1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne a jugé recevable un recours en annulation dirigé contre l'identification de l'acrylamide comme substance extrêmement préoccupante (SVHC) par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), avant même sa publication sur la liste des substances candidates. Cet arrêt précise que la décision d'identification, en tant qu'acte faisant grief, peut être contestée dès son adoption, indépendamment de sa publication ultérieure. Pour le praticien français, cette décision clarifie les voies de recours possibles contre les décisions de l'ECHA dans le cadre du règlement REACH.
26 septembre 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en carence de Pioneer Hi-Bred International contre la Commission, estimant que cette dernière n'avait pas l'obligation de soumettre une proposition de décision au Conseil concernant l'autorisation de mise sur le marché d'un organisme génétiquement modifié. L'arrêt précise les limites de l'obligation d'agir de la Commission dans le cadre de la procédure d'autorisation des OGM.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire, que dans le cadre d'une procédure de déchéance pour défaut d'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne, le titulaire de la marque supporte la charge de la preuve. Elle a jugé que la chambre de recours de l'EUIPO n'est pas tenue d'examiner d'office des faits ou preuves complémentaires que le titulaire aurait pu produire en première instance, et qu'elle peut valablement rejeter des preuves tardives, même si elles sont produites pour la première fois devant elle, en application de la règle 40, paragraphe 5, du règlement d'exécution.
26 septembre 2013
Dans l'arrêt C-546/11, la CJUE interprète la directive 2000/78/CE relative à l'égalité de traitement en matière d'emploi. Elle juge qu'une réglementation nationale refusant le versement d'un traitement de mise en disponibilité aux fonctionnaires ayant atteint 65 ans et pouvant bénéficier d'une pension de retraite constitue une discrimination directe fondée sur l'âge. Cette différence de traitement peut toutefois être objectivement et raisonnablement justifiée par un objectif légitime de politique de l'emploi et du marché du travail, sous réserve que les moyens mis en œuvre soient appropriés et nécessaires.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation espagnole, en étendant le régime particulier de TVA des agences de voyages à des opérateurs autres que les agences vendant à des voyageurs, et en excluant certaines ventes au public de ce régime, méconnaît la directive TVA. Elle a également censuré la pratique espagnole consistant à mentionner sur les factures un montant de TVA déductible non lié à la taxe acquittée en amont, ainsi que la détermination globale de la base d'imposition sur une période donnée. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'importance de la stricte interprétation des notions de "voyageur" et de "client" dans le régime de la marge, et interdit toute extension du champ d'application ou modalité de calcul dérogatoire non prévue par le droit de l'Union.
26 septembre 2013
Dans l'arrêt C-269/11 du 26 septembre 2013, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la République tchèque a manqué à ses obligations en appliquant le régime particulier de TVA des agences de voyages (articles 306 à 310 de la directive 2006/112/CE) à des prestations fournies à des assujettis (clients professionnels) et non aux seuls voyageurs. La Cour précise que les notions de « voyageur » et de « client » sont distinctes, le régime spécial ne s'appliquant qu'aux prestations destinées aux voyageurs, c'est-à-dire aux personnes physiques non assujetties. Cet arrêt clarifie donc le champ d'application strict de ce régime particulier en droit français, excluant les prestations B2B.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'arrêt C-431/11, a annulé la décision du Conseil relative à la modification de l'annexe VI de l'accord EEE concernant la coordination des systèmes de sécurité sociale. La Cour a jugé que la base juridique retenue par le Conseil (article 79, paragraphe 2, sous b), TFUE, relatif à la politique d'immigration) était erronée, car la mesure relevait en réalité de l'article 48 TFUE, qui concerne la libre circulation des travailleurs et la coordination des régimes de sécurité sociale. Cette décision précise donc les limites de la compétence de l'Union en matière d'immigration et réaffirme le lien fondamental entre la coordination de la sécurité sociale et la libre circulation des personnes.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le Portugal a manqué à ses obligations en appliquant le régime particulier de TVA des agences de voyages (articles 306 à 310 de la directive 2006/112/CE) à des prestations fournies à des personnes autres que les voyageurs, notamment des entreprises. L'arrêt précise que les notions de « voyageur » et de « client » sont distinctes et que le régime spécial ne s'applique qu'aux prestations rendues directement au voyageur, excluant ainsi les opérations entre professionnels (B2B). Cette décision clarifie la portée du régime optionnel de marge bénéficiaire pour les agences de voyages, en limitant son champ d'application aux seules prestations fournies aux consommateurs finaux.
