| CELEX | 62020CA0086 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 28 avril 2022 |
| 20.6.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 237/4 |
Arrêt de la Cour (première chambre) du 28 avril 2022 (demande de décision préjudicielle du Krajský soud v Brně — République tchèque) — Vinařství U Kapličky s.r.o. / Státní zemědělská a potravinářská inspekce
(Affaire C-86/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Organisation commune des marchés des produits agricoles - Vin - Règlement (UE) no 1308/2013 - Règles relatives à la commercialisation - Article 80 - Pratiques œnologiques - Interdiction de commercialisation - Article 90 - Importations de vin - Règlement (CE) no 555/2008 - Article 43 - Document V I 1 - Attestation d’élaboration de lots de vin conformément aux pratiques œnologiques recommandées ou autorisées - Valeur probante - Règlement (UE) no 1306/2013 - Article 89, paragraphe 4 - Sanctions - Commercialisation de vin en provenance d’un pays tiers - Vin élaboré selon des pratiques œnologiques non autorisées - Exonération de responsabilité - Charge de la preuve)
(2022/C 237/05)
Langue de procédure: le tchèque
Juridiction de renvoi
Krajský soud v Brně
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Vinařství U Kapličky s.r.o.
Partie défenderesse: Státní zemědělská a potravinářská inspekce
Dispositif
| 1) | L’article 80, paragraphe 2, sous a) et c), ainsi que l’article 90, paragraphe 3, sous a), du règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 17 décembre 2013, portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) no 922/72, (CEE) no 234/79, (CE) no 1037/2001 et (CE) no 1234/2007 du Conseil, doivent être interprétés en ce sens que l’attestation figurant dans un document V I 1 établi pour un lot de vin importé dans l’Union européenne sur le fondement de l’article 43 du règlement (CE) no 555/2008 de la Commission, du 27 juin 2008, fixant les modalités d’application du règlement (CE) no 479/2008 du Conseil portant organisation commune du marché vitivinicole, en ce qui concerne les programmes d’aide, les échanges avec les pays tiers, le potentiel de production et les contrôles dans le secteur vitivinicole, selon laquelle ce lot a été élaboré conformément aux pratiques œnologiques recommandées et publiées par l’Organisation internationale de la vigne et du vin ou autorisées par l’Union, est pertinente afin d’apprécier la conformité dudit lot aux pratiques œnologiques visées à l’article 80, paragraphe 2, sous a) et c), du règlement no 1308/2013, sans toutefois être suffisante pour établir, à elle seule, cette conformité. |
| 2) | L’article 89, paragraphe 4, du règlement (UE) no 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 17 décembre 2013, relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune et abrogeant les règlements (CEE) no 352/78, (CE) no 165/94, (CE) no 2799/98, (CE) no 814/2000, (CE) no 1290/2005 et (CE) no 485/2008 du Conseil, lu en combinaison avec l’article 64, paragraphe 2, sous d), de ce règlement et avec l’article 80, paragraphe 2, du règlement no 1308/2013, doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation d’un État membre prévoyant que, lorsqu’une personne commercialisant, dans cet État membre, un lot de vin importé d’un pays tiers qui n’est pas conforme aux pratiques œnologiques visées à l’article 80, paragraphe 2, sous a) ou c), du règlement no 1308/2013 produit un document V I 1 établi pour ce lot et attestant que ledit lot a été élaboré selon des pratiques œnologiques recommandées et publiées par l’Organisation internationale de la vigne et du vin ou autorisées par l’Union, la charge de la preuve de l’existence d’une faute de ce commerçant pour la violation de l’interdiction de commercialisation prévue à l’article 80, paragraphe 2, du règlement no 1308/2013 incombe aux autorités compétentes dudit État membre. |