| CELEX | E2026C0052 |
| Type | Acte AELE |
| Date | jeudi 18 juin 2026 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2026/1374 | 18.6.2026 |
DÉCISION DE L’AUTORITÉ DE SURVEILLANCE AELE
du 4 mars 2026
modifiant les règles de fond dans le domaine des aides d’État en modifiant les lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021 [2026/1374]
L’Autorité de surveillance AELE (ci-après l’«Autorité»),
VU:
l’accord sur l’Espace économique européen (ci-après l’«accord EEE»), et notamment ses articles 61 à 63 et son protocole 26,
l’accord entre les États de l’AELE relatif à l’institution d’une Autorité de surveillance et d’une Cour de justice (ci-après l’«accord Surveillance et Cour de justice»), et notamment son article 24 et son article 5, paragraphe 2, point b),
CONSIDÉRANT CE QUI SUIT:
Aux termes de l’article 24 de l’accord Surveillance et Cour de justice, l’Autorité applique les dispositions de l’accord EEE en matière d’aides publiques.
Aux termes de l’article 5, paragraphe 2, point b), de l’accord Surveillance et Cour de justice, l’Autorité publie des notes ou des directives sur les sujets traités dans l’accord EEE, si celui-ci ou l’accord Surveillance et Cour de justice le prévoient expressément, ou si l’Autorité le juge nécessaire.
Le 16 décembre 2020, l’Autorité a adopté la décision no 156/20/COL portant adoption de lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021 (ci-après les «lignes directrices du SEQE de l’Autorité») (1). Le 26 janvier 2022, l’Autorité a adopté la décision no 010/22/COL complétant les lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021 (2).
Ces lignes directrices correspondent aux lignes directrices de la Commission européenne (ci-après la «Commission») concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021, adoptées le 21 septembre 2020 (ci-après les «lignes directrices du SEQE de la Commission») (3) et complétées par la communication de la Commission du 24 novembre 2021 complétant les lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021 (4).
Le 23 décembre 2025, la Commission a adopté une communication modifiant les lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021 (ci-après les «modifications apportées aux lignes directrices du SEQE de la Commission») (5).
Les modifications apportées aux lignes directrices du SEQE de la Commission présentent également de l’intérêt pour l’Espace économique européen (ci-après l’«EEE»).
Une application uniforme des règles de l’EEE en matière d’aides d’État doit être garantie dans l’ensemble de l’EEE conformément à l’objectif d’homogénéité établi à l’article 1er de l’accord EEE.
Il convient de modifier les lignes directrices du SEQE de l’Autorité à la lumière des modifications apportées aux lignes directrices du SEQE de la Commission (6).
Les présentes modifications des lignes directrices du SEQE de l’Autorité fournissent un facteur actualisé pour le calcul des montants de compensation des coûts des émissions indirectes supportés par les bénéficiaires à partir de 2026, allongent la liste des secteurs éligibles, prévoient la possibilité pour les États de l’AELE de notifier, sous certaines conditions, des secteurs ou sous-secteurs qui ne figurent pas à l’annexe I des lignes directrices du SEQE de l’Autorité et augmentent l’intensité d’aide maximale pour les secteurs déjà considérés comme exposés à un risque réel de fuite de carbone. L’objectif est d’atténuer les risques de fuite de carbone dans l’EEE. Ces modifications constituent des éléments importants à la fois pour garantir la proportionnalité des mesures d’aide accordées au titre des lignes directrices du SEQE de l’Autorité et pour réduire les risques de fuite de carbone, et sont donc, conformément aux points 67 et 68 des lignes directrices du SEQE de l’Autorité, applicables à partir du 1er janvier 2026. Toutefois, les modifications apportées à l’annexe I, sous la forme du tableau 2, des lignes directrices du SEQE de l’Autorité, s’appliqueront aux coûts supportés à partir du 1er janvier 2025, ce qui signifie que lorsque les États de l’AELE choisissent de compenser les coûts des émissions indirectes supportés par les nouveaux secteurs, ils peuvent déjà le faire pour les coûts de 2025.
