1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Ces conclusions de l'avocat général Bot portent sur les pourvois introduits par la Commission et d'autres parties contre l'annulation par le Tribunal de l'UE du gel des fonds de Yassin Abdullah Kadi. L'avocat général propose à la Cour de rejeter ces pourvois, en réaffirmant que les mesures restrictives prises par l'UE pour transposer des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU doivent respecter les droits fondamentaux de l'Union, notamment les droits de la défense, le droit à un recours effectif et le droit de propriété. Il confirme ainsi la nécessité d'une motivation suffisante et d'un contrôle juridictionnel effectif, même en présence de décisions onusiennes.
19 mars 2013
La Cour de justice a rejeté les pourvois contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État des déclarations publiques d'un ministre français en faveur de France Télécom, sans toutefois ordonner la récupération de l'aide. L'arrêt précise qu'un simple soutien verbal, sans transfert de fonds, peut constituer un avantage économique engageant des ressources d'État s'il crée une situation de certitude pour l'entreprise bénéficiaire. Cette décision élargit la notion d'aide d'État en droit européen, incluant les interventions publiques non financières qui confèrent un avantage concurrentiel.
19 mars 2013
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 19 mars 2013 (affaire T-624/11), a rejeté le recours de Yueqing Onesto Electric contre la décision de l'OHMI refusant l'enregistrement de la marque figurative "ONESTO" pour des produits électriques. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ENSTO" au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de l'identité ou similarité des produits concernés. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'application stricte des critères d'appréciation globale du risque de confusion, notamment lorsque la marque antérieure jouit d'un caractère distinctif normal.
19 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne, réunie en grande chambre, a rejeté les pourvois de Bouygues et Bouygues Télécom contre l'arrêt du Tribunal confirmant la décision de la Commission qualifiant les déclarations publiques d'un membre du gouvernement français en faveur de France Télécom d'aide d'État. L'arrêt précise la notion d'avantage économique et d'engagement de ressources d'État, en retenant que des déclarations publiques peuvent constituer une aide si elles confèrent un avantage en rassurant les marchés sans transfert de fonds publics. Pour le praticien français, cette décision élargit le champ des aides d'État aux interventions verbales des autorités publiques, sous réserve qu'elles soient suffisamment précises et de nature à influencer le comportement des opérateurs économiques.
19 mars 2013
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours introduit par Mitteldeutsche Flughafen AG et Flughafen Dresden GmbH contre la décision de la Commission concernant des aides d'État. Les requérantes, en tant que sociétés exploitant des aéroports, ne sont pas individuellement concernées par la mesure litigieuse. Cette ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours en annulation pour les opérateurs économiques dans le secteur aéroportuaire.
18 mars 2013
Le Tribunal de l'Union européenne, par ordonnance du 18 mars 2013, a déclaré irrecevable le recours introduit par le Freistaat Sachsen (Land de Saxe) contre une décision de la Commission européenne. Cette affaire illustre les conditions de recevabilité des recours en annulation intentés par des entités régionales ou locales contre des actes de l'Union, précisant que ces entités ne sont pas considérées comme des personnes physiques ou morales au sens de l'article 263 TFUE, sauf si elles démontrent un intérêt direct et individuel distinct de celui de l'État membre.
18 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement en raison de sa réglementation fixant des seuils purement quantitatifs (notamment un maximum de deux cartouches de cigarettes) pour présumer que des produits du tabac acquis dans un autre État membre sont destinés à un usage personnel. Cette approche quantitative exclusive est jugée disproportionnée au regard de la directive 92/12/CEE et contraire à l'article 34 TFUE, car elle constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises. La France doit donc apprécier au cas par cas la destination des produits, en tenant compte de critères qualitatifs tels que la fréquence des achats ou la distance parcourue.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que l'Irlande a manqué à ses obligations en appliquant un taux réduit de TVA aux livraisons de lévriers et de chevaux non destinés à la production alimentaire, ainsi qu'à la location de chevaux et aux services d'insémination. Cette application contrevient aux articles 96 et 98 de la directive TVA, lus en combinaison avec l'annexe III, qui limitent strictement les cas d'application de taux réduits. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'interprétation restrictive des dérogations au taux normal de TVA et l'importance de vérifier que les biens ou services entrent précisément dans les catégories énumérées à l'annexe III.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne valide la modulation des paiements directs prévue à l'article 7 du règlement (CE) n° 73/2009, incluant la réduction supplémentaire pour les montants dépassant un certain seuil. Elle écarte les griefs tirés d'une violation des principes de protection de la confiance légitime et de non-discrimination, estimant que les agriculteurs ne pouvaient raisonnablement s'attendre au maintien des niveaux d'aide antérieurs et que la différence de traitement entre petits et gros bénéficiaires est objectivement justifiée par l'objectif de redistribution des soutiens.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Viega GmbH & Co. KG contre l'arrêt du Tribunal confirmant l'amende infligée pour participation à une entente dans le secteur des raccords en cuivre. L'arrêt précise les conditions d'administration et d'appréciation des preuves par la Commission, ainsi que les limites du contrôle juridictionnel sur la motivation et le respect du principe de proportionnalité dans la fixation des sanctions.
