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AccueilDroit européen52026XC03214
Communication52026XC03214

Publication d’une demande d’enregistrement en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

CELEX52026XC03214
TypeCommunication
Datelundi 8 juin 2026

Résumé IA

Cette communication publie la demande d'enregistrement d'une nouvelle appellation d'origine protégée (AOP) ou indication géographique protégée (IGP) dans le cadre du système de qualité européen. Conformément à l'article 50, paragraphe 2, point a) du règlement (UE) n° 1151/2012, cette publication ouvre une période d'opposition de trois mois permettant aux États membres et aux tiers intéressés de contester l'enregistrement. Pour le professionnel du droit français, ce texte constitue une étape procédurale essentielle dans la reconnaissance d'un nouveau signe de qualité, pouvant avoir un impact sur la protection des dénominations et les droits d'usage sur le marché intérieur.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3214

17.6.2026

Publication d’une demande d’enregistrement en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

(C/2026/3214)

À la suite de cette publication, les autorités d’un État membre ou d’un pays tiers, ou une personne physique ou morale ayant un intérêt légitime et établie ou résidant dans un pays tiers, peuvent, conformément à l’article 17 du règlement (UE) 2024/1143 du Parlement européen et du Conseil (1), former opposition auprès de la Commission dans un délai de trois mois à compter de la date de la présente publication.

DOCUMENT UNIQUE

«Miel des Landes»

N° UE:. PGI/FR/03002 — 22.9.2023

AOP ( ) IGP (X)

1. Dénomination(s)

«Miel des Landes»

2. État membre ou pays tiers

France

3. Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire

3.1. Type de produit

Classe 1.4. Autres produits d'origine animale (œufs, miel, produits laitiers sauf beurre, etc.)

Code de nomenclature combinée

—

04 — LAIT ET PRODUITS DE LA LAITERIE; ŒUFS D'OISEAUX; MIEL NATUREL; PRODUITS COMESTIBLES D'ORIGINE ANIMALE, NON DÉNOMMÉS NI COMPRIS AILLEURS

0409 — Miel naturel

3.2. Description du produit auquel se réfère la dénomination visée au point 1

Le «Miel des Landes» est:

1.

Monofloral

—

Miel d’acacia, robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)

—

Miel d’arbousier (Arbustus unedo)

—

Miel de bourdaine (Rhamnus frangula)

—

Miel de bruyère cendrée (Erica cinerea)

—

Miel de callune (Calluna vulgaris)

—

Miel de châtaignier (Castanea sativa)

2.

Polyfloral, produit à partir d’un cortège d’espèces florales aractéristiques de l’aire géographique, sans prépondérance d’une variété florale et pouvant contenir du miellat.

Il peut être présenté liquide, crémeux, ou solide.

La structure du miel est homogène.

La teneur maximale en HMF est de 12mg/kg pour tous les miels jusqu’à la fin de l’année civile de production. Au-delà, la teneur maximale est de 25 mg/kg pour tous les miels et de 35 mg/kg pour le miel de bruyère cendrée

La teneur maximale en eau est de:

—

18,5 % pour tous les miels,

—

21 % pour le miel de callune

Caractéristiques organoleptiques

Description sensorielle des miels monofloraux:

Miels

Couleur

Odeur

Goût

Acacia

Incolore à jaune très clair

Douce,subtile,légère et florale

Délicat et suave avec des notes de fleurs blanches

Arbousier

Ambre clair,beige à ambrée

Herbacée,fraîche,avec des notes phénoliques (marc de café,cacao pur)

Saveur très amère,semblable à l'odeur mais en plus accentué

Bourdaine

Marron clair,à brun roux

Expressif,mélange équilibré de fruits mûrs,notes animales et balsamiques

Arômes intenses,riches et complexes,épicés avec notes chaudes de caramel

Bruyère cendrée

Ambre clair à brun foncé

Fleurs séchées,cuir et réglisse

Arômes complexes,boisés,parfum d’amande,avec une petite amertume

Callune

Brun-rouge,sombre, reflet roux

Très intense et persistante,notes boisées et animales

Arômes intenses et très persistants,notes chaudes et épicées,légère amertume

Châtaignier

Brun foncé à rougeâtre

Forte et pénétrante,mélange boisé,notes de caramel et de cuir

Amertume prononcée,rappel exacerbé des odeurs,tannique, astringent,très persistant

Description sensorielle des miels polyfloraux:

Les miels polyfloraux ont des caractéristiques organoleptiques variables et complexes qui dépendent de la nature des fleurs butinées et de la période de récolte.

