motivée, assortie de pièces justificatives, afin que le directoire prenne une décision dans un délai raisonnable.

0.2.8.7.

Si le délai de carence prévu à l’article 0.2.8.3, point a), 1), i), s’applique, le directoire peut, à titre exceptionnel et sur proposition du bureau de conformité et de gouvernance, décider de porter le délai de carence à deux ans au maximum lorsque des conflits d’intérêts persistent.

0.3. Règles de conduite professionnelle

0.3.1. Secret professionnel

Les membres du personnel respectent les règles de la BCE relatives à la gestion et à la confidentialité des documents et, en particulier, sollicitent une autorisation pour divulguer des informations, à l’intérieur comme à l’extérieur de la BCE, lorsque cela est nécessaire.

0.3.2. Relations avec des tiers

0.3.2.1.

Les membres du personnel sont attentifs à l’indépendance et à la réputation de la BCE, ainsi qu’à la nécessité de préserver le secret professionnel. Dans l’exercice de leurs obligations professionnelles, ils ne sollicitent ni n’acceptent d’instructions d’aucun gouvernement, autorité, organisation ou personne extérieure à la BCE. Ils informent leur supérieur hiérarchique de toute tentative d’un tiers visant à influencer la BCE dans l’accomplissement de ses missions.

Lorsqu’ils s’expriment sur des questions sur lesquelles la BCE n’a pas encore pris position, les membres du personnel indiquent expressément que leur point de vue personnel ne reflète pas nécessairement celui de la BCE.

0.3.2.2.

Les membres du personnel maintiennent un haut niveau d’accessibilité dans leurs contacts avec les autres institutions, organes et agences européens ainsi qu’avec les organisations internationales, et se montrent réactifs et disponibles pour répondre dans des délais appropriés.

Les membres du personnel entretiennent un esprit d’étroite coopération mutuelle dans leurs relations avec leurs collègues des banques centrales nationales du Système européen de banques centrales (SEBC) et des autorités compétentes nationales participant au mécanisme de surveillance unique (MSU), tout en tenant compte de leurs obligations envers la BCE et du rôle impartial de la BCE au sein du SEBC.

0.3.2.3.

Les membres du personnel font preuve de prudence dans leurs relations avec les groupes d’intérêt et les médias. Ils transmettent toutes les demandes d’information du grand public ou des médias à la direction générale Communication et services linguistiques (DG/C), conformément aux dispositions du manuel des pratiques organisationnelles (Business Rulebook). Ils transmettent toutes les demandes d’accès à des documents de la BCE émanant du grand public ou des médias à la direction générale Secrétariat, conformément aux dispositions du manuel des pratiques organisationnelles.

0.3.2.4.

Les membres du personnel qui ont l’intention de prendre la parole dans le cadre de conférences ou de séminaires extérieurs, ou qui envisagent de contribuer à des publications externes, sollicitent une autorisation préalable conformément au manuel des pratiques organisationnelles et respectent les dispositions applicables.

0.3.2.5.

Les articles 0.3.2.3 et 0.3.2.4 ne s’appliquent pas aux représentants du personnel pour les questions relevant de leur mandat. Les représentants du personnel peuvent informer la DG/C de tout contact avec les médias, de toute allocution ou de publication extérieure en temps opportun. Leur devoir de loyauté et leurs obligations de secret professionnel demeurent pleinement applicables dans tous les cas.

0.3.3. Relations au sein de la BCE

0.3.3.1.

Les membres du personnel se conforment aux instructions de leurs supérieurs hiérarchiques et respectent les voies hiérarchiques appropriées. S’ils estiment qu’une instruction qui leur a été donnée est irrégulière, ils font part de leurs préoccupations à leur supérieur hiérarchique ou, s’ils estiment que celui-ci n’a pas suffisamment pris en considération leurs préoccupations, ils informent leur directeur général, directeur ou leur adjoint. Si l’instruction est confirmée par écrit par le directeur général, directeur ou leur adjoint, les membres du personnel l’exécutent, sauf si elle est manifestement illégale.

0.3.3.2.

Les membres du personnel ne demandent pas à d’autres membres du personnel d’exécuter des tâches d’ordre privé pour leur propre compte ou pour celui de tiers.

0.3.3.3.

Les membres du personnel se comportent loyalement envers leurs collègues. Ils s’abstiennent, en particulier, de dissimuler à d’autres membres du personnel des informations susceptibles d’affecter le bon déroulement du travail, notamment pour en tirer un bénéfice personnel; ils s’abstiennent également de fournir des informations fausses, inexactes ou déformées. En outre, ils n’entravent pas la coopération avec leurs collègues et ne refusent pas de coopérer avec eux.

0.3.4. Respect du principe de séparation entre les fonctions de surveillance prudentielle et de politique monétaire

Les membres du personnel respectent le principe de séparation entre les fonctions de surveillance prudentielle et de politique monétaire, tel que prévu par les règles mettant en œuvre de ce principe.

0.4. Opérations financières d’ordre privé

0.4.1. Principes généraux

0.4.1.1.

Les membres du personnel font preuve de la plus grande circonspection et de la plus grande prudence lorsqu’ils effectuent des opérations financières d’ordre privé pour leur propre compte ou pour celui d’un tiers, afin de préserver la réputation et la crédibilité de la BCE ainsi que la confiance du public dans l’intégrité et l’impartialité de son personnel. Ces opérations sont non spéculatives, mesurées et raisonnablement proportionnelles à leurs revenus et à leur patrimoine, afin de ne pas compromettre leur indépendance financière.

0.4.1.2.

Le bureau de conformité et de gouvernance peut émettre des lignes directrices contraignantes pour l’interprétation et l’application du présent article. Sous réserve de l’approbation du directoire, le bureau de conformité et de gouvernance peut notamment préciser d’autres opérations financières d’ordre privé qui sont interdites ou soumises à autorisation préalable en vertu des articles 0.4.2.2 et 0.4.2.3, si de telles opérations sont ou peuvent être perçues comme étant incompatibles avec les opérations de la BCE. Le bureau de conformité et de gouvernance publie ces lignes directrices par des moyens appropriés.

0.4.1.3.

Il est interdit aux membres du personnel d’utiliser ou de tenter d’utiliser des informations qui ont trait aux activités de la BCE, des banques centrales nationales, des autorités compétentes nationales ou du Comité européen du risque systémique, et qui n’ont pas été rendues publiques ou ne sont pas accessibles au public (ci-après les «informations privilégiées»), pour servir leurs intérêts privés ou ceux d’un tiers.

Il est expressément interdit aux membres du personnel de tirer profit d’informations privilégiées dans le cadre d’une opération financière d’ordre privé, ou de recommander ou déconseiller de telles opérations.

0.4.1.4.

En cas de doute quant à l’interprétation du présent article, les membres du personnel sollicitent les conseils du bureau de conformité et de gouvernance avant d’entreprendre une opération financière d’ordre privé.

0.4.2. Catégories d’opérations financières d’ordre privé

Sans préjudice des obligations générales énoncées aux articles 0.4.1 et 0.4.3, les membres du personnel respectent les règles applicables aux catégories suivantes:

a)

opérations financières d’ordre privé exemptées;

b)

opérations financières d’ordre privé interdites;

c)

opérations financières d’ordre privé soumises à autorisation préalable;

d)

opérations financières d’ordre privé soumises à l’obligation de déclaration a posteriori.

0.4.2.1. Opérations financières d’ordre privé exemptées

Sans préjudice des obligations générales énoncées aux articles 0.4.1 et 0.4.3, les membres du personnel peuvent effectuer les opérations financières d’ordre privé qui suivent sans être soumis à des restrictions ou à des obligations de notification:

a)

l’achat ou la cession de parts d’un organisme de placement collectif sur la politique d’investissement duquel le membre du personnel n’exerce aucune influence, à l’exception des organismes dont l’objet principal est d’investir dans des actifs visés aux articles 0.4.2.2, point b), et 0.4.2.3, points b) et c), ainsi que les transferts de fonds et les opérations de change directement liés à l’achat ou à la cession en question;

b)

l’achat ou le rachat de polices d’assurance ou d’annuités;

c)

l’achat ou la vente de devises en vue de l’acquisition occasionnelle de placements ou d’actifs non financiers, à des fins de déplacements privés ou pour couvrir des dépenses personnelles en cours ou futures dans une autre devise que celle dans laquelle le salaire du membre du personnel est versé;

d)

les dépenses, dont l’achat ou la cession de placements ou d’actifs non financiers, y compris des biens immobiliers;

e)

les prêts hypothécaires;

f)

le transfert de fonds du compte courant ou d’épargne d’un membre du personnel, quelle que soit la devise, vers un autre compte courant ou d’épargne dont est titulaire ce membre ou un tiers;

g)

d’autres opérations financières d’ordre privé qui ne sont ni interdites ni soumises à autorisation préalable et dont la valeur n’excède pas 10 000 EUR au cours d’un mois civil donné. Les membres du personnel ne fractionnent pas les opérations financières d’ordre privé afin de contourner ce seuil.

0.4.2.2. Opérations financières d’ordre privé interdites

Les membres du personnel s’abstiennent d’effectuer les opérations financières d’ordre privé suivantes:

a)

des opérations relatives à ou avec des personnes morales ou des personnes physiques avec lesquelles le membre du personnel a des relations professionnelles en cours au nom de la BCE;

b)

des opérations portant sur i) des obligations négociables et actions individuelles émises par des sociétés financières (à l’exception des banques centrales) établies ou ayant une succursale dans l’Union; ii) des instruments dérivés sur de telles obligations ou actions; iii) des instruments combinés si l’une de leurs composantes relève du point i) ou ii); et iv) des parts d’organismes de placement collectif dont l’objet principal est d’investir dans ces obligations, actions ou instruments.

0.4.2.3. Opérations financières soumises à autorisation préalable

Les membres du personnel sollicitent l’autorisation du bureau de conformité et de gouvernance avant d’effectuer les opérations financières suivantes:

a)

les opérations à court terme, c’est-à-dire l’achat ou la cession d’actifs ayant le même code ISIN et qui ont été achetés ou vendus au cours du mois précédent. Aucune autorisation n’est requise si la cession ultérieure est réalisée en exécution d’un ordre à seuil de déclenchement donné par le membre du personnel à son courtier;

b)

les opérations d’une valeur supérieure à 10 000 EUR au cours d’un mois civil donné, portant sur i) des titres souverains émis par des États membres de la zone euro; ii) des instruments dérivés sur ces titres souverains; iii) des instruments combinés si l’une des composantes relève du point i) ou ii); et iv) des parts d’organismes de placement collectif dont l’objet principal est d’investir dans ces titres ou instruments;

c)

les opérations d’une valeur supérieure à 10 000 EUR au cours d’un mois civil donné, portant sur i) l’or et des instruments dérivés sur l’or (dont des titres indexés sur l’or); ii) des actions, obligations ou instruments dérivés sur actions ou obligations émis par des sociétés dont l’objet principal est l’extraction ou la production d’or; iii) des instruments combinés si l’une des composantes relève du point i) ou ii); et iv) des parts d’organismes de placement collectif dont l’objet principal est d’investir dans ces titres ou instruments;

d)

les opérations de change non énumérées à l’article 0.4.2.1, point c), d’une valeur supérieure à 10 000 EUR au cours d’un mois civil donné.

0.4.2.4. Opérations financières d’ordre privé soumises à l’obligation de déclaration a posteriori

Les membres du personnel déclarent au bureau de conformité et de gouvernance toute opération financière d’ordre privé excédant 10 000 EUR au cours d’un mois civil donné qui n’entre pas dans les trois catégories précédentes, dans un délai de trente jours civils à compter de son exécution. Le bureau de conformité et de gouvernance définit les informations à déclarer, le format de la déclaration et la procédure à suivre.

