| CELEX | 62013CJ0357 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 22 avril 2015 |
ARRÊT DE LA COUR (deuxième chambre)
22 avril 2015 ( *1 )
«Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Directive 2008/7/CE — Article 2, paragraphe 1, sous b) et c) — Impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux — Soumission au droit d’apport — Apports de capitaux en faveur d’une société en commandite par actions — Qualification d’une telle société de société de capitaux»
Dans l’affaire C‑357/13,
ayant pour objet une demande de décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduite par le Wojewódzki Sąd Administracyjny w Krakowie (Pologne), par décision du 12 avril 2013, parvenue à la Cour le 27 juin 2013, dans la procédure
Drukarnia Multipress sp. z o.o.
contre
Minister Finansów,
LA COUR (deuxième chambre),
composée de Mme R. Silva de Lapuerta, président de chambre, MM. J.‑C. Bonichot, A. Arabadjiev, J. L. da Cruz Vilaça (rapporteur) et C. Lycourgos, juges,
avocat général: M. N. Jääskinen,
greffier: M. M. Aleksejev, administrateur,
vu la procédure écrite et à la suite de l’audience du 22 octobre 2014,
considérant les observations présentées:
| — | pour Drukarnia Multipress sp. z o.o., par MM. K. Turzyński et M. Kolibski, doradcy podatkowi, |
| — | pour le Minister Finansów, par Mme A. Ćwik-Bury, en qualité d’agent, |
| — | pour le gouvernement polonais, par M. B. Majczyna et Mme A. Kramarczyk-Szaładzińska, en qualité d’agents, |
| — | pour la Commission européenne, par Mme K. Herrmann et M. W. Roels, en qualité d’agents, |
ayant entendu l’avocat général en ses conclusions à l’audience du 18 décembre 2014,
rend le présent
Arrêt
| 1 | La demande de décision préjudicielle porte sur l’interprétation des articles 2, paragraphes 1, sous b) et c), et 2, ainsi que 9 de la directive 2008/7/CE du Conseil, du 12 février 2008, concernant les impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux (JO L 46, p. 11). |
| 2 | Cette demande a été présentée dans le cadre d’un litige opposant Drukarnia Multipress sp. z o.o. (ci-après «Drukarnia») au Minister Finansów (ministre des Finances, ci-après le «Minister») au sujet de la soumission à une imposition dénommée «impôt sur les actes de droit civil» de certaines opérations de restructuration effectuées par une société en commandite par actions (ci-après une «SCA») de droit polonais. |
Le cadre juridique
Le droit de l’Union
| 3 | La directive 2008/7 a, conformément à son article 16, abrogé et remplacé, à compter du 1er janvier 2009, la directive 69/335/CEE du Conseil, du 17 juillet 1969, concernant les impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux (JO L 249, p. 25), telle que modifiée par la directive 2006/98/CE du Conseil, du 20 novembre 2006 (JO L 363, p. 129). |
| 4 | Les considérants 2 à 6 de la directive 2008/7 se lisent comme suit:
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| 5 | L’article 2 de la directive 2008/7, intitulé «Société de capitaux», est libellé comme suit: «1. Aux fins de la présente directive, on entend par ‘société de capitaux’:
2. Est assimilée à une société de capitaux, aux fins de la présente directive, toute autre société, association ou personne morale poursuivant des buts lucratifs.» |
| 6 | L’article 4 de ladite directive, intitulé «Opérations de restructuration», dispose à son paragraphe 1, sous b): «Aux fins de la présente directive, ne sont pas considérées comme des apports de capital les opérations de restructuration suivantes: [...]
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| 7 | L’article 5 de la même directive, intitulé «Opérations non soumises à la fiscalité indirecte», prévoit à son paragraphe 1, sous e): «Les États membres exone'rent les sociétés de capitaux de toute forme d’imposition indirecte: [...]
