1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Peek & Cloppenburg (Düsseldorf) contre la décision de l'OHMI rejetant son opposition à l'enregistrement de la marque verbale "Peek & Cloppenburg" par une société homonyme. L'arrêt précise que, pour invoquer le motif relatif de refus de l'article 8, paragraphe 4, du règlement n° 207/2009, il incombe à l'opposant de démontrer que la dénomination commerciale antérieure est effectivement utilisée dans la vie des affaires d'une manière qui dépasse le cadre local, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Cette décision rappelle la rigueur probatoire exigée pour protéger un signe non enregistré contre une marque de l'Union européenne.
18 avril 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-507/11) précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il juge que l'opposition fondée sur une dénomination commerciale nationale antérieure (Peek & Cloppenburg) peut prospérer si celle-ci confère à son titulaire le droit d'interdire l'usage d'une marque postérieure dans un rayon d'action local, et ce, même en l'absence d'enregistrement. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'importance de démontrer la portée territoriale et la protection effective du signe non enregistré invoqué.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la dispense d'évaluation environnementale pour les plans de construction dits de « développement interne » prévue par le droit allemand ne peut être appliquée que si ces plans respectent strictement la condition qualitative de développement interne, faute de quoi l'effet utile de la directive 2001/42/CE est compromis. Une appréciation erronée de cette condition par les autorités nationales n'affecte pas la validité du plan lui-même, mais prive la directive de son efficacité en permettant de contourner l'obligation d'évaluation environnementale pour des plans susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement.
18 avril 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne traite d'une opposition à l'enregistrement d'une marque communautaire verbale "Peek & Cloppenburg", fondée sur une dénomination commerciale nationale antérieure identique. Le Tribunal examine si l'existence d'un risque de confusion, au sens de l'article 8, paragraphe 4, du règlement sur la marque communautaire, constitue une condition nécessaire pour que ce motif d'opposition relatif soit valable. Il précise ainsi les conditions de conflit entre une demande de marque et un droit antérieur non enregistré.
18 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement à ses obligations en matière ferroviaire. Elle a jugé que la France n'avait pas assuré l'indépendance juridique du gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire (Réseau ferré de France) vis-à-vis des entreprises de transport, en violation de la directive 91/440. Par ailleurs, la France n'avait pas mis en place un système d'amélioration des performances pour le gestionnaire de l'infrastructure, comme l'exige la directive 2001/14.
18 avril 2013
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue dans l'affaire Germanwings/Amend, précise que le règlement (CE) n° 261/2004 confère aux passagers un droit à indemnisation en cas de retard important d'un vol, sans que ce droit soit subordonné à l'existence d'un préjudice individuel. La Cour écarte l'argument tiré du principe de séparation des pouvoirs, confirmant ainsi que l'indemnisation forfaitaire prévue par ce règlement est une mesure de protection des consommateurs et non une ingérence dans les compétences des États membres.
18 avril 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-404/11, les mesures de gel des fonds imposées à TCMFG par le Conseil, au motif que la motivation fournie était insuffisante et que l'appréciation des faits était entachée d'une erreur manifeste. Cet arrêt rappelle l'exigence d'une motivation individualisée et d'une base factuelle solide pour les mesures restrictives en matière de politique étrangère et de sécurité commune, notamment dans le cadre du régime de sanctions contre l'Iran.
17 avril 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Continental Bulldog Club Deutschland contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "CONTINENTAL" pour des services liés à l'élevage canin. Il a confirmé que ce terme est descriptif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009, car il désigne une race de chien (le Continental Bulldog) et peut servir à indiquer une caractéristique des services en cause. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'application stricte du motif absolu de refus pour caractère descriptif, rappelant qu'un signe décrivant une catégorie ou une race ne peut être monopolisé comme marque.
17 avril 2013
L'ordonnance du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-353/08 rejette le recours de vwd Vereinigte Wirtschaftsdienste contre la décision de la Commission autorisant la création d'une entreprise commune entre des bourses de valeurs. Le Tribunal confirme que la Commission n'a pas commis d'erreur en estimant que l'opération ne créait pas de position dominante sur le marché des données financières en temps réel. Cette décision précise les critères d'appréciation des concentrations sur les marchés de l'information financière.
17 avril 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule le gel des fonds de la société TCMFG, car le Conseil n'a pas suffisamment motivé son inscription sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives en lien avec le programme nucléaire iranien. Le Tribunal juge que les éléments de preuve fournis par le Conseil ne permettent pas d'établir une erreur manifeste d'appréciation, mais que l'insuffisance de motivation constitue une violation des droits de la défense.
17 avril 2013
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 17 avril 2013 (affaire T-383/10) confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale "CONTINENTAL" pour des services de sélection et d'élevage de chiens, en raison de son caractère descriptif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (CE) n° 207/2009. Le Tribunal juge que le terme "Continental" est compris par le public pertinent comme une référence à la race canine "Continental Bulldog", décrivant ainsi une caractéristique essentielle des services visés. Cette décision illustre l'application stricte du motif absolu de refus pour les signes exclusivement descriptifs, même lorsqu'ils ne sont pas directement le nom de la race mais un terme perçu comme tel par le consommateur.
