| CELEX | 52026XC01101 |
| Type | Communication |
| Date | mercredi 18 février 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/1101 | 18.2.2026 |
Publication d’une demande d’enregistrement d’une indication géographique conformément à l’article 15, paragraphe 4, du règlement (UE) 2024/1143 du Parlement européen et du Conseil
(C/2026/1101)
Dans un délai de trois mois à compter de la date de la présente publication, les autorités d’un État membre ou d’un pays tiers, ou une personne physique ou morale ayant un intérêt légitime et étant établie ou résidant dans un pays tiers, peuvent, conformément à l’article 17 du règlement (UE) 2024/1143 du Parlement européen et du Conseil (1), former opposition auprès de la Commission.
DOCUMENT UNIQUE
Appellations d’origine et indications géographiques pour les produits agricoles
«Peperoncino di Calabria»
No UE: PGI-IT-03421 — 29 avril 2025
1. Dénomination(s)
«Peperoncino di Calabria»
2. Type d’indication géographique
AOP ☐ IGP ☒
3. Pays dont fait partie l’aire géographique délimitée
Italie
4. Description du produit agricole
4.1. Classement du produit agricole conformément à la position et au code de la nomenclature combinée, visé à l’article 6, paragraphe 1, du règlement (UE) 2024/1143
| — | 07 — LÉGUMES, PLANTES, RACINES ET TUBERCULES ALIMENTAIRES 0709 — Autres légumes, à l’état frais ou réfrigéré 0709 60 — Piments du genre Capsicum ou du genre Pimenta |
| — | 09 — CAFÉ, THÉ, MATÉ ET ÉPICES 0904 — Poivre (du genre Piper); piments du genre Capsicum ou du genre Pimenta, séchés ou broyés ou pulvérisés 0904 21 — séchés, non broyés ni pulvérisés 0904 21 90 — autres |
4.2. Description du produit agricole portant la dénomination enregistrée
La dénomination «Peperoncino di Calabria» désigne les fruits frais et séchés (entiers, en morceaux, en flocons ou en poudre) de l’espèce Capsicum annuum — appartenant aux variétés Amando, Barbarian, Corno di Capra, Cayenne, Ciliegia, Pinocchio, Red Devil, Rodeo, Picaro, Shakira, Trottolino Amoroso [localement appelée «Naso di cane» (museau de chien)], Vulcan, Sigaretta, Calabrese, Pizzitano et Jalapeno — obtenus dans l’aire délimitée visée au point 4 ci-dessous.
| 2.1. | Propriétés physiques: Forme: les différentes variétés de «Peperoncino di Calabria» se caractérisent par leur forme conique, conique allongée, effilée légèrement ovale ou effilée à la pointe recourbée, pouvant mesurer entre 3 et 25 cm de long, ou encore par leur forme ronde, telle une cerise, d’un diamètre compris entre 1 et 4 cm. Les fruits doivent être entiers, dotés d’un pédoncule vert, exempts de taches et de substances étrangères visibles. Chair: pour toutes les variétés: pour le seul produit frais: compacte et d’une texture consistante. |
| 2.2. | Propriétés physico-chimiques: humidité pour le produit séché (entier, en morceaux, en flocons ou en poudre): teneur en humidité autorisée: 15 % au maximum. |
| 2.3. | Propriétés organoleptiques: Couleur: pour le produit frais: rouge (le fruit non mûr est de couleur verte ou jaune); pour le produit séché (entier, en morceaux, en flocons ou en poudre): rouge brique à rouge carmin intense (rouge foncé intense), avec des parties jaunes uniquement dans le cas du piment à pépins. |
Odeur: arôme pénétrant, intense, caractéristique, avec des notes herbacées et fruitées pour le produit frais.
Piquant: moyen à intense [5 000 à 70 000 SHU (Scoville Heat Units)].
4.3. Dérogations concernant l’origine des aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale désignés par une appellation d’origine protégée) et restrictions à la provenance des matières premières (uniquement pour les produits transformés désignés par une indication géographique protégée)
—
4.4. Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée
Les étapes de la production du «Peperoncino di Calabria» IGP qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée sont les suivantes: culture, récolte, séchage du produit entier, préparation de chapelets ou de guirlandes, découpe du produit en morceaux et transformation en poudre ou en flocons.