En début de saison, les floraisons d’acacias et de ronces apportent de la douceur et des notes fruités aux miels polyfloraux. Durant l’été, les châtaigniers offrent des saveurs chaudes et notes boisées ainsi qu’une légère amertume, et donne ainsi des miels plus expressifs. A la même saison les bourdaines et bruyères cendrées en fleurs amènent un aspect crémeux au produit ainsi que des notes fruitées, de fleurs sèches et de caramel. Enfin, la présence de miellat apporte des arômes plus boisés et épicés sur fond de fruits secs.

Caractéristiques mélisso-palynologiques

Les dix pollens suivants: arbousier, bourdaine, bruyère cendrée, callune, châtaignier, genêt, lierre, robinier pseudo-acacia, ronce et saule sont des marqueurs de l’aire géographique de l’IGP. Le «Miel des Landes» contient au moins un de ces pollens en proportion dominante ou d’accompagnement.

Certains miels d’acacia peuvent ne pas contenir de pollens dominants ou d’accompagnement. Dans ce cas, au moins un des marqueurs polliniques doit se retrouver en pollen isolé.

Les pollens de fleurs de grandes cultures nectarifères ne sont admis qu’à l'état de pollens isolés (inférieur à 15 % du spectre pollinique).

Le tableau ci-dessous présente les pollens les plus fréquemment trouvés. Ces pollens se retrouvent selon des associations et proportions variables.

Miels

Pollens dominants(>45 %)

Pollens d’accompagnement(15 %-45 %)

Acacia

robinier faux-acacia,crucifères

Arbousier

arbousier,genêt

arbousier,lierre,type genêt

Bourdaine

bourdaine,châtaignier,rhamnacées

bourdaine,châtaignier,type genêt

Bruyère cendrée

bourdaine,bruyère cendrée,

châtaignier

châtaignier,bourdaine,bruyère cendrée,crucifères, rhamnacées,trèfle blanc

Callune

bruyère cendrée,callune, châtaignier,type genêt

bruyère cendrée,callune,châtaignier,lierre,type genêt

Châtaignier

châtaignier

3.3. Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale) et matières premières (uniquement pour les produits transformés)

—

3.4. Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée

Le «Miel des Landes» est exclusivement produit à partir de miel récolté sur des ruchers implantés sur l’aire géographique définie. Les étapes d’extraction, de stockage et de conditionnement peuvent être réalisées en dehors de l’aire géographique.

3.5. Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc., du produit auquel la dénomination fait référence

—

3.6. Règles spécifiques applicables à l'étiquetage du produit auquel la dénomination fait référence

L’étiquetage doit contenir les indications suivantes: Nom et adresse de l’organisme de contrôle précédé de la mention «certifié par».

Il peut être fait référence à une appellation florale déterminée si le miel provient bien, de façon prépondérante, de l’espèce florale indiquée et s’il en possède les caractéristiques organoleptiques, physico-chimiques et polliniques.

4. Description succincte de la délimitation de l’aire géographique

L’aire géographique de l’IGP «Miel des Landes» correspond au département des Landes dans son intégralité et au territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique (COG):

Gironde(33)