En outre, le règlement délégué (UE) 2024/873 de la Commission (7) , (8) a adapté l’approche relative à l’allocation de quotas à titre gratuit pour les référentiels de produits pour lesquels l’interchangeabilité combustibles/électricité a été établie, dans le droit fil de l’article 10 bis, paragraphe 6, de la directive 2003/87/CE (9) , (10). Il convient par conséquent d’adapter les lignes directrices du SEQE de l’Autorité à partir du 1er janvier 2026 en ce qui concerne les produits concernés, de façon que les producteurs ne reçoivent pas une double compensation pour les mêmes émissions du fait du bénéfice simultané de l’allocation de quotas à titre gratuit et de la compensation des coûts des émissions indirectes. En principe, l’absence de double compensation devrait être garantie en déduisant la valeur des quotas reçus à titre gratuit qui peuvent être alloués pour les émissions indirectes du montant de la compensation des coûts des émissions indirectes accordée au titre des lignes directrices. L’Autorité prévoit d’introduire de telles modifications en 2026, dans le prolongement de modifications correspondantes qui devraient être apportées aux lignes directrices du SEQE de la Commission.
Conformément au point II de la section «REMARQUE GÉNÉRALE» de l’annexe XV de l’accord EEE, l’Autorité doit adopter, après consultation de la Commission, des actes correspondant à ceux adoptés par cette dernière.
AYANT consulté la Commission,
AYANT consulté les États de l’AELE (11),
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
L’Autorité apporte des modifications à ses lignes directrices du SEQE. Les modifications figurent en annexe de la présente décision, dont elles font partie intégrante.
Article 2
L’Autorité applique les principes énoncés dans les modifications apportées à ses lignes directrices du SEQE avec effet au 1er janvier 2026. Pour les coûts supportés à partir du 1er janvier 2025, les États de l’AELE peuvent se référer à l’annexe I et aux points 27 et 31 desdites lignes directrices tels qu’ils ont été modifiés.
Le texte en langue anglaise de la présente décision est le seul faisant foi.
Fait à Bruxelles.
Par l’Autorité de surveillance AELE
Arne RØKSUND
Président
Membre du Collège compétent
Árni Páll ARNASON
Membre du Collège
Nuscha WIECZOREK
Membre du Collège
Melpo-Menie JOSÉPHIDÈS
Contreseing en qualité de directrice
du département des affaires juridiques et administratives
(1) JO L 130 du 15.4.2021, p. 3, et supplément EEE no 27 du 15.4.2021, p. 3.
(2) JO L 204 du 4.8.2022, p. 3, et supplément EEE no 51 du 4.8.2022, p. 1.
(3) JO C 317 du 25.9.2020, p. 5.
(4) JO C 528 du 30.12.2021, p. 1.
(6) Document no 1583890.
(7) Règlement délégué (UE) 2024/873 de la Commission du 30 janvier 2024 modifiant le règlement délégué (UE) 2019/331 en ce qui concerne les règles transitoires pour l’ensemble de l’Union concernant l’allocation harmonisée de quotas d’émission à titre gratuit (JO L, 2024/873, 4.4.2024).
(8) Tel qu’intégré dans l’accord EEE par la décision du Comité mixte de l’EEE no 108/2025 du 8 mai 2025 modifiant l’annexe XX (Environnement) de l’accord EEE (JO L, 2025/1368, 24.7.2025 et supplément EEE no 46 du 24.7.2025, p. 28).
(9) Directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil (JO L 275 du 25.10.2003, p. 32).
(10) Tel qu’intégrée dans l’accord EEE par la décision du Comité mixte de l’EEE no 146/2007 du 26 octobre 2007 modifiant l’annexe XX (Environnement) de l’accord EEE (JO L 100 du 10.4.2008, p. 92, et supplément EEE no 19 du 10.4.2008, p. 90).
(11) L’article 1er, point b), de l’accord Surveillance et Cour de justice dispose qu’«[o]n entend par “États de l’AELE”: la République d’Islande et le Royaume de Norvège et, dans les conditions fixées par l’article 1er, paragraphe 2, du protocole portant adaptation de l’accord entre les États de l’AELE relatif à l’institution d’une Autorité de surveillance et d’une Cour de justice, la Principauté de Liechtenstein».
