| CELEX | 62020CA0204 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 17 novembre 2022 |
| 16.1.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 15/3 |
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 novembre 2022 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Hamburg — Allemagne) — Bayer Intellectual Property GmbH / kohlpharma GmbH
(Affaire C-204/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Propriété intellectuelle - Marques - Directive (UE) 2015/2436 - Rapprochement des législations des États membres sur les marques - Article 10, paragraphe 2 - Droits conférés par la marque - Article 15 - Épuisement des droits conférés par la marque - Importation parallèle de médicaments - Reconditionnement du produit revêtu de la marque - Nouvel emballage extérieur - Opposition du titulaire de la marque - Cloisonnement artificiel des marchés entre États membres - Médicaments à usage humain - Directive 2001/83/CE - Article 47 bis - Dispositifs de sécurité - Remplacement - Dispositifs équivalents - Règlement délégué (UE) 2016/161 - Article 3, paragraphe 2 - Dispositif antieffraction - Identifiant unique)
(2023/C 15/03)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Landgericht Hamburg
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Bayer Intellectual Property GmbH
Partie défenderesse: kohlpharma GmbH
Dispositif
| 1) | L’article 47 bis de la directive 2001/83/CE du Parlement européen et du Conseil, du 6 novembre 2001, instituant un code communautaire relatif aux médicaments à usage humain, telle que modifiée par la directive 2012/26/UE du Parlement européen et du Conseil, du 25 octobre 2012, doit être interprété en ce sens que: sous réserve qu’il soit satisfait à l’ensemble des exigences visées à cet article, le reconditionnement dans un nouvel emballage et le réétiquetage de médicaments importés parallèlement constituent des formes de reconditionnement équivalentes en ce qui concerne l’efficacité des dispositifs de sécurité visés à l’article 54, sous o), de cette directive, telle que modifiée par la directive 2012/26, sans que l’une ne prévale sur l’autre. |
| 2) | L’article 10, paragraphe 2, et l’article 15 de la directive (UE) 2015/2436 du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 2015, rapprochant les législations des États membres sur les marques, doivent être interprétés en ce sens que: le titulaire d’une marque est en droit de s’opposer à la commercialisation, par un importateur parallèle, d’un médicament reconditionné dans un nouvel emballage extérieur sur lequel est apposée cette marque lorsqu’il est objectivement possible de procéder au réétiquetage du médicament concerné dans le respect des exigences prévues à l’article 47 bis de la directive 2001/83, telle que modifiée par la directive 2012/26, et que le médicament ainsi réétiqueté pourrait effectivement accéder au marché de l’État membre d’importation. |
| 3) | L’article 10, paragraphe 2, et l’article 15 de la directive 2015/2436 doivent être interprétés en ce sens que: le titulaire d’une marque est en droit de s’opposer à la commercialisation, par un importateur parallèle, d’un médicament reconditionné dans un nouvel emballage extérieur sur lequel est apposée cette marque, lorsque les traces visibles d’ouverture de l’emballage extérieur d’origine qui, le cas échéant, résulteraient d’un réétiquetage de ce médicament seraient clairement imputables au reconditionnement ainsi opéré par cet importateur parallèle, à moins que ces traces ne provoquent, sur le marché de l’État membre d’importation ou sur une partie importante de celui-ci, une résistance si forte d’une proportion significative de consommateurs à l’égard des médicaments ainsi reconditionnés qu’elle constituerait une entrave à l’accès effectif à ce marché, ce qui doit être établi au cas par cas. |