Andernos-les-Bains, Arbanats, Arcachon, Arcins, Arès, Arsac, Aubiac, Audenge, Auros, Avensan, Ayguemorte-les-Graves, Balizac, (Le)Barp, Barsac, Bazas, Beautiran, Bégadan, Belin-Béliet, Bernos-Beaulac, Berthez, Biganos, Birac, Blaignan, Blanquefort, Bommes, Bourideys, Brach, Brannens, (La)Brède, Brouqueyran, Bruges, Budos, Cabanac-et-Villagrains, Cadaujac, Canéjan, Cantenac, Captieux, Carcans, Castelnau-de-Médoc, Castres-Gironde, Cauvignac, Cazalis, Cazats, Cérons, Cestas, Cissac-Médoc, Civrac-en-Médoc, Coimères, Couquèques, Cours-les-Bains, Cudos, Cussac-Fort-Médoc, Escaudes, Eysines, Fargues, Gaillan-en-Médoc, Gajac, Gans, Giscos, Goualade, Gradignan, Grayan-et-l'Hôpital, Grignols, Guillos, Gujan-Mestras, (Le)Haillan, Hostens, Hourtin, Illats, Isle-Saint-Georges, Jau-Dignac-et-Loirac, Labarde, Labescau, Lacanau, Lados, Lamarque, Landiras, Langon, Lanton, Lartigue, Lavazan, Lège-Cap-Ferret, Léogeats, Léognan, Lerm-et-Musset, Lesparre-Médoc, Lignan-de-Bazas, Listrac-Médoc, Louchats, Lucmau, Ludon-Médoc, Lugos, Macau, Marcheprime, Margaux-Cantenac, Marimbault, Marions, Martignas-sur-Jalle, Martillac, Masseilles, Mazères, Mérignac, Mios, Moulis-en-Médoc, Naujac-sur-Mer, (Le)Nizan, Noaillan, Ordonnac, Origne, Parempuyre, Pauillac, Pessac, (Le)Pian-Médoc, Podensac, Pompéjac, (Le)Porge, Portets, Préchac, Preignac, Prignac-en-Médoc, Pujols-sur-Ciron, Queyrac, Roaillan, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Christoly-Médoc, Saint-Côme, Saint-Estèphe, Saint-Germain-d'Esteuil, Sainte-Hélène, Saint-Jean-d'Illac, Saint-Julien-Beychevelle, Saint-Laurent-Médoc, Saint-Léger-de-Balson, Saint-Magne, Saint-Médard-d'Eyrans, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Michel-de-Castelnau, Saint-Michel-de-Rieufret, Saint-Morillon, Saint-Sauveur,Saint-Selve, Saint-Seurin-de-Cadourne, Saint-Symphorien, Saint-Vivien-de-Médoc, Saint-Yzans-de-Médoc, Salaunes, Salles, Saucats, Saumos, Sauternes, Sauviac, Sendets, Sigalens, Sillas, Soulac-sur-Mer, Soussans, (Le)Taillan-Médoc, Talais, Talence, (Le)Teich, (Le)Temple, (La)Teste-de-Buch, Toulenne, (Le)Tuzan, Uzeste, Valeyrac, Vendays-Montalivet, Vensac, (Le)Verdon-sur-Mer, Vertheuil, Villandraut, Villenave-d'Ornon, Virelade.

Lot-et-Garonne(47)

Allons, Ambrus, Antagnac, Anzex, Barbaste, Beauziac, Boussès, Casteljaloux, Caubeyres, Damazan, Durance, Fargues-sur-Ourbise, Houeillès, Labastide-Castel-Amouroux, Lavardac, Leyritz-Moncassin, Mézin, Mongaillard, Pindères, Pompiey, Pompogne, Poudenas, Poussignac, Réaup-Lisse, (La)Réunion, Saint-Léon, Saint-Martin-Curton, Saint-Pé-Saint-Simon, Saint-Pierre-de-Buzet, Sainte-Maure-de-Peyriac, Sauméjan, Sos, Villefranche-du-Queyran, Xaintrailles.

5. Lien avec l’aire géographique

Le lien entre le «Miel des Landes» et son aire géographique repose sur les caractéristiques du produit, son lien avec les facteurs naturels et humains, et sa réputation. Sa spécificité réside dans la production très étalée d’une large gamme de miels, issue d’une succession de miellées, valorisant les ressources florales non cultivées de l’aire.

Il présente des caractéristiques organoleptiques singulières associées à un niveau de conservation et une fraîcheur qui fondent sa réputation. Elles sont l’expression du territoire, où la richesse de la flore mellifère spécifique et adaptée à l’acidité du sol sableux, s’associe au savoir-faire des apiculteurs acquis et transmis depuis de longues années

L’aire géographique est située sur le plateau sédimentaire landais caractérisé par son sol sablonneux. Elle forme un vaste triangle qui longe la côte Atlantique du sud du département des Landes jusqu’à la pointe de Grave en Gironde, en partie bordé par la Garonne au nord.

Le climat tempéré océanique offre des températures douces, une faible amplitude thermique avec des hivers peu rigoureux et des précipitations relativement abondantes, bien réparties au long de l’année, malgré des pluies moins fréquentes en été.

Du point de vue géo-pédo-morphologique, au nord de l’Adour, l’aire géographique possède une identité très marquée avant tout déterminée par son histoire géologique. Elle s’étend essentiellement sur des dépôts éoliens de l’ère quaternaire formés de sable. Ces paysages singuliers sont caractérisés par des sols à dominante très sableuse présentant une acidité exceptionnelle (pH allant de 4.5 et 5.5). Les secteurs plats ou bas présentent fréquemment une couche pédologique imperméable nommée alios, qui empêche l’eau de bien s’écouler. En opposition, en station haute ou en pente, le sable permet un bon drainage de par sa porosité. Au sud de l’Adour, les communes landaises présentent une géologie d’origine détritique due à l’érosion des Pyrénées et offrent un paysage collinaire. Les sols variés, le relief et l’occupation humaine induisent une grande diversité de biotopes.

