| CELEX | 62020CA0556 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 12 mai 2022 |
| 4.7.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 257/7 |
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 mai 2022 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Schneider Electric SE e.a. / Premier ministre, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance
(Affaire C-556/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Rapprochement des législations - Directive 90/435/CEE - Régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents - Article 4 et article 7, paragraphe 2 - Prévention de la double imposition économique des dividendes)
(2022/C 257/09)
Langue de procédure: le français
Juridiction de renvoi
Conseil d'État
Parties dans la procédure au principal
Parties requérantes: Schneider Electric SE, Axa SA, BNP Paribas SA, Engie SA, Orange SA, L’Air Liquide, société anonyme pour l’étude et l’exploitation des procédés Georges Claude
Parties défenderesses: Premier ministre, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance
Dispositif
L’article 4, paragraphe 1, de la directive 90/435/CEE du Conseil, du 23 juillet 1990, concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents, doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation nationale qui prévoit qu’une société mère est redevable d’un précompte en cas de redistribution à ses actionnaires de bénéfices versés par ses filiales, donnant lieu à l’attribution d’un avoir fiscal, lorsque ces bénéfices n’ont pas supporté l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun, dès lors que les sommes dues au titre de ce précompte dépassent le plafond de 5 % prévu à l’article 4, paragraphe 2, de cette directive. Une telle réglementation ne relève pas de l’article 7, paragraphe 2, de ladite directive.