| CELEX | 62019CA0307 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 25 mars 2021 |
| 31.5.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 206/9 |
Arrêt de la Cour (première chambre) du 25 mars 2021 (demande de décision préjudicielle du Visoki trgovački sud Republike Hrvatske — Croatie) — Obala i lučice d.o.o. / NLB Leasing d.o.o.
(Affaire C-307/19) (1)
(Renvoi préjudiciel - Droit applicable - Règlement (CE) no 864/2007 et règlement (CE) no 593/2008 - Champ d’application ratione temporis - Incompétence de la Cour - Article 94 du règlement de procédure de la Cour - Coopération judiciaire en matière civile - Règlement (UE) no 1215/2012 - Article 1er, paragraphe 1 - Champ d’application matériel - Notion de «matière civile et commerciale» - Article 7, point 1 - Notions de «matière contractuelle» et de «fourniture de services» - Article 24, point 1 - Notion de «baux d’immeubles» - Règlement (CE) no 1393/2007 - Signification et notification des actes judiciaires et extrajudiciaires - Notaires agissant dans le cadre de procédures d’exécution forcée - Procédure visant le recouvrement d’un ticket journalier de stationnement d’un véhicule sur une place de parking située sur la voie publique)
(2021/C 206/11)
Langue de procédure: le croate
Juridiction de renvoi
Visoki trgovački sud Republike Hrvatske
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Obala i lučice d.o.o.
Partie défenderesse: NLB Leasing d.o.o.
Dispositif
| 1) | L’article 1er, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil, du 12 décembre 2012, concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale, doit être interprété en ce sens que relève de la notion de «matière civile et commerciale», au sens de cette disposition, une action en recouvrement d’une redevance portant sur un ticket journalier de stationnement sur une place de parking, qui est délimitée et située sur la voie publique, diligentée par une société qui a été mandatée par une collectivité territoriale pour la gestion de telles places de parking. |
| 2) | L’article 24, point 1, du règlement no 1215/2012 doit être interprété en ce sens que ne relève pas de la notion de «baux d’immeubles», au sens de cette disposition, une action en recouvrement d’une redevance portant sur un ticket journalier de stationnement sur une place de parking délimitée, située sur la voie publique. |
| 3) | L’article 7, point 1, du règlement no 1215/2012 doit être interprété en ce sens, d’une part, que relève de la «matière contractuelle», au sens de cette disposition, une action en recouvrement d’une redevance qui est née d’un contrat ayant pour objet le stationnement sur l’une des places de parking délimitées, situées sur la voie publique, organisées et gérées par une société mandatée à cette fin et, d’autre part, que ce contrat constitue un contrat de fourniture de services, au sens de l’article 7, point 1, sous b), second tiret, de ce règlement. |