4.5. Règles spécifiques applicables au conditionnement, tranchage, râpage, etc., du produit agricole auquel la dénomination fait référence
Le «Peperoncino di Calabria» peut être mis à la consommation conditionné ou en vrac, selon les modalités suivantes:
|
| frais — en vrac: à condition que le produit soit placé dans des compartiments ou des contenants spécifiques portant une étiquette bien visible comportant les mêmes informations que celles prévues pour les emballages; |
|
| conditionné: dans des contenants de différents matériaux, d’un poids maximal de 1 kg. |
Dans les relations commerciales entre entreprises ou dans le cas du produit destiné à l’industrie de transformation, le piment frais peut être transporté dans des contenants de différents matériaux, d’une capacité maximale de 250 kg, portant une étiquette bien visible comportant les mêmes informations que celles prévues pour les emballages;
|
| séché — en «guirlandes» ou en «chapelets»: d’une longueur comprise entre 20 et 120 cm, qui peuvent être vendus en vrac ou conditionnés dans des sacs, des cartons ou sous vide; |
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| entiers ou en morceaux: dans des contenants de différents matériaux, d’un poids maximal de 3 kg; |
|
| broyé ou pulvérisé: avec ou sans pépins, en flocons ou en poudre et commercialisé dans des contenants de différents matériaux, d’un poids maximal de 10 kg. |
Tous les emballages doivent être scellés de manière qu’il soit impossible d’en extraire le produit sans endommager l’emballage.
Le conditionnement (du produit frais ou séché) peut également être effectué en dehors de la région.
4.6. Règles spécifiques applicables à l’étiquetage du produit agricole auquel la dénomination fait référence
Le produit «Peperoncino di Calabria» IGP est mis à la consommation sous la dénomination «Peperoncino di Calabria IGP», accompagnée du logo de la dénomination et du symbole graphique européen de l’IGP. Toute indication relative à l’état physique peut être précisée dans la dénomination de vente comme suit: «Peperoncino di Calabria IGP» fresco (frais), pour le produit non séché; «Peperoncino di Calabria IGP» essicato in collane ou filari, pour le produit séché vendu en guirlandes ou en chapelets; «Peperoncino di Calabria IGP» essiccato intero ou in pezzi, pour le produit séché vendu entier ou en morceaux; «Peperoncino di Calabria IGP» essicato a scaglie ou in polvere, pour le produit séché vendu broyé en flocons ou pulvérisé en poudre.
L’étiquetage consiste à apposer sur le contenant utilisé une étiquette comportant les informations ci-dessus; dans le cas du produit séché en guirlandes ou en chapelets vendus en vrac, ces informations doivent figurer sur une étiquette apposée sur le fil. L’ajout de toute autre qualification non expressément prévue est interdit. Il est toutefois permis d’utiliser des indications qui font référence à des marques privées, pour autant qu’elles n’aient pas de valeur laudative et ne soient pas de nature à induire le consommateur en erreur, ainsi que d’utiliser le nom de l’exploitation possédant les parcelles de provenance du produit et d’autres références véridiques et vérifiables non contraires à la finalité et au contenu du cahier des charges. Pour le piment séché, il est également possible d’indiquer sur l’étiquette des informations sur le mode de transformation (séché naturellement ou au four).
La dénomination «Peperoncino di Calabria IGP» sera accompagnée du logo graphique ci-dessous:
5. Description succincte de la délimitation de l’aire géographique
L’aire de production du «Peperoncino di Calabria» comprend l’ensemble du territoire administratif de la région de Calabre.
6. Lien avec l’aire géographique
«Lorsqu’un Calabrais demande du piment et en parsème religieusement chacun de ses plats comme s’il s’agissait d’un rite sacré, il ne pose pas seulement un geste culinaire: il témoigne de l’histoire et de la culture de sa région» [Teti, Storia del peperoncino (Histoire du piment), 2015].
