1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Italie contre la décision de la Commission de suspendre les paiements intermédiaires du FEDER pour le programme opérationnel régional de Campanie (2000-2006), en raison d'une infraction persistante aux règles environnementales de l'UE en matière de gestion des déchets. L'arrêt confirme que la Commission peut légalement bloquer des fonds structurels lorsqu'un État membre ne respecte pas le droit de l'environnement, même si la mesure litigieuse vise à remédier à cette infraction. Pour un professionnel du droit français, cette décision souligne le lien entre le respect du droit de l'environnement et l'éligibilité aux financements européens.
19 avril 2013
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-52/11, a annulé la décision de la Commission réduisant le concours financier du Fonds social européen (FSE) accordé à Aecops pour une action de formation, au motif que l'action en recouvrement était prescrite en application du règlement n° 2988/95. L'arrêt précise que le délai de prescription de quatre ans pour les irrégularités affectant les intérêts financiers de l'Union court à compter de la réalisation de l'irrégularité et non de sa découverte, et que la Commission ne peut invoquer la force majeure pour suspendre ce délai. Cette décision rappelle aux praticiens français l'importance du respect strict des délais de prescription en matière de recouvrement de fonds européens et la nécessité pour les institutions de motiver leurs décisions dans un délai raisonnable.
19 avril 2013
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-53/11, a annulé la décision de la Commission réduisant le concours financier du FSE pour une action de formation, en raison de la prescription de l'action en recouvrement. L'arrêt précise que le délai de prescription de quatre ans prévu par le règlement n° 2988/95 s'applique aux irrégularités commises par les bénéficiaires de fonds européens, et que la Commission doit respecter ce délai sous peine de violer le principe de sécurité juridique. Cette décision rappelle l'importance pour les autorités nationales et européennes d'agir dans un délai raisonnable pour préserver les droits de la défense et la motivation des actes.
19 avril 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission réduisant le concours financier du Fonds social européen (FSE) accordé à l'association Aecops pour une action de formation. L'annulation est fondée sur la violation du délai de prescription de quatre ans prévu par le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95, la Commission ayant agi après l'expiration de ce délai. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'importance cruciale du respect des délais de prescription en matière de contrôle des fonds européens et la nécessité pour la Commission d'agir dans un délai raisonnable, sous peine d'irrégularité de ses décisions de récupération.
19 avril 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur un recours introduit par l'association Aecops contre une décision de la Commission européenne réduisant le concours financier du Fonds social européen (FSE) initialement octroyé pour une action de formation. Le Tribunal examine notamment l'application du règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 relatif à la protection des intérêts financiers de l'Union, en matière de prescription, de sécurité juridique, de droits de la défense, de délai raisonnable et d'obligation de motivation. Pour le professionnel du droit français, cette décision précise les conditions dans lesquelles la Commission peut réduire un concours financier après son octroi, en rappelant l'importance du respect des principes généraux du droit de l'Union et des délais de prescription.
19 avril 2013
La Cour de justice a annulé l'arrêt du Tribunal qui s'était déclaré compétent pour connaître d'une action en responsabilité non contractuelle intentée par Systran contre la Commission, au motif que le litige relevait en réalité du droit contractuel. Cet arrêt précise la frontière entre les contentieux contractuel et extracontractuel de l'Union, rappelant que la compétence des juridictions de l'Union pour connaître d'une action en responsabilité est subordonnée à l'absence de tout lien contractuel entre les parties.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les périodes d'incapacité de travail d'un travailleur frontalier doivent être prises en compte comme périodes d'assurance pour le calcul de sa pension de retraite, même si l'intéressé réside dans un autre État membre. Un État membre ne peut pas subordonner cette prise en compte à une condition de résidence sur son territoire, ni appliquer ses règles nationales anticumul pour refuser de considérer ces périodes, lorsque des prestations similaires ont été versées par un autre État membre.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un régime national limitant le versement d'intérêts sur la restitution d'une taxe perçue en violation du droit de l'Union, en ne les accordant qu'à compter de la demande de remboursement, est contraire au principe d'effectivité. En effet, une telle réglementation ne permet pas une réparation intégrale du préjudice subi par le contribuable, qui doit pouvoir obtenir des intérêts couvrant la période allant de la date du paiement indu de la taxe jusqu'à sa restitution effective.
18 avril 2013
Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application des droits antidumping définitifs institués par les règlements (CE) n° 1470/2001 et n° 1205/2007 sur les lampes fluorescentes compactes. La Cour juge que ces droits s'appliquent à tous les produits relevant de la sous-position tarifaire visée par le règlement antidumping, sans qu'il soit nécessaire de démontrer qu'ils correspondent à la définition technique du « produit concerné » donnée par ce même règlement. Cette décision clarifie ainsi la portée des mesures antidumping pour les opérateurs français important ces lampes.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application des droits antidumping définitifs sur les lampes fluorescentes compactes. Elle juge que ces droits s'appliquent à tous les produits relevant de la sous-position tarifaire visée par le règlement antidumping, sans qu'il soit nécessaire de démontrer qu'ils possèdent toutes les caractéristiques techniques décrites dans le règlement. Cette décision clarifie l'interprétation du champ d'application matériel des mesures antidumping pour les opérateurs français.
