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AccueilDroit européen62014CA0063
Jurisprudence CJUE62014CA0063

Affaire C-63/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 juillet 2015 — Commission européenne/République française (Manquement d’État — Aides d’État — Aide illégale et incompatible avec le marché intérieur — Obligation de récupération — Impossibilité absolue — Compensations pour un service complémentaire au service de base)

CELEX62014CA0063
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 9 juillet 2015

Résumé IA

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement à ses obligations, en raison de l'absence de récupération d'une aide d'État illégale et incompatible avec le marché intérieur, accordée sous forme de compensations pour un service complémentaire au service de base. La France n'a pas démontré l'existence d'une impossibilité absolue d'exécuter la décision de récupération, ce qui constitue le seul motif exonératoire. Cet arrêt rappelle ainsi l'obligation stricte des États membres de récupérer sans délai les aides illégales, la simple difficulté pratique ou financière ne suffisant pas à justifier un défaut d'exécution.

Texte intégral

7.9.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 294/6


Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 juillet 2015 — Commission européenne/République française

(Affaire C-63/14) (1)

((Manquement d’État - Aides d’État - Aide illégale et incompatible avec le marché intérieur - Obligation de récupération - Impossibilité absolue - Compensations pour un service complémentaire au service de base))

(2015/C 294/07)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Commission européenne (représentant: B. Stromsky, agent)

Partie défenderesse: République française (représentants: G. de Bergues, D. Colas, N. Rouam et J. Bousin, agents)

Dispositif

1)

En n’ayant pas pris, dans les délais prescrits, toutes les mesures nécessaires afin de récupérer auprès de la Société nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM) SA les aides d’État déclarées illégales et incompatibles avec le marché intérieur par l’article 2, paragraphe 1, de la décision 2013/435/UE de la Commission, du 2 mai 2013, concernant l’aide d’État SA.22843 (2012/C) (ex 2012/NN) mise à exécution par la France en faveur de la Société Nationale Corse Méditerranée et la Compagnie Méridionale de Navigation, en n’ayant pas annulé, dans les délais prescrits, tous les versements des aides visées à cet article 2, paragraphe 1, et en n’ayant pas informé la Commission européenne, dans le délai imparti, des mesures prises pour se conformer à cette décision, la République française a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 288, quatrième alinéa, TFUE et des articles 3 à 5 de ladite décision.

2)

La République française est condamnée aux dépens.


(1) JO C 135 du 05.05.2014.


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