La demande de reconnaissance de l’IGP du «Peperoncino di Calabria» repose sur la réputation dont jouit ce produit. Mentionné dès 1493 à l’occasion du deuxième voyage exploratoire de Christophe Colomb, le piment fut introduit en Espagne au début du XVIe siècle. Il connut rapidement un certain succès, son faible coût et sa capacité à s’adapter aux climats tempérés en ayant fait, aux yeux de beaucoup, un substitut du poivre. En réalité, les attentes furent rapidement revues à la baisse, et seuls quelques témoignages de l’engouement originel subsistent dans les pays européens ayant subi l’influence espagnole — à l’exception de la Calabre, où le piment s’est profondément enraciné: il «représente la meilleure clé d’interprétation de l’identité culinaire de la région» [Olivieri, L’età delle spezie (L’ère des épices), 2018]. Le sociologue Corrado Barberis va jusqu’à évoquer un lien encore plus profond, presque une forme de symbiose: «lorsque le piment est arrivé d’Amérique, c’est comme si la Providence avait permis aux Calabrais de se découvrir» (Mangitalia, 2010). L’importance acquise par le «Peperoncino di Calabria» dans la culture régionale lui a valu une réputation incontestée, fondée avant tout sur un ensemble de particularités reconnues à la fois par la communauté scientifique et par un très large public de consommateurs, y compris à l’international. Ce piment se distingue tout d’abord par un piquant modéré à intense — jamais excessif — qui permet également d’apprécier les autres caractéristiques organoleptiques du produit propres aux variétés sélectionnées [Cautela et al., Piccantezza di popolazioni di peperoncino autoctono calabrese (Piquant des populations de piments autochtones de Calabre), 2004]. L’identité du «Peperoncino di Calabria» est également marquée par la présence d’une fraction volatile au profil aromatique caractéristique, dominé par des notes fruitées et herbacées [Ziino et al., Volatile compounds and capsaicinoid of fresh hot peppers of different Calabrian varieties (Composés volatils et capsaïcinoïdes des piments frais de différentes variétés de Calabre), 2009]. Ce caractère unique explique la prédilection dont jouit le «Peperoncino di Calabria» dans des contextes très variés: dans les guides gastronomiques (Gambacorta, Eat Parade, 2011: «de tous les piments, ceux que je préfère sont les piments de Calabre»); dans l’industrie alimentaire (l’entreprise Barilla, productrice de la sauce «Vero Gusto peperoni e peperoncino calabrese», décrit ce piment sur son site en ces termes: «Le piment de Calabre est considéré comme le meilleur piment italien en raison de ses caractéristiques sensorielles uniques»); ainsi que sur de très nombreux sites internet régionaux et nationaux, mais aussi internationaux (parmi lesquels: «A Couple Cooks», «The Spruce Eats», «PepperDodo», «Lidia’s Italy», «Cozymeal», et «Speciality Produce». Les premiers soulignent tout particulièrement le lien du produit avec la Calabre, sa tradition ainsi que sa grande polyvalence en cuisine, tandis que les seconds mettent en avant son goût et l’association remarquable de sa couleur et de sa saveur. Tous ces témoignages contribuent à asseoir la réputation du «Peperoncino di Calabria». Cette renommée résulte d’un lien étroit entre le produit et son territoire, reposant sur une combinaison de facteurs naturels et humains. Parmi les facteurs naturels, les conditions environnementales jouent un rôle déterminant. Située à l’extrémité de la péninsule italienne et bordée par la mer sur 800 km, la Calabre jouit d’une configuration géographique unique, associée à un bioclimat méditerranéen pluvio-saisonnier (classification Rivas Martinez). Ces conditions favorisent le développement optimal de la plante. Le «Peperoncino di Calabria» bénéficie notamment d’une température moyenne élevée, qui, sans parvenir à des valeurs extrêmes, atteint ses pics pendant la période de pleine végétation, soit en juillet et août, et ses minima en janvier et février. Les mois de l’automne, plus chauds que ceux du printemps, correspondent à la principale période de récolte du piment [Scalzo, Piano di azione locale (plan d’action local), 2008]. En outre, la faible amplitude thermique [Attorre et al., Produzione di mappe climatiche (Création de cartes climatiques), 2008] ainsi que l’indice de stress hydrique observé en été jouent un rôle clé dans la forte teneur en capsaïcinoïdes, responsables du piquant du produit [Uarrota et al., Factors affecting the capsaicinoid profile (Facteurs influençant la teneur en capsaïcinoïdes), 2021].Les conditions pédoclimatiques de