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| 8 | Aux termes de l’article 9 de la directive 2008/7, intitulé «Exclusion de certaines entités du champ d’application»: «Aux fins de la perception du droit d’apport, il est loisible aux États membres de ne pas considérer les entités visées à l’article 2, paragraphe 2, comme des sociétés de capitaux.» |
| 9 | L’article 12 de ladite directive, intitulé «Exclusion de la base imposable du droit d’apport», prévoit à son paragraphe 2, premier alinéa: «Un État membre peut exclure de la base imposable du droit d’apport le montant de l’apport qu’effectue un associé indéfiniment responsable des obligations d’une société de capitaux, ainsi que la quote-part d’un tel associé dans l’avoir social.» |
| 10 | L’annexe I de la même directive comprend une liste intitulée «Liste des sociétés visées à l’article 2, paragraphe 1, [sous a)]», dans laquelle figurent, au point 21, les sociétés anonymes («spółka akcyjna») et les sociétés à responsabilité limitée («spółka z ograniczoną odpowiedzialnością») de droit polonais. |
Le droit polonais
| 11 | L’article 1er de la loi relative à l’impôt sur les actes de droit civil (ustawa o podatku od czynności cywilnoprawnych), du 9 septembre 2000, dans sa version applicable au litige au principal (Dz. U de 2010, no 101, position 649, ci-après la «loi PCC») dispose: «1. Sont soumis à l’impôt:
[...] 3. Dans le cas d’un contrat de société, on entend par modification du contrat:
[...]» |
| 12 | L’article 1a, point 1, de la loi PCC prévoit: «Aux fins de la présente loi, on entend par:
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| 13 | Aux termes de l’article 2, point 6, sous c), de la loi PCC: «Ne sont pas soumis à imposition: [...]
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Le litige au principal et les questions préjudicielles
| 14 | Envisageant de se transformer en SCA et d’augmenter ensuite son capital social par un apport en nature composé d’actions d’une autre SCA, d’actions d’une société anonyme, ainsi que de parts d’une société à responsabilité limitée, Drukarnia a déposé auprès du Minister, le 21 août 2012, une demande de rescrit portant sur l’interprétation de la loi PCC. |
| 15 | Drukarnia a soutenu qu’une SCA était une société de capitaux au sens de l’article 2, paragraphe 1, sous b), de la directive 2008/7. Par conséquent, en vertu de l’application conjointe des articles 4, paragraphe 1, sous b), et 5, paragraphe 1, sous e), de cette directive, lesdites opérations de restructuration ne sauraient être soumises à l’impôt sur les actes de droit civil. |
| 16 | Par rescrits du 20 novembre 2012, le Minister a considéré que la position de Drukarnia était erronée et qu’une SCA ne constituait pas une «société de capitaux» au sens de ladite directive. |
| 17 | Le Minister a observé, à cet égard, que l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de la directive 2008/7 ne permettait pas de qualifier de société de capitaux une société dont seule une partie des parts et des membres remplit les conditions fixées par cette disposition. Ainsi, les États membres qui avaient souhaité inclure les SCA dans le champ d’application de la directive 2008/7 avaient veillé à ce que cette catégorie de sociétés figure dans la liste de l’annexe I de cette directive. La République de Pologne n’avait pas choisi de faire inscrire les SCA sur la liste de cette annexe I, principalement en raison du caractère personnel dominant de celles-ci, mais avait préféré exercer l’option prévue à l’article 9 de la directive 2008/7, les SCA étant qualifiées de sociétés de personnes par la loi PCC. En conséquence, une SCA ne saurait davantage être considérée comme une société de capitaux sur le fondement de l’article 2, paragraphe 2, de la directive 2008/7, de sorte que les articles 4, paragraphe 1, sous b), et 5, paragraphe 1, sous e), de cette directive ne s’appliqueraient pas dans l’affaire au principal. |
| 18 | Drukarnia a formé devant le Wojewódzki Sąd Administracyjny w Krakowie (tribunal administratif de voïvodie de Cracovie) un recours en annulation des rescrits du Minister, du 20 novembre 2012, au motif que ceux-ci enfreindraient notamment l’article 2, paragraphe 1, de ladite directive. Le Minister a réitéré son argumentation et a conclu au rejet de ce recours. |