26 septembre 2013
Dans l'arrêt *Ottica New Line* (C-539/11), la CJUE a jugé qu'une législation régionale italienne subordonnant l'ouverture de nouveaux magasins d'optique à une autorisation fondée sur des quotas démographiques et géographiques constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par des objectifs de santé publique, car elle n'est pas apte à garantir de manière cohérente et systématique un accès équilibré aux soins et va au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les réglementations nationales ou locales limitant l'installation de commerces pour des motifs de santé publique doivent être strictement proportionnées et cohérentes pour être valides au regard du droit de l'UE.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 1371/2007 ne permet pas aux transporteurs ferroviaires d'exclure l'indemnisation des voyageurs en cas de retard pour cause de force majeure. Elle a également précisé que l'organisme national chargé de l'application de ce règlement peut imposer au transporteur de modifier ses conditions générales d'indemnisation pour les rendre conformes au droit de l'Union.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne confirme l'approche de la Commission imputant à une société mère le comportement infractionnel de sa filiale en matière d'ententes, dès lors que la mère exerce une influence déterminante. L'arrêt précise que la responsabilité de la société mère peut être engagée sans qu'il soit nécessaire d'établir son implication directe dans l'infraction, et que le principe d'égalité de traitement ne s'oppose pas à ce que des sociétés mères d'un même groupe soient traitées différemment selon leur degré de coopération. Cette décision renforce la portée de la responsabilité parentale en droit de la concurrence de l'UE.
26 septembre 2013
La Cour précise la notion d'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne, en jugeant qu'une déclaration sur l'honneur peut constituer un moyen de preuve valable, à condition d'être corroborée par d'autres éléments. Elle rappelle également que le Tribunal ne peut réformer une décision de l'EUIPO que dans la limite des conclusions et moyens présentés par les parties, et non au-delà de ce que demande une partie intervenante.
26 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'imputation à une société mère du comportement infractionnel de sa filiale en matière de droit de la concurrence (entente sur le marché espagnol du tabac brut). La Cour rappelle que la Commission peut présumer l'exercice d'une influence déterminante lorsque la société mère détient la totalité ou la quasi-totalité du capital de la filiale, et que cette présomption est réfragable. L'arrêt aborde également les principes d'égalité de traitement, de proportionnalité de l'amende et l'étendue du contrôle juridictionnel, en précisant que le juge de l'Union ne peut statuer ultra petita.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Finlande a manqué à ses obligations en appliquant le régime particulier de TVA des agences de voyages (articles 306 à 310 de la directive 2006/112/CE) à des prestations fournies à des personnes autres que les voyageurs, comme des entreprises. L'arrêt précise que les notions de "voyageur" et de "client" ne sont pas interchangeables et que ce régime spécial ne peut bénéficier qu'aux opérations effectuées directement au profit du voyageur final. Cette décision clarifie le champ d'application strict du régime de la marge bénéficiaire pour les agences de voyages, excluant les prestations inter-entreprises.
26 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Italie a manqué à ses obligations en appliquant le régime particulier de TVA des agences de voyages (articles 306 à 310 de la directive 2006/112/CE) à des prestations fournies à des assujettis (clients professionnels), et non aux seuls voyageurs. L'arrêt précise que les notions de "voyageur" et de "client" ne sont pas interchangeables et que ce régime dérogatoire ne vise que les prestations destinées aux voyageurs, c'est-à-dire aux particuliers non assujettis. Cette décision clarifie le champ d'application strict de ce régime optionnel pour les professionnels du droit fiscal français.
26 septembre 2013
Le Tribunal de l'UE a jugé que la Commission européenne a commis une carence en omettant de soumettre au Conseil une proposition de décision concernant la mise sur le marché d'un maïs génétiquement modifié (OGM) de Pioneer Hi-Bred, après que le comité d'appel n'ait pas rendu d'avis. Cette décision clarifie les obligations procédurales de la Commission dans le cadre de la directive 2001/18/CE, en rappelant qu'elle ne peut pas bloquer indéfiniment une procédure d'autorisation en l'absence d'avis du Conseil. Pour le praticien français, cet arrêt souligne les voies de recours possibles (carence) contre l'inertie de la Commission dans les processus d'autorisation des OGM.
26 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre une décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) identifiant une substance comme extrêmement préoccupante (SVHC) au titre du règlement REACH. La Cour juge qu'un tel recours est recevable dès l'adoption de la décision par l'ECHA, et non pas seulement à compter de la publication de la liste des substances candidates sur son site internet. Cette solution clarifie le point de départ du délai de recours pour les actes préparatoires à l'inscription sur cette liste.
26 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'imputabilité à une société mère du comportement infractionnel de sa filiale en matière d'ententes, notamment en exigeant une motivation renforcée de la part de la Commission. Il rappelle que le principe d'égalité de traitement et le droit à un procès équitable limitent le pouvoir de pleine juridiction du juge de l'Union, qui ne peut statuer ultra petita. Enfin, il confirme que l'effet dissuasif d'une amende ne justifie pas à lui seul une rupture d'égalité entre les entreprises participantes.
26 septembre 2013
26 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le régime particulier de TVA applicable aux agences de voyages (articles 306 à 310 de la directive 2006/112/CE) ne peut être étendu à des prestations fournies à des personnes autres que le voyageur lui-même. La Cour juge que la législation portugaise, en appliquant ce régime à des opérateurs économiques (clients professionnels) et non aux seuls voyageurs finals, méconnaît le champ d'application de la directive. Cette décision clarifie la distinction entre les notions de "voyageur" et de "client", confirmant que le régime particulier est réservé aux prestations destinées aux voyageurs.
26 septembre 2013