L’obligation de déclaration s’applique notamment aux:

a)

prêts non hypothécaires (y compris le passage d’un taux fixe à un taux variable, ou inversement, ou la prolongation d’un prêt existant). Les membres du personnel indiquent si le prêt sert à l’acquisition d’instruments financiers;

b)

dérivés de taux d’intérêt et dérivés d’indices;

c)

achats ou cessions d’actions de sociétés autres que celles visées à l’article 0.4.2.2, point b), et d’obligations émises par de telles sociétés.

0.4.2.5. Actifs existants issus d’opérations interdites

Les membres du personnel peuvent conserver les actifs résultant d’opérations au sens de l’article 0.4.2.2:

a)

qu’ils détiennent au moment où ils deviennent soumis aux restrictions énoncées à l’article 0.4;

b)

qu’ils acquièrent ultérieurement sans action de leur part, notamment par héritage, par suite d’un don, d’un changement d’état civil ou d’une modification de la structure du capital ou d’un changement de contrôle de l’entité dans laquelle ils détiennent des actifs ou des droits;

c)

qu’ils ont acquis à un moment où l’opération n’était pas encore interdite.

Les membres du personnel peuvent céder ces actifs ou exercer tout droit qui y est attaché, sous réserve de l’autorisation préalable du bureau de conformité et de gouvernance.

Les membres du personnel sollicitent les conseils du bureau de conformité et de gouvernance si la conservation de ces actifs est susceptible de créer un conflit d’intérêts. Dans ce cas, le bureau de conformité et de gouvernance peut demander au membre du personnel de les céder dans un délai raisonnable, si un telle cession est nécessaire pour éviter un conflit d’intérêts.

0.4.2.6. Demande d’autorisation

Toute demande d’autorisation conformément à l’article 0.4.2.3 ou 0.4.2.5 est soumise au bureau de conformité et de gouvernance au moins cinq jours ouvrés avant la date prévisionnelle de l’ordre, dans le format précisé par ledit bureau. Le bureau de conformité et de gouvernance se prononce sur la demande dans un délai de cinq jours ouvrés, en tenant compte notamment, et le cas échéant, des éléments suivants: a) les obligations professionnelles du membre du personnel et son accès à des informations privilégiées utiles à l’opération; b) le caractère spéculatif ou non de l’opération; c) les sommes engagées, si cela est indiqué; d) le risque pour la réputation de la BCE; e) le calendrier, notamment la proximité avec une réunion des organes de décision de la BCE. Le bureau de conformité et de gouvernance peut assortir l’autorisation de certaines conditions. À défaut de réponse du bureau de conformité et de gouvernance dans un délai de cinq jours ouvrés, l’opération est réputée autorisée.

0.4.2.7. Gestion des actifs par un tiers en vertu de pouvoirs discrétionnaires

Les opérations financières effectuées par un tiers auquel le membre du personnel a confié la gestion de ses opérations financières d’ordre privé en vertu d’un contrat de gestion d’actifs conclu par écrit ne sont pas soumises aux restrictions prévues aux articles 0.4.2.2 à 0.4.2.6. Cette exemption est subordonnée à l’autorisation du bureau de conformité et de gouvernance. L’autorisation est accordée s’il ressort des éléments fournis que les conditions contractuelles garantissent que le membre du personnel ne peut influencer, directement ou indirectement, aucune décision de gestion prise par le tiers. Le membre du personnel informe le bureau de conformité et de gouvernance de toute modification des conditions du contrat de gestion d’actifs.

0.4.3. Suivi du respect des obligations par les membres du personnel

0.4.3.1.

Les membres du personnel communiquent au bureau de conformité et de gouvernance une liste à jour:

a)

de leurs comptes bancaires, y compris les comptes joints, les comptes-titres, les comptes de cartes de crédit et les comptes ouverts auprès de courtiers en valeurs mobilières; et

b)

toute procuration qui leur a été donnée par des tiers relativement à leurs comptes bancaires, y compris les comptes-titres. Les membres du personnel ne peuvent posséder et utiliser des procurations pour les comptes bancaires de tiers que s’ils sont autorisés à mettre à la disposition de la BCE les pièces utiles conformément à l’article 0.4.3.2.

Les membres du personnel tiennent à jour cette liste.

0.4.3.2.

Aux fins de leurs obligations déclaratives au titre de l’article 0.4.3, les membres du personnel conservent, pour l’année civile en cours et l’année civile précédente, toutes les pièces suivantes:

a)

les relevés de compte de tous les comptes énumérés à l’article 0.4.3.1;

b)

les documents relatifs à la cession ou à l’achat d’actifs financiers ou de droits effectués par les membres du personnel ou par des tiers aux risques et pour le compte des membres du personnel, ou effectués par des membres du personnel aux risques et pour le compte de tiers;

c)

les documents relatifs à la conclusion ou à la modification de crédits hypothécaires ou d’autres emprunts à leurs propres risques et pour leur propre compte, ou aux risques et pour le compte de tiers;

d)

les documents relatifs à leurs opérations en matière de régime de retraite, y compris dans le cadre du règlement de pensions et du plan de retraite de la BCE;

e)

toute procuration qui leur a été donnée par des tiers relativement à leurs comptes bancaires, y compris les comptes-titres;

f)

les conditions de tout contrat de gestion d’actifs conclu par écrit, tel que défini à l’article 0.4.2.7, ainsi que toute modification de ce contrat.

0.4.3.3.

Sous réserve de l’approbation du directoire, le bureau de conformité et de gouvernance peut demander à un prestataire de services externe de procéder:

a)

à des vérifications régulières du respect des obligations des membres du personnel visant un certain pourcentage des membres du personnel, tel que déterminé par le bureau de conformité et de gouvernance; et

b)

à des vérifications ponctuelles du respect des obligations des membres du personnel ciblant soit un groupe précis de membres du personnel, soit certaines catégories d’opérations.