| 19 | La juridiction de renvoi précise que, en vertu du droit commercial polonais, la SCA est une société de personnes ayant pour but d’exploiter une activité sous sa propre dénomination, qui possède à la fois des éléments caractéristiques d’une société de personnes et des éléments propres à une société de capitaux. En particulier, dans une SCA, l’un au moins des associés, dit «commandité», répond indéfiniment des engagements de la société à l’égard des créanciers et l’un au moins des associés ne répond pas des engagements de la société à titre personnel. Le capital de la SCA est composé des actions de ces derniers et des apports des commandités. Tandis que les apports des commandités ne peuvent faire l’objet d’une négociation en Bourse, les actions d’une SCA sont susceptibles d’y être négociées selon les mêmes règles que celles applicables au capital des sociétés anonymes. En outre, la cession par un commandité de ses droits et de ses obligations est, en principe, subordonnée à l’accord des autres associés, alors que les actions d’une SCA sont cessibles, la cession d’actions nominatives pouvant toutefois, comme pour les actions nominatives des sociétés anonymes, être limitée. |
| 20 | C’est dans ces conditions que le Wojewódzki Sąd Administracyjny w Krakowie a décidé de surseoir à statuer et de poser à la Cour les deux questions préjudicielles suivantes:
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Sur les questions préjudicielles
Sur la première question
| 21 | À titre liminaire, il convient de relever que, dans la mesure où les dispositions de l’article 2 de la directive 2008/7, lu en combinaison avec l’annexe I de cette directive, et de l’article 9 de ladite directive reprennent, en substance, le contenu de l’article 3 de la directive 69/335, telle que modifiée par la directive 2006/98, l’interprétation par la Cour de cet article 3 vaut également pour ces dispositions. |
| 22 | Il découle d’une jurisprudence constante de la Cour qu’il y a lieu, pour l’interprétation d’une disposition de droit de l’Union, de tenir compte non seulement des termes de celle-ci, mais également de son contexte et des objectifs poursuivis par la réglementation dont elle fait partie, ainsi que, le cas échéant, de la genèse de cette réglementation (voir, en ce sens, arrêts Inuit Tapiriit Kanatami e.a./Parlement et Conseil, C‑583/11 P, EU:C:2013:625, point 50; Koushkaki, C‑84/12, EU:C:2013:862, point 34, ainsi que Bouman, C‑114/13, EU:C:2015:81, point 31). |
| 23 | En l’occurrence, il convient, premièrement, d’examiner le contexte dans lequel s’inscrit l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de la directive 2008/7. Il résulte de l’article 2, paragraphe 1, de cette directive une caractérisation large de la notion de «société de capitaux» qui n’est pas liée à une forme sociale spécifique (voir, en ce sens, arrêt Amro Aandelen Fonds, 112/86, EU:C:1987:488, point 8). |
| 24 | D’une part, l’article 2, paragraphe 1, sous a), de la directive 2008/7, lu en combinaison avec l’annexe I de cette directive, renvoie à certaines catégories de sociétés de capitaux de droit national des différents États membres. D’autre part, la notion de «société de capitaux» recouvre toute société, association ou personne morale qui correspond aux critères habituellement utilisés pour caractériser les sociétés de capitaux, prévus à l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de ladite directive. |
| 25 | Dès lors, la circonstance que, dans l’affaire au principal, la SCA ne figure pas au point 21 de l’annexe I de la directive 2008/7 au nombre des sociétés de droit polonais qu’il importe de considérer comme des sociétés de capitaux sur le fondement de l’article 2, paragraphe 1, sous a), de cette directive ne fait pas obstacle à la reconnaissance de sa qualité de société de capitaux lorsqu’elle réunit les caractéristiques énoncées à l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de ladite directive. |
| 26 | Par ailleurs, l’article 2, paragraphe 2, de la directive 2008/7 assimile aux sociétés de capitaux toute autre société, association ou personne morale poursuivant des buts lucratifs. L’objectif de cette disposition consiste à éviter que le choix d’une certaine forme juridique puisse avoir pour conséquence un traitement fiscal différent d’opérations qui, d’un point de vue économique, sont équivalentes, ladite disposition permettant ainsi d’appréhender les entités qui, tout en ayant la même fonction économique que les sociétés de capitaux proprement dites, à savoir la recherche d’un bénéfice par la mise en commun de capitaux dans un patrimoine séparé, ne remplissent pas les critères de la notion de «société de capitaux», telle que définie à l’article 2, paragraphe 1, de cette directive (voir, en ce sens, arrêt Commission/Grèce, C‑178/05, EU:C:2007:317, point 43 et jurisprudence citée). |
