| CELEX | 62020CA0589 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 2 juin 2022 |
| 25.7.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 284/7 |
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 2 juin 2022 (demande de décision préjudicielle du Landesgericht Korneuburg — Autriche) — JR / Austrian Airlines AG
(Affaire C-589/20) (1)
(Renvoi préjudiciel - Transport aérien - Convention de Montréal - Article 17, paragraphe 1 - Responsabilité des transporteurs aériens en cas de mort ou de lésion subie par un passager - Notion d’«accident» ayant causé la mort ou la lésion - Lésion corporelle subie au cours du débarquement - Article 20 - Exonération de la responsabilité du transporteur aérien - Notion de «négligence, d’autre acte ou d’omission préjudiciable du passager lésé ayant causé le dommage subi ou y ayant contribué» - Chute d’un passager ne s’étant pas tenu à la rampe d’un escalier mobile de débarquement)
(2022/C 284/05)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Landesgericht Korneuburg
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: JR
Partie défenderesse: Austrian Airlines AG
Dispositif
| 1) | L’article 17, paragraphe 1, de la convention pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international, conclue à Montréal le 28 mai 1999, signée par la Communauté européenne le 9 décembre 1999 et approuvée au nom de celle-ci par la décision 2001/539/CE du Conseil, du 5 avril 2001, doit être interprété en ce sens qu’une situation dans laquelle, pour une raison indéterminée, un passager fait une chute dans un escalier mobile mis en place pour le débarquement des passagers d’un aéronef et se blesse relève de la notion d’«accident», au sens de cette disposition, y compris lorsque le transporteur aérien concerné n’a pas manqué à ses obligations de diligence et de sécurité à cet égard. |
| 2) | L’article 20, première phrase, de la convention pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international, conclue à Montréal le 28 mai 1999, doit être interprété en ce sens que, lorsqu’un accident, qui a causé un dommage à un passager, consiste en une chute de celui-ci, pour une raison indéterminée, dans un escalier mobile mis en place pour le débarquement des passagers d’un aéronef, le transporteur aérien concerné ne saurait être exonéré de sa responsabilité à l’égard de ce passager que dans la mesure où, compte tenu de l’ensemble des circonstances dans lesquelles ce dommage s’est produit, ce transporteur prouve, conformément aux règles de droit national applicables et sous réserve du respect des principes d’équivalence et d’effectivité, qu’une négligence, qu’un autre acte ou qu’une omission préjudiciable dudit passager a causé ou a contribué au dommage subi par celui-ci, au sens de cette disposition. |