Aux fins de ces vérifications, le conseil de conformité et de gouvernance peut demander aux membres du personnel concernés de fournir, pour une période déterminée, les pièces énumérées à l’article 0.4.3.2, sous enveloppe scellée, afin qu’elles soient transmises au prestataire de services externe. Les membres du personnel fournissent ces pièces dans le délai fixé par le bureau de conformité et de gouvernance.

0.4.3.4.

Sans préjudice de l’article 0.4.3.5, le prestataire de services externe examine toutes les informations et tous les documents reçus dans la plus stricte confidentialité et ne les utilise qu’aux fins de la vérification du respect des obligations.

0.4.3.5.

Si le prestataire de services externe identifie des éléments laissant à penser qu’un membre du personnel a manqué à ses obligations professionnelles ou qu’une personne externe travaillant pour la BCE et soumise aux restrictions prévues à l’article 0.4 en vertu de son contrat a éventuellement manqué à ses obligations contractuelles, il en informe le bureau de conformité et de gouvernance et lui transmet les documents justificatifs. Lorsque le bureau de conformité et de gouvernance reçoit un tel rapport du prestataire de services externe, ou lorsqu’un membre du personnel lui présente des éléments laissant à penser qu’il pourrait avoir manqué à ses obligations professionnelles au sens de l’article 0.4 des règles applicables au personnel, le bureau de conformité et de gouvernance évalue le manquement éventuel. Le rapport établi par le prestataire de services externe, assorti des documents justificatifs soumis conformément aux règles ci-dessus, peut être versé au dossier d’une procédure interne ou externe ultérieure.

Si les soupçons ne sont pas fondés, le bureau de conformité et de gouvernance clôt le dossier.

Si les soupçons sont fondés ou susceptibles de l’être, mais qu’au regard des considérations énoncées à l’article 45 des conditions d’emploi du personnel de la BCE, le manquement éventuel ne justifie pas de suivi d’enquête ou disciplinaire, le bureau de conformité et de gouvernance procède clôt le dossier, même s’il y a eu ou semble y avoir eu un manquement aux obligations professionnelles.

Si les soupçons sont fondés, ou si des mesures d’enquête supplémentaires sont nécessaires pour les évaluer, le bureau de conformité et de gouvernance soumet un rapport, incluant une proposition de suivi adapté, au comité d’enquête conformément à l’annexe XI.

Avant de finaliser une évaluation concluant que les soupçons sont fondés, le bureau de conformité et de gouvernance offre à la personne concernée la possibilité de formuler des observations sur les faits la concernant.

Le bureau de conformité et de gouvernance informe la personne concernée de sa décision.

0.4.3.6.

Les obligations des membres du personnel prévues à l’article 0.4.3 continuent de s’appliquer jusqu’à la fin de l’année civile suivant l’année de cessation de leur emploi. L’interdiction d’utiliser des informations privilégiées énoncée à l’article 0.4.1.3 demeure applicable tant que ces informations n’ont pas été rendues publiques.

0.4 bis. Signalement des infractions, outil de lancement d’alerte et protection contre les représailles

0.4 bis 1. Définitions

Aux fins du présent article, on entend par:

a)

«infraction»: toute activité illégale, y compris la fraude ou la corruption, portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, ou toute conduite liée à l’exercice d’activités professionnelles, par toute personne participant aux activités de la BCE, qui constitue un manquement aux règles et réglementations qui lui sont applicables;

b)

«identité»: toute information qui identifie ou rend identifiable une personne physique ou qui peut aboutir à l’identification directe ou indirecte d’une personne physique, notamment par référence à des identifiants visés à l’article 3, point 1), du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (1);

c)

«informations relatives à des infractions»: des informations, y compris des soupçons raisonnables, concernant des infractions éventuelles ou concernant des tentatives de dissimulation de telles infractions;

d)

«personne participant aux activités de la BCE»: un membre du personnel, un employé sous contrat de courte durée, un participant au programme pour les jeunes diplômés, un stagiaire ou un des responsables de haut niveau de la BCE;

e)

«responsables de haut niveau de la BCE»: les responsables visés aux articles 1.1, 1.2 et 1.4 du code de conduite applicable aux responsables de haut niveau de la Banque centrale européenne (2);

f)

«lanceur d’alerte»: une personne participant aux activités de la BCE qui signale des informations relatives à des infractions au moyen des canaux de signalement prévus à l’article 0.4 bis.2 ou par la décision (UE) 2016/456 de la Banque centrale européenne (BCE/2016/3) (3);

g)

«témoin»: une personne participant aux activités de la BCE, autre que le lanceur d’alerte, qui coopère dans le cadre d’une procédure d’enquête ou disciplinaire et fournit des informations relatives aux faits faisant l’objet de ladite procédure;

h)

«personne concernée»: une personne participant aux activités de la BCE qui est mentionnée dans le signalement comme étant la personne à laquelle la infraction est attribuée ou à laquelle cette personne est associée;

i)

«représailles»: tout acte ou omission, direct ou indirect, qui i) intervient dans un contexte professionnel; ii) cause ou est susceptible de causer un préjudice injustifié; et iii) est motivé par

1)

le signalement d’informations sur des infractions effectué au moyen des canaux de signalement prévus à l’article 0.4 bis.2 ou par la décision (UE) 2016/456 (BCE/2016/3);

2)

tout témoignage à propos de ce signalement;

cette définition devrait s’entendre comme incluant les menaces de représailles et les tentatives de représailles;

j)

«autorité compétente»: l’autorité désignée pour évaluer les signalements d’informations sur des infractions effectués au moyen du canal de signalement prévu à l’article 0.4 bis.2 et pour fournir un retour d’informations au lanceur d’alerte, et/ou l’autorité désignée pour assurer le suivi de ces signalements;

k)

«comportement inapproprié»: toute forme de discrimination directe ou indirecte, de violence physique, de harcèlement psychologique (également dénommé intimidation ou brimades) et de harcèlement sexuel, dont le caractère inapproprié est apprécié objectivement du point de vue d’un tiers raisonnable;

l)