ANNEXE
Modifications apportées aux lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021
Les lignes directrices concernant certaines aides d’État dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre après 2021 (1) sont modifiées comme suit:
| 1. | Le point 15, 10), est remplacé par le texte suivant: «“facteur d'émission de CO2”: la moyenne pondérée, en tCO2/MWh, de l'intensité de CO2 correspondant à l'électricité produite à partir de combustibles fossiles dans différentes régions géographiques. La pondération reflète la production d’électricité combinée des combustibles fossiles dans la région géographique considérée. Le facteur de CO2 constitue le quotient des données d’émission d’équivalent CO2 de l’industrie énergétique par le chiffre de la production brute d’électricité reposant sur les combustibles fossiles en TWh. Aux fins des présentes lignes directrices (*1), les régions sont définies comme des zones géographiques a) composées de sous-secteurs regroupés par l’intermédiaire de bourses de l’électricité, ou b) dans lesquelles il n’existe pas de congestion déclarée; dans les deux cas, les prix horaires à un jour sur les bourses de l’électricité au sein des zones affichent une divergence de prix en euros (aux taux de change quotidiens de la BCE) de 1 % au maximum pour un nombre important des heures totales d’une année. Cette différenciation régionale reflète l’importance des centrales à combustibles fossiles pour le prix final fixé sur le marché de gros, ainsi que leur rôle en tant que centrales marginales dans l’ordre de mérite. Le simple fait que l’électricité fasse l’objet d’échanges entre deux États de l’EEE ne permet pas de conclure automatiquement à l’existence d’une région supranationale. Compte tenu du manque de données pertinentes au niveau infranational, les régions géographiques englobent l’intégralité du territoire d’un ou de plusieurs États de l’EEE. Sur cette base, il est possible de définir les régions géographiques suivantes: Espagne et Portugal, Lituanie, Lettonie et Estonie, Allemagne et Luxembourg, Bulgarie et Roumanie, et tous les autres États de l’EEE séparément, y compris l’Islande et la Norvège (*2). Les facteurs d’émission de CO2 régionaux maximaux correspondants, qui s’appliquent en tant que valeurs maximales lorsque l’État de l’AELE membre de l’EEE procédant à une notification n’a pas établi d’appréciation du facteur de CO2 fondé sur le marché conformément au point 11), sont énumérés à l’annexe III. Un État de l’AELE membre de l’EEE peut demander à l’Autorité de calculer le facteur d’émission de CO2 sur la base des données disponibles en 2026 et peut notifier le facteur d’émission de CO2 qui en résulte comme une modification de son régime. Ce facteur d’émission de CO2 actualisé peut s’appliquer aux coûts supportés à partir de 2026. Ce facteur d’émission de CO2 actualisé n’a pas d’incidence sur les facteurs d’émission de CO2 des autres États de l’EEE indiqués à l’annexe III. Afin de garantir l’égalité de traitement entre les sources d’électricité et d’éviter de possibles abus, le même facteur d’émission de CO2 s’applique à toutes les sources d’approvisionnement en électricité (production propre, contrats de fourniture d’électricité ou approvisionnement par le réseau) et à tous les bénéficiaires dans l’État de l’EEE concerné. Si le facteur d’émission de CO2 régional maximal indiqué à l’annexe III est inférieur d’au moins 15 % au facteur d’émission de CO2 régional maximal indiqué précédemment dans ladite annexe ou au facteur fondé sur le marché, approuvé avant le 1er janvier 2026, les États de l’AELE membres de l’EEE concernés peuvent notifier une période transitoire leur permettant de passer du facteur d’émission de CO2 régional maximal applicable précédemment au facteur d’émission de CO2 régional maximal actualisé prévu par les présentes lignes directrices pour l’année t, à partir de 2026, en procédant par réductions annuelles égales. Le facteur d’émission de CO2 régional maximal actualisé indiqué à l’annexe III s’applique pour l’année t = 2030 au plus tard; (*1) Les présentes lignes directrices ne peuvent être considérées comme des instruments législatifs et ne doivent donc pas être intégrées dans l’accord EEE par le Comité mixte de l’EEE. L’Autorité est compétente pour fixer les règles pertinentes applicables aux États de l’AELE membres de l’EEE, y compris la méthode de fixation des facteurs d’émission de CO2. Voir plus loin le point 69 des présentes lignes directrices." (*2) La région géographique du Liechtenstein et le facteur d’émission de CO2 applicable seront établis à un stade ultérieur.»." () Les présentes lignes directrices ne peuvent être considérées comme des instruments législatifs et ne doivent donc pas être intégrées dans l’accord EEE par le Comité mixte de l’EEE. L’Autorité est compétente pour fixer les règles pertinentes applicables aux États de l’AELE membres de l’EEE, y compris la méthode de fixation des facteurs d’émission de CO2. Voir plus loin le point 69 des présentes lignes directrices. () La région géographique du Liechtenstein et le facteur d’émission de CO2 applicable seront établis à un stade ultérieur.». |
