| CELEX | 62020CA0704 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 8 novembre 2022 |
| 9.1.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 7/4 |
Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 8 novembre 2022 (demandes de décision préjudicielle du Raad van State, Rechtbank Den Haag, zittingsplaats 's-Hertogenbosch — Pays-Bas) — Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid / C, B (C-704/20), X / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (C-39/21)
(Affaires jointes C-704/20 et C-39/21) (1)
(Renvoi préjudiciel - Espace de liberté, de sécurité et de justice - Rétention de ressortissants de pays tiers - Droit fondamental à la liberté - Article 6 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne - Conditions de légalité de la rétention - Directive 2008/115/CE - Article 15 - Directive 2013/33/UE - Article 9 - Règlement (UE) no 604/2013 - Article 28 - Contrôle de la légalité d’un placement en rétention et du maintien d’une mesure de rétention - Examen d’office - Droit fondamental à un recours juridictionnel effectif - Article 47 de la charte des droits fondamentaux)
(2023/C 7/05)
Langue de procédure: le néerlandais
Juridictions de renvoi
Raad van State, Rechtbank Den Haag, zittingsplaats 's-Hertogenbosch
Parties dans la procédure au principal
Parties requérantes: Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (C-704/20), X (C-39/21)
Parties défenderesses: C, B (C-704/20), Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (C-39/21)
Dispositif
L’article 15, paragraphes 2 et 3, de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 2008, relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, l’article 9, paragraphes 3 et 5, de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale, et l’article 28, paragraphe 4, du règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, lus en combinaison avec les articles 6 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,
doivent être interprétés en ce sens que:
le contrôle, par une autorité judiciaire, du respect des conditions de légalité de la rétention d’un ressortissant d’un pays tiers qui découlent du droit de l’Union doit conduire cette autorité à relever d’office, sur la base des éléments du dossier portés à sa connaissance, tels que complétés ou éclairés lors de la procédure contradictoire devant elle, l’éventuel non-respect d’une condition de légalité qui n’a pas été invoquée par la personne concernée.