| CELEX | 62020CA0500 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 14 juillet 2022 |
| 5.9.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 340/11 |
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 14 juillet 2022 (demande de décision préjudicielle de l’Oberster Gerichtshof — Autriche) — ÖBB-Infrastruktur Aktiengesellschaft / Lokomotion Gesellschaft für Schienentraktion mbH
(Affaire C-500/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Accords internationaux - Transport ferroviaire - Convention relative aux transports internationaux ferroviaires (COTIF) - Règles uniformes concernant le contrat d’utilisation de l’infrastructure en trafic international ferroviaire (CUI) - Article 4 - Droit contraignant - Article 8 - Responsabilité du gestionnaire - Article 19 - Autres actions - Compétence de la Cour - Avaries sur des locomotives du transporteur à la suite d’un déraillement - Location de locomotives de remplacement - Obligation pour le gestionnaire de l’infrastructure de rembourser les frais de location - Contrat prévoyant l’extension de la responsabilité des parties par un renvoi au droit national)
(2022/C 340/11)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Oberster Gerichtshof
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: ÖBB-Infrastruktur Aktiengesellschaft
Partie défenderesse: Lokomotion Gesellschaft für Schienentraktion mbH
Dispositif
| 1) | La Cour de justice de l’Union européenne, saisie conformément aux dispositions de l’article 267 TFUE, est compétente pour interpréter l’article 4, l’article 8, paragraphe 1, sous b), et l’article 19, paragraphe 1, de l’appendice E de la convention relative aux transports internationaux ferroviaires, du 9 mai 1980, telle que modifiée par le protocole de Vilnius du 3 juin 1999, intitulé «Règles uniformes concernant le contrat d’utilisation de l’infrastructure en trafic international ferroviaire (CUI)». |
| 2) | L’article 8, paragraphe 1, sous b), de l’appendice E de la convention relative aux transports internationaux ferroviaires, du 9 mai 1980, telle que modifiée par le protocole de Vilnius du 3 juin 1999, doit être interprété en ce sens que la responsabilité du gestionnaire de l’infrastructure à l’égard des dommages matériels ne couvre pas les frais encourus par l’entreprise ferroviaire pour la location de locomotives de remplacement pendant la période de réparation des locomotives endommagées. |
| 3) | L’article 4 et l’article 19, paragraphe 1, de l’appendice E de la convention relative aux transports internationaux ferroviaires, du 9 mai 1980, telle que modifiée par le protocole de Vilnius du 3 juin 1999, doivent être interprétés en ce sens que les parties au contrat peuvent étendre leur responsabilité par un renvoi général au droit national, en vertu duquel la portée de la responsabilité du gestionnaire de l’infrastructure est plus large et qui subordonne cette responsabilité à l’existence d’une faute. |