| 2. | Le point 21 est remplacé par le texte suivant: «Pour limiter le risque de distorsion de la concurrence au sein du marché intérieur, l’aide doit être limitée aux secteurs qui sont exposés à un risque réel de fuite de carbone en raison des coûts indirects significatifs qu’ils supportent effectivement du fait de la répercussion des coûts des émissions de gaz à effet de serre sur les prix de l’électricité. Aux fins des présentes lignes directrices, on considère qu’il existe un risque réel de fuite de carbone lorsque le bénéficiaire exerce ses activités dans un des secteurs énumérés à l’annexe I. Un secteur ou sous-secteur qui ne figure pas à l’annexe I mais satisfait aux critères pour y figurer (*3) peut également être considéré comme étant admissible au bénéfice de l’aide, pour autant que les États de l’AELE membres de l’EEE apportent la preuve du respect desdits critères au moyen de données représentatives de ce secteur ou sous-secteur au niveau de l’EEE, vérifiées par un expert indépendant et fondées sur une période constituée au moins des trois dernières années pour lesquelles des données sont disponibles. Si les États de l’AELE membres de l’EEE prévoient d’étendre leurs régimes respectifs à un nouveau secteur ou sous-secteur, ils doivent notifier toute modification en ce sens à l’Autorité. Les États de l’AELE membres de l’EEE peuvent prévoir dans leurs régimes l’engagement d’inclure à l’avenir tous les secteurs ou sous-secteurs supplémentaires dont l’éligibilité a été démontrée par un autre État de l’EEE et approuvée par l’Autorité ou par la Commission, et d’informer l’Autorité chaque fois qu’ils procèdent à une telle inclusion. (*3) Ces critères sont une intensité des échanges supérieure à 20 % et une intensité d’émissions indirectes de plus de 0,32 kg de CO2/EUR, ce qui conduit à un indicateur indirect de fuite de carbone supérieur à 0,064. La méthode est décrite plus en détail dans le document de travail des services de la Commission SWD(2020) 190 final.»." () Ces critères sont une intensité des échanges supérieure à 20 % et une intensité d’émissions indirectes de plus de 0,32 kg de CO2/EUR, ce qui conduit à un indicateur indirect de fuite de carbone supérieur à 0,064. La méthode est décrite plus en détail dans le document de travail des services de la Commission SWD(2020) 190 final.». |
| 3. | Le point 27 est remplacé par le texte suivant: «L’aide est proportionnée et a un effet négatif suffisamment limité sur la concurrence et les échanges si elle n’excède pas 80 % des coûts des émissions indirectes supportés pour les secteurs énumérés dans le tableau 1 de l’annexe I et 75 % pour les secteurs énumérés dans le tableau 2 de l’annexe I ou tout autre secteur considéré comme étant admissible conformément à la procédure prévue au point 21. Le référentiel d’efficacité pour la consommation d’électricité garantit que le soutien aux processus de production inefficaces reste limité et maintient l’incitation à diffuser les technologies les plus efficaces sur le plan énergétique.». |
| 4. | Le point 31 est remplacé par le texte suivant: «Étant donné que, pour certains secteurs, l’intensité d’aide de 80 % pour les secteurs énumérés dans le tableau 1 de l’annexe I et de 75 % pour les secteurs énumérés dans le tableau 2 de l’annexe I ou tout autre secteur considéré comme étant admissible conformément à la procédure prévue au point 21 pourrait ne pas être suffisante pour garantir une protection adéquate contre le risque de fuite de carbone, les États de l’AELE membres de l’EEE peuvent au besoin limiter le montant des coûts indirects à verser au niveau de l’entreprise à 1,5 % de la valeur ajoutée brute de l’entreprise concernée au cours de l’année t. La valeur ajoutée brute de l’entreprise correspond au chiffre d’affaires, augmenté de la production immobilisée et des autres produits d’exploitation, corrigé des variations des stocks, diminué des acquisitions de biens et de services (hors dépenses de personnel) et des autres taxes sur les produits liés au chiffre d’affaires mais non déductibles ainsi que des droits et taxes liés à la production. Elle peut aussi être obtenue en ajoutant à l’excédent brut d’exploitation les dépenses de personnel. La valeur ajoutée exclut les recettes et les dépenses portées dans les comptes de l’entreprise aux postes financiers ou exceptionnels. La valeur ajoutée au coût des facteurs est exprimée “brute” des corrections de valeur (par exemple au titre de la dépréciation) (*4). (*4) Code 12 15 0 du cadre juridique établi par le règlement (CE) no 295/2008 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2008 relatif aux statistiques structurelles sur les entreprises (JO L 97 du 9.4.2008, p. 13).»