| 27 | Tandis que l’article 9 de la directive 2008/7 laisse aux États membres la faculté de ne pas considérer, aux fins de la perception du droit d’apport, les entités visées à l’article 2, paragraphe 2, de cette directive, comme des sociétés de capitaux, aucune possibilité de dérogation n’est prévue à l’égard des entités dont il est question à l’article 2, paragraphe 1, de ladite directive, lequel fixe, de manière impérative et uniforme pour tous les États membres, les sociétés ayant la qualité de société de capitaux au sens de la même directive (arrêt ING. AUER, C‑251/06, EU:C:2007:658, point 21). |
| 28 | En conséquence, toute société qui répond aux critères énoncés à l’article 2, paragraphe 1, sous b) ou c), de la directive 2008/7, constitue, indépendamment de sa qualification dans le droit de chaque État membre, une «société de capitaux» aux fins de cette directive. |
| 29 | Deuxièmement, il y a lieu de constater que le libellé de l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de ladite directive ne contient aucune indication tendant à établir que le législateur de l’Union a entendu exclure de la notion de «société de capitaux» les structures juridiques à caractère hybride, telles que la SCA, dont seule une partie des parts représentatives du capital ou de l’avoir social est susceptible d’être négociée en Bourse ou dont seule une partie des membres ont le droit de céder sans autorisation préalable leurs parts sociales à des tiers et ne sont responsables des dettes de la société qu’à concurrence de leur participation. |
| 30 | En particulier, ladite disposition n’établit aucun seuil, ni à l’égard de l’importance des parts représentatives du capital ou de l’avoir social de la société susceptibles d’être négociées en Bourse ni à l’égard du nombre de membres d’une société poursuivant des buts lucratifs ayant le droit de céder sans autorisation préalable leurs parts sociales à des tiers et n’étant responsables des dettes de la société qu’à concurrence de leur participation, en dessous duquel une société ne pourrait être considérée comme une société de capitaux sur le fondement de la même disposition. |
| 31 | En ce qui concerne, troisièmement, la finalité de la directive 2008/7, il importe d’observer, ainsi qu’il ressort des considérants 2 à 4 de celle-ci, que cette dernière vise à harmoniser les législations relatives aux impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux en vue d’éliminer, dans toute la mesure du possible, les facteurs qui sont susceptibles de fausser les conditions de concurrence ou d’entraver la libre circulation des capitaux et ainsi de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur. |
| 32 | La pleine réalisation des objectifs poursuivis par ladite directive suppose que des rassemblements de capitaux pouvant présenter le caractère de société de capitaux selon les critères prévus à l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de la même directive, ne soient frappés par des impôts indirects que dans des conditions strictes qui ont été fixées par le législateur de l’Union. |
| 33 | Or, l’interprétation restrictive de l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de la directive 2008/7, que le Minister préconise dans l’affaire au principal, permettrait aux États membres, contrairement à la finalité de cette directive, de soumettre des rassemblements de capitaux qui répondent auxdits critères à des impôts indirects en dehors des conditions qui ont été définies dans le cadre de l’harmonisation opérée par ladite directive. |
| 34 | Quatrièmement, la genèse de la même directive milite aussi en faveur d’une interprétation de la notion de «société de capitaux» qui permet d’appréhender le plus grand nombre possible d’entités susceptibles d’effectuer des opérations de rassemblement de capitaux au sein du marché intérieur. En effet, les considérants 5 et 6 de la directive 2008/7 précisent que la meilleure solution pour atteindre les objectifs poursuivis par celle-ci consisterait à supprimer le droit d’apport. Ce n’est qu’en raison des difficultés budgétaires auxquelles ils seraient confrontés, en cas de suppression du droit d’apport, que les États membres n’ayant pas renoncé à la perception d’une telle imposition peuvent maintenir cette dernière. En outre, un État membre ayant choisi de renoncer à la perception du droit d’apport n’a pas la faculté de rétablir ce droit. |