«discrimination directe»: il y a discrimination directe dès lors qu’une personne, en raison de sa nationalité, de son genre, de son origine raciale ou ethnique, de sa religion ou croyance, de son handicap, de son âge ou de son orientation sexuelle est, a été ou serait traitée moins favorablement qu’une autre personne dans une situation comparable;

m)

«discrimination indirecte»: il y a discrimination indirecte dès lors qu’une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre désavantagerait particulièrement une personne pour des motifs liés à sa nationalité, son genre, son origine raciale ou ethnique, sa religion ou sa croyance, son handicap, son âge ou son orientation sexuelle, par rapport à une autre personne, sauf si cette disposition, ce critère ou cette pratique est objectivement justifié;

n)

«violence physique»: recours intentionnel ou effectif à la force physique contre autrui, entraînant des préjudices d’ordre physique ou psychologique;

o)

«harcèlement psychologique»: tout comportement inadapté qui s’inscrit dans la durée, est de nature répétitive ou systématique, et se caractérise par un comportement physique, un langage parlé ou écrit, des gestes ou d’autres actes intentionnels susceptibles de porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne;

p)

«harcèlement sexuel»: tout comportement à caractère sexuel que la personne visée juge importun et qui a pour objet ou pour conséquence de blesser cette personne ou de créer un climat intimidant, hostile, offensant ou dérangeant.

0.4 bis.1a. Lieu de travail respectueux, résolution précoce et mesures de soutien provisoires

0.4 bis.1a.1. Lieu de travail respectueux

Les membres du personnel respectent la dignité de leurs collègues et font preuve de sensibilité et de respect à l’égard d’autrui. Ils s’abstiennent en particulier de tout comportement inapproprié et se conforment aux normes de conduite énoncées dans les conditions d’emploi du personnel.

0.4 bis.1a.2. Résolution précoce

Les membres du personnel qui estiment être la cible d’un comportement inapproprié peuvent s’adresser directement à l’auteur de dommage allégué, afin d’expliquer le comportement qu’ils jugent indésirable et de préciser qu’ils souhaitent qu’il cesse.

Les membres du personnel qui estiment être la cible d’un comportement inapproprié, ou qui ont été témoins d’un tel comportement, peuvent solliciter un soutien pour traiter ces situations de manière informelle et, à cette fin, contacter:

a)

une personne de confiance de leur choix, y compris un représentant du personnel ou un interlocuteur au sein de la direction générale des ressources humaines;

b)

un conseiller social;

c)

le médiateur.

Les membres du personnel qui recherchent une résolution précoce ne subissent aucune conséquence défavorable du fait de cette démarche, sauf s’il est établie, dans le cadre d’une procédure ultérieure, qu’ils ont formulé des déclarations délibérément fausses ou malveillantes.

Les membres du personnel qui estiment que les options de résolution informelle susmentionnées se sont révélées inefficaces ou inadaptées peuvent utiliser les canaux de signalement visés à l’article 0.4 bis.2.1.

0.4 bis.1a.3. Mesures de soutien provisoires

Sans préjudice de la procédure garantissant la protection contre les représailles, les membres du personnel peuvent adresser une demande de mesures de soutien provisoires au directeur général des ressources humaines ou à son adjoint, notamment lorsqu’ils estiment avoir été la cible d’un comportement inapproprié. Les mesures de soutien provisoires sont sans préjudice de toute décision définitive quant à l’existence du comportement allégué et à la qualification de celui-ci comme manquement aux obligations professionnelles.

Pour décider s’il convient ou non de mettre en place des mesures de soutien provisoires, le directeur général des ressources humaines ou son adjoint tient compte notamment de l’équilibre entre la protection du membre du personnel à l’origine de la demande, l’intérêt du service et la préservation des intérêts légitimes des autres personnes concernées.

Ces mesures sont décidées par le directeur général des ressources humaines ou son adjoint et adoptées par l’autorité responsable en vertu du cadre juridique applicable de la BCE. Toute personne faisant l’objet d’une mesure de soutien provisoire est entendue avant que cette mesure ne soit prise, à moins que des raisons impérieuses d’urgence ne s’y opposent, auquel cas l’audition doit avoir lieu dans les meilleurs délais raisonnables.

0.4 bis.2. Signalement et outil de lancement d’alerte

0.4 bis.2.1.

Sans préjudice des dispositions relatives au signalement de la fraude, de la corruption et de toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union visées par la décision (UE) 2016/456 (BCE/2016/3), les membres du personnel peuvent signaler des informations concernant des infractions de l’une des manières suivantes:

a)

à un responsable de leur ligne hiérarchique;

b)

à un responsable chargé des enquêtes administratives au sein de la direction de l’audit interne, lequel réfère ensuite l’information au directeur de l’audit interne;

c)

directement au directeur de l’audit interne;

d)

par l’intermédiaire de la plateforme de signalement interne mise en place par la BCE à cet effet (l’«outil de lancement d’alerte»).

0.4 bis.2.2.

Lorsqu’ils signalent des informations sur des infractions au moyen de l’outil de lancement d’alerte, les lanceurs d’alerte peuvent choisir d’effectuer un signalement anonyme ou d’indiquer leur identité.

0.4 bis.2.3.

Les responsables hiérarchiques assurent un suivi rapide et approprié des infractions éventuelles qui ont été portées à leur attention conformément à l’article 0.4 bis.2.1, point a), ainsi que des manquements éventuels dont ils auraient eu connaissance d’une quelconque autre manière. Ils s’efforcent de traiter efficacement l’infraction éventuelle dès lors qu’elle relève de leur champ de responsabilité.

Lorsque qu’une mesure managériale immédiate n’est pas appropriée ou s’avère infructueuse, les responsables hiérarchiques, autres que le responsable de service, communiquent, sans retard injustifié, tous les faits pertinents dont ils ont connaissance à leur responsable de service.

