| CELEX | 62019CA0693 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 17 mai 2022 |
| 11.7.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 266/3 |
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 17 mai 2022 (demandes de décision préjudicielle du Tribunale di Milano — Italie) — SPV Project 1503 Srl, Dobank SpA / YB (C-693/19), Banco di Desio e della Brianza SpA e.a. / YX, ZW (C-831/19)
(Affaires jointes C-693/19 et C-831/19) (1)
(Renvoi préjudiciel - Directive 93/13/CEE - Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs - Principe d’équivalence - Principe d’effectivité - Procédures d’injonction de payer et de saisie-arrêt auprès des tiers - Autorité de la chose jugée couvrant implicitement la validité des clauses du titre exécutoire - Pouvoir du juge de l’exécution d’examiner d’office le caractère éventuellement abusif d’une clause)
(2022/C 266/03)
Langue de procédure: l’italien
Juridiction de renvoi
Tribunale di Milano
Parties dans la procédure au principal
Parties requérantes: SPV Project 1503 Srl, SpA Dobank SpA (C-693/19), Banco di Desio e della Brianza SpA, Banca di Credito Cooperativo di Carugate e Inzago sc, Intesa Sanpaolo SpA, Banca Popolare di Sondrio s.c.p.a, Cerved Credit Management (C-831/19)
Parties défenderesses: YB (C-693/19), YX, ZW (C-831/19)
Dispositif
L’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une réglementation nationale qui prévoit que, lorsqu’une injonction de payer prononcée par un juge à la demande d’un créancier n’a pas fait l’objet d’une opposition formée par le débiteur, le juge de l’exécution ne peut pas, au motif que l’autorité de la chose jugée dont cette injonction est revêtue couvre implicitement la validité de ces clauses, excluant tout examen de la validité de ces dernières, ultérieurement, contrôler l’éventuel caractère abusif des clauses du contrat qui ont servi de fondement à ladite injonction. La circonstance que, à la date à laquelle l’injonction est devenue définitive, le débiteur ignorait qu’il pouvait être qualifié de «consommateur» au sens de cette directive est sans pertinence à cet égard.