Jurisprudence CJUE62018CA0186

Jurisprudence CJUE — 62018CA0186

CELEX62018CA0186
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 14 octobre 2021

Texte intégral

13.12.2021

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 502/2


Arrêt de la Cour (septième chambre) du 14 octobre 2021 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Supremo — Espagne) — José Cánovas Pardo SL / Club de Variedades Vegetales Protegidas

(Affaire C-186/18) (1)

(Renvoi préjudiciel - Protection communautaire des obtentions végétales - Règlement (CE) no 2100/94 - Article 96 - Calcul du délai de prescription des actions visées aux articles 94 et 95 - Point de départ - Date d’octroi de la protection communautaire ainsi que de prise de connaissance de l’acte et de l’identité de l’auteur - Date de la cessation du comportement en cause - Actes successifs - Actes continus - Limitation aux actes réalisés plus de trois ans auparavant)

(2021/C 502/02)

Langue de procédure: l’espagnol

Juridiction de renvoi

Tribunal Supremo

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: José Cánovas Pardo SL

Partie défenderesse: Club de Variedades Vegetales Protegidas

Dispositif

1)

L’article 96 du règlement (CE) no 2100/94 du Conseil, du 27 juillet 1994, instituant un régime de protection communautaire des obtentions végétales, doit être interprété en ce sens que le délai de prescription de trois ans prévu par cette disposition pour les actions visées aux articles 94 et 95 de ce règlement commence à courir, indépendamment de la circonstance que l’acte de contrefaçon d’une variété protégée perdure ainsi que de la date à laquelle ledit acte a cessé, à la date à laquelle, d’une part, la protection communautaire des obtentions végétales a finalement été accordée et, d’autre part, le titulaire de la protection communautaire a pris connaissance de l’existence de cet acte et de l’identité de son auteur.

2)

L’article 96 du règlement no 2100/94 doit être interprété en ce sens que seules sont prescrites les actions visées aux articles 94 et 95 de ce règlement, relatives à un ensemble d’actes de contrefaçon d’une variété protégée, qui ont été introduites plus de trois ans après que, d’une part, la protection communautaire des obtentions végétales a finalement été accordée et, d’autre part, le titulaire a pris connaissance de l’existence de chacun des actes, faisant partie de cet ensemble d’actes, pris individuellement et de l’identité de leur auteur.


(1) JO C 211 du 18.06.2018