| CELEX | 62020CA0483 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 22 février 2022 |
| 19.4.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 165/14 |
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 février 2022 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — Belgique) — XXXX / Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides
(Affaire C-483/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Politique commune en matière d’asile - Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale - Directive 2013/32/UE - Article 33, paragraphe 2, sous a) - Irrecevabilité d’une demande de protection internationale introduite dans un État membre par un ressortissant de pays tiers ayant obtenu le statut de réfugié dans un autre État membre, alors que l’enfant mineur de ce ressortissant, bénéficiaire du statut conféré par la protection subsidiaire, séjourne dans le premier État membre - Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne - Article 7 - Droit au respect de la vie familiale - Article 24 - Intérêt supérieur de l’enfant - Absence de violation des articles 7 et 24 de la charte des droits fondamentaux du fait de l’irrecevabilité de la demande de protection internationale - Directive 2011/95/UE - Article 23, paragraphe 2 - Obligation pour les États membres de veiller au maintien de l’unité familiale des bénéficiaires d’une protection internationale)
(2022/C 165/16)
Langue de procédure: le français
Juridiction de renvoi
Conseil d'État
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: XXXX
Partie défenderesse: Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides
Dispositif
L’article 33, paragraphe 2, sous a), de la directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale, lu à la lumière de l’article 7 et de l’article 24, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, doit être interprété en ce sens qu’il ne s’oppose pas à ce qu’un État membre exerce la faculté offerte par cette disposition de rejeter une demande de protection internationale comme étant irrecevable au motif que le demandeur s’est déjà vu accorder le statut de réfugié par un autre État membre, lorsque ce demandeur est le père d’un enfant mineur non accompagné ayant obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire dans le premier État membre, sans préjudice toutefois de l’application de l’article 23, paragraphe 2, de la directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil, du 13 décembre 2011, concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection.