| CELEX | 62020CA0518 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 22 septembre 2022 |
| 7.11.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 424/5 |
Arrêt de la Cour (première chambre) du 22 septembre 2022 (demandes de décision préjudicielle du Bundesarbeitsgericht — Allemagne) — XP (C-518/20), et AR / St. Vincenz-Krankenhaus GmbH (C-727/20), / Fraport AG Frankfurt Airport Services Worldwide
(Affaires jointes C-518/20 et C-727/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Politique sociale - Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs - Aménagement du temps de travail - Article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne - Directive 2003/88/CE - Article 7, paragraphe 1 - Droit au congé annuel payé - Invalidité totale ou incapacité de travail en raison d’une maladie survenue pendant une période de référence - Réglementation nationale prévoyant la perte des droits à congé annuel payé à l’expiration d’une certaine période - Obligation de l’employeur de mettre le travailleur en mesure d’exercer son droit au congé annuel payé)
(2022/C 424/05)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Bundesarbeitsgericht
Parties dans la procédure au principal
Parties requérantes: XP C-518/20, AR C-727/20
Parties défenderesses: Fraport AG Frankfurt Airport Services Worldwide (C-518/20, St. Vincenz-Krankenhaus GmbH (C-727/20)
Dispositif
L’article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil, du 4 novembre 2003, concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail, et l’article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne
doivent être interprétés en ce sens que:
ils s’opposent à une réglementation nationale en application de laquelle le droit au congé annuel payé d’un travailleur acquis au titre d’une période de référence au cours de laquelle ce travailleur a effectivement travaillé avant de se trouver en situation d’invalidité totale ou d’incapacité de travail en raison d’une maladie qui perdure depuis lors peut s’éteindre, que ce soit au terme d’une période de report autorisée par le droit national ou bien ultérieurement, alors que l’employeur n’a pas, en temps utile, mis le travailleur en mesure d’exercer ce droit.