| CELEX | 62020CA0472 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 31 mars 2022 |
| 23.5.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 207/3 |
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 31 mars 2022 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Lombard Pénzügyi és Lízing Zrt. / PN
(Affaire C-472/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Protection des consommateurs - Directive 93/13/CEE - Clauses abusives - Contrats de crédit - Prêt libellé en devise remboursable en monnaie nationale - Clause contractuelle mettant le risque de change à charge du consommateur - Caractère abusif d’une clause se rapportant à l’objet principal du contrat - Effets - Nullité du contrat - Préjudice grave pour le consommateur - Effet utile de la directive 93/13 - Avis non contraignant de la juridiction suprême - Possibilité de rétablir les parties dans la situation qui aurait été la leur si ce contrat n’avait pas été conclu)
(2022/C 207/04)
Langue de procédure: le hongrois
Juridiction de renvoi
Fővárosi Törvényszék
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Lombard Pénzügyi és Lízing Zrt.
Partie défenderesse: PN
Dispositif
| 1) | La directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, doit être interprétée en ce sens que l’effet utile des dispositions de celle-ci ne peut, en l’absence d’une règle de droit national à caractère supplétif régissant une telle situation, être assuré uniquement par un avis non contraignant de la juridiction suprême de l’État membre concerné indiquant aux juridictions inférieures l’approche à suivre pour déclarer un contrat comme étant valide ou comme ayant sorti ses effets entre parties lorsque ce contrat ne peut subsister en raison du caractère abusif d’une clause se rapportant à son objet principal. |
| 2) | La directive 93/13 doit être interprétée en ce sens qu’elle ne s’oppose pas à ce que le juge national compétent décide de rétablir les parties à un contrat de prêt dans la situation qui aurait été la leur si ce contrat n’avait pas été conclu au motif qu’une clause dudit contrat se rapportant à son objet principal doit être déclarée abusive en vertu de cette directive, étant entendu que, si ce rétablissement s’avère impossible, il lui appartient de veiller à ce que le consommateur se trouve en définitive dans la situation qui aurait été la sienne si la clause jugée abusive n’avait jamais existé. |