." () Code 12 15 0 du cadre juridique établi par le règlement (CE) no 295/2008 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2008 relatif aux statistiques structurelles sur les entreprises (JO L 97 du 9.4.2008, p. 13).». |
| 5. | Le point 55 a) est remplacé par le texte suivant:
|
| 6. | Le point 55 c) est remplacé par le texte suivant:
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| 7. | Au point 55, un nouveau point d) est ajouté après le point c):
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| 8. | Le point 67 est remplacé par le texte suivant: «Les facteurs d’émission de CO2 et les régions géographiques actualisés seront appliqués du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030. En 2026, l’Autorité complétera les présentes lignes directrices par des référentiels d’efficacité pour la consommation d’électricité pour les secteurs ajoutés à la liste modifiée des secteurs éligibles figurant à l’annexe I et, en 2026 ou 2027, par un ajustement visant à remédier aux chevauchements, en ce qui concerne la fabrication d’engrais et de composés azotés (NACE 20.15) et l’extraction de minerais de fer (NACE 07.10), entre les aides octroyées conformément aux présentes lignes directrices et l’obligation de restituer des certificats au titre du règlement (UE) 2023/956 du Parlement européen et du Conseil (*5) pour les émissions indirectes (*6), conformément aux modifications correspondantes qui devraient être apportées aux lignes directrices de la Commission concernant le SEQE. Les États de l’AELE membres de l’EEE sont par conséquent tenus de modifier leurs régimes respectifs, s’il y a lieu, afin de les mettre en conformité avec les présentes lignes directrices telles qu’elles ont été modifiées. (*5) Règlement (UE) 2023/956 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 établissant un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (JO L 130 du 16.5.2023, p. 52, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/956/oj). Actuellement, aucun chevauchement de ce type n’existe dans les États de l’AELE membres de l’EEE, étant donné que le règlement n’est pas intégré dans l’accord EEE, mais une fois qu’il le sera, de tels chevauchements sont susceptibles de se produire." (*6) Tel est le cas lorsque ces produits figurent à l’annexe I dudit règlement, mais pas à l’annexe II de celui-ci.»." () Règlement (UE) 2023/956 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 établissant un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (JO L 130 du 16.5.2023, p. 52, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/956/oj). Actuellement, aucun chevauchement de ce type n’existe dans les États de l’AELE membres de l’EEE, étant donné que le règlement n’est pas intégré dans l’accord EEE, mais une fois qu’il le sera, de tels chevauchements sont susceptibles de se produire. () Tel est le cas lorsque ces produits figurent à l’annexe I dudit règlement, mais pas à l’annexe II de celui-ci.». |
| 9. | Un nouveau point 70 est ajouté: «L’Autorité propose les mesures utiles suivantes aux États de l’AELE membres de l’EEE en vertu de l’article 1er, paragraphe 1, de la partie I du protocole 3:
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| 10. | L’annexe I est remplacée par le texte suivant: «ANNEXE I Secteurs considérés comme exposés à un risque réel de fuite de carbone en raison des coûts des émissions indirectes Tableau 1
Tableau 2
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| 11. | L’annexe III est remplacée par le texte suivant: «Annexe III Facteurs d’émission de CO2 régionaux maximaux dans différentes régions géographiques (tCO2/MWh) (*10)
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(*1) Les présentes lignes directrices ne peuvent être considérées comme des instruments législatifs et ne doivent donc pas être intégrées dans l’accord EEE par le Comité mixte de l’EEE. L’Autorité est compétente pour fixer les règles pertinentes applicables aux États de l’AELE membres de l’EEE, y compris la méthode de fixation des facteurs d’émission de CO2. Voir plus loin le point 69 des présentes lignes directrices.
