1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281L'arrêt Demirkan (C-221/11) de la CJUE interprète la clause de standstill de l'article 41, paragraphe 1, du protocole additionnel à l'accord d'association CEE-Turquie. Il précise que cette clause ne confère pas aux ressortissants turcs un droit d'entrée dans un État membre pour bénéficier de prestations de services en tant que destinataires passifs (ex. visites familiales). La Cour limite ainsi la portée de la libre prestation des services aux prestataires actifs, excluant les simples bénéficiaires de services.
24 septembre 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE déclare irrecevable le recours introduit par Luigi Marcuccio contre la Commission européenne, au motif que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir. Le litige portait sur le paiement d'arriérés de rémunération, mais le Tribunal a considéré que la demande était manifestement irrecevable. Cette décision rappelle l'exigence stricte d'un intérêt personnel et actuel pour saisir le juge de l'Union en matière de fonction publique.
20 septembre 2013
Le Tribunal de la fonction publique de l'UE a rejeté comme manifestement irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission, faute d'intérêt à agir. Le requérant contestait le paiement d'arriérés de rémunération, mais le Tribunal a estimé qu'il ne justifiait pas d'un intérêt personnel et actuel à obtenir l'annulation de l'acte attaqué. Cette ordonnance rappelle la rigueur procédurale imposée aux fonctionnaires pour démontrer leur intérêt à agir en matière de rémunération.
20 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles le titulaire d'une marque peut mettre fin à une exploitation partagée de celle-ci avec un tiers, consentie antérieurement, pour en recouvrer l'usage exclusif. L'arrêt interprète l'article 5 de la directive 89/104/CEE en jugeant que le consentement donné à un usage partagé n'emporte pas renonciation définitive au droit d'interdire l'usage du signe par le tiers, sauf circonstances particulières établissant une volonté claire du titulaire de ne plus revendiquer son droit exclusif. Cette décision intéresse le praticien français pour la gestion des contrats de coexistence et des actions en contrefaçon.
19 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 1782/2003, en ce qu'il permettait aux États membres d'octroyer un paiement supplémentaire pour des types particuliers d'agriculture et la production de qualité, ne violait pas le principe de non-discrimination. Elle a précisé que la marge d'appréciation laissée aux États membres pour définir les conditions d'octroi de cette aide était compatible avec le droit de l'Union, dès lors qu'elle n'entraînait pas de discrimination entre producteurs nationaux et ceux d'autres États membres.
19 septembre 2013
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 19 septembre 2013 (affaire F-83/08, Gheysens/Conseil) précise les conditions d'engagement des agents contractuels auxiliaires, notamment en ce qui concerne la correspondance entre les types de tâches exercées et les groupes de fonctions, ainsi que la durée de l'engagement. Pour le praticien français, cette décision clarifie les limites du pouvoir d'appréciation de l'administration dans le classement des agents et la qualification des contrats, en rappelant que l'employeur ne peut se soustraire aux règles de correspondance entre les fonctions réellement exercées et le groupe de fonctions attribué.
19 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement (CE) n° 1782/2003 relatif aux paiements directs dans le cadre de la politique agricole commune. Il précise que les États membres disposent d'une marge d'appréciation pour octroyer un paiement supplémentaire à certains types d'agriculture et de production de qualité, sous réserve de ne pas créer de discrimination entre producteurs nationaux. La Cour juge que cette différence de traitement n'est pas contraire aux articles 32 CE et 34 CE (devenus articles 38 TFUE et 40 TFUE) dès lors qu'elle est objectivement justifiée par la poursuite d'un objectif légitime de la PAC.
19 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, pour qualifier une pratique commerciale de trompeuse au sens de la directive 2005/29/CE, il n'est pas nécessaire d'établir un manquement à l'obligation de diligence professionnelle. Une information fausse dans une brochure de vente suffit à caractériser une pratique trompeuse, indépendamment de la faute du professionnel. Cette décision précise le champ d'application de la notion de pratique commerciale trompeuse en droit de la consommation.
19 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles le titulaire d'une marque peut mettre fin à une exploitation partagée de celle-ci avec un tiers, lorsque ce dernier utilise un signe identique avec son consentement. Elle juge que le titulaire peut reprendre l'usage exclusif de sa marque, à moins que le tiers n'ait acquis un droit propre à son usage, notamment par l'usage prolongé ou l'enregistrement. Cette décision clarifie l'étendue du droit du titulaire sous l'article 5 de la directive 89/104/CEE face à un consentement donné dans le cadre d'une co-exploitation.
19 septembre 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, pour qualifier une pratique commerciale de trompeuse au sens de la directive 2005/29/CE, il n'est pas nécessaire d'établir un manquement à l'obligation de diligence professionnelle. Ainsi, une information fausse dans une brochure de vente constitue en elle-même une pratique trompeuse, indépendamment de la diligence du professionnel.