La végétation est adaptée aux caractéristiques climatiques et édaphiques de l’aire. Dans la zone sableuse située au nord de l’Adour, ces caractéristiques contrastées ont conduit au développement d’une flore très spécifique ayant su s’adapter à ces différentes conditions hydriques et à l’acidité du sol. A la mosaïque de sols et de topoclimats correspond une mosaïque de cortèges floristiques qui cohabitent principalement avec une essence forestière, le pin maritime, cultivée sur la majorité du territoire. On rencontre des plantes à fort potentiel mellifère comme la bourdaine sur les faciès humides ou la bruyère cendrée et la callune sur les sols secs. La diversité des associations végétales permet également aux abeilles de bénéficier d’une source de pollen utile au développement de la colonie. Sur la bordure ouest de l’aire, la zone côtière avec son milieu dunaire et son climat spécifique, permet le développement d’un arbuste prisé des abeilles: l’arbousier, et d’un cortège floristique particulier.

Au sud de l’Adour, dans les coteaux détritiques, les milieux variés sont favorables au développement de nombreuses espèces d’intérêt apicole, principalement des feuillus (châtaignier,robinier,aulne,saule, chêne) ou d’espèces de sous-bois comme la ronce.

Les apiculteurs possèdent une très bonne connaissance de ce milieu naturel spécifique. Ils choisissent les meilleurs emplacements, qu’il s’agisse de ruchers fixes ou transhumants, en fonction des types de miel recherchés. Au fil de la saison et en fonction des conditions météorologiques, ils peuvent, soit transhumer leurs colonies d’emplacement en emplacement, soit choisir un lieu fixe pouvant permettre l’enchaînement de plusieurs miellées. Acquise et transmise au cours du temps, la connaissance précise de ce milieu singulier permet de valoriser la richesse de la flore mellifère landaise via une large gamme de miels.

L’étalement des floraisons et les gradients météorologiques au sein de l’aire demandent une gestion spécifique du cheptel. Un rucher implanté au sud de l’Adour permettra un démarrage plus précoce des colonies grâce aux saules, acacia et autres feuillus. A l’inverse un rucher implanté en landes sèches sur la fin de saison offre à l’apiculteur la possibilité de maintenir un cheptel productif très tardivement. En zone forestière, les pratiques sylvicoles conditionnent également les milieux. Les coupes, nettoyages ou éclaircissements modifient la flore du sous-bois. Les parcelles forestières ne sont donc pas figées, ce qui demande aux apiculteurs une adaptation régulière de leurs emplacements de ruchers.

L’importance du savoir-faire pour la production de miels prend également toute sa place dans le travail en miellerie. L’extraction du miel de callune, dont la texture gélatineuse unique (phénomène de thixotropie), rendue possible uniquement par l’utilisation d’un appareillage spécifique, la picoteuse, en est une parfaitement illustration. Sur ce même miel le taux d’humidité élevé demande également une vigilance particulière au moment du stockage et conditionnement.

Le «Miel des Landes» est produit par les abeilles à partir du nectar et du miellat qu’elles prélèvent sur la flore spontanée de l’aire. Sa spécificité est liée à des indicateurs physico-chimiques de qualité ainsi qu’à des caractéristiques melisso-palynologiques et sensorielles remarquables:

—

une faible teneur en hydroxyméthylfurfural (HMF), qui est un signe de fraîcheur et du respect du produit lors de l’extraction ou du conditionnement du miel. Il se caractérise par des taux de HMF inférieurs ou égaux à 12 mg/kg pour tous les miels jusqu’à la fin de l’année civile de production. Passée la fin de l’année civile de production, ces niveaux de HMF autorisés sont de 25 mg/kg pour tous les miels à l’exception du miel de bruyère cendrée où la teneur maximale autorisée est de 35 mg/kg.