(*2) La région géographique du Liechtenstein et le facteur d’émission de CO2 applicable seront établis à un stade ultérieur.».
(*3) Ces critères sont une intensité des échanges supérieure à 20 % et une intensité d’émissions indirectes de plus de 0,32 kg de CO2/EUR, ce qui conduit à un indicateur indirect de fuite de carbone supérieur à 0,064. La méthode est décrite plus en détail dans le document de travail des services de la Commission SWD(2020) 190 final.».
(*4) Code 12 15 0 du cadre juridique établi par le règlement (CE) no 295/2008 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2008 relatif aux statistiques structurelles sur les entreprises (JO L 97 du 9.4.2008, p. 13).».
(*5) Règlement (UE) 2023/956 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 établissant un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (JO L 130 du 16.5.2023, p. 52, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/956/oj). Actuellement, aucun chevauchement de ce type n’existe dans les États de l’AELE membres de l’EEE, étant donné que le règlement n’est pas intégré dans l’accord EEE, mais une fois qu’il le sera, de tels chevauchements sont susceptibles de se produire.
(*6) Tel est le cas lorsque ces produits figurent à l’annexe I dudit règlement, mais pas à l’annexe II de celui-ci.».
(1) JO L 130 du 15.4.2021, p. 3, et supplément EEE no 27 du 15.4.2021, p. 3; lignes directrices telles que complétées par le JO L 204 du 4.8.2022, p. 3 et le supplément EEE no 51 du 4.8.2022, p. 1.
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2026/1374/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Arrêt de la Cour du 11 mars 2026 dans l’affaire E-22/25 — Autorité de surveillance AELE contre Royaume de Norvège [Manquement d’un État de l’AELE à ses obligations – Défaut de mise en œuvre – Règlement (UE) 2019/881 – Cybersécurité – Communications électroniques, services audiovisuels et société de l’information]
18/06/2026
Arrêt de la Cour du 11 mars 2026 dans l’affaire E-19/25 — Autorité de surveillance AELE contre Royaume de Norvège [Manquement d’un État de l’AELE à ses obligations – Défaut de mise en œuvre – Directive (UE) 2016/1148 – Cybersécurité des réseaux et des systèmes d’information – Communications électroniques, services audiovisuels et société de l’information]
18/06/2026
Arrêt de la Cour du 11 mars 2026 dans l’affaire E-20/25 — Autorité de surveillance AELE contre Royaume de Norvège [Manquement d’un État de l’AELE à ses obligations – Défaut de mise en œuvre – Règlement d’exécution (UE) 2018/151 de la Commission – Sécurité des réseaux et des systèmes d’information – Communications électroniques, services audiovisuels et société de l’information]
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Arrêt de la Cour du 5 mars 2026 dans les affaires jointes E-31/24 et E-32/24 — Toska ehf. et Lyf og heilsa hf. et SKEL fjárfestingafélag hf. contre l’Autorité de surveillance AELE (Recours en annulation d’une décision de l’Autorité de surveillance AELE – Droit de la concurrence – Décision d’inspection – Obligation de motivation – Indices suffisamment sérieux – Affectation des échanges – Ne bis in idem)
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