| CELEX | 62020CA0368 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 26 avril 2022 |
| 20.6.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 237/7 |
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 avril 2022 (demandes de décision préjudicielle du Landesverwaltungsgericht Steiermark — Autriche) — NW / Landespolizeidirektion Steiermark (C-368/20), Bezirkshauptmannschaft Leibnitz (C-369/20),
(Affaires jointes C-368/20 et C-369/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Espace de liberté, de sécurité et de justice - Libre circulation des personnes - Règlement (UE) 2016/399 - Code frontières Schengen - Article 25, paragraphe 4 - Réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures dans la limite d’une durée totale maximale de six mois - Réglementation nationale prévoyant plusieurs périodes successives de contrôles conduisant à un dépassement de cette durée - Absence de conformité d’une telle réglementation à l’article 25, paragraphe 4, du code frontières Schengen dans le cas où les périodes successives sont fondées sur la ou les mêmes menaces - Réglementation nationale imposant de présenter un passeport ou une carte d’identité lors du contrôle à la frontière intérieure sous peine de sanction - Absence de conformité d’une telle obligation à l’article 25, paragraphe 4, du code frontières Schengen lorsque le contrôle est lui-même contraire à cette disposition)
(2022/C 237/08)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Landesverwaltungsgericht Steiermark
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: NW
Partie défenderesse: Landespolizeidirektion Steiermark (C-368/20), Bezirkshauptmannschaft Leibnitz (C-369/20),
Dispositif
| 1) | L’article 25, paragraphe 4, du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil, du 9 mars 2016, concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen), tel que modifié par le règlement (UE) 2016/1624 du Parlement européen et du Conseil, du 14 septembre 2016, doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à la réintroduction temporaire par un État membre du contrôle aux frontières intérieures fondée sur les articles 25 et 27 de ce code lorsque la durée de celle-ci dépasse la durée totale maximale de six mois, fixée à cet article 25, paragraphe 4, et qu’il n’existe pas de nouvelle menace qui justifierait de faire une nouvelle application des périodes prévues audit article 25. |
| 2) | L’article 25, paragraphe 4, du règlement 2016/399, tel que modifié par le règlement 2016/1624, doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation nationale par laquelle un État membre oblige, sous peine de sanction, une personne à présenter un passeport ou une carte d’identité lors de son entrée sur le territoire de cet État membre par une frontière intérieure, lorsque la réintroduction du contrôle aux frontières intérieures dans le cadre duquel cette obligation est imposée est contraire à cette disposition. |