19 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice précise les limites de la responsabilité solidaire des sociétés mères pour les amendes infligées à leurs filiales en matière de droit de la concurrence. Il rappelle que le principe de responsabilité personnelle interdit d’imputer à une société mère une amende pour des infractions commises par sa filiale avant qu’elle n’en prenne le contrôle, même en cas de continuité économique de l’entité. La décision encadre ainsi la notion d’« entreprise » au sens de l’article 101 TFUE et les pouvoirs de pleine juridiction du Tribunal pour moduler les sanctions.
19 septembre 2013
Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l’UE précise les conditions d’engagement des agents contractuels auxiliaires, notamment la correspondance entre les types de tâches exercées et les groupes de fonctions. Il rappelle que la durée de l’engagement doit être strictement conforme au régime applicable aux autres agents, et que toute erreur de classement dans un groupe de fonctions peut entraîner une requalification du contrat. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les principes de proportionnalité et de sécurité juridique applicables aux recrutements temporaires dans les institutions européennes.
19 septembre 2013
Ces conclusions de l'avocat général portent sur un pourvoi relatif à l'imputabilité à une société mère du comportement infractionnel de ses filiales dans le cadre d'une entente sur le marché des appareillages de commutation à isolation gazeuse. L'avocat général examine notamment la notion d'entreprise en droit de la concurrence, la responsabilité solidaire pour le paiement de l'amende, et les principes de sécurité juridique, d'individualisation des peines, de proportionnalité et d'égalité de traitement.
19 septembre 2013
Cet arrêt de la Cour de justice, rendu en grande chambre, annule l'acte du président du Parlement européen constatant l'adoption définitive du budget 2011. La Cour juge que le Parlement a violé l'article 314, paragraphe 9, TFUE et le principe d'équilibre institutionnel en adoptant le budget sans que le Conseil ait eu la possibilité de se prononcer sur le projet commun issu du comité de conciliation, ce qui constitue un vice de forme substantiel. Cette décision rappelle que la procédure budgétaire est un processus conjoint et équilibré entre les deux branches de l'autorité budgétaire, dont les étapes doivent être rigoureusement respectées.
17 septembre 2013
Dans l'arrêt C-77/11 (Grande chambre, 17 septembre 2013), la Cour de justice de l'Union européenne annule l'acte du président du Parlement européen constatant l'adoption définitive du budget 2011. Elle juge que le Parlement a violé l'article 314, paragraphe 9, TFUE et le principe d'équilibre institutionnel en adoptant le budget sans attendre la fin de la procédure de conciliation, privant ainsi le Conseil de son droit de dernier mot. Cette décision précise les étapes procédurales de la procédure budgétaire annuelle et réaffirme le respect des formes substantielles et de la coopération loyale entre institutions.
17 septembre 2013
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission qui avait considéré que la compensation versée par le département des Hauts-de-Seine à Orange pour le déploiement d'un réseau de très haut débit ne constituait pas une aide d'État. Le Tribunal juge que la Commission aurait dû ouvrir la procédure formelle d'examen en raison de l'existence de difficultés sérieuses, notamment sur la qualification de service d'intérêt économique général, l'existence d'une défaillance du marché et le risque de surcompensation au regard des critères de l'arrêt Altmark.
16 septembre 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à CEPSA pour sa participation à une entente sur le marché espagnol du bitume. Il précise les conditions d'imputabilité du comportement infractionnel à une société mère et rappelle l'obligation pour la Commission de respecter le délai raisonnable de la procédure, ainsi que les conséquences de son non-respect sur le montant de l'amende.
16 septembre 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de M. De Nicola contre la Banque européenne d'investissement (BEI), confirmant que la procédure d'évaluation et de promotion pour l'exercice 2007 était régulière. L'arrêt précise que le comité de recours de la BEI n'a pas commis d'erreur en matière de harcèlement moral et que le délai raisonnable pour agir n'a pas été violé. Cette décision rappelle les limites du contrôle juridictionnel sur les appréciations portées par les organes internes de la BEI en matière de gestion des ressources humaines.
16 septembre 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Dornbracht contre la décision de la Commission condamnant des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des installations sanitaires. L'arrêt confirme la qualification d'infraction unique et continue, la méthode de calcul des amendes et le rejet des circonstances atténuantes invoquées. Cette décision précise les conditions d'application de l'exception d'illégalité et les limites du contrôle de proportionnalité en matière de sanctions pour entente.
16 septembre 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Pologne contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement européen. La Commission avait appliqué une correction financière forfaitaire en raison de l'insuffisance des contrôles effectués par les autorités polonaises sur les mesures de développement rural, notamment pour les zones défavorisées et l'agroenvironnement. L'arrêt confirme que les États membres doivent garantir l'efficacité des contrôles et un régime de sanctions dissuasif pour éviter les corrections financières.
16 septembre 2013