culture ont également fait l’objet d’études scientifiques qui ont mis en évidence l’influence significative de ces facteurs, ainsi que de l’origine géographique et de la sélection variétale, sur les substances volatiles présentes en quantités importantes dans le «Peperoncino di Calabria», notamment les aldéhydes et les alcools, qui contribuent aux arômes fruités et herbacés [Trovato etal., Elucidation of Analytical-Compositional Fingerprinting of Three Different Species of Chili Pepper (Élucidation de l’empreinte analytique et de la composition de trois espèces de piments), 2022]. Au-delà des facteurs naturels, les facteurs humains jouent eux aussi un rôle essentiel. L’histoire régionale met en lumière une longue tradition de culture et d’usage du piment, qui s’est affirmé de manière de plus en plus marquée comme un élément constitutif de l’identité calabraise, à tel point qu’au début du XXe siècle, le célèbre écrivain Norman Douglas faisait déjà état, dans son ouvrage Old Calabria (Calabre ancienne, 1915), de «l’engouement pour le poivre rouge [...] typique de ces territoires, où il est consommé avec voracité sous toutes ses formes». D’autres écrivains, tels que Corrado Alvaro (Incontri d’amore, 1940), Giuseppe Berto (Il mal oscuro, 1964) et Domenico Zappone (Peperoncini come zuccheri, 2001), ont eux aussi souligné la diffusion de la tradition liée au piment. Une riche documentation met en lumière les facteurs sociaux qui expliquent la popularité dont jouit ce produit. Dans un texte inédit de 1883, conservé aux archives d’État de Cosenza, l’auteur observe les différentes attitudes qu’adoptent les classes nanties et les classes populaires à l’égard du cancaricchio (nom traditionnel donné au «Peperoncino di Calabria»). Dans son enquête sur l’état de la population en Calabre (1864), Vincenzo Padula avait déjà constaté que «le lard des pauvres est une provision de piments». Alors que dans d’autres régions l’idée de remplacer le poivre par le piment est restée illusoire, en Calabre, cette situation n’est pas seulement devenue réalité, mais illustre également une fonction plus large de substitution dans l’alimentation des classes pauvres, celle de «donner de la saveur à un repas pauvre et monotone» [Teti, Il colore del cibo (La couleur des aliments), 1999). Le «Peperoncino di Calabria» est le produit le plus représentatif de la région: pour preuve, les Calabrais l’associent régulièrement à de nombreux aspects de leur vie quotidienne. En Calabre, le piment est à la fois un remède de la médecine populaire [Tagarelli et al., Folk medicine used to heal malaria in Calabria (Soigner la malaria par la médecine populaire), 2010] et une panacée moderne pour la santé [Gambino, Venerdì e Domenica. Poesia calabrese del mangiare (Vendredi et dimanche. Poésie calabraise de la gastronomie), 2004]. Il incarne un folklore à la fois réel et imaginaire [Teti, Storia del peperoncino (Histoire du piment), 2007], alimente les proverbes et les expressions populaires [Calandrone, Gli anni di Scelba (Les années Scelba), 1975: «Nous criions à tue-tête, moi rouge comme un piment de Calabre») et constitue un puissant symbole contre la malchance et le mauvais œil [Canup, Diventare cucina tipica (Devenir la cuisine typique), 2013]. Il est encore un emblème rhétorique de force et de courage (des vertus incarnées par la capacité virile à supporter son piquant: Teti, Storia del peperoncino, précité), ainsi que la célébration de la couleur (le rouge du piment évoque le sang, la viande et le vin, c’est-à-dire la vie elle-même: Teti, Il colore del cibo, précité). Le «Peperoncino di Calabria» est aussi un véritable élément du paysage urbain: dans les villages, chaque fenêtre, chaque balcon se pare de chapelets de piments mis à sécher. Disposés de manière ostentatoire, les chapelets et les guirlandes témoignent depuis toujours d’une culture artisanale ancienne et d’un savoir-faire plus vaste, qui participent pleinement à la notoriété du produit. Par-dessus tout, le «Peperoncino di Calabria» est un synonyme de cuisine calabraise. Depuis 1863, il est attesté que les paysans ne consommaient pas de nourriture sans piments particulièrement «ardents». Il est bien connu que la cuisine de la région doit sa réputation à l’utilisation omniprésente du «Peperoncino di Calabria». Il suffit de feuilleter n’importe quel guide gastronomique consacré à la Calabre pour y trouver des recettes déclinées de la manière la plus inventive. L’appendice de l’ouvrage Storia del peperoncino, précité, en recense 85, tandis que Ferretti Serra, dans son Calabria a tavola (La