| CELEX | 62020CA0475 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 22 septembre 2022 |
| 7.11.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 424/4 |
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 septembre 2022 (demandes de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Admiral Gaming Network Srl e.a. / Agenzia delle Dogane e dei Monopoli e.a
(Affaires jointes C-475/20 à C-482/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Liberté d’établissement - Restrictions - Jeux de hasard - Concessions de gestion des jeux pratiqués sur des appareils de jeu - Législation nationale imposant un prélèvement aux concessionnaires - Principe de protection de la confiance légitime)
(2022/C 424/04)
Langue de procédure: l’italien
Juridiction de renvoi
Consiglio di Stato
Parties dans la procédure au principal
Parties requérantes: Admiral Gaming Network Srl (C-475/20), Cirsa Italia SpA (C-476/20), Codere Network SpA (C-477/20), Gamenet SpA (C-478/20), NTS Network SpA (C-479/20), Sisal Entertainment SpA (C-480/20), Snaitech SpA, anciennement Cogetech SpA (C-481/20), Snaitech SpA, anciennement Snai SpA (C-482/20)
Parties défenderesses: Agenzia delle Dogane e dei Monopoli, Ministero dell’Economia e delle Finanze (C-475/20, C-477/20), Presidenza del Consiglio dei Ministri (C-475/20, C-477/20, C-481/20), IGT Lottery SpA, anciennement Lottomatica Holding Srl (C-475/20), Se. Ma. di Francesco Senese (C-481/20)
En présence de: Lottomatica Videolot Rete SpA (C-475/20), Coordinamento delle associazioni per la tutela dell’ambiente e dei diritti degli utenti e consumatori (Codacons) (C-476/20, C-478/20, C-480/20, C-482/20) e.a.,
Dispositif
| 1) | L’article 49 TFUE doit être interprété en ce sens que, pour autant qu’il soit établi qu’une législation nationale imposant un prélèvement ayant pour effet de réduire la rémunération des concessionnaires chargés de la gestion des jeux pratiqués sur des appareils de jeu comporte une restriction de la liberté garantie par cette disposition du traité FUE, ladite disposition s’oppose à ce qu’une telle restriction puisse être justifiée au regard d’objectifs exclusivement fondés sur des considérations liées à l’amélioration des finances publiques. |
| 2) | Pour autant que l’article 49 TFUE soit applicable, le principe de protection de la confiance légitime doit être interprété en ce sens qu’il ne s’oppose pas, en principe, à une législation nationale qui réduit temporairement, au cours de la durée de conventions de concession conclues entre des sociétés et l’administration de l’État membre concerné, la rémunération des concessionnaires stipulée dans lesdites conventions, sauf s’il apparaît, en ayant égard à l’ampleur de l’impact de cette réduction sur la rentabilité des investissements effectués par les concessionnaires et à la soudaineté et au caractère imprévisible éventuels de cette mesure, que le temps nécessaire pour s’adapter à cette nouvelle situation n’a pas été laissé auxdits concessionnaires. |