14 mars 2013
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T‑587/08 confirme la qualification de système d'échange d'informations comme pratique concertée ayant un objet anticoncurrentiel sur le marché de la banane. Il précise les conditions du lien de causalité entre la concertation et le comportement des entreprises, et examine l'imputation de l'infraction à la société mère ainsi que le calcul de l'amende, notamment au regard de la gravité de l'infraction et de la coopération.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Viega GmbH & Co. KG contre l'arrêt du Tribunal confirmant l'amende infligée par la Commission pour participation à une entente dans le secteur des raccords en cuivre. L'arrêt précise les limites du contrôle juridictionnel en matière d'appréciation des preuves et de motivation des décisions de la Commission, rappelant que le juge de l'Union n'a pas à substituer son appréciation économique à celle de l'autorité de concurrence. Il confirme également que le principe de proportionnalité n'impose pas à la Commission de moduler le montant de base de l'amende en fonction de la taille de l'entreprise.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la France a manqué à ses obligations en appliquant des critères exclusivement quantitatifs (seuils de possession) pour déterminer si des produits du tabac acquis dans un autre État membre sont destinés à un usage commercial, ce qui constitue une restriction quantitative à l'importation contraire à l'article 34 TFUE. L'arrêt précise que l'appréciation de la destination commerciale doit reposer sur un faisceau d'indices objectifs, et non sur des seuils fixes, pour respecter le principe de proportionnalité. Cette décision a des implications directes pour les contrôles douaniers français et la libre circulation des marchandises au sein de l'UE.
14 mars 2013
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 14 mars 2013 dans l'affaire T-588/08 (Dole Food et Dole Germany/Commission) confirme la qualification de pratique concertée anticoncurrentielle pour un système d'échange d'informations sur le marché de la banane, même en l'absence de preuve directe d'un accord sur les prix. Il précise la notion d'objet anticoncurrentiel et les conditions de motivation de la décision de la Commission, tout en rejetant les moyens relatifs à la violation des droits de la défense et à l'appréciation de la gravité de l'infraction pour le calcul de l'amende.
14 mars 2013
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a statué sur la durée maximale des contrats des agents non permanents (temporaires, contractuels et auxiliaires) au sein de la Commission, en interprétant les articles 2, 3 bis, 3 ter, 8 et 88 du régime applicable aux autres agents (RAA). Il a examiné l'applicabilité de la directive 1999/70/CE concernant l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée aux institutions européennes, ainsi que la légalité de la décision interne de la Commission du 28 avril 2004 fixant une durée maximale pour ce type de recrutement.
14 mars 2013
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission condamnant Fresh Del Monte Produce pour participation à une entente sur le marché de la banane, en raison d'une erreur d'appréciation concernant l'imputation de l'infraction et le lien de causalité entre la concertation et le comportement sur le marché. Le Tribunal précise les conditions de la notion de pratique concertée et rappelle que la Commission doit démontrer un lien causal clair entre l'échange d'informations et le comportement ultérieur des entreprises.
14 mars 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique précise les règles applicables aux différents types de personnel non permanent (agents temporaires, contractuels et auxiliaires) au sein des institutions européennes, notamment en ce qui concerne la durée maximale de leurs contrats. Elle examine l'applicabilité de la directive 1999/70/CE relative à l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée aux institutions de l'Union, ainsi que la validité de la décision interne de la Commission du 28 avril 2004 limitant le recours à ce personnel. Pour un professionnel du droit français, cette décision est utile pour comprendre les limites et les conditions d'emploi des agents non titulaires dans le cadre du statut des fonctionnaires de l'UE.
14 mars 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« accord ayant pour objet de restreindre la concurrence » au sens de l'article 101, paragraphe 1, TFUE. Il juge que des accords bilatéraux entre un assureur et des réparateurs automobiles, prévoyant des taux horaires de réparation majorés en fonction du nombre de contrats d'assurance conclus par ces réparateurs en tant qu'intermédiaires, peuvent constituer une restriction de concurrence par objet. La décision clarifie ainsi l'appréciation des accords verticaux comportant des incitations à l'exclusivité ou à la fidélisation.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne juge qu'un État membre ne peut refuser l'attribution d'un numéro d'identification TVA à un assujetti au seul motif qu'il ne dispose pas des moyens matériels, techniques et financiers pour exercer l'activité économique déclarée, sans violer les articles 213, 214 et 273 de la directive TVA. Un tel refus, bien que visant à lutter contre la fraude, est disproportionné car il prive l'assujetti de son droit à déduction et entrave l'exercice de son activité économique, sans qu'il soit établi qu'il existe un risque réel et sérieux de fraude.
14 mars 2013
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, que la notion de "matière contractuelle" au sens du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) inclut l'action du porteur d'un billet à ordre contre l'avaliste, même en l'absence de lien contractuel direct entre eux. Elle exclut en revanche l'application des règles protectrices du consommateur (article 15) lorsque l'avaliste a souscrit un cautionnement pour un crédit destiné à financer l'activité professionnelle de l'emprunteur principal, et non ses besoins personnels. Cette décision clarifie le régime de compétence applicable aux engagements cambiaires et aux cautions dans un contexte transfrontalier.
14 mars 2013