Calabre à la table, 1997), en dénombre plus d’une centaine. Un trait récurrent dans ces guides, comme dans d’autres plus récents [Ferraro, Calabria, in tutti i sensi (La Calabre dans tous les sens), 2016, et Tigani Sava et al., Cucina calabrese (La cuisine calabraise), 2022] est l’extrême polyvalence des usages du piment dans la cuisine. La présence incontournable du «Peperoncino di Calabria» dans les assaisonnements des pâtes typiques de Calabre, struncatura et fileja, est également significative [AA.VV., Le Paste d’Italia (Les pâtes d’Italie), 2020, et Zanini De Vita, I sapori di Calabria nella cucina popolare italiana (Les saveurs de la Calabre dans la cuisine populaire italienne), 2010]. La réputation du «Peperoncino di Calabria» transparaît également dans la diffusion de la dénomination depuis les années 1990, tant dans les relations commerciales entre entreprises que dans l’étiquetage et la présentation des aliments transformés dans lesquels il entre comme ingrédient. Cette notoriété dépasse les frontières nationales, puisque de nombreux sites internet américains et australiens évoquent les «Calabrian chilis» ou les «Calabria peppers», en soulignant leur piquant et leur arôme uniques. La réputation dont jouit le «Peperoncino di Calabria» se manifeste aussi à travers le succès des nombreux événements et fêtes qui lui sont consacrés. Répartis sur l’ensemble du territoire régional, ils attirent l’attention et suscitent l’intérêt non seulement de toute la Calabre, mais aussi de l’ensemble du pays. Le «Peperoncino di Calabria» est le protagoniste d’un itinéraire «piquant» à travers les lieux où il est produit et utilisé. Cet itinéraire commence à Diamante, localité devenue emblématique du produit, où se tient depuis 1992 le célèbre «Peperoncino Festival», l’une des plus importantes manifestations gastronomiques et culturelles de l’été calabrais. La commune voisine de Maierà, dans la province de Cosenza, abrite, quant à elle, le «Museo del Peperoncino», seul musée au monde entièrement consacré au piment. Parmi les autres événements dédiés au «Peperoncino di Calabria», on peut citer: le festival du poivron, du piment et des produits typiques, qui se tient à Castelsilano, dans la province de Crotone, au mois d’août; la fête du piment, organisée à Cerchiara di Calabria, dans la province de Cosenza, chaque troisième samedi de septembre; la fête paysanne du piment à Lago, toujours dans la province de Cosenza; la «nuit piquante» à Catanzaro, manifestation mettant à l’honneur le piment dans tous ses états. Un autre événement d’importance est le «Peperoncino Jazz Festival», un festival de musique itinérant sur l’ensemble du territoire calabrais et dont la vingt-troisième édition s’est tenue en 2024. Le mot «peperoncino», intégré au nom du festival, y devient synonyme d’identité calabraise. Enfin, il convient de rappeler qu’en 2016 a été créé, à San Marco Argentano (province de Cosenza), le Consorzio dei produttori del Peperoncino di Calabria (groupement des producteurs de «Peperoncino di Calabria»), dont l’objectif principal est de soutenir les exploitations agricoles dans leurs activités de promotion, de valorisation et de commercialisation du «Peperoncino di Calabria».
Référence à la publication du cahier des charges de l’indication géographique
(1) Règlement (UE) 2024/1143 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 concernant les indications géographiques relatives au vin, aux boissons spiritueuses et aux produits agricoles, ainsi que les spécialités traditionnelles garanties et les mentions de qualité facultatives pour les produits agricoles, modifiant les règlements (UE) no 1308/2013, (UE) 2019/787 et (UE) 2019/1753 et abrogeant le règlement (UE) no 1151/2012 (JO L, 2024/1143, 23.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1143/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/1101/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Publication de la communication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une indication géographique conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2025/27 de la Commission
14/08/2026
Publication de la communication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une indication géographique conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2025/27 de la Commission
14/08/2026
Publication de la communication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une indication géographique conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2025/27 de la Commission
14/08/2026
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