17 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté les recours de l'Espagne et de l'Italie contre la décision du Conseil autorisant une coopération renforcée pour la création d'un brevet unitaire. Elle a jugé que cette procédure était légale car elle respectait les conditions des traités, notamment l'absence de compétence exclusive de l'Union et le caractère de dernier ressort de la décision. Cet arrêt confirme la validité du mécanisme de coopération renforcée pour le brevet unitaire, malgré l'opposition de certains États membres.
16 avril 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, rejette les recours en annulation formés par l'Espagne et l'Italie contre la décision du Conseil autorisant une coopération renforcée pour la création d'un brevet unitaire. La Cour valide la procédure en estimant que le Conseil n'a pas excédé sa compétence, n'a pas commis de détournement de pouvoir et n'a pas violé les traités, notamment les conditions de dernier ressort et de préservation des intérêts de l'Union. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la légalité du mécanisme de coopération renforcée comme outil de différenciation dans le marché intérieur, même en l'absence d'unanimité, et écarte les arguments fondés sur l'exclusivité de la compétence de l'Union.
16 avril 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation imposée par la législation flamande (Belgique) de rédiger exclusivement en néerlandais les contrats de travail pour les travailleurs d'une société établie dans cette région constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des travailleurs (article 45 TFUE). Cette réglementation, bien que poursuivant un objectif légitime de protection des travailleurs, est disproportionnée lorsqu'elle s'applique à des contrats de travail présentant un caractère transfrontalier, car elle empêche les parties de choisir une autre langue pour garantir leur compréhension mutuelle.
16 avril 2013
Dans l'arrêt Las (C-202/11), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation flamande imposant, sous peine de nullité, la rédaction en néerlandais de tout contrat de travail pour des travailleurs liés à une société établie en Région flamande constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des travailleurs (article 45 TFUE). Cette obligation, bien que poursuivant un objectif légitime de protection des travailleurs, est disproportionnée lorsqu'elle s'applique à des contrats présentant un caractère transfrontalier, car elle prive les parties de la possibilité de choisir une autre langue compréhensible par tous.
16 avril 2013
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de la société de gestion collective slovaque SOZA contre la décision de la Commission condamnant des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des droits d'auteur musicaux. La Commission avait établi que les accords bilatéraux entre sociétés nationales et la pratique concertée visant à limiter les licences multiterritoriales constituaient une entente contraire à l'article 81 CE. Le Tribunal a confirmé que ces pratiques restreignaient la concurrence en maintenant un cloisonnement géographique des marchés pour l'exploitation des œuvres musicales en ligne, par satellite et par câble.
12 avril 2013
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission infligeant une amende à la société autrichienne de gestion collective AKM pour participation à une entente sur le marché des droits d'auteur musicaux. Il a jugé que la Commission n'avait pas apporté la preuve suffisante de l'implication directe d'AKM dans la pratique concertée visant à limiter les licences multiterritoriales, en violation du principe de présomption d'innocence. Cet arrêt précise le niveau de preuve requis pour caractériser une infraction aux règles de concurrence dans le secteur spécifique de la gestion collective des droits d'auteur.
12 avril 2013
Le Tribunal de l'UE a confirmé la décision de la Commission condamnant la société de gestion collective belge STEF pour avoir participé à une entente avec d'autres sociétés nationales. Cette entente visait à restreindre la concurrence en limitant la délivrance de licences multiterritoriales et multirépertoires pour les droits d'auteur sur la musique en ligne, par satellite et par câble. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'infraction et la portée de la présomption d'innocence dans le cadre d'une pratique concertée.
12 avril 2013
Dans l'arrêt T-419/08, le Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission condamnant la société de gestion collective lituanienne LATGA-A pour avoir participé à une entente contraire à l'article 81 CE. Cette entente, via des accords bilatéraux et une pratique concertée entre sociétés de gestion collective nationales, visait à répartir le marché géographique des droits d'auteur pour l'exécution publique d'œuvres musicales par internet, satellite et câble, en excluant la possibilité d'octroyer des licences multiterritoriales et multirépertoires. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions de preuve de l'infraction et l'application de la présomption d'innocence dans le cadre des pratiques anticoncurrentielles des sociétés de gestion collective.
12 avril 2013
Le Tribunal de l'UE a confirmé la décision de la Commission condamnant la société de gestion collective estonienne Eesti Autorite Ühing pour avoir participé à une entente avec d'autres sociétés nationales, en violation de l'article 81 CE. Cette entente consistait en des accords bilatéraux et une pratique concertée visant à limiter la concurrence en restreignant la possibilité d'octroyer des licences multiterritoriales et multirépertoires pour les droits d'auteur sur la musique en ligne, par satellite et par câble. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'infraction et le respect de la présomption d'innocence dans ce contexte.
12 avril 2013