Si un responsable de service a connaissance d’une infraction éventuelle relevant de son service et pouvant être gérée efficacement dans le cadre son champ de compétence, il prend des mesures rapides et appropriées. Lorsque qu’une mesure managériale n’est pas appropriée ou s’avère infructueuse, le responsable du service communique, sans retard injustifié, tous les faits pertinents dont il a connaissance au directeur de l’audit interne.

Lorsqu’un responsable hiérarchique, y compris un responsable de service, a connaissance d’une infraction éventuelle relevant du champ de compétence d’un autre service, il la signale sans retard injustifié au responsable du service concerné.

Si un responsable hiérarchique, autre qu’un responsable de service, estime raisonnablement que son responsable de service ou le responsable du service dans le champ de compétence duquel s’inscrit l’infraction pourrait se trouver en situation de conflit d’intérêts du fait de cette infraction éventuelle, il peut le signaler directement par écrit au directeur de l’audit interne, en précisant la nature de ce conflit d’intérêts. Si le responsable du service estime raisonnablement que le directeur de l’audit interne pourrait se trouver en situation de conflit d’intérêts en lien avec l’infraction éventuelle, il peut le signaler directement par écrit au président, en précisant la nature de ce conflit d’intérêts.

Tout signalement effectué au titre du présent article inclut une description de toute mesure managériale mise en place pour remédier à l’infraction éventuelle. Le supérieur hiérarchique pertinent auquel l’infraction a été signalée informe le lanceur d’alerte, sans retard injustifié, du fait que l’infraction éventuelle a été traitée au moyen d’une mesure managériale ou transmise au responsable d’un autre service, au directeur de l’audit interne ou au président.

0.4 bis.2.4.

Les membres du personnel ont l’obligation de signaler toute activité illégale susceptible de porter atteinte aux intérêts financiers de l’Union, y compris la fraude ou la corruption, figurant dans la décision (UE) 2016/456 (BCE/2016/3). Ils peuvent utiliser l’outil de lancement d’alerte comme canal alternatif de signalement pour s’acquitter de leur obligation d’information au titre de la décision (UE) 2016/456 (BCE/2016/3).

0.4 bis.2.5.

Le destinataire d’un signalement d’informations sur des infractions effectué au moyen d’un des canaux de signalement prévus à l’article 0.4 bis.2.1, points b) à d), ou à l’article 3, paragraphe 1, de la décision (UE) 2016/456 (BCE/2016/3), ou transmis au directeur de l’audit interne ou au président en vertu de l’article 0.4 bis.2.3, accuse réception de ce signalement auprès du lanceur d’alerte dans un délai de sept jours calendaires. Si le signalement d’informations concerne une infraction éventuelle susceptible de porter considérablement atteinte à l’intérêt public, l’autorité chargée de la procédure d’enquête fournit au lanceur d’alerte un retour d’informations au sujet des mesures envisagées ou prises en suivi en vue d’enquêter sur l’infraction éventuelle, ainsi qu’au sujet des motifs de ce suivi, dans un délai de trois mois à compter de l’accusé de réception du signalement ou, à défaut d’un tel accusé, dans un délai de trois mois et sept jours calendaires à compter de la réception du signalement, dans la mesure où cela ne porte pas atteinte à l’enquête administrative.

0.4 bis.3. Évaluation et suivi des informations relatives aux infractions signalées au moyen de l’outil de lancement d’alerte

0.4 bis.3.1.

L’autorité compétente aux fins des signalements d’informations relatives à des infractions reçus par l’outil de lancement d’alerte est:

a)

le directeur de l’audit interne, sauf pour les signalements relevant des points b) ou c);

b)

le président, lorsque la personne concernée, ou l’une des personnes concernées, est le directeur de l’audit interne;

c)

l’autorité compétente désignée par le conseil des gouverneurs, lorsque la personne concernée, ou l’une des personnes concernées, est l’un des responsables de haut niveau de la BCE.

0.4 bis.3.2.

[supprimé]

0.4 bis.3.3.

Les signalements d’informations relatives à des infractions reçus par l’outil de lancement d’alerte font l’objet d’un suivi conformément à l’annexe XI des règles applicables au personnel.

Nonobstant le premier alinéa, la procédure d’évaluation et de suivi des informations relatives à des infractions signalées au moyen de l’outil de lancement d’alerte, lorsque la personne concernée, ou l’une des personnes concernées, est l’un des responsables de haut niveau de la BCE, est définie dans une décision spécifique du conseil des gouverneurs.

0.4 bis.4. Protection contre les représailles

0.4 bis.4.1.

La BCE protège les lanceurs d’alerte et les témoins en protégeant leur identité et en les protégeant contre les représailles.

0.4 bis.4.2.

Les lanceurs d’alerte peuvent bénéficier d’une protection en vertu du présent article sous réserve qu’ils aient eu des motifs raisonnables de croire, compte tenu des circonstances et des informations dont ils disposaient au moment où ils ont effectué leur signalement, que les informations relatives à des infractions qu’ils ont signalées étaient véridiques et concernaient une infraction éventuelle.

Aux fins de l’application du premier alinéa, les lanceurs d’alerte, en particulier:

a)

ne bénéficient d’aucune protection lorsque les informations relatives à des infractions signalées consistent en l’un des éléments suivants, signalés délibérément ou en connaissance de cause: des informations erronées ou trompeuses, des informations disponibles dans le domaine public au moment du signalement, des rumeurs ou des ouï-dire non fondés;

b)

ne perdent pas leur protection lorsqu’ils ont signalé de bonne foi des informations inexactes relatives à des infractions.

0.4 bis.4.3.