18 avril 2013
Dans l'arrêt C-565/11, la CJUE juge que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui limite le versement d'intérêts sur le remboursement d'une taxe perçue en violation du droit de l'Union, en ne les accordant qu'à compter du lendemain de la demande de restitution. Cette restriction, qui exclut les intérêts pour la période comprise entre le paiement indu de la taxe et la demande de remboursement, porte atteinte au principe d'effectivité en rendant la réparation du préjudice insuffisante. En conséquence, l'État membre doit verser des intérêts couvrant l'intégralité de la période de privation de la somme indûment perçue.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne annule l'arrêt du Tribunal ayant rejeté l'action en responsabilité non contractuelle de Systran contre la Commission, au motif que le Tribunal a commis une erreur de droit en qualifiant le litige de contractuel. L'arrêt précise les critères de distinction entre responsabilité contractuelle et non contractuelle de l'Union, rappelant que la compétence des juridictions de l'Union pour connaître d'un litige dépend de la nature juridique du rapport en cause, et non de la seule existence d'un contrat.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande dispensant d'évaluation environnementale les plans de construction dits de « développement interne » est contraire à la directive 2001/42/CE si elle ne prévoit pas un examen au cas par cas pour déterminer si ces plans sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement. L'arrêt précise que l'appréciation erronée de la condition de « développement interne » par les autorités nationales n'affecte pas la validité du plan, mais que l'absence d'une telle évaluation préalable porte atteinte à l'effet utile de la directive. Pour le professionnel du droit français, cette décision souligne l'obligation de transposer strictement les critères de l'article 3, paragraphes 4 et 5 de la directive, en imposant une vérification systématique des incidences environnementales pour tout plan, même ceux qualifiés de « développement interne ».
18 avril 2013
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue dans l'affaire Germanwings GmbH contre Amend, clarifie que le droit à indemnisation des passagers aériens en cas de retard important, prévu par le règlement (CE) n° 261/2004, ne peut être remis en cause par le principe de séparation des pouvoirs au sein de l'Union. La Cour rappelle que ce principe n'affecte pas l'application directe et uniforme du droit de l'Union par les juridictions nationales. En substance, la décision confirme l'obligation pour les transporteurs aériens d'indemniser les passagers en cas de retard important, sans que des considérations institutionnelles internes à l'Union puissent y faire obstacle.
18 avril 2013
Dans ses conclusions sur l'affaire C-501/11 P, l'avocat général Kokott examine le pourvoi de Schindler Holding contre une amende pour entente sur le marché des ascenseurs. Elle aborde la responsabilité de la société mère pour les infractions de sa filiale, même en présence d'un programme de conformité, et la validité du règlement n° 1/2003 et des lignes directrices de 1998 au regard des principes fondamentaux du droit de l'UE. L'avocat général propose de rejeter le pourvoi, confirmant ainsi la position de la Commission sur l'imputabilité des pratiques anticoncurrentielles aux sociétés mères.
18 avril 2013
Dans l'arrêt Mulders (C-548/11), la CJUE précise que, pour le calcul d'une pension de retraite, une période d'incapacité de travail accomplie par un travailleur frontalier dans un État membre doit être prise en compte comme "période d'assurance" au sens du règlement n° 1408/71, même si cet État ne l'a pas considérée comme telle en raison de ses règles nationales anticumul. La Cour juge qu'un État membre ne peut pas subordonner la prise en compte de cette période à une condition de résidence, ni refuser de la totaliser au motif que le travailleur perçoit déjà des prestations similaires d'un autre État membre.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement à ses obligations en matière ferroviaire. D'une part, le gestionnaire de l'infrastructure (RFF) ne disposait pas d'une indépendance juridique suffisante vis-à-vis des entreprises ferroviaires, en violation de la directive 91/440. D'autre part, la France n'avait pas mis en place un système d'amélioration des performances incitant les gestionnaires à réduire les perturbations, comme l'exige la directive 2001/14.
18 avril 2013
Cet arrêt précise que le règlement Dublin II (CE n° 343/2003) ne permet pas à un État membre de transférer un demandeur d'asile vers l'État membre normalement responsable de sa demande s'il existe des motifs sérieux de croire que ce dernier violerait l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux (interdiction des traitements inhumains ou dégradants). Dans une telle situation, l'État membre saisi doit examiner lui-même la demande en vertu de la clause de souveraineté prévue à l'article 3, paragraphe 2, du règlement.
18 avril 2013
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-661/11 précisent les conditions dans lesquelles le titulaire d'une marque peut mettre fin à une exploitation partagée de celle-ci avec un tiers, après y avoir consenti au sens de l'article 5 de la directive 89/104. L'avocat général estime que le consentement donné dans le cadre d'une exploitation partagée n'est pas irrévocable et que le titulaire peut reprendre l'usage exclusif de sa marque, sous réserve du respect des règles de concurrence et des droits contractuels du tiers. Cette interprétation a une portée pratique pour les litiges en contrefaçon de marque impliquant des relations contractuelles complexes.
18 avril 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne traite d'une opposition à l'enregistrement d'une marque communautaire fondée sur une dénomination commerciale nationale antérieure. Il précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 4, du règlement sur la marque communautaire, notamment l'exigence d'un risque de confusion avec la dénomination commerciale protégée dans un État membre. La décision délimite ainsi la protection des signes non enregistrés contre l'enregistrement de marques communautaires postérieures.
18 avril 2013