| 35 | Cinquièmement, il convient de relever que l’article 12, paragraphe 2, de ladite directive prévoit qu’un État membre peut exclure de la base imposable du droit d’apport le montant de l’apport qu’effectue un associé indéfiniment responsable des obligations d’une société de capitaux, ainsi que la quote-part d’un tel associé dans l’avoir social. Ainsi que l’a observé M. l’avocat général au point 46 de ses conclusions, la circonstance que cette disposition vise la situation spécifique dans laquelle se trouvent les SCA renforce la conclusion que ces sociétés, ainsi que toute structure juridique hybride similaire, relèvent du champ d’application de la même directive. |
| 36 | Eu égard à l’ensemble des considérations qui précèdent, il y a lieu de répondre à la première question posée que l’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de la directive 2008/7 doit être interprété en ce sens qu’une SCA de droit polonais doit être considérée comme une société de capitaux au sens de cette disposition, quand bien même seule une partie de son capital et de ses membres est susceptible de remplir les conditions prévues par cette disposition. |
Sur la seconde question
| 37 | La seconde question ayant été posée par la juridiction de renvoi uniquement dans l’hypothèse d’une réponse négative à la première question, il n’y a pas lieu de répondre à cette question. |
Sur les dépens
| 38 | La procédure revêtant, à l’égard des parties au principal, le caractère d’un incident soulevé devant la juridiction de renvoi, il appartient à celle-ci de statuer sur les dépens. Les frais exposés pour soumettre des observations à la Cour, autres que ceux desdites parties, ne peuvent faire l’objet d’un remboursement. |
| Par ces motifs, la Cour (deuxième chambre) dit pour droit: |
| L’article 2, paragraphe 1, sous b) et c), de la directive 2008/7/CE du Conseil, du 12 février 2008, concernant les impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux, doit être interprété en ce sens qu’une société en commandite par actions de droit polonais doit être considérée comme une société de capitaux au sens de cette disposition, quand bien même seule une partie de son capital et de ses membres est susceptible de remplir les conditions prévues par cette disposition. |
| Signatures |
( *1 ) Langue de procédure: le polonais.
Affaire C-180/14: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 23 décembre 2015 — Commission européenne/République hellénique (Manquement d’État — Directive 2003/88/CE — Aménagement du temps de travail — Repos journalier — Repos hebdomadaire — Durée maximale hebdomadaire de travail)
23/12/2015
Affaire C-293/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 23 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Oberster Gerichtshof — Autriche) — Gebhart Hiebler/Walter Schlagbauer (Renvoi préjudiciel — Directive 2006/123/CE — Champ d’application ratione materiae — Activités participant à l’exercice de l’autorité publique — Profession de ramoneur — Missions relevant de la «police du feu» — Limitation territoriale de l’agrément professionnel — Service d’intérêt économique général — Nécessité — Proportionnalité)
23/12/2015
Affaire C-297/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 23 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Rüdiger Hobohm/Benedikt Kampik Ltd & Co. KG, Benedikt Aloysius Kampik, Mar Mediterraneo Werbe- und Vertriebsgesellschaft für Immobilien SL (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile et commerciale — Règlement (CE) n° 44/2001 — Compétence judiciaire en matière de contrats conclus par les consommateurs — Articles 15, paragraphe 1, sous c), et 16, paragraphe 1 — Notion d’activité commerciale ou professionnelle «dirigée vers» l’État membre du domicile du consommateur — Contrat de gestion d’affaires servant à la réalisation de l’objectif économique poursuivi au moyen d’un contrat de courtage conclu auparavant dans l’exercice d’une activité commerciale ou professionnelle «dirigée vers» l’État membre du domicile du consommateur — Lien étroit)
23/12/2015
Affaire C-333/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 23 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle de la Court of Session (Scotland) — Royaume-Uni) — Scotch Whisky Association e.a./The Lord Advocate, The Advocate General for Scotland (Renvoi préjudiciel — Organisation commune des marchés des produits agricoles — Règlement (UE) n° 1308/2013 — Libre circulation des marchandises — Article 34 TFUE — Restrictions quantitatives — Mesures d’effet équivalent — Prix minimal des boissons alcooliques calculé sur la base de la quantité d’alcool dans le produit — Justification — Article 36 TFUE — Protection de la santé et de la vie des personnes — Appréciation par la juridiction nationale)
23/12/2015