Sous réserve de l’article 0.4 bis.4.2, un lanceur d’alerte qui a rendu publiques des informations relatives à des infractions

a)

peut bénéficier d’une protection et ne pas être tenu pour responsable par la BCE d’une violation des obligations de secret professionnel, à condition que:

i)

l’infraction éventuelle porte considérablement atteinte à l’intérêt public et que le lanceur d’alerte, après avoir signalé l’infraction éventuelle à la BCE conformément à l’article 0.4 bis.2.1 ou à l’article 3, paragraphe 1, de la décision (UE) 2016/456 (BCE/2016/3), n’ait pas reçu de retour d’informations conformément à l’article 0.4 bis.2.5 dans le délai qui y est prévu, ou

ii)

le lanceur d’alerte ait des motifs raisonnables de croire que l’infraction éventuelle peut constituer un danger imminent ou manifeste pour l’intérêt public, notamment en cas de situation d’urgence ou de risque de dommage irréversible;

b)

ne peut pas bénéficier d’une protection lorsque les informations divulguées incluent:

i)

des informations classées ECB-SECRET ou ECB-MARKET SENSITIVE;

ii)

des informations confidentielles sur les délibérations des organes de décision de la BCE, du conseil de surveillance prudentielle, ou d’autres organes établis par le règlement (UE) no 1024/2013 (4), lorsque ces délibérations portent sur la politique monétaire, les opérations de change, les réserves de change de la zone euro, les systèmes de paiement, la stabilité financière, la surveillance bancaire, les billets ou les statistiques;

iii)

des informations confidentielles soumises aux obligations de secret médical en vertu du droit national et du droit de l’Union;

iv)

des informations confidentielles portant sur l’intégrité ou la sécurité des billets en euros;

v)

des informations confidentielles concernant la sécurité physique et numérique de la BCE, de ses locaux, des membres de son personnel, de ses responsables de haut niveau, ou la sécurité publique;

vi)

des informations confidentielles sur la sécurité des infrastructures de marchés financiers, des systèmes de paiement ou des prestataires de services de paiement.

En tout état de cause, les divulgations publiques ne sont pas protégées si les informations divulguées ne sont pas nécessaires au signalement de l’infraction.

0.4 bis.5. Protection de l’identité

0.4 bis.5.1.

L’identité des lanceurs d’alerte et des témoins est classée «ECB-CONFIDENTIAL and Personal».

L’identité des lanceurs d’alerte n’est divulguée à quiconque en dehors des personnes autorisées et habilitées à recevoir ou suivre les infractions éventuelles, sans le consentement exprès du lanceur d’alerte. Toutefois, l’identité du lanceur d’alerte peut être divulguée lorsqu’il s’agit d’une obligation nécessaire et proportionnée imposée par le droit de l’Union ou le droit national dans le cadre d’enquêtes menées par l’OLAF, le Parquet européen ou des autorités nationales, ou dans le cadre de procédures judiciaires, notamment afin de garantir les droits de la défense de la personne concernée. Cela vaut également pour toute autre information permettant de déduire, directement ou indirectement, l’identité du lanceur d’alerte.

0.4 bis.5.2.

Les divulgations effectués au titre de la dérogation prévue à l’article 0.4 bis.5.1, deuxième phrase, sont soumises à des garanties appropriées visées par le droit de l’Union applicable. En particulier, les lanceurs d’alerte sont informés avant la divulgation de leur identité, sauf si une telle information est de nature à compromettre les enquêtes ou procédures judiciaires concernées. Lorsqu’elles informent le lanceur d’alerte, les personnes autorisées et habilitées à recevoir ou suivre les infractions lui exposent par écrit les motifs de la divulgation des données confidentielles concernées.

0.4 bis.6 Protection contre les représailles

0.4 bis.6.1.

Les représailles contre les lanceurs d’alerte et les témoins constituent une infraction et font l’objet de mesures appropriées y compris, le cas échéant, de mesures disciplinaires à l’encontre de l’auteur des représailles.

0.4 bis.7. Procédure de demande de protection contre les représailles

0.4 bis.7.1.

Les lanceurs d’alerte et les témoins peuvent adresser une demande de protection contre les représailles au responsable du bureau de conformité et de gouvernance, accompagnée de tout document ou information pertinent étayant leur demande. La demande est soumise dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la survenance de l’acte ou de l’omission constituant des représailles présumées.

0.4 bis.7.2.

Cette demande ne dispense pas le demandeur de répondre de sa propre implication, le cas échéant, dans l’infraction qu’il a signalée ou dont il est témoin.

0.4 bis.7.3.

Le responsable du bureau de conformité et de gouvernance traite ces demandes dans la plus stricte confidentialité et l’identité du demandeur est protégée conformément à l’article 0.4 bis.5.1.

Le responsable du bureau de conformité sollicite le consentement du membre du personnel à l’origine de la demande de protection avant d’engager des échanges avec la direction générale du membre du personnel ou avec la direction générale des ressources humaines en vue d’envisager des mesures de protection.

0.4 bis.7.4.

Dès réception de la demande de protection contre les représailles, le responsable du bureau de conformité et de gouvernance doit, sans retard injustifié:

a)

accuser réception, et

b)

vérifier si la demande de protection remplit les conditions suivantes:

i)

le demandeur est un lanceur d’alerte qui peut bénéficier de la protection conformément aux conditions précisées à l’article 0.4 bis.4.2, ou un témoin; et

ii)

l’acte de représailles ou l’omission allégué est survenu; et

iii)

l’acte de représailles ou l’omission allégué survenu a été ou peut avoir été suscité par le lancement d’alerte ou par tout témoignage recueilli dans le cadre d’un processus d’investigation ou d’une procédure disciplinaire.

0.4 bis.7.5.

Si le responsable du bureau de conformité et de gouvernance conclut que:

a)

la demande de protection ne remplit pas les conditions précisées à l’article 0.4 bis.7.4, point b), il en informe le demandeur par écrit;

b)

la demande de protection remplit les conditions précisées à l’article 0.4 bis.7.4, point b),

i)

il peut recommander des mesures provisoires de protection conformément à l’article 0.4 bis.8;

ii)

il procède à une évaluation afin de déterminer si la protection est nécessaire, y compris, le cas échéant, en transmettant le dossier à l’organe ou au service compétent en charge des enquêtes, qui devraient alors mener les enquêtes conformément aux règles applicables et présenter le résultat des enquêtes au responsable du bureau de conformité et de gouvernance. Dans ce cas, il incombe à la BCE de prouver que l’acte ou omission signalé ne constituait pas des représailles;

iii)

il en informe le demandeur par écrit.