—

une teneur en humidité peu élevée, pour favoriser sa bonne conservation, lors de son stockage et de sa commercialisation. Tous les miels ont ainsi un taux d’humidité inférieur ou égal à 18,5 % à l’exception du miel de callune qui peut atteindre 21 %

—

10 pollens marqueurs du cortège floristique propre à l’aire, dont au moins un se retrouve en proportion dominante ou d’accompagnement, et qui le distinguent d’autres miels produits dans d’autres zones géographiques. Certains miels d’acacia peuvent ne pas contenir ces marqueurs polliniques dans ces proportions. Dans ce cas, au moins l’un d’eux doit se retrouver en proportion isolée

—

des pollens d’espèces nectarifères cultivées admis uniquement à l’état de pollens isolés, le «Miel des Landes» étant produit à partir de la flore spontanée de l’aire

La succession des miellées du printemps jusqu’au début de l’hiver, explique la richesse des miels obtenus. La gamme de miels présente un gradient d’intensité et de complexité aromatique. Le printemps offre des miels dominés par des arômes suaves et doux, de type fleuris ou fruités, souvent peu persistants comme les miels d’acacia, de bourdaine ou les miels polyfloraux marqués par de la ronce ou du miellat. Avec l’arrivée du miel de châtaignier en juin cette tendance évolue pour laisser place à des miels au caractère plus affirmé. Ces miels estivaux et de fin de saison, sont caractérisés par des arômes puissants, de type boisé, de fleurs séchées et animal comme pour les miels de bruyère cendrée et callune jusqu’à l’arrivée du miel d’arbousier à l’amertume particulièrement persistante et marquée.

La réputation ancienne du «Miel des Landes» a perduré jusqu’à nos jours. Pour preuve, dans ce territoire où la gastronomie tient une place essentielle, le miel des Landes est aussi valorisé dans la cuisine traditionnelle ou plus contemporaine: La Nouvelle République, 2018 «Recette: le pain d'épices au miel des Landes». Il y est fait référence dans la littérature: Le Miel pour les nuls, First Editions, 2024 «le consommateur préférera un miel de bruyère des Landes à un miel de bruyère de France» et est fréquemment cité dans les médias qui présentent ses caractéristiques et soulignent ses qualités: Le miel et les abeilles, Sud-Ouest, 2020 «Extraction du miel de callune des Landes, qui est la dernière grosse miellée de la saison»; Institut du Goût de Nouvelle-Aquitaine, Sentinelle du goût 2022 «Miel des Bruyères des Landes, récolté dans la lande sèche, il rappelle des notes boisées et une saveur d'amande»; France Bleu, 2025 «Aux côtés du miel de fleurs des Landes et du miel de bruyère, [le miel d’acacia des Landes] témoigne d’un savoir-faire exceptionnel.»; Radio France, 2025 «Ce qui distingue les miels des Landes, c'est avant tout la diversité et la singularité de leur flore. L'arbousier, avec son amertume marquée et ses notes de café et de réglisse, ou encore la bruyère cendrée, au parfum d'amande, font partie des spécificités de ce terroir.». Des récompenses sont aussi très régulièrement décernées à des producteurs de l'aire au Concours Saveurs Nouvelle-Aquitaine ainsi qu’au niveau national, avec par exemple des médailles de bronze et d’argent en 2018, 2019 et 2020 au Concours Général Agricole de Paris et un triplé d'or au Concours des Miels des France pour des miels d'acacia, de fleurs et de bruyère des Landes en 2024.

Les facteurs naturels tels que la pédologie particulière, le climat océanique et la mosaïque paysagère, sont favorables au développement d’une flore spontanée spécifique et d’intérêt apicole. Ils permettent l’enchaînement de nombreuses floraisons tout au long de l'année, générant une succession de miellées, réparties dans le temps et l’espace. Cela permet la production d’une large gamme de miels, des plus délicats aux plus puissants. La flore mellifère adaptée au contexte pédo-climatique et à l’activité forestière, permet la production du «Miel des Landes» signé par la présence de pollens marqueurs de l’origine géographique ainsi que par l’absence de pollen issu de cultures nectarifères dans des proportions dominantes ou d’accompagnement.

Le savoir-faire des producteurs se retrouve dans leur conduite de colonies adaptées aux spécificités de l’aire mais aussi en miellerie, où ils maîtrisent la teneur en eau pour en garantir la conservation, malgré l’hygrométrie élevée liée au climat océanique.

Référence à la publication du cahier des charges

https://extranet.inao.gouv.fr/fichier/CDC-IGP-Miel-des-Landes-260126.pdf


(1) Règlement (UE) 2024/1143 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 concernant les indications géographiques relatives au vin, aux boissons spiritueuses et aux produits agricoles, ainsi que les spécialités traditionnelles garanties et les mentions de qualité facultatives pour les produits agricoles, modifiant les règlements (UE) no 1308/2013, (UE) 2019/787 et (UE) 2019/1753 et abrogeant le règlement (UE) no 1151/2012 (JO L, 2024/1143, 23.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1143/oj).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3214/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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