| CELEX | 62023CO0117_INF |
| Type | Ordonnance CJUE |
| Date | mercredi 18 octobre 2023 |
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 18 octobre 2023 –
Eurobank Bulgaria
(affaire C‑117/23)
« Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 3, paragraphe 1, et article 4 – Appréciation du caractère abusif des clauses contractuelles – Rédaction claire et compréhensible d’une clause contractuelle – Contrat de prêt bancaire libellé en devise étrangère – Clause mettant le risque de change entièrement à la charge du consommateur – Avantage non spécifiquement convenu au profit de l’établissement de crédit résultant de la conversion, en monnaie de paiement, du montant du prêt exprimé en monnaie de compte – Article 6 – Conséquences de la constatation du caractère abusif d’une clause »
| 1. | Protection des consommateurs – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13 – Clause abusive au sens de l’article 3 – Notion – Clauses d’un contrat de prêt, libellé en devise étrangère, prévoyant le versement du montant emprunté dans cette devise sur un compte bloqué et sa conversion postérieure en monnaie nationale ou de réserve avant de le créditer sur le compte courant de l’emprunteur – Inclusion – Conditions (Directive du Conseil 93/13, art. 3, § 1) (voir points 27-30, 32, 33, 35-38, 40-50, disp. 1) |
| 2. | Protection des consommateurs – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13 – Constatation du caractère abusif d’une clause – Portée – Contrat de crédit hypothécaire libellé dans une devise étrangère – Faculté pour le juge national de considérer le prêt comme libellé en monnaie nationale ou de réserve – Conditions – Annulation du contrat entraînant des conséquences particulièrement préjudiciables – Révision du contrat en vertu d’une disposition de droit national à caractère supplétif ou d’une disposition législative applicable en cas d’accord des parties au contrat Absence de telles dispositions de droit national – Obligation du juge national d’adopter les mesures nécessaires pour protéger le consommateur des conséquences particulièrement préjudiciables (Directive du Conseil 93/13, art. 6, § 1) (voir points 54-59, 61-64, 66-73, disp. 2) |
Dispositif
| 1) | L’article 3, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, doit être interprété en ce sens que : sont susceptibles de constituer des clauses abusives, au sens de cette disposition, des clauses figurant dans un contrat de prêt en vertu desquelles le montant emprunté est libellé en devise étrangère et est, dans un premier temps, versé par la banque, dans cette devise, sur un compte bloqué avant d’être, dans un second temps, converti par celle-ci en monnaie nationale ou en monnaie de réserve et porté au crédit du compte courant de l’emprunteur, lorsque de telles clauses ont pour effet, d’une part, de transférer le risque de change entièrement vers le consommateur en cas d’appréciation importante de la devise étrangère et, d’autre part, de faire bénéficier l’établissement de crédit, au détriment du consommateur, d’un avantage lié aux modalités de conversion du prêt non spécifiquement convenu entre les parties au moment de la conclusion du contrat. |
| 2) | L’article 6, paragraphe 1, de la directive 93/13 doit être interprété en ce sens que : un juge national, lorsqu’il a constaté le caractère abusif de clauses figurant dans un contrat de prêt libellé en devise étrangère, ne peut considérer que ce prêt a en réalité été libellé en monnaie nationale ou en monnaie de réserve de l’État membre concerné que lorsque l’annulation intégrale de ce contrat de crédit qu’implique la suppression de ces clauses expose le consommateur à des conséquences particulièrement préjudiciables et qu’une telle révision du contrat est possible en vertu d’une disposition de droit national à caractère supplétif ou d’une disposition législative applicable en cas d’accord des parties au contrat. À défaut de telles dispositions de droit national, le niveau élevé de protection du consommateur prescrit par la directive 93/13 exige que le juge national prenne, en tenant compte de l’ensemble de son droit interne, toutes les mesures nécessaires afin de protéger le consommateur de telles conséquences, de manière à garantir à ce dernier qu’il se trouve en définitive dans la situation qui aurait été la sienne si les clauses jugées abusives n’avaient jamais existé. |
Ordonnance CJUE — 62020CO0054
21/12/2023
Ordonnance CJUE — 62020CO0054_INF
21/12/2023
Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 19 décembre 2023.#Procédure pénale contre L.D.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence d’indication des raisons justifiant la nécessité d’une réponse aux questions préjudicielles – Exigence d’indication du lien entre les dispositions de droit de l’Union dont l’interprétation est demandée et la législation nationale applicable – Absence de précisions suffisantes – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-223/23.
19/12/2023
Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 19 décembre 2023.#Procédure pénale contre L.D.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence d’indication des raisons justifiant la nécessité d’une réponse aux questions préjudicielles – Exigence d’indication du lien entre les dispositions de droit de l’Union dont l’interprétation est demandée et la législation nationale applicable – Absence de précisions suffisantes – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-223/23.
19/12/2023