0.4 bis.7.6.

Si le responsable du bureau de conformité et de gouvernance, après avoir procédé à l’évaluation visée à l’article 0.4 bis.7.5, point b), ii), conclut:

a)

qu’aucune protection n’est nécessaire, il en informe le demandeur par écrit;

b)

qu’une protection est nécessaire, il peut recommander les mesures de suivi suivantes:

i)

après consultation du demandeur et conformément à l’article 0.4 bis.8, des mesures visant à corriger le préjudice subi du fait des représailles («mesures correctives») et des mesures visant à protéger le demandeur contre toute nouvelle forme de représailles («mesures de protection»); et

ii)

les cas échéant, toute mesure appropriée à l’encontre de l’auteur des représailles, y compris, si nécessaire, des mesures disciplinaires.

0.4 bis.7.7.

Lorsque le responsable du bureau de conformité et de gouvernance estime qu’il existe un conflit d’intérêts dans le cadre de l’examen d’une demande de protection contre les représailles, il saisit le secrétaire général des services pour que celui-ci désigne la personne qui assurera le suivi de cette demande conformément à la procédure susmentionnée.

0.4 bis.7.8.

Si un responsable hiérarchique ou le directeur de l’audit interne, à la suite de la réception d’informations sur des infractions conformément à l’article 0.4 bis.2.1, ou un membre du personnel impliqué dans la conduite d’une procédure d’enquête en vertu de l’annexe XI, identifie un risque de représailles à l’encontre du lanceur d’alerte ou d’un témoin, il en informe, avec le consentement de la personne exposée à ce risque, le responsable du bureau de conformité et de gouvernance sans retard injustifié.

Une fois informé d’un tel risque de représailles, le responsable du bureau de conformité et de gouvernance consulte le lanceur d’alerte ou le témoin concerné sur les recommandations relatives aux mesures préventives appropriées conformément à l’article 0.4bis.8. Avec le consentement du lanceur d’alerte ou du témoin, le responsable du bureau de conformité et de gouvernance peut engager des échanges avec la direction générale du membre du personnel ou avec la direction générale des ressources humaines afin de déterminer les mesures préventives appropriées à recommander.

0.4 bis.8. Mesures provisoires de protection et mesures correctives

0.4 bis.8.1.

Le responsable du bureau de conformité et de gouvernance peut recommander des mesures qui sont nécessaires et appropriées afin de protéger le lanceur d’alerte ou le témoin contre des représailles ou le risque de représailles. Parmi ces mesures figurent des mesures provisoires de protection et des mesures correctives qui doivent être adoptées par l’autorité responsable en vertu du cadre juridique applicable de la BCE.

0.4 bis.8.2.

À tout moment, le responsable du bureau de conformité et de gouvernance peut recommander, avec le consentement du lanceur d’alerte ou du témoin, un suivi de la situation du lanceur d’alerte ou du témoin sur son lieu de travail par la direction générale des ressources humaines.

0.4 bis.8.3.

Le responsable du bureau de conformité et de gouvernance peut demander aux destinataires de ses recommandations de faire rapport sur la mise en œuvre des recommandations. Si le responsable du bureau de conformité et de gouvernance n’est pas satisfait des suites données à ses recommandations, il peut en informer le président.

0.4 bis.9. Rapport sur le lancement d’alerte

La BCE peut dresser un rapport sur le lancement d’alerte sous forme synthétique ou agrégée, de sorte que les personnes concernées ne puissent pas être identifiées.

0.5. [supprimé]

0.6. Utilisation des ressources de la BCE

Les membres du personnel respectent et protègent les biens de la BCE. Tous les équipements et installations, quelle que soit leur nature, sont fournis par la BCE exclusivement pour un usage professionnel, sauf lorsque l’usage privé est autorisé, soit en vertu des règles internes applicables du manuel des pratiques organisationnelles, soit en vertu d’une autorisation spéciale du directeur général des ressources humaines ou de son adjoint. Les membres du personnel prennent toutes les mesures raisonnables et appropriées pour limiter les coûts en vue de l’utilisation optimale des ressources disponibles.

0.7. Mise en œuvre

0.7.1.

Sans préjudice de l’article 0.4.2, le bureau de conformité et de gouvernance, conjointement avec le directeur général des ressources humaines ou son adjoint, peut émettre des lignes directrices concernant l’interprétation et l’application du cadre d’éthique professionnelle.

0.7.2.

Les membres du personnel peuvent demander au bureau de conformité et de gouvernance ou au directeur général des ressources humaines ou à son adjoint, lorsque la question relève de leur compétence, de fournir des recommandations sur tout sujet se rapportant au respect du cadre d’éthique professionnelle. Le comportement d’un membre du personnel qui respecte en tout point les conseils prodigués par le bureau de conformité et de gouvernance ou par la direction générale des ressources humaines est présumé respecter le cadre d’éthique professionnelle et ne peut pas conduire à l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Néanmoins, de tels conseils n’exonèrent pas le membre du personnel de ses obligations en vertu du droit national.

(1) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1725/oj).

(2) Code de conduite applicable aux responsables de haut niveau de la Banque centrale européenne (2019/C 89/03) (JO C 89 du 8.3.2019, p. 2).

(3) Décision (UE) 2016/456 de la Banque centrale européenne du 4 mars 2016 relative aux conditions et modalités des enquêtes effectuées par l’Office européen de lutte antifraude au sein de la Banque centrale européenne en matière de lutte contre la fraude, la corruption et toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union (BCE/2016/3) (JO L 79 du 30.3.2016, p. 34, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2016/456/oj).

(4) Règlement (UE) no 1024/2013 du Conseil du 15 octobre 2013 confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO L 287 du 29.10.2013, p. 63, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/1024/oj).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1049/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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