| CELEX | 62020CA0559 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 28 avril 2022 |
| 20.6.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 237/10 |
Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 28 avril 2022 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Saarbrücken — Allemagne) — Koch Media GmbH / FU
(Affaire C-559/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Droits de propriété intellectuelle - Directive 2004/48/CE - Article 14 - Notions de «frais de justice» et d’«autres frais» - Mise en demeure en vue d’assurer le respect d’un droit de propriété intellectuelle par la voie extrajudiciaire - Frais d’avocat - Qualification - Réglementation nationale limitant le montant récupérable de ces frais sous certaines conditions)
(2022/C 237/12)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Landgericht Saarbrücken
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Koch Media GmbH
Partie défenderesse: FU
Dispositif
| 1) | L’article 14 de la directive 2004/48/CE du Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, relative au respect des droits de propriété intellectuelle, doit être interprété en ce sens que les frais exposés par un titulaire de droits de propriété intellectuelle au titre de sa représentation par un conseil en vue d’assurer le respect de ces droits par la voie extrajudiciaire, tels que les frais liés à une mise en demeure, relèvent de la notion d’«autres frais», au sens de cette disposition. |
| 2) | L’article 14 de la directive 2004/48 doit être interprété en ce sens qu’il ne s’oppose pas à une réglementation nationale qui prévoit que, dans une situation où une atteinte à un droit de propriété intellectuelle a été commise par une personne physique en dehors du cadre de son activité professionnelle ou commerciale, le remboursement des «autres frais», visés par cette disposition, auquel le titulaire de ce droit peut prétendre, est calculé de manière forfaitaire, sur la base d’une valeur du litige limitée par cette réglementation, à moins que le juge national ne considère que, compte tenu des caractéristiques spécifiques du cas d’espèce qui lui est soumis, l